• L'ATTENTAT TERRORISTE DU WORLD TRADE CENTER

     

     

    - L'ATTENTAT TERRORISTE DU WORLD TRADE CENTER -
    (11 Septembre 2001)


    Le World Trade Center

    Les attentats du 11 septembre 2001 ( abréviations : 11/9, 11 Septembre ou 11-Septembre et, en anglais, 9/11 ), le plus grand attentat terroriste jamais perpétré dans l'Histoire, frappèrent New York et Washington à l'aide d'avions de ligne détournés, dans la matinée du jour éponyme.

    Le terme regroupe une série d'évènements synchronisés qui se déroulèrent dans le nord-est des États-Unis d'Amérique : trois avions commerciaux (sur quatre détournés) furent précipités sur des immeubles représentatifs de la puissance américaine, économique pour les tours jumelles du World Trade Center à Manhattan, New York, et militaire pour le le Pentagone, siège du ministère de la Défense des États-Unis, à Washington. Les "Twin Towers" s'effondrèrent spectaculairement moins de deux heures après les impacts, ainsi qu'une troisième tour proche dite WTC7, le Pentagone fut endommagé.

    Les victimes ont été chiffrées à 2 997 morts et disparus présumés morts, plusieurs milliers de personnes blessées et dizaines de milliers d'autres, notamment parmi les sauveteurs, atteintes de maladies induites par l'inhalation de poussières toxiques. Si l'on excepte la sanglante bataille d'Antietam (1862), le 11 septembre 2001 est la journée la plus meurtrière de l'histoire des États-Unis, dont le territoire avait été épargné depuis la fin de la guerre de sécession. Souvent comparé à l'agression japonaise sur Pearl Harbour (7 décembre 1941), l'événement a été plus meurtrier, et a surtout touché des civils, de surcroît à un centre névralgique de l'Amérique.

    La thèse du complot terroriste islamiste fut immédiatement présentée par les grands médias et les autorités américaines, puis soutenue par le rapport de la commission chargée d'enquête (Commission Kean). Selon cette thèse, les dix-neuf pirates de l'air qui ont effectué ces attentats-suicides étaient membres d'Al-Qaida. Jamais officiellement revendiqués, ils ont été condamnés par tous les États de la planète, sauf l'Irak baasiste.

    Evénement sans précédent comparable, les attentats du 11 septembre ont été vécus presque en temps réel par des centaines de millions de télespectateurs à travers le monde. La surprise et, pour beaucoup, le choc psychologique ont été considérables, notamment en Amérique et en Occident. Ils ont généré de part le monde des effets puissants et persistants, notamment politiques, psychologiques et économiques. Le gouvernement des États-Unis a adopté un comportement sécuritaire. Les étrangers présents sur le sol américain sont soumis à des mesures de surveillance spécifiques. Sur le plan de la politique étrangère, les éléments les plus visibles de la suite donnée par l'administration américaine aux attentats sont le lancement de la guerre contre le terrorisme (dont la guerre d'Afghanistan en 2001), la dénonciation de l' « Axe du Mal » et, bien qu'aucun lien n'ait été officiellement établi entre Bagdad et les auteurs de l'attentat, le lancement de la guerre en Irak en 2003.

    Sommaire

    Attentats : les faits

    Avec leur charge en carburant estimée à 45 000 litres[1] chacun, les avions ont été utilisés comme bombes incendiaires volantes. Des quatre avions détournés, seul le vol UA93 ne put atteindre sa cible, s'étant écrasé dans une mine à ciel ouvert désaffectée de la Pennsylvanie alors qu'il se dirigeait vers la capitale.

    Selon le rapport officiel, quelques passagers et membres d'équipage ont pu passer des appels téléphoniques mentionnant la présence de pirates de l'air armés de cutters, qu'ils ont utilisés pour menacer ou tuer du personnel navigant et des passagers lors de la prise de contrôle de l'avion. La commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis, n'a pu seulement établir que deux des pirates de l'air avaient récemment acheté des couteaux suisses Leatherman[2]. Des menaces de bombe ont été faites sur trois des avions (pas sur l'American 77).

    Les détournements

    Les vignettes ci-dessous présentent les trajets des détournements tels que reconstitués par le rapport de la « Commission 9/11 »

    Selon l'étude du NTSB de l'hiver 2001-2002, rendue publique en août 2006[3], les vols UA175 et AA11 étaient programmés pour décoller à une minute d'intervalle, mais le premier quitta le sol avec 16 min de retard et atteignit sa cible très exactement 16 min après que AA11 ait frappé la tour Nord, la durée de vol ayant été de 49 min (48 min pour AA11).
    Ces parcours ne correspondent pas à une minimisation du temps d'exposition à la réaction de la défense aérienne : après la prise de contrôle par les kamikazes, le vol 11 fut maintenu 13 min durant dans une direction (le Nord-Ouest) qui l'éloignait de son objectif. Ce choix apparamment aberrant se retrouve pour le vol 175 avec son large détour au dessus du New-Jersey pour revenir sur Manhattan par le Sud.

    La même remarque doit être faite pour les vols AA77 et UA93 : le caractère tardif de la prise de contrôle des avions (après 26 et 45 min) résultait en un éloignement important de leur cible, accroissant d'autant les facultés d'intervention de la défense aérienne.

    Réaction de la défense aérienne

    Les procédures qui règlent la coordination entre la l'aviation civile et la défense aérienne, en place depuis les années 60, fonctionnaient de manière satisfaisante (67 sorties entre septembre 2000 et mai 2001). Elles furent cependant modifiées début juin 2001 en privant les commandants de bases de leur autonomie de décision, les plaçant en dépendance du Secrétaire à la défense (Donald Rumsfeld, au Pentagone). Le NORAD disposait ce jour-là pour la côte est de huit chasseurs armés et prêts à décoller.

    Les espaces de temps offerts par les détournements furent conséquents : prenant comme signal d'alarme le radio-mutisme du vol AA11 (8h14), à l'instant des impacts successifs, 33, 49, 83 et 112 minutes se sont écoulées. Aucun des avions de chasse ayant été mis en oeuvre n'a été capable d'interférer avec les vols piratés. le NORAD a soutenu que cette faillite majeure du système de protection de l'espace aérien était due aux délais pris pour transmettre les incidents de vol (24 et 39 minutes pour les vols AA11 et AA77) ou leur non transmission. Reprenant les données du NORAD, la commission Kean exposa que les militaires auraient été avertis quelques minutes seulement avant les impacts des vols AA11 et AA77, et après les impacts pour les autres. Cependant, les choix opérés par le NORAD suscitèrent des interrogations. Selon la déposition du 13 septembre du général Myers, confirmée par la conférence de presse du vice-président Dick Cheney du 16, aucun avion de chasse aurait été mis en oeuvre avant l'impact du vol AA77 contre le Pentagone. La chronologie du NORAD, publiée le 18, indiquait que des chasseurs avaient décollé à 8h44 et 9h30. Selon la commission Kean, les premiers chasseurs décollèrent à 8h52, 38 minutes après le détournement du vol AA11. Ces chasseurs ne furent pas commandités à une base proche de New-York comme Atlantic City, à 90 km au Sud-Ouest, mais à celle d'Otis, proche de Boston, éloignée de 240 km. Après avoir volé au quart de leur vitesse maximale, ils se trouvaient à 114 km de New-York lorsque le vol UA175 percutait la tour Sud. Après avoir atteint New-York à 9h11, ils furent affectés à patrouiller l'espace aérien new-yorkais. Pendant ce temps, le NORAD faisait décoller d'autres chasseurs de la base de Langley, située 210 km au sud de Washington au lieu de celle d'Andrews, à 15 km de la capitale, laquelle maintenait deux escadrons de chasseurs en alerte permanente. Pour cette raison, et par le fait qu'ils volèrent à 35% de leur capacité, ils arrivèrent au Pentagone 12 minutes après l'impact du vol AA77.

    Malgré le fait que le non respect des procédures d'alerte fut ainsi pointé du doigt, aucun responsable de la FAA ne fut sanctionné. Le fiasco organisationnel du NORAD n'empêcha pas non plus les hauts responsables d'être confirmés dans leurs fonctions ou promus.

    Il y a des précédents sur de telles failles de la défense aérienne de diverses nations, ainsi en mai 1989, avant la chute du mur de Berlin, un MiG-23 de la Voénno Vozdouchnyé Sily Soviétique, dont le pilote s'était éjecté en Pologne, s'écrasa en Belgique, deux F-15 de l'USAFE ne l'interceptirent que 21 minutes aprés que la frontiére interallemande fut franchi alors que celle-ci était la plus surveillée et militarisée de l'époque [4].

    Impacts et dommages

    WTC1

    À 8 h 46 (heure locale) (UTC 12 h 46 ), le vol AA11 percutait quasi perpendiculairement en son centre la face nord-est de la tour jumelle Nord[5], son angle de gîte (22°) résultant en une emprise sur quatre étages (94 à 97). Animé d'une vitesse estimée à 750 km/h, l'avion laissait dans la façade son empreinte partielle (35 m pour 47 m d'envergure), les extrémités des aîles n'occasionnant que des dommages superficiels. Les dommages occasionnés à la structure externe ont été chiffrés à 36 poutres sectionnées (13 en moyenne par étage atteint, soit 5% du pourtour). Les dommages sur la structure centrale restent inconnus.
    Schéma montrant à quels étages les avions ont percuté les tours jumelles du World Trade Center.
    Schéma montrant à quels étages les avions ont percuté les tours jumelles du World Trade Center.

    Seule une petite partie de train d'atterrissage ressortit par la face opposée, après avoir perdu 95% de son énergie, et sera retrouvée à un coin de rue, quelques 385 mètres plus loin[6]. Le FBI affirmera avoir retrouvé à proximité le passeport intact de l'un des kamikazes. Avec tous les ascenseurs en panne et les escaliers rendus impraticables, les personnes situées au-dessus des étages atteints furent piégées et enfumées.

    WTC2

    À 9 h 03, le vol UA175 pénétrait de biais la face sud-ouest de la tour Sud, à quelques 7 mètres de son centre. L'évènement a pu être largement enregistré par les télédiffuseurs qui couvraient l'attentat contre la tour Nord.

    La vitesse estimée de l'avion, 940 km/h, lui accordait environ 60% de plus d'énergie que le vol 11. Mais, frappant la tour entre les étages 79 et 81, il laissait une empreinte moindre (26 m d'envergure) malgré un angle de gîte plus important (31°) car à ce niveau la structure extérieure était (deux fois) plus résistante qu'aux étages supérieurs. L'angulation de la direction de vol a fait que la carlingue et la moitié tribord de l'appareil ne pouvaient pas rencontrer la structure interne des poteaux porteurs, permettant ainsi à un moteur, un train d'atterrissage et un morceau de carlingue de ressortir par l'angle est du bâtiment et d'être retrouvés jusqu'à 400 m de distance. L'avion sectionna 23 colonnes de la structure externe (8 par étage en moyenne, soit 3% du pourtour), dommages auxquels il faut ajouter ceux réalisés dans l'angle oriental par la sortie du moteur et du train droits. Les dommages subis par la structure centrale sont inconnus, mais bien moindres que ceux de la tour Nord, raison pour laquelle les ascenceurs ont fonctionné durant un quart d'heure (jusqu'à 9h03).

    Le Pentagone

    À 9 h 37, Le vol 77 American Airlines explosait en pénétrant la façade occidentale du Pentagone, 51 mn après avoir été détourné de sa route.

    Les incendies

    WTC1

    Instantanément libéré, le kérosène explosa en une boule de feu qui se répandit dans les étages touchés ainsi que la cage centrale des services, le souffle atteignant le rez-de-chaussée. Cette combustion immédiate fit naître un ensemble de feux qui allaient se déplacer au fur et à mesure de l'épuisement des combustibles (les flammes devenant de moins en moins visibles) et sans doute de l'embrasement de nouveaux matériaux. Elle allait rapidement subir une pénurie d'oxygène , l'air des étages atteints ayant été largement épuisé par la combustion du kérosène (au bout d'un quart d'heure, les fumées étaient devenues noires).

    WTC2

    L'inclinaison de l'impact fit que le kérosène de l'aîle droite ressortit par les façades en trois énormes boules de feu. Il s'en suivit que l'incendie subséquent fut bien moindre que pour la tour Nord et resta très localisé. Au moment de l'effondrement, les feux donnaient des indications d'étouffement, seule une fumée noire étant visible qui s'échappait du bâtiment. L'équipe de pompiers qui était arrivée au 78èmeétage avait signalé la persistance de deux feux et demandé l'envoi de lances pour les éteindre. Quelques minutes plus tard, la tour s'effondrait avant que put être transmis l'ordre d'évacuation émis par le poste de commandement des urgences situé dans le WTC7.

    Bilan humain et matériel

    Nombre de victimes lors de la journée du 11 septembre World Trade Center Tours 2 595, dont 343 sapeurs-pompiers de New York, 23 officiers de police du NYPD, 37 officiers de la police du port
    Vol AA11 92 passagers, membres d'équipage et terroristes
    Vol UA175 65 passagers, membres d'équipage et terroristes
    Pentagone Bâtiment 125 civils et militaires
    Vol AA77 64 passagers, membres d'équipage et terroristes
    Shanksville Vol UA93 45 passagers, membres d'équipage et terroristes
    Total 2 986

    Au moins 2 986 personnes ont donc été tuées.

    Au World Trade Center, confrontées à une situation désespérée due à la fumée et la chaleur de la combustion du carburant des avions, environ deux cents personnes ont sauté des tours en feu vers la mort, s'écrasant dans les rues et sur les toits des bâtiments adjacents (une réaction semblable a pu être observée lors de l'incendie de l'usine Triangle Shirtwaist de 1911). En outre, certains des occupants de chaque tour située au-dessus du point d'impact ont tenté d'atteindre le toit dans l'espoir d'un sauvetage par hélicoptère. Aucun plan de sauvetage n'a existé pour une telle éventualité. Les occupants en fuite vers le toit se sont heurtés à des portes d'accès verrouillées.

    * Près de 1 366 personnes ont été bloquées au-dessus et au niveau de l'impact dans la tour Nord (WTC 1). Aucune d'elles n'a survécu.

    * Près de 600 personnes ont été bloquées au-dessus et au niveau de l'impact dans la tour Sud (WTC 2). Dix-huit seulement sont parvenues à s'échapper à temps du dessus de la zone d'impact et à sortir de la tour Sud avant que celle-ci ne s'effondre.

    Selon l'« Associated Press » (AP), la ville a identifié plus de 1 600 corps, mais ne pouvait identifier le reste des corps (environ 1 100 personnes). L'agence de presse rapporte que la ville a « environ dix mille fragments non identifiés d'os et de tissus qui ne peuvent pas être assortis à la liste des morts ».

    Dans le New Jersey et le Connecticut, des écoles publiques ont été évacuées. Les écoles de Scarsdale, New York ont été fermées pour la journée. À Greenwich, Connecticut, située à environ 24 kilomètres au nord de la ville, des centaines d'étudiants avaient des liens directs avec les victimes des attentats. Les villes de Greenwich, Connecticut et New Canaan, Connecticut, deux des villes les plus riches du monde, ont eu plus de résidents tués que n'importe quelle autre ville dans le secteur de la métropole de New York. Quand les banlieues autour de la ville de New York ont appris la destruction si proche de leur maison, beaucoup d'écoles ont été fermées pour la journée, évacuées ou verrouillées. D'autres secteurs scolaires ont protégé les étudiants des images télévisuelles car plusieurs de leurs parents travaillaient dans le World Trade Center.

    Subséquemment à l'effondrement des tours jumelles du World Trade Center, quatre autres bâtiments sur le site du WTC et quatre stations de métro ont été détruits ou très endommagés. Au total, sur l'île de Manhattan, vingt-cinq bâtiments ont été endommagés.

    L'émotion mondiale

    Peu d'évènements terroristes auront reçu pareille couverture médiatique (même si l'on pense aux otages israéliens du massacre des jeux Olympiques de Munich). Le lieu (une des villes les plus connues au monde et siège de nombreuses agences de presse et de télévision), la séquence des évènements (les journalistes se sont immédiatement précipités sur les lieux dès le premier avion et les hélicoptères survolant la ville) ont mené à une médiatisation considérable et à l'observation en direct du crash du second avion, puis de l'effondrement des tours. Pendant une demi-journée, toute l'attention de centaines de millions de personnes a été tournée vers le nord-est des États-Unis.

    Par ailleurs, les attentats du 11 septembre constituent un « coup de tonnerre dans un ciel bleu » pour les Américains. Après des décennies où le peuple américain s'est essentiellement considéré comme relativement préservé du terrorisme international (même si certains attentats ont touché le pays, dont un précédent contre l'une des tours du World Trade Center en 1993 et celui de la ville d'Oklahoma City deux ans plus tard (mais celui-ci ayant pour origine l'extrême droite américaine), et d'autres sur les ambassades à l'étranger (attentats contre les ambassades américaines du Kenya et de la Tanzanie en 1998) et des installations militaires, ils étaient rares.

    Les attaques terroristes ont été dénoncées par les médias internationaux et les gouvernements comme une agression perpétrée par des fondamentalistes musulmans. Certains commentateurs ont comparé cet évènement à l'attaque sur Pearl Harbor par les Japonais le 7 décembre 1941. La comparaison est fortement validée par ce sentiment lui-même, même si la différence entre l'agression militaire par une nation (en faisant abstraction de la séquence des évènements qui a beaucoup joué dans la perception de traîtrises) et l'attentat commis par des individus essentiellement invisibles a été avancée par certains observateurs.

    Le lendemain des attentats, le conseil de sécurité de l'ONU adopte la résolution 1368[7], proposée par la France, condamnant ces actes terroristes. En voici des extraits :

    1. Condamne catégoriquement dans les termes les plus forts les épouvantables attaques terroristes qui ont eu lieu le 11 septembre 2001 à New York, Washington (DC) et en Pennsylvanie et considère de tels actes, comme tout acte de terrorisme international, comme une menace à la paix et à la sécurité internationales;

    2. Exprime ses plus profondes sympathies et condoléances aux victimes et à leurs familles ainsi qu'au peuple et au gouvernement des États-Unis d'Amérique.

    Responsabilités et polémiques

    Les pirates de l'air

    Identité des dix-neuf terroristes responsables des attentats :

    American Airline 11 United Airline 175 Americain Airline 77 United Airline 93
    Mohammed Atta Marwan al-Shehhi Hani Hanjour Ziad Jarrah
    Waleed al-Shehri Mohand al-Shehri Nawaf al-Hazmi Saeed al-Ghamdi
    Wail al-Shehri Fayez Banihammad Salem al-Hazmi Ahmed al-Haznawi
    Satam al-Suqami Ahmed al-Ghamdi Khalid al-Mihdhar Ahmed al-Nami
    Abdulaziz al-Omari Hamza al-Ghamdi Majed Moqed  

    Les nationalités sont les suivantes : un Libanais, deux provenant des Émirats arabes unis ; Mohammed Atta était de nationalité égyptienne. Tous les autres étaient saoudiens.

    Les commanditaires

    * Le rapport de la commission 9/11 désigne Khalid Cheikh Mohammed, capturé en 2003, comme le cerveau opérationnel des attentats. Il précise en outre que, parmi les 27 terroristes infiltrés sur le territoire des États-Unis en tant que cellule dormante dans le cadre de la planification des attentats, un vingtième pirate de l'air aurait été retiré de l'opération au dernier moment.

    * Le vingtième pirate de l'air
    o Tawfiq bin Attash, dit « Khallad » (article) ;
    o Khalid al-Mihdhar (translittération : Almihdhar) (article) ;
    o Zacarias Moussaoui ;
    o Ali Abdul Aziz Ali, cité lors du procès de Zacarias Moussaoui (article) ;
    o Ramzi Binalshibh, cité lors du procès de Zacarias Moussaoui (article)
    o Zakariya Essabar, identifié également par le contre-espionnage en Allemagne (article) ;
    o Mushabib al-Hamlan (article)

    Ben Laden a, dans un premier temps, nié la responsabilité de ces attentats, mais aurait revendiqué sa responsabilité directe dans l'orchestration de ces attaques dans un enregistrement vidéo affirmé authentique par la CIA.

    Les causes

    Cette attaque fut le jour même attribuée par les autorités américaines, suivies par l'ensemble des médias et la quasi totalité des gouvernements étrangers, au réseau terroriste Al-Qaïda dirigé et financé par Oussama Ben Laden. Cette organisation a été créée par le milliardaire Oussama Ben Laden, lequel avait été recruté avec d'autres par la CIA durant la guerre froide pour alimenter la résistance moudjahiddin contre l'Union soviétique (première guerre d'Afghanistan).

    On pense que l'opération Bojinka, une tentative déjouée en 1995 de destruction simultanée de plusieurs avions de lignes aux Philippines, fut le précurseur de cette vague d'attentats multiples.

    Aussi, en 1994, le détournement du vol AF 8969 aurait, selon certaines sources et certains rapports de services français, eu pour vocation de s'écraser sur la tour Eiffel. Circulaient alors, à l'époque, des tracts d'une tour Eiffel disloquée, formant les lettres GIA (Groupe islamique armé). Les objectifs de ces deux exemples présenteraient ainsi des similitudes avec l'opération terroriste du 11 septembre 2001.

    D'après des documents vidéo saisis lors de la seconde guerre d'Afghanistan — guerre menée en 2001 en réaction aux attentats, contre Al-Qaïda et ses alliés les Talibans (dirigeants du pays suite à un coup d'État en 1996) —, Oussama Ben Laden indiquait que l'opération avait réussi au-delà de ses espérances.

    Le jeudi 24 juillet 2003, le Congrès américain publie le rapport de la commission spéciale d'enquête sur les attentats du 11 septembre 2001. Ce rapport aurait été expurgé de vingt-huit pages dans lesquelles, d'après un sénateur, seraient mis en cause certains hauts ressortissants saoudiens.

    Une association créée par les familles des victimes et accompagnée de diplomates et historiens accuse les sénateurs qui ont rédigé ce rapport de masquer la vérité et de cacher des preuves qui impliqueraient des personnalités saoudiennes haut placées.

    Cinq ans plus tard cependant, le FBI, par manque de preuve, se trouvait toujours dans l'incapacité d'attribuer officiellement ces attentats à la nébuleuse de Ben Laden[8].

    Les Thèses dissidentes

    Depuis les attentats, une foule de thèses ont été formulées, qui ont en commun de réfuter en certains de ses aspects la version dite officielle des évènements. Nombre de ces thèses affirment l'implication passive ou active du gouvernement américain. Ces théories tentent de démontrer que la version "officielle" ne permet pas d'expliquer les évènements du 11 septembre 2001.

    Pour les défenseurs de ces théories, les attentats auraient permis à l'administration Bush de modifier radicalement les politiques intérieure et extérieure des États-Unis d'Amérique, notamment par les dispositions législatives du Homeland Security Act et des Patriot Act 1 et 2, ainsi que par les invasions militaires de l'Afghanistan et de l'Irak qui s'en sont suivi.

    Ces théories sont rarement évoquées par les médias traditionnels (audiovisuel et presse écrite).

    Suites

    Réactions dans le monde

    L'émoi provoqué par les attentats a produit des réactions de tous ordres :

    * réactions de compassion provenant d'une grande partie du monde, intellectuels, penseurs, artistes, hommes et femmes de gauche comme de droite, à l'exception des partis situés aux extrêmes de l'échiquier politique ;

    * réactions d'inquiétude : le chancelier allemand Gerhard Schröder déclare après les attentats : « Ce n'est pas là une bataille entre les civilisations, c'est une bataille pour la civilisation. »

    * réactions beaucoup moins empathiques d'une partie de la population mondiale, notamment chez d'autres penseurs et intellectuels, ou partisans de l'extrême gauche et de l'extrême droite ; en France, les délégués et militants de la CGT présents à la fête de l’Humanité des 15-16 septembre 2001 refusèrent de s’associer aux trois minutes de silence en hommage aux victimes.

    * réactions partagées de personnes qui observent que les quelques trois mille victimes aux États-Unis qui, selon eux, méritent leur respect, ont cependant un impact médiatique sans commune mesure avec celle des victimes de terrorisme en Afrique ou ailleurs, et notamment celles du génocide au Rwanda pour lesquels un million de morts n'a jamais provoqué de telles manifestations ;

    * réactions de joie d'une partie de la population mondiale allant jusqu'à la proclamation d'une victoire contre l'impérialisme américain par certains groupes ou certaines populations, notamment dans de nombreux pays musulmans mais également en Amérique latine et Asie du Sud-Est ainsi que dans certaines communautées immigrées (Grande Bretagne, France...) ;

    * déclaration de la guerre contre le terrorisme proclamée par le Sénat américain, et promulgation du Patriot Act : durcissement des législations notamment contre le crime organisé, réductions des libertés individuelles, intensification des contrôles aux aéroports, accélération des mesures de filtrage aux frontières — y compris par des documents plus sécuritaires et de la surveillance de certains comptes bancaires. Des actions ciblées contre des individus ou des groupes recherchés pour terrorisme ont lieu dans divers pays ;

    * de nombreux pays ont également renforcé leurs mesures de sécurité, comme par exemple la France qui a augmenté le niveau d'alerte de son plan vigipirate.

    Opérations militaires

    L'impact militaire le plus direct est l'invasion de l'Afghanistan, désigné comme le siège opérationnel d'Al-Qaïda, dès le mois d'octobre 2001 et le renversement du régime des Talibans quelques mois plus tard par les forces armées américaines, britanniques, françaises, et autres. Ce renversement et l'établissement d'un gouvernement de transition s'accompagne de l'arrestation de nombreux musulmans présumés terroristes, dans des camps disséminés autour de la planète, ce qui provoquera les vives réactions de nombreuses ONG, dont Amnesty International. La création de la prison de Guantanamo s'explique en partie par cet afflux important de prisonniers.

    Un second impact militaire d'importance est l'invasion de l'Iraq et le renversement du régime de Saddam Hussein en 2003 par les forces armées américaines et britanniques. Bien que l'Iraq de Saddam Hussein n'ait pas participé aux attentats du 11 septembre, le régime baasiste a été désigné par l'administration américaine comme un soutien actif du terrorisme international et un détenteur d'armes de destruction massive, malgré l'absence de preuves sur le terrain. Le régime de Saddam Hussein a été remplacé par un régime plus démocratique, notamment par la tenue d'élections et une représentation de la majorité chiites par rapport aux sunnites. L'invasion de l'Iraq provoquera de houleux débats à l'ONU et des manifestations à travers le monde, protestant contre les véritables raisons qui seraient d'ordre économique et stratégique (indépendance énergétique vis-à-vis de l'Arabie saoudite notamment) plutôt que pour libérer le peuple iraquien.

    Suites judiciaires

    Aux États-Unis, la seule personne à avoir été jugée jusqu'a présent pour son implication présumée avec les attentats du 11 septembre est le Français Zacarias Moussaoui. Arrêté moins d'un mois avant les attaques, il était accusé par les autorités fédérales américaines d'avoir eu connaissance des attentats à venir mais de n'avoir pas communiqué ses informations. Le 3 mai 2006, au terme de deux mois de procès, il a été reconnu coupable par le jury du tribunal fédéral d'Alexandria en Virginie de six chefs d'accusation de complot en liaison avec les attentats terroristes du 11 septembre et condamné à la prison à perpétuité, sans possibilité de remise de peine.

    Khalid Cheikh Mohammed et Ramzi ben Al-Shaiba soupçonnés d’être les organisateurs des attentats sont en détention à Guantanamo depuis septembre 2006. En mars 2007, ils passent devant une commission militaire chargée de déterminer leur statut [11]. Ils avaient revendiqué l'organisation logistique des attentats en juin 2002 sur un entretien diffusé à la télévision qatarie Al-Jezira,

    Suites économiques

    La plupart des analystes économiques considèrent que les attentats du 11 septembre ont été à l'origine d'un ralentissement économique significatif (ou de l'amplification du freinage important qui avait été amorcé par l'éclatement de la bulle spéculative en l'an 2000).

    L'effet durable sur le monde ne peut pas être encore mesuré pour savoir si ce fut un catalyseur (du sens de l'Histoire) ou un changement. Les médias de masse maintiennent une pression vers l'inquiétude et la paranoïa.

    Selon le « WorldEconomic Report » du Fonds monétaire international de décembre 2001, l'US National Income and Products Accounts évalue les destructions et les dépenses qui leur sont directement liées, après le 11 septembre, à 24,1 milliards de dollars US.

    Près d'une centaine de milliers de New-Yorkais se sont retrouvés au chômage et des milliers d'entreprises (particulièrement dans le secteur tertiaire) ont disparu ou subi des pertes considérables suite à la destruction de ce centre d'affaires, qui était l'un des plus actifs de la planète.

    Les compagnies aériennes mondiales, surtout celles des États-Unis, déjà en difficultés depuis quelques années, ont largement souffert de la chute de fréquentation de leurs lignes et des travaux de sécurité entrepris après ce quadruple détournement, malgré les aides des pouvoirs publics. Les primes d'assurance des immeubles et celle des avions de ligne ont fortement augmenté.

    Révision du système juridique nord-américain

    États-Unis

    L'une des conséquences des attentats du 11 septembre les plus immédiates, mais aussi les plus cachées, fut la « révision en profondeur du système juridique américain ».

    De manière accélérée, l'USA PATRIOT Act fut adopté à la fin du mois d'octobre, conférant des moyens amplifiés d'investigation sur tout le territoire. L'opinion publique était largement demandeuse de mesures accroissant les moyens des enquêteurs; tout ceci se déroulait dans un climat attentiste, auquel venait se surajouter les mesures de sécurité contre les enveloppes de poudre blanche.[12] La validité juridique du Patriot Act, augmentée depuis par l'arsenal du Homeland security, fut confirmée en 2005. En 2006, la licence ainsi obtenue pour les services secrets est toujours objet de débat sur la scène politique et dans l'opinion, puisqu'elle est conçue comme opposée aux droits civiques.

    Comme cela est fréquent aux États-Unis (culture de la leçon apprise, lessons learnt), des pans entiers du droit américain ont été réévalués, non seulement pour ce qui concerne les secteurs de la stratégie militaire et de la sécurité civile, mais aussi celui de l'énergie et de bien d'autres secteurs.

    Canada

    La loi C-36 adoptée en 2001 qui est presque la même de celle adoptée aux États-Unis.

     

     

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    Source: http://fr.wikipedia.org

    Textes ajoutés par Sehrus
    Dernière modification: Samedi 31 Mars 2007

      

    SOURCES : http://www.dark-stories.com/attentat_terroriste_world_trade_center.htm

      

      

     

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