• Construction et déconstructions

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    © Peinture du 17ème siècle représentant le Louvre et le petit Bourbon - Histoire du Louvre : chateau fort, palais royal
    © Peinture du 17ème siècle représentant le Louvre et le petit Bourbon

    Comme beaucoup de chateaux, le Louvre a connu de nombreuses constructions, modifications, destructions et changements d’emploi au gré des rois et des époques.
    A l’origine, un fort
    Au départ, le Louvre est un château fort, édifié par le roi Philippe Auguste en 1190. Sa mission : la surveillance de la partie aval de la Seine, pour guetter l’arrivée des barbares. Le trésor de l’Etat y sera conservé durant 4 siècles, dans la grande tour de la forteresse. Le donjon accueille alors aussi des prisonniers de marque.


    Puis un palais
    Charles V en 1364 commence sa transformation en palais. C’est la naissance du "Beau Louvre". Mais sous les rois suivants, le Louvre retombe peu à peu dans l’oubli. Jusqu’à François Ier, qui, à partir de 1528, commence la refondation de l’édifice en palais de la Renaissance. Il ne recule alors devant aucune dépense et le transforme en résidence luxueuse. La grosse tour est rasée, et le fossé comblé.
    L'extension des Tuileries

    En 1595, Henri IV entreprend "le Grand dessein", à savoir relier le palais des Tuileries au Louvre, par une grande galerie longeant la Seine (il sera définitivement achevé sous Napoléon III en 1849. Malheureusement, lors des émeutes de la commune en 1871, un grand incendie ravagera les Tuileries et une partie du Louvre).

    L' apogée du palais se poursuit jusqu’à l’avènement de Louis XIV, qui transfère la résidence royale à Versailles.

     



     

    Palais des arts et des artistes

     

     

    © Le Louvre et sa pyramide - Musée Louvre - évolution Louvre - Louvre aujourd'hui
    © Le Louvre et sa pyramide

    Un lieu d'art et de littérature
    A partir du XVIIe siècle, le Louvre accueille des artistes qui y sont logés. Les peintres Fragonard ou David y prennent leurs quartiers. Le bâtiment acceuillera aussi l’Académie française.

    La naissance d'un musée
    Mais il faut attendre la Révolution pour que, le 10 août 1793, le Louvre prenne sa fonction de musée, qu'on lui connaît actuellement.

    Les prémices de sa collection permanente
    Ce "Muséum des arts de la République" résulte d'un pillage organisé par le nouvel état. Il est constitué d'œuvres confisquées à la Couronne et à l'Aristocratie, au Clergé et aux ressortissants de pays en guerre contre la France. En 1803, il devient musée Napoléon, et profite des conquêtes militaires de l'empereur pour enrichir ses collections. Il est décrété musée national d'état sous la IIIe République.

    Un musée contemporain
    En 1981, François Mitterrand lance le projet du Grand Louvre. C'est l'architecte américain d'origine chinoise, Ieoh Ming Pei, qui est choisi pour le mener à bien. Des fouilles sont organisées dans la Cour carrée et les jardins du Carrousel, et le musée est agrandi et réaménagé. La fameuse pyramide est finalement inaugurée en 1989. On n'imaginerait plus aujourd'hui le Louvre sans elle, mais à l'époque, cette construction de verre et d'acier est violemment critiquée. On accuse le Président de la République de défigurer le Louvre.

    Le Louvre au-delà des frontières
    Depuis, le Louvre ne cesse de s'étendre. Une galerie commerciale est créée, de nouvelles salles inaugurées, et une section arts de l'Islam ouvre ses portes en 2005.
    Dernièrement, le projet d’implanter un nouveau louvre à Abou Dhabi a aussi beaucoup fait parler de lui. En 2012, devrait aussi voir le jour une antenne provinciale du musée, à Lens.

     

    De la Joconde à la Vénus de Milo

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    Avec plus de 35000 œuvres d'art, le Louvre figure parmi les plus grands musées du monde. Il est d'ailleurs impossible de le visiter en une fois.

    Le Louvre possède une collection exceptionnelle qui a fait sa renommée, issue des collections royales, des victoires militaires, de fouilles et de donations. A cela, s'ajoutent des dizaines d'expositions temporaires organisées chaque année.

    Le musée abrite en outre une collection d’arts de l’Islam, des antiquités orientales égyptiennes, étrusques et romaines, une collection de sculptures, et bien sûr de peintures, qui couvre une période allant du Moyen Age au XIXe, ainsi qu’un département consacré aux arts graphiques.

    > Les œuvres majeures


    La Joconde : L'œuvre majeure entre toutes, c'est bien sûr cette fameuse Mona Lisa. Peinte par Léonard de Vinci en 1506, c'est François Ier, grand ami du génie italien, qui l'achète pour le château de Fontainebleau. Après plusieurs déménagements, elle prend sa place définitive au Louvre en 1802. Depuis, son énigmatique sourire ensorcelle les visiteurs qui viennent au Louvre, parfois pour ne voir qu'elle.


    La Vénus de Milo : Cette fameuse statue, découverte en Turquie en 1820, et à l'origine méconnue, trône sans bras dans le musée. Autre célébrité de pierre, La victoire de Samothrace, dont il manque tête et bras.
    La Liberté guidant le peuple de Delacroix : Cette peinture, qui représente la révolution de juillet 1830, symbolise la révolte du peuple français contre l'aristocratie. Le petit garçon qui tient un pistolet inspirera Victor Hugo pour le personnage de Gavroche dans Les Misérables.
     

     

     

    Curiosités et superstitions

     

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     - Les mystères du Louvre - secrets, mythes

    Le vol de La Joconde En mai 1911, La Joconde, joyau du musée, bénéficie d'une nouvelle protection : elle est mise sous verre. Trois mois plus tard, le 22 août, c'est la panique : La Joconde a disparu ! La musée est fouillé de fond en comble, les interrogatoires se succèdent sans succès. Les plus folles rumeurs circulent. Finalement, La Joconde disparaît durant 2 ans.
    Fin 1913, elle est retrouvée en Italie. Le voleur, un patriote italien, voulait la rendre à son pays. Il travaillait en fait pour la société qui avait conçu son système de protection.
    Et ce vol ne sera pas le dernier. En 1995, la toile d'un tableau de Turpin de Crissé est découpé en plein jour, et en 1999, Le chemin de Sèvres de Corot est décroché, sans qu'aucune alarme ne se déclenche.
     

     

    Belphégor, de la fiction à la réalité : Le Louvre possède une belle collection d'antiquités égyptiennes, certes. De fait, les malédictions qui entourent les momies ont souvent contaminé le folklore du musée.
    Le plus célèbre personnage fantômatique du Louvre est Belphégor. Tirée d'un roman puis d'une série télé des années 60, Belphégor est devenue une réalité dans l'esprit de beaucoup de gens. Et il n'est pas rare qu'un gardien soit questionné sur ce mystérieux fantôme qui hanterait les couloirs du musée !
    Le Da Vinci Code, info ou intox ? : L'intrigue de ce livre de Dan Brown prend cœur au sein du Louvre. Plusieurs œuvres du musée recéleraient de secrets cachés. Dans La Cène, de Léonard de Vinci, Saint-Jean serait en fait Marie-Madeleine, tandis que La Joconde cacherait des anagrammes. Autant dire que le livre a créé la polémique, beaucoup d'historiens criant au mensonge sur ses affirmations.
    La galerie tactile du Louvre :
    Surtout ne touchez pas aux œuvres ! est un leitmotiv courant dans tous les musées. Le Louvre a pensé aux petits et grands curieux, et surtout aux malvoyants, en créant une galerie tactile. Située dans l'aile Denon, elle permet de toucher les œuvres qui s'y trouvent, moulages d'autres originaux du musée. De quoi rendre la visite plus ludique !


    La pyramide sous le signe de Satan : Une folle rumeur lancée après la construction de la pyramide, et reprise par le Da Vinci Code (encore lui !) veut que la pyramide soit constituée de 666 triangles de verre. Or, 666 dans le folklore religieux et ésotérique représente le signe du diable ! En fait, le nombre exact des vitraux diverge (officiellement il est de 673).

    Médor, le chien du louvre :
    Le louvre aussi a sa mascotte ! La légende de Médor remonte à la Révolution de 1830, lorsque le Louvre fut pris d'assaut par des insurgés. Les victimes de cette sanglante bataille furent enterrés au pied de la colonnade du Louvre. Mais le chien de l'une des victimes, un barbet inconsolable, resta errer devant la sépulture de son maître. Il fut pris d'affection par les gardes nationaux du musée, qui le surnommèrent Médor.

    Plan du Louvre

    et des salles présentant des oeuvres grecques de plusieurs styles et époques : art cycladique, art de l'époque mycénienne, art de la Grèce archaïque et art classique. Entresol, rez-de-chaussée, premier étage.

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