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    Organisés en tribus perpétuellement en conflit les unes contre les autres, les Slaves ne sont dotés d’aucun système unifié. D’après la tradition russe consignée dans la Chronique des temps passés, rédigée entre le XIIe et le XIVe siècle et qui constitue la principale source sur les débuts de l’histoire russe, les conflits internes et les inimitiés entre les Slaves de la région de Novgorod deviennent si violents qu’ils décident de faire appel à un arbitre extérieur, un prince étranger qui pourra les unir en un État fort. Leur choix se porte sur Riourik, un chef scandinave, qui devient le souverain de Novgorod vers 860. Dans le même temps et toujours selon la Chronique, deux autres Vikings, Dir et Askold, prennent le pouvoir à Kiev.

    Les Scandinaves, appelés Varègues ou Rous, donnent à la terre qu’ils occupent le nom Rossia ou Russie, c’est-à-dire « terre des Rous ». L’intronisation de Riourik et la dynastie qu’il fonde marquent le début d’une période de consolidation interne et d’une expansion territoriale des Slaves, surtout vers le nord-est et le nord-ouest.

    Riourik meurt en 879 et son fils Igor lui succède dans la principauté de Novgorod. Igor n’étant encore qu’un enfant, c’est Oleg, un parent de Riourik, qui assure la régence. Le prince Oleg, réalisant la valeur de Kiev, s’empare de la région vers 880 et unifie les deux principautés, établissant sa capitale à Kiev.
     

    Il agrandit considérablement le territoire sous domination russe qui, s’étendant de la Neva à la mer Noire, englobe la route commerciale des pays nordiques à la Méditerranée. Il conduit ses troupes jusqu’à Constantinople, où il conclut en 907 un traité commercial avec l’Empire byzantin, complété en 911 par un pacte de non-agression, renouvelé en 944. Les Russes exportent essentiellement de la cire, des fourrures, des esclaves et bénéficient d’une exemption de taxes. Dès lors, les relations culturelles et commerciales avec l’Empire byzantin ne cessent de se développer.

    Igor assume le pouvoir à partir de 912 et, à sa mort en 945, sa veuve, Olga, lui succède.

    Elle commence à instaurer dans toute la Kiévie un réseau administratif pour la collecte de l’impôt que paient les tribus dominées par la principauté, parmi lesquelles les Drevlianes, qui ont assassiné Igor. Mais l’événement le plus marquant de sa régence est sa conversion au christianisme, sous le nom de baptême d’Hélène, vers 957, et l’introduction de cette religion dans la principauté de Kiev. En 964, contrainte par une réaction païenne, elle cède le pouvoir à son fils Sviatoslav, le premier prince de la dynastie riourikide à porter un nom slave.

    Faisant de sa capitale, Kiev, une cité prééminente parmi les villes russes, Sviatoslav se révèle être un grand chef militaire et s’attache à renforcer les positions russes dans les régions du Sud. Ainsi, il mène des campagnes contre les Khazars au sud-est (963), contre les Bulgares de la Volga (965) et contre ceux du Danube (968), contre les Petchenègues, des nomades d’origine turque, qui assiègent Kiev en 969. Sviatoslav construit un grand État et, sur le plan intérieur, favorise le développement économique. Il s’appuie sur les boyards qui constituent dans un premier temps une armée mobile et forment progressivement une caste de propriétaires. L’économie de la principauté repose essentiellement sur l’agriculture ; les paysans sont en majorité libres mais souvent victimes d’un fort endettement et de l’arbitraire des boyards.

    Riourik
    Riourik
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  • Histoire de la Russie....dès l'antiquité..  

      

      

    À l’ère préchrétienne, le vaste territoire, qui va devenir la Russie, est faiblement peuplé de tribus nomades. Le nord, région couverte de vastes forêts et presque totalement inconnue, est habité par des tribus indo-européennes qui sont plus tard désignées sous le nom collectif de Slaves, les ancêtres des Russes. Le sud, beaucoup plus grand et déjà familier des Anciens, comprend une région mal délimitée, la Scythie, située au nord de la mer Noire, qui est occupée successivement par différents peuples : les Cimmériens, d’origine indo-européenne (IXe siècle av. J.-C.), les Scythes, d’origine iranienne (VIIIe-IIIe siècles av. J.-C.) et les Sarmates, peuple indo-iranien (IIIe siècle av. J.-C.-IIe siècle apr. J.-C.). Les marchands et les colons grecs fondent, à partir duVIIe siècle av. J.-C., des comptoirs commerciaux et des villes, essentiellement sur la côte nord de la mer Noire et en Crimée, dans cette région connue alors sous le nom de Chersonèse Taurique et qui devient un protectorat romain en 63 av. J.-C.

    Les mouvements migratoires de peuples exogènes sont facilités par la topographie et par la présence de grandes étendues de plaines ouvertes. Invasions successives, création d’établissements et assimilation de nouveaux éléments ethniques en sont les conséquences.

     Les Russes aussi ont leur version des pyramides d'Égypte, sur les rives du lac Baïkal. Sur le cap Rytni, un mur bien étrange, constitué de cônes et de pyramides en pierres, s'étend sur 333 mètres. On ne sait toujours pas à ce jour qui l'a construit, ni pourquoi. Attention : seuls les touristes les plus coriaces pourront se rendre jusqu'aux pyramides. Le débarquement de passagers sur le cap est officiellement interdit. Les habitants locaux ne portent pas non plus particulièrement les étrangers dans leur cœur : les aubains retireraient sa puissance à l'endroit sacré. Si vous ne parvenez pas à vous rendre jusqu'au cap, vous pouvez jeter un œil sur le village voisin d'Ongouryona. Ici, on peut voir des chamanes, mais également un élément unique : le village détient la seule locomotive datant de la seconde guerre mondiale en Russie, transformée en centrale électrique.

    Histoire de la Russie....dès l'antiquité..

    C’est ainsi que, dans les premiers siècles de l’ère chrétienne, les habitants de Scythie sont remplacés par les Goths, peuple germanique venu de Scandinavie, qui créent un royaume sur la mer Noire (IIIe-IVe siècles). Ils sont ensuite expulsés par les Huns, peuple asiatique turco-mongol, qui conservent le territoire de l’actuelle Ukraine et la région de la Bessarabie jusqu’à la défaite de leur roi Attila à la bataille des champs Catalauniques en Gaule en 451. Viennent ensuite les Avars, les Magyars (Hongrois), puis, à partir du VIIIe siècle, les Khazars, qui restent dans la région jusque vers le milieu du Xe siècle.

    Au cours de cette longue période d’invasions, les Slaves du nord-est du Caucase se dispersent.

    Au sud, ils entrent en contact avec les peuples d’origine iranienne ; au nord, ils se mêlent aux Baltes, aux Finnois, aux Scandinaves. C’est à cette époque que commence à se dessiner la carte de la répartition des populations de la région : les tribus occidentales évoluent graduellement en Moraves, Polonais, Tchèques et Slovaques ; les tribus méridionales en Serbes, Croates, Slovènes et Bulgares slavisés ; les tribus orientales en Russes, Ukrainiens et Biélorusses.

    Les Slaves orientaux deviennent des commerçants renommés et le réseau des cours d’eaux qui prennent leur source dans les hauteurs du plateau du Valdaï facilite la création de postes commerciaux, en particulier les villes de Kiev au sud et Novgorod au nord. Les marchandises peuvent ainsi être acheminées de la Baltique à la mer Noire. L’expansion et la plupart des mouvements migratoires des Slaves orientaux se produisent à partir de ces collines ; le contrôle de cette région stratégique est un élément important de la domination russe sur l’est de l’Europe.

      

    Russie : L’incroyable niveau technologique d’une antique civilisation aryenne vieille de 40 siècles

     

    Les scientifiques ont découvert de mystérieux cercles de pierre dans la région de ce qui fut Arkaim, une antique cité russe située dans le sud de l’Oural et aussi vieille que l’Egypte et Babylone.

     

    En juillet 2005, le président Vladimir Poutine en personne s’est rendu sur un site considéré comme l’un des plus mystérieux de la planète : les ruines de l’antique cité d’Arkaim, dans la banlieue de Chelyabinsk. Les historiens, les archéologues et même les ufologues ont tenté depuis de nombreuses années d’en percer les mystères. Qui donc vivait là, voici plus de quarante siècles ? Comment les représentants d’une civilisation aussi ancienne ont-ils pu accomplir de telles prouesses technologiques, qui nous semblent encore impensables aujourd’hui ? Un groupe de chercheurs russes, dirigé par Vadim Chernobrovy, est retourné dans la mystérieuse région pour tenter d’en savoir davantage.

     

    La vallée d’Arkaim devait être inondée en 1987 afin de permettre la création d’un immense réservoir d’irrigation. Mais des chercheurs ont mis en évidence la présence d’étranges cercles, au centre de celle-ci. Les scientifiques ont alors demandé aux autorités régionales la permission d’étudier ceux-ci et obtenu un délai de douze mois pour mener à bien leur mission. A leur grande surprise, les travaux révélèrent qu’Arkaim avait le même âge que l’Egypte et Babylone et qu’elle était même un peu plus ancienne que Troie et que Rome.

     

    Gennady Zdanovich, le responsable de l’expédition archéologique, dû alors convaincre les autorités régionales de l’importance scientifique que représentait Arkaim. « Nous avons réussi à obtenir ce qui semblait absolument impossible : l’abandon d’un projet de construction dont le coût s’élevait à plusieurs millions de roubles », explique-t-il.

     

    Les fouilles ont démontré que les habitants d’Arkaim représentaient l’une des plus anciennes civilisations indo-européennes, particulièrement celles se rattachant à la branche culturelle aryenne. Arkaim s’est révélée être non seulement une cité, mais également un temple et un observatoire astronomique.

     

    « Survoler Arkaim à bord d’un hélicoptère est une expérience inoubliable», affirme Vadim Chernobrovy. « Les énormes cercles concentriques, qui renferment la ville et ses environs, sont clairement visibles sans qu’on ait pu établir jusqu’à présent quel était leur rôle : défensif, scientifique, pédagogique, rituel ? Certains chercheurs affirment même que ces cercles étaient utilisés comme pistes de décollage pour un antique spatioport » ajoute-t-il.

     

    Les chercheurs ont découvert que la ville était dotée d’un système de drainage permettant d’éviter les inondations. De plus, les maisons et leurs parquets étaient enduits d’une substance spéciale les protégeant du feu ; substance étonnamment résistante dont on trouve encore des traces dans les ruines de la cité.

     

    Chaque habitation était pourvue de ce qu’on nommerait aujourd’hui « tout le confort moderne » : un puits, un four ainsi qu’une espèce de dôme servant de garde-manger. Du puits partaient deux tranchées propulsant de l’air, une dirigée vers le garde-manger, l’autre vers le four, où l’appel d’air pouvait atteindre une telle intensité qu’on y fondait du bronze.

     

    La seule construction carrée de la ville était le square d’Arkaim. A en juger par la façon dont étaient disposés les brasiers, tout porte à croire qu’on y célébrait des cérémonies rituelles.

     

    La ville a été bâtie selon des plans soigneusement pensés, pour être une structure complexe ayant également une fonction d’observatoire astronomique. Alors que les archéologues dépoussièrent consciencieusement chaque pierre et tentent de recréer l’antique mode de vie des habitants d’Arkaim, les ufologues, quant à eux, disent avoir détecté d’étranges phénomènes, en particulier d’inexplicables variations de voltage, de températures et de tension du champ magnétique.

     

    Natalia Leskova pour English Pravda
    Traduit de l’anglais par Michelle Favard-Jirard pour Novopress France

      

      

       

     

     sources :

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    Attila
      
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     ARKAIM

    Situé en Sibérie, Arkaïm est la version russe du Stonehenge britannique. Les scientifiques ne sont toujours pas d'accord sur cet endroit mystérieux : sont-ce les ruines d'une ville ou un observatoire antique ? Arkaïm possède une structure circulaire , orientée de manière très précise par rapport aux astes. On a réussi à établir que cette ville antique avait été fondée mille ans avant la légendaire cité de Troie. Les immenses murs de cinq mètres étaient constitués d'une charpente en bois comblée par des briques en terre. De nombreuses légendes entourent ces ruines : le prophète Zarathoustra (Zoroastre) y aurait fini sa vie pour certains, d'autres pensent que Jésus Christ lui-même se serait rendu sur une colline, la montagne Razouma. Et les belles femmes de la région disent que si l'on se lave le visage et les mains dans la rivière Karaganka, au bord de laquelle se situe la cité antique, on peut retrouver la jeunesse. Arkaïm a été transformé en une sorte de Mecque des adeptes russes de l'ésotérisme, qui considèrent que l'endroit est chargé d'un pouvoir mystique et se rendent régulièrement sur les ruines.

     

     

     

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  • Révolution russe de 1917

      

    Révolution russe de 1917, série d’événements qui se déroulèrent en 1917 en Russie et qui entraînèrent la chute du régime tsariste, la prise du pouvoir par les bolcheviks et la création de la République socialiste soviétique fédérative de Russie, premier élément de ce qui devint en 1922 l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS).

    Les deux révolutions de 1917 (Février et Octobre) furent les moments clés de la révolution russe : celle de Février débuta par des grèves et des manifestations à Petrograd (actuelle Saint-Pétersbourg) du 23 au 27 février et déboucha sur l’abdication du tsar et la fin de la monarchie impériale autocratique. Celle d’Octobre, appelée aussi Révolution bolchevique, commença les 24 et 25 octobre par l’insurrection armée organisée par les bolcheviks contre le Gouvernement provisoire : elle bouleversa toutes les données économiques, politiques et sociales de la société russe. Le gouvernement soviétique ayant adopté le calendrier grégorien le 31 janvier 1918 à la place du calendrier julien, les dates données dans l’exposé qui suit proviennent du calendrier en vigueur au moment des événements auxquels elles sont associées.

    Depuis des siècles, un régime tsariste, autocratique et répressif, était en place en Russie, maintenant l’immense majorité de la population dans des conditions économiques et sociales très dures.

     

      

    le Tsar Nicolas II dans son salon, passionné de lecture.

    Or, depuis la fin du XIXe siècle, l’économie du pays connaissait un essor spectaculaire, sous l’effet d’une industrialisation tardive et très brutale : de 1900 à 1914, l’économie russe eut le taux de croissance le plus fort d’Europe. D’où un grand essor urbain, surtout de la capitale Petrograd et de Moscou, et une grande effervescence culturelle : Petrograd fut sans doute, à la veille de la Grande Guerre, le foyer culturel le plus créatif d’Europe.

    Mais cette brutale modernisation avait ébranlé le vieil ordre social, heurté les mentalités et aggravé les inégalités et les difficultés des classes les plus pauvres : la paysannerie, majoritaire (85 p. 100 des Russes vivaient à la campagne), libérée du servage depuis les réformes d’Alexandre II (1861), mais ne possédant pas les terres qu’elle travaillait, était toujours très misérable et peu instruite ;

    le prolétariat, surexploité par les besoins nouveaux des industries, était principalement concentré dans les villes (Petrograd, Moscou) et dans certaines régions fortement industrialisées comme celle de Bakou.

    Cependant, après l’effort de scolarisation entrepris dans les années 1880, une partie des ouvriers fut conquise par le marxisme et d’autres idéologies révolutionnaires ; depuis cette date en particulier, l’anarchisme progressait et de nombreux attentats scandaient la vie politique.

    Toutes ces mutations économiques et tous ces changements radicaux ne s’accompagnèrent pas d’une évolution politique. Au contraire, ils se heurtèrent à l’immobilisme du pouvoir tsariste, aggravé depuis l’avènement de Nicolas II (1894), homme très attaché aux signes extérieurs de l’autocratie. Durant le XIXe siècle et au début du XXe, divers mouvements, organisés par des étudiants, des ouvriers, des paysans ou des membres de la noblesse, avaient tenté de renverser ce gouvernement oppressif ;

    Le tsar Nicolas II
    Le tsar Nicolas II
    parmi ces révoltes, les plus importantes furent celle de 1825 contre Nicolas Ier et surtout la révolution de 1905 : toutes deux avaient essayé d’instaurer une monarchie constitutionnelle. "Révolution russe 1917"
      
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  • Fin du régime tsariste en Russie

     

     
     
       
    7 novembre : révolution d'Octobre. Invasion du Palais d'Hiver reconstituée en 1927 par Sergueï Eisenstein.

    Avant 1917, la Russie était dirigée par le tsar Nicolas II, « l’empereur de toutes les Russies ». C’était un régime monarchique autocratique. L'Empire russe était un immense empire qui rivalisait de grandeur avec l’Empire britannique mais il était économiquement et militairement faible.

     

    La Russie avant 1917

    Le développement économique :

    L’industrialisation de la Russie connut son apogée au début des années 1900, bien après les autres pays européens. Ce décalage s’explique par certaines réformes tardives comme l’abolition du servage qui ne se produisit qu’en 1861. Malgré ce retard, son développement économique a été relativement rapide sous le règne d’Alexandre III (1881-1894) et il continua lorsque son fils, Nicolas II, prit le pouvoir. En 1913, l’Empire russe était la troisième puissance mondiale.

    Les dix premières années du règne de Nicolas II furent favorables à l’évolution économique. La principale modification fut la restauration du rouble or, en 1897. Cela donna un nouvel élan au développement de l’industrie métallurgique. Le ministre des Finances, Serge Witte, à l’origine de la réforme monétaire de 1897, put amener des capitaux étrangers en Russie, grâce aux fameux emprunts russes, surtout français. Ce fut un nouveau bond pour l’industrie lourde et les transports. La construction du chemin de fer Transsibérien, entre 1893 et 1901, témoigna de ce nouveau dynamisme. Mais, le tsar avait des idées très conservatrices, ce qui ne lui permit pas de profiter de ce petit dynamisme économique —pour moderniser la société russe. Cela aurait peut-être pu lui permettre de gagner la guerre contre le Japon (1904-1905).

    L’empire constitutionnalisé :

    Après le Dimanche rouge du 9 janvier 1905, qui a vu mourir plusieurs centaines de personnes et la révolution qui a suivi, Nicolas II, pour rétablir l’ordre dans son empire, dut accepter les conditions des ouvriers, des paysans, des étudiants et des bourgeois, c’est-à-dire une constitution, une Douma (assemblée) et les libertés. Pour cela, le tsar créa, le 17 octobre 1905, deux assemblées : le Conseil des ministres, présidé par Serge Witte et la Douma, où, en théorie, toutes les classes sociales devaient être représentées. Le 27 avril 1906, Nicolas II accorde finalement une Loi fondamentale de l'État. Cette Loi fondamentale transformait l’Empire russe en une monarchie constitutionnelle, où l'autocratie cohabitait avec un Parlement, la Douma. Mais les électeurs étant principalement des aristocrates. Les ouvriers, les paysans ne furent pas représentés. Seules certaines parties de la population furent élues et elles étaient favorables à l’autocratie et au tsar. Il y eut encore quelques grèves que le gouvernement enraya, mais le peuple restait mécontent car il n’y avait presque aucun changement. En clair, il était très disposé à se soulever à nouveau contre le tsar.

    La Révolution russe :

    Article détaillé : Révolution russe.

    Les déclencheurs de la Révolution :

    Depuis 1905, le peuple n’avait plus confiance en son gouvernement, et surtout en son tsar. Au début de la Première Guerre mondiale, tous les partis politiques (Parti Socialiste révolutionnaire ou SR, les SR de gauche, le Parti constitutionnel démocratique, etc.) étaient partisans de la participation de la Russie à la guerre, sauf le parti social-démocrate, les Bolcheviks dirigés par Lénine. Mais la Russie, malgré la coopération militaro-économique des deux autres pays de la Triple Entente, la Grande Bretagne et surtout la France (dans le cadre de l'Alliance franco-russe), s’avère militairement faible du fait de l'incompétence de son haut commandement. Elle connaît donc de nombreuses défaites sur le front de l'Est, notamment en Prusse-Orientale. Les usines ne produisent pas assez, le ravitaillement en armes est difficile et le réseau ferroviaire est insuffisant. De plus, l’année 1917 semblait idéale pour une révolte : un hiver froid et long, une famine, une lassitude face à la guerre et une économie qui jusque là battait des records. La Russie était maintenant coupée du reste de l’Europe.

    Les grèves et l’abdication de Nicolas II :

    Article détaillé : Révolution de février.

    La Douma demanda à Nicolas II de former un nouveau conseil pour sortir le pays de cette crise, mais le tsar refusa.

    C’est à partir de là que les grèves des ouvriers commencèrent pour réclamer de la nourriture. Puis, les jours suivants, la tension monta et les grévistes — qui maintenant rassemblaient plus que les ouvriers — ne criaient plus pour obtenir à manger ; c’est au gouvernement, à l’autocratie et à la guerre qu’ils en voulaient. Pillant les postes de police, les manifestants s’armèrent. Après trois jours de manifestation, le tsar mobilisa les troupes de la garnison de la ville pour arrêter les grèves. Mais de plus en plus de soldats rejoignaient le camp des manifestants.

    A la veille de la journée internationale des droits des femmes, le 23 février du calendrier grégorien, pas une seule organisation ouvrière n’appelle à la grève générale. En effet, le parti bolchévique craint un bain de sang. Mais de nombreuses ouvrières font grève, insensibles aux consignes de prudence. Elles passent d’une usine à l’autre. Rejoint par les hommes, le mouvement gagne en ampleur. Le nombre de grévistes monte à 90 000. Il y a des rassemblements, des manifestations, des confrontations avec la police. La grève fut une belle réussite pour les protestants. Mais, à ce moment-là, ils n'imaginent pas que cette journée va provoquer la chûte de la dynastie des Romanov.

    Le 10 février 1917, le président de la Douma remit un rapport à Nicolas II indiquant son impossibilité à gouverner le pays. Nicolas II abdiqua le 2 mars 1917 en faveur de son frère Michel qui refusa le trône car il jugeait la situation incontrôlable. Ce fut la fin du régime tsariste.

    La fin du régime tsariste et le début de l’URSS :

    Un gouvernement provisoire, dirigé par Alexandre Kerensky, fut nommé par la Douma. Il fut critiqué par d’autres partis politiques. Lénine, chef des bolcheviks, le parti social-démocrate, futur parti communiste, tenta de prendre le pouvoir en juillet 1917 mais il n’y parvint pas. Le 7 novembre 1917, les bolcheviks essayèrent à nouveau et cette fois-ci réussirent leur coup d’État. Lénine fonda un nouveau gouvernement communiste visant à améliorer les conditions de vie des pauvres, à supprimer les privilèges et les classes sociales et créer une société moderne. Mais ce n’était que le début. Les autres pays européens s’inquiétaient de la prise de pouvoir du communisme et ils décidèrent d’attaquer le Nord et le Sud du pays. Le Japon avait envahi la côte pacifique russe. Le gouvernement de Lénine réorganisa l’Armée rouge, l’armée du communisme, et repoussa l’ennemi.

    Il y eut ensuite une "guerre", entre les communistes "l'armée rouge", et ceux pour le tsarisme "l'armée blanche". La Guerre Civile porta atteinte à l’agriculture et pour satisfaire la population Lénine instaura, en 1921, une nouvelle politique économique (N.E.P.) qui permit au peuple de posséder des terres et de faire des bénéfices, ce pour quoi ils s’étaient battus. La N.E.P. relança la production alimentaire et écarta la menace de la Guerre Civile.

    Finalement, en décembre 1922, le gouvernement communiste établit l’Union des républiques socialistes soviétiques. Ce fut le début d’une nouvelle ère pour la Russie désormais l’URSS.

    Emprisonnés, exécutés et reconnus martyrs  :

    La famille impériale en 1911.

    Après l’abdication de Nicolas II, le tsar et sa famille furent retenus en captivité dans leur résidence, le Palais Alexandre à Tsarskoïe Selo, puis ils furent transférés à Tobolsk, en Sibérie occidentale, sur ordre d'Alexandre Kerensky, le chef du gouvernement provisoire, qui craignait pour leur sécurité en raison de l'agitation bolchévique et des tentatives du soviet de Saint-Pétersbourg pour s'assurer de la personne du tsar. La famille passa l'hiver dans une relative tranquillité. Les Bolcheviks, désormais au pouvoir, transférèrent le couple impérial et une de leur fille à Ekaterinbourg, dans la villa Ipatiev, le 30 avril 1918. Le reste des enfants viendront les rejoindre un mai 1918. Leur détention devint particulièrement désagréable. Le commissaire Iakov Iourovski, responsable de la garde, prit prétexte de l'approche de l'Armée Blanche (anti-bolchévique) de l'amiral Alexandre Koltchak pour faire exécuter le tsar et sa famille sur l'ordre très probable de Lénine. Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, la famille impériale et leur suite furent abattus dans le sous-sol de la villa Ipatiev.

    Plusieurs éléments tendent à prouver que l'exécution de la famille impériale avait été planifié à Moscou bien avant l'approche de l'armée de Koltchak. Ainsi, d'autres membres de la famille (notamment la sœur de la tsarine, la grande-duchesse Élisabeth) furent tués dans la nuit du 17 juillet à Alapaïevsk, un bourg de l'Oural à plusieurs centaines de kilomètres d'Ekaterinbourg. De plus, l'urgence de l'exécution du tsar et de sa famille était largement exagérée: le même Yourovsky ne quitta la ville qu'une semaine plus tard, en convoyant vers Moscou l'or des banques de l'Oural et de Sibérie occidentale qui avait été préalablement rassemblé à Ekaterinbourg. (Cf. Notamment Pierre Lorrain, La fin tragique des Romanov, Editions Bartillat, Paris, 2005.)

    Finalement, les corps de la famille impériale furent retrouvés pour la plupart en 1991, et pour deux des enfants, en août 2007. Le 17 juillet 1998, 80 ans jour pour jour après leur mort, les restes de la famille impériale, furent inhumés à la Cathédrale Pierre-et-Paul de Saint-Pétersbourg en présence des descendants de la famille Romanov et du président Boris Eltsine qui a déclaré que cet assassinat était un acte barbare.

    Le tsar et sa famille ont été canonisés et considérés comme morts martyrs par l’Église orthodoxe de Russie en l’an 2000 et la cour suprême de Russie en octobre 2008.

      

    "Beaucoup de parties n'avaient aucun intérêt à admettre publiquement la version officielle soviétique (exprimée rappelons-le à quatre reprises en septembre 1918, décembre 1918, juillet 1920 et avril 1922 respectivement par Tchitchérine, Litvinov, Zinoviev et à nouveau Tchitchérine ), d'une exécution solitaire du tsar : les alliés occidentaux pas très fiers de leur aide insuffisante envers le tsar pendant la première guerre mondiale, les Allemands négociant secrètement avec Lénine des libérations de prisonniers communistes allemands (comme Liebknecht, Jogisch) contre des spartakistes bolchéviques emprisonnés en Allemagne, les "Blancs" cherchant à obtenir de l'aide des puissances occidentales, à l'approche de l'armistice de novembre 1918, en criant à la barbarie des Bolcheviks (ces vociférations nourrissaient par ailleurs leurs fantasmes antisémites comme celui du "juif Jacob Iourovski"), les héritiers Romanov en Grande-Bretagne voulant à tort s'emparer des fonds présumés placés à l'étranger par le tsar ou, à défaut, de son héritier britannique légitime, Cyrille, acteur de la première révolution russe de février 1917. Peut-être ces doutes feraient-ils fantasmer des journalistes qui écriraient, d'après Hélène Carrère d'Encausse, des ouvrages dénués de sérieux . Pourtant, les pièces d'archives exhumées par Summers-Mangold, puis par Marina Grey et Marc Ferro, indiquent que dans les chancelleries et milieux politiques britanniques, français, allemands, américains, espagnols, vaticans, voire chez certains Blancs, on était sûr de la survie de la famille de Nicolas II au moins jusqu'au printemps 1919. Si les preuves sur la fortune de Nicolas II à l'étranger laissaient et laissent encore à désirer, incontestablement une difficulté intellectuelle, idéologique apparaissait et apparaît toujours en occident et chez les Grands-Russes Blancs dans d'éventuels commentaires sur l'exécution exclusive de Nicolas II annoncée par la future URSS : l'évaluation du règne d'un autocrate qui eut tant de partenaires, d'amis pendant vingt-cinq ans et dont le label de "Nicolas le Sanglant" dépassait largement le milieu bolchevik qui le fit exécuter ; car ce label contribua à sa chute en février 1917. La douteuse réhabilitation dont il a fait l'objet en Russie ne change rien à cette donnée historique."

    sources :

    Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
     photographies google.

     

     

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