• Histoire de l'OR ( III )

    L'OR...

    Si le lingot est un kilo d'or, ce n'est pas n'importe quel kilo d'or.
    Etymologie de lingot : de lingua, la langue le mot est passé par le provençal et l'occitan, lingo, pour devenir lingot parce que l'or était coulé dans des moules plats qui avaient un peu la forme d'une langue.

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    C'est un kilo d'or parce que, physiquement, il pèse entre 995 grammes et 1005 grammes, que son titre de pureté est au moins de 995/1000 (au moins 995 grammes d'or pur pour 1000 grammes de lingot), toutes choses que son certificat vous précise. En revanche ce n'est pas un kilo d'or normal, car c'est un kilo d'or "de bourse". Grâce à cette onction, vous ne payez pas, lorsque vous l'achetez, la TVA légale que vous paieriez si vous achetiez un kilo de métal d'or industriel ! Lorsque vous le vendez, vous ne payez que la taxe sur les métaux précieux et non pas les BIC que devront acquitter les marchands de métaux.
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    Pour avoir un lingot de bourse, vous devez avoir un certificat. Un lingot d'or de bourse doit avoir été vérifié par un essayeur agréé.
    Les faux lingots: les lingots "tocs" en plomb et les lingots "fourrés" beaucoup plus dangereux car, sous une épaisseur d'or, il cache une âme de plomb ou de tungstène mais pèse un poids exact ou très proche du poids théorique inscrit sur le certificat, lequel est bien entendu authentique. Le lingot fourré est fabriqué en "décalottant" un lingot authentique de sa face portant cachets, en le creusant, pour le refermer après prélèvement de quelques centaines de grammes. Les traces sont poncées, l'ensemble est redoré, le résultat est magnifique, souvent d'un poids exact à la fraction de gramme près.
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    La barre d'or de bourse est un lingot de plus de douze kilos qui est, lui aussi, accompagné d'un certificat et porte les marques usuelles de fondeur. Ellessont obsolètes. Les risques de falsifications sont plus grands que sur les lingots, parce que les balances capables de contrôler au dixième de gramme près un poids de l'ordre de douze kilos sont inaccessibles…
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    Les différentes qualités de lingots. Les lingots de fabrication française, même si la fabrication est récente, sont irréguliers, épais, portent des traces du moule et ont la forme d'une petite brique. Leurs titres de pureté et leurs poids varient dans les limites de la tolérance légale. En Suisse ou en Afrique du Sud, la fabrication des lingots d'or est beaucoup plus soignée, les poids sont rigoureusement exacts et identiques pour tous les lingots (1000 grammes), le titre est toujours précisement de 995/1000 et la forme est celle d'une petite plaque parfaitement régulière et lisse : on appelle ces lingots d'or des "plats". Ils contiennent donc exactement 995 grammes d'or. Devant être importés officiellement puisqu'ils ne sont pas fabriqués en France, ils ont un surcoût et ne sont pas toujours disponibles immédiatement.
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    La monnaie, symbole ostentatoire
    L'idée de frapper des pièces en métal précieux est née autour de la mer Egée vers 650 avant JC. Ces pièces, semble-t-il, avaient pour principal but de satisfaire l'ego des cités et de leurs dirigeants. Il en va ainsi des pièces en électrum frappée à Sardes par le roi Alyattès, qui régna sur la Lydie entre 610 et 560 avant JC. Ses pièces portaient son emblème. Elles pouvaient s'échanger comme des bijoux. Mais on ne tarda pas à trouver d'autres avantages comme de faciliter les échanges. Dès lors que leur valeur, était garantie par un roi ou une association de marchands, ces pièces pouvaient être échangées contre des marchandises.
    La monnaie est introduite en Gaule au VIème s. av. JC. par les Phocéens. Les monnaies sont alors en argent ou en bronze et se développent pour payer les soldats de métier et les tributs. La monnaie est ensuite utilisée pour les échanges commerciaux, elle se généralise à l'apogée des oppida. Plus tard, des monnaies d'or provenant du monde grec sont introduites en Gaule (les statères de Philippe II de Macédoine frappées entre 359 et 336 av JC). Les premiers Gaulois à frapper des statères sont les Arvernes (IIème av JC). Les Arvernes exploitaient les mines d'or en Limousin et en Auvergne, ils exerçaient une hégémonie sur tout le sud de la Gaule. La monnaie devient alors un instrument de pouvoir et de reconnaissance de la cité.
    Dans la grande période d'expansion économique du Moyen Age réapparait la pièce d'or.
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    La première est le florin de Florence en 1252.
    Vient ensuite le ducat de Venise.
    Saint Louis, pour faire bonne mesure, crée le tournois d'argent et l'écu, d'une valeur de 10 sous tournois.
    C'est seulement sous Louis XIII, en 1640, que naît le louis d'or.
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    Petit lexique commercial de l'or
    Aloi : Titre légal d'un article d'orfèvrerie, d'une monnaie.
    Carat : Mesure utilisé du moyen âge et jusqu'à la fin de l'ancien régime pour indiquer le titre de l'or. Il caractérise la partie d'or fin représentant le 1/24e de la masse totale d'un alliage. Par exemple : l'or à 18 carats, cela veut dire que pour 24 parts de métal on a 18 parts d'or. L'or pur est donc de 24 carats.
    Denier : Unité de poids utilisée pour l'argent et l'argenterie, valant le 1/192e du marc
    Différent : Il s'agit d'une petite marque apposée depuis 1838 par le bureau de contrôle français.

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    Poinçons de charge et de décharge : poinçons certifiant que l'impôt a été payé sur l'objet. Celui de charge est appliqué lorsque la pièce est ébauchée. Celui de décharge est apposé une fois la pièce terminée et l'impôt payé. Ces poinçons ont été institués en 1672.
    Poinçon de jurande (appelé aussi poinçon de la Maison commune ou poinçon de date) : poinçon apposé par les jurés-gardes, témoignant de la qualité du métal employé. Il consiste en une lettre-date qui change à chaque année.
    Poinçon de maître : poinçon qui identifie l'orfèvre.
    Poinçon de recense: poinçon créé, en 1722, pour contrecarrer les problèmes de fraudes et de vols de poinçons. Lorsqu'une recense était prescrite, les poinçons anciens perdaient toute valeur. Deux lois de recense furent promulguées en 1809 puis en 1819.
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    Titre : Il indique le rapport de la masse de métal fin à la masse totale de l'alliage. Pour l'or, on définit le 1er titre à 920 parties d'or pour 80 de cuivre, le 2e titre à 840 parties d'or pour 160 de cuivre et le 3e titre à 750 parties d'or pour 250 de cuivre (le tout avec une tolérance de 3 millièmes).
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    Les globules à la croix de St-Denis–lès-Sens…le trésor de l'autoroute - D'après un article de Archeologia HS No3H
    Les découvertes archéologiques faites lors des fouilles de l'autoroute A5 sont nombreuses, le cas du trésor de St Denis-lès-Sens est particulier. Les 242 pièces d'or recueillies dans un vase en céramique grise enfoui dans le trou d'un poteau d'une grande maison constitue le plus gros trésor de ce type recueilli à ce jour.
    Ces pièces datées de 60 av. JC env. ont toutes la même forme : elles sont constituées de deux parties rondes plus ou moins bien assemblées dont l'une porte une croix. L'or dont elles sont faites contient de l'argent et du cuivre et la teneur en or varie de 56% (monnaies rondes) et 84% (monnaies plates). Il semble qu'elles furent fabriquées par les Sénons - hypothèse la plus courante - et leur comparaison avec les l'or des Ambiens dans 2 trésors permit de les dater du Ier s. av. JC. Si l'enfouissement de ce trésor, représentant une somme énorme pour l'époque, est manifestement intentionnel, toute autre considération sur les intentions est actuellement vaine par manque d'informations….
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    Le secret de l'or britannique…une petite histoire de la grande histoire
    Le 1er juillet 1940, une cargaison de poisson classée « très secret » est arrivée au port de Halifax. Que pouvait donc avoir de si particulier cette cargaison de poisson? « Fish » (« poisson » en anglais) était en fait le nom de code d'un cargo qui contenait des réserves d'or et des biens précieux appartenant à la Grande-Bretagne.
    Pendant la Seconde Guerre mondiale, les richesses de la Grande-Bretagne ont secrètement été placées dans des caisses et envoyées de l'autre côté de l'océan Atlantique. La présence de nombreux sous-marins allemands, disposés à couler toute embarcation se trouvant sur leur passage, rendait cette opération très risquée. Les biens précieux ont été divisés en plusieurs cargaisons, et chacune est arrivée à destination sans encombre. Pendant toute la durée de la guerre, on a conservé les lingots et les pièces d'or dans les chambres fortes de la Banque du Canada, sur la rue Wellington, à Ottawa. Les biens précieux ont été verrouillés dans une voûte souterraine, au troisième sous-sol de l'édifice de la compagnie d'assurance Sun Life à Montréal, et des policiers de la GRC surveillaient l'endroit en tout temps. Les 5000 employés de la Sun Life n'ont jamais su que ces richesses étaient entreposées juste au-dessous de leur lieu de travail. Bien que des centaines de personnes aient participé à cette opération, pas même un seul élément des cargaisons n'a disparu. Et même si personne n'a eu à faire serment de garder le silence, aucun renseignement n'a jamais été dévoilé !

     

     sources : http://tresors.vefblog.net/6.html

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