• Le rôle des femmes dans les romans de chevalerie.

      

    Dans les romans de chevalerie, les femmes du peuple sont souvent des servantes et ont des conditions de vie modestes. Elles sont au service d’une maîtresse, dont elles dépendent.

    Même si elles résident dans des châteaux, en compagnie de leur maîtresse, ces femmes du peuple ne sont pas riches, n’ont pas de parents nobles. Les chevaliers les laissent de côté et ils ne les regardent même pas. Elles appartiennent à ce que l’on appelle les vilains, les personnages vulgaires par leur naissance.
    Les servantes possèdent un rôle de second plan, mais elles peuvent changer le cours des histoires. Elles peuvent modifier le destin des personnages principaux de l’histoire. Dans le Roman de Tristan et Yseult, la servante Brangien se trompe de bouteille entre un philtre d’amour et le vin désaltérant. Tristan et Yseult tombent amoureux l’un de l’autre, et l’histoire change à cause de la servante. Tristan et Yseult se retrouvent sur le même bateau, car Tristan est le neveu du roi Marc et il doit aller chercher la future épouse de son oncle. La très jeune Brangien confond la bouteille de vin et la bouteille de philtre d’amour qui servait à rendre amoureux à jamais le roi Marc et la reine Yseult. Tristan et Yseult boivent le philtre d’amour sans savoir ce qu’ils faisaient. A la suite de cette erreur, Tristan et Yseult, pourtant anciens ennemis, tombent amoureux à jamais.

    Les servantes sont protégées par leurs maîtresses. Souvent, elles sont à la merci des nobles qui peuvent violenter ou les mettre à mort. Par exemple, dans le Roman de Tristan et Yseult, Brangien, originaire des pays du Nord, était la servante de la princesse Yseult, et du jour au lendemain, sa maîtresse l’accuse de mal la servir. La reine décide de la tuer pour éprouver sa fidélité. En réalité, elle voulait savoir si Brangien n’avait pas dévoilé l’amour qu’elle portait à Tristan, le neveu du roi Marc dont elle était l’épouse. Après avoir été menacée de mort, Brangien montre qu’elle servait fidèlement la reine Yseult. Nous remarquons que ce n’est pas à cause de la confusion du philtre que Brangien est menacée de mort, mais parce que la reine redoutait que sa servante ne révèle son amour interdit.

    La place des femmes dans les fabliaux

    On trouve dans les fabliaux de nombreux personnages de femmes. Ce sont des personnages importants qui se trouvent dans ces récits au premier plan.
    Les fabliaux mettent en scène des personnages du peuple. Dans ce genre de texte, les femmes sont pauvres. Elles sont parfois vieilles, comme dans « La vieille qui oint la patte du chevalier ». Ce sont des paysannes, à l‘exemple de l’héroïne des « Perdrix ».

    Dans les fabliaux, les femmes et les hommes riches sont accusés d’être menteurs et déloyaux, alors que les pauvres doivent les payer ou leur rendre service. Les pauvres sont souvent accusés à la place des riches. Nous constatons que les fabliaux se moquent des puissants.
    Si les hommes accusent les femmes à la fin du fabliau, elles preuve d’une débrouillardise tout à fait extraordinaire. Les hommes se moquent de ce que peuvent raconter les femmes et elles doivent toujours respecter leurs époux alors qu’en retour, ils ne les respectent pas : ils les frappent souvent.

    Les textes du Moyen Age montrent les femmes comme des tentatrices, des rusées, mais aussi comme des créatures naïves et faibles. Nous pouvons remarquer que les femmes sont à la fois l’objet d’une fascination et d’une méfiance. Ce double regard s’inscrit dans la tradition biblique, qui fait d’Eve, une tentatrice responsable de la chute de l’homme tout en restant la mère de l’humanité.

      

      

    sources http://ccmonline.fr/spip.php?article481

      

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