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    Avertissement ;

    Il s'agit d'un fait historique et non l'apologie de la violence.

     

     

     

     

    On a cru tenir Garnier

    L'histoire de la bande à Bonnot, dont peu de gens connaissent les détails, frappe encore les imaginations.

    Quelques anarchistes qui s'étaient constitués en bande, ont commis de nombreux hold-up sanglants en automobile .

    C'est grâce à une collection de journaux de l'époque , qu'un architecte de la Commune de Schaerbeek avait gardé toute sa vie dans son petit bout d'appartement exigu, que nous découvrons certains détails majeurs de cette aventure. 

    En dehors de l'imagerie d'Epinal qui souvent nous a été renvoyée par le temps, associant ce groupe de malfaiteur à toutes les autres idées, souvent fausses que nous avions de cette époque, ils y avaient des hommes qui avaient pris conscience face à l'énormité de la bétise humaine, que les actes qu'ils allaient poser ne pouvaient être que tragiques. Il le furent et nous verrons à travers ces journaux non seulement la suffisance de la police, mais aussi la vindicte populaire dont ils furent aussi les victimes. 

    Le peuple a payé très cher son manque de lucidité, et fut envoyé, "la fleur au fusil" se faire charpiller, dans le début de cette nouvelle aventure que fut la Guerre 14/18.

    En réalité les évènements relatés ici eurent lieu une fraction de seconde avant le déclenchement des hostilités qui vaut au 20e siècle d'avoir été le plus sanglant et le plus monstrueux de l'histoire de l'humanité (comme si ce mot avait encore un sens après cela).

    Callemin dit Raymond-la-Science, Soudy, Monier dit Simentof furent guillotiner , c'étaient encore des gamins. Les survivants pour la plupart furent emprisonnés, cela ne les empêcha pas de suivre leur chemin. Kibaltchiche entre autre qui après les prisons françaises connut aussi les Goulags soviétiques, dont il fut un des premiers dénonciateurs sous le nom de Victor Serge.

    L'affaire de la bande à Bonnot, commença le 21 décembre 1911 avec l'agression d'un encaisseur de banque qui se rendait à la succursale de la Société Générale rue Ordener, à Montmartre, il portait une serviette renfermant des titres et une sacoche contenant de l'argent. 

    Elle trouva son épilogue aux assises de la Seine où comparaissaient les 22 survivants,dont trois, Callemin , Soudy et Monier, furent condamnés à mort et exécutés le 21 avril 1913.

     

    Le Journal / Vendredi 1 mars 1912.

    Les bandits en automobile.

    Les mystérieux voyageurs de la limousine grise cambriolent à coups de revolver une étude de notaire à Pontoise.

    Les misérables abandonnent la voiture à Saint-Ouen après avoir tenté d'y mettre le feu.

    Les exploits des bandits automobilistes se succédant avec une telle rapidité, il est nécessaire de donner un bref résumé des faits qui se sont passés hier et dont on lira plus loin la relation détaillée.
    Voici : A Pontoise, trois bandits qui occupaient la voiture grise dans laquelle se trouvaient les meurtriers de l'agent Garnier sont venus dans la nuit, tenter de cambrioler l'étude d'un notaire. Surpris par l'officier ministériel, celui-ci à tiré sur eux, il ont riposté ; le notaire a été légèrement blessé ; les bandits se sont enfuis dans leur auto.
    - A 6 heures du matin, à saint-Oen, on a trouvé abandonné la fameuse automobile grise de la place du Havre. On a vu trois hommes en descendre ; après y avoir mis le feu, les trois bandits ont disparu.
    - Au Palais, deux témoin, MM.Permans et Tabac, à qui on montait les photographies de Dieudonné et de Boe, arrêtés hier soir aux Batignolles, auraient reconnu Dieudonné pour l'un des deux individus qui assaillirent le garçon payeur Caby, rue Ordener.
    - Deux habitants de Saint-Ouen, qui ont vu descendre de l'automobile grises les trois bandits, ont donné de l'un deux un signalement qui se rapportait à celui de Bonnot, qui le 27novembre dernier, assassina au Châtelet-en-Brie, un autre de ses complices, Platana, lequel se trouvait avec lui dans l'auto 701-S-2 volée à Roanne. Ils auraient reconnu Sorrentino sur la photographie que leur présentait M.Juin.
    - Des témoins du drame de la place du Havre à qui on a présenté la photographie de Bonnot, ont déclaré que l'un des deux chauffeurs de la limousine grise lui ressemblait d'une façon frappante....

     

    Contexte historique


    La bande à Bonnot : la fin d’un bandit.

    Des voleurs vivant avec leur temps

    La France de la Belle Epoque est un pays qui voit s’amplifier l’urbanisation, drainant avec elle les signes de la modernité industrielle. La République, péniblement installée quatre décennies auparavant, voit coexister un monde traditionnel, rural, replié sur lui même, qui va à cheval, et des centres urbains où l’éclairage, l’automobile, les mass media se font de plus en plus présents.
    La « bande à Bonnot », terme journalistique qui traduit mal l’absence de structuration de ce collectif d’anarchistes illégalistes, vogue son bref et intense périple (décembre 1911-mai 1912) entre ces deux rives. Modernes, car utilisant à plein les potentialités des véhicules à moteur et jouant avec la presse, ils renvoient aussi, inversement, aux exploits des bandits de grands chemin d’antan.
    Leur notoriété subite est issue du braquage dit de la rue Ordener, quatre jours avant la Noël 1911. Les bandits s’attaquent à un commis de la Société Générale chargé d’espèces et de titre au porteur, sur qui ils font feu avant de le laisser pour mort et de s’enfuir en voiture, filant sous le nez d’agents de police dépassés par des méthodes aussi expéditives. Dès lors, les actes criminels s’enchaînent : double meurtre d’un rentier et de sa bonne à Thiais (2 janvier), vols de voiture avec violences… Cette cascade de méfaits, perpétrés sans que les forces de l’ordre ne semblent en mesure de s’y opposer, passionne et affole les populations.

     

     Jules Bonnot 

       

    Jules Bonnot naît le 14 Octobre 1876 à Pont-de-Roide, un village du Doubs, à proximité de Montbéliard. A cinq ans il perd sa mère. Plus tard, son frère aîné se suicide en se jetant dans une rivière à la suite d'un amour déçu. Son père ouvrier fondeur, assure seul son éducation. 
    Jules Bonnot 
    Déjà à l’école il se fait remarquer :"il était paresseux, indiscipliné, insolent", dira de lui son instituteur. Jules évolue dans un univers d'analphabétisme. Son père illettré, est affaibli par un travail exténuant et des conditions de vie très difficiles. Le fils n'a guère plus d'espoir que son père d'échapper à cette condition misérable. Très tôt c'est la vie harassante. A quatorze ans, Bonnot commence son apprentissage. Refusant toute contrainte, il est en conflit avec ses patrons successifs. Jules connaît sa première condamnation à 17 ans suite à une bagarre dans un bal. En 1901, il se marie avec une jeune couturière. Un temps employé aux chemins de fer, à Bellegarde, sur la frontière, son engagement anarchiste le fait renvoyer. Son nom est connu de tous les employeurs de la région. Personne ne veut engager un tel agitateur. C'est le chômage, la misère et le désespoir

     L'Exil 

    Le couple part pour Genève. Bonnot trouve une place de mécanicien. Sa compagne met au monde une fille, Émilie. Malheureusement l'enfant meurt quelques jours plus tard. Révolté, Bonnot se lance de plus belle dans la propagande anarchiste. Les Suisses ne tardent pas à l'expulser. Après quelques pérégrinations, il se fixe à Lyon où ses connaissances exceptionnelles de la mécanique lui procurent un emploi chez un constructeur d'automobiles. C'est là qu'il va parfaire son habileté professionnelle et son art diabolique de la conduite qui, dans quelques années, seront mis au service du crime.

    Le 23 Février 1904 naît son deuxième enfant. Cette naissance ne le détourne que peu de temps de la propagande anarchiste. Aux yeux des patrons, il passe pour un meneur dangereux qui, partout, fomente des mécontentements et des grèves. Il quitte alors Lyon pour Saint-Étienne. D'octobre 1905 à Avril 1906, il est mécanicien dans une firme importante de la ville. Un rapport de police le présente comme "très violent et méchant", ajoutant que "les renseignements recueillis sur son compte sont mauvais". Bonnot et sa famille logent chez le secrétaire de son syndicat, Besson, qui ne tarde pas à devenir l'amant de son épouse. Pour éviter la colère de Bonnot, il s'enfuit en Suisse avec sa maîtresse et l'enfant. Bonnot ne les reverra jamais plus. La perte de son emploi est la goutte d’eau qui fait éclater sa révolte.


     L'épopée 

         

    Il rejoint la cohorte des innombrables chômeurs. L'épopée de la bande à Bonnot peut donc commencer. Entre 1906 et 1907 il s'exerce à l'ouverture des coffres forts. Parallèlement, il ouvre deux ateliers de mécaniques à Lyon. Pour ses aventures nocturnes il a besoin d'un bras droit : Platano. En 1910, Bonnot se rend à Londres et entre en qualité de chauffeur au service de Sir Arthur Conan Doyle, le père de Sherlock Holmes. Fin 1910, de retour à Lyon, il met au point sa nouvelle technique. A ce jour, aucun bandit n'a encore songé à introduire l’automobile dans l'arsenal du crime. Mais la police le recherche et il est obligé de partir précipitamment en compagnie de Platano et de cinq complices. Pour des raisons indéterminées Bonnot descend Platano.
    Le 21 Décembre 1911 commence réellement l'épopée de la bande à Bonnot. Ce jour-là quelques illégalistes deviennent les "bandits tragiques". Dans une époque de misère, d'injustice, de luttes sociales sans merci, les premiers criminels en auto vont inscrire en lettres de sang une histoire qui tiendra en haleine une France apeurée devant tant d'audace et désespérée par l'échec de la police.
    Ce 21 Décembre 1911 vers 9h du matin, Bonnot, Garnier, Callemin et un quatrième homme décident de s'attaquer au garçon de recette de la Société Générale rue Ordener à Paris. C'est la première fois qu'une voiture est utilisée lors d'un braquage. Le butin est plutôt maigre des titres et seulement 5000 francs en espèce. Le garçon de recette, lui, est gravement blessé. Le lendemain les journaux se déchaînent sur la bande. Après avoir abandonné leur automobile à Dieppe, ils reviennent à Paris, traqués par la police démunie devant la rapidité et la mécanique de leurs automobiles. Bonnot et sa bande ne savent que faire, ils errent, traqués, dans la ville, sans évasion possible, prêts à se faire tuer n'importe où. Par solidarité, pour partager cette amère joie du risque mortel, d'autres se joignent à eux: René Valet et Soudy
    25 Mars 1912, attaque de la Société Générale à Paris 

     

     
    A la veille de Noël Garnier et Callemin trouvent refuge chez Kibaltchiche (Victor Serge) et Rirette Maitrejean deux anarchistes. Quelques jours après leur départ Kibaltchiche et Rirette sont arrêtés. Tous deux refusent de livrer Garnier et Callemin.
       
    Type de voiture que la bande à Bonnot utilise 

     
    La bande ne reste pas inactive. En France et en Belgique, ils tentent avec plus ou moins de succès un certain nombre de "coups". Deux armureries sont pillées à Paris. A Gand, ils volent la voiture d'un médecin. Dans la même ville, le 25 Janvier, le vol d'une seconde voiture tourne moins bien. Ils sont surpris par un chauffeur qui est assommé à coups de clé anglaise. Un agent de police les interpelle. Callemin l'abat.  C'est autour d'un certain Eugène Dieudonné de se faire arrêter. C'est un anarchiste et Caby le garçon de recette de la Société Générale le reconnaît comme son agresseur. Dieudonné nie sa participation au hold-up de la rue Ordener.
    Dans la nuit du 2 au 3 Janvier 1912 à Thiais, deux vieillards sont assassinés. Puis le 27 Février à Paris à la suite d'une banale altercation un policier est abattu. Le 29 Février le trio tragique abat un boulanger lors d'une tentative de cambriolage d'un pavillon.
    Pour les illégalistes, traqués, affamés, sans secours, devant qui toutes les portes se ferment, la lutte terrible engagée contre la société ne peut que se terminer par leur mort.

     L'ultime coup 

         

     
    Leurs photos s'étalent dans les journaux. Les têtes sont mises à prix. Bonnot se devait d'organiser un coup de force inouï. Après avoir volé une voiture sur la route de Melun et avoir blessé gravement ses passagers, ils se dirigent vers Chantilly et notamment la banque de la Société Générale. Garnier, Valet Callemin entrent dans la banque revolver au point. Soudy fait le guet à l'entrée. Le bilan est de deux morts pour 50 000 frs. (7600€)
    Deux cents inspecteurs de police se mettent en campagne. La banque offre une prime de cent mille francs (15 000€) à quiconque permettra la capture des bandits.
    Pendant toute une semaine, la bande à Bonnot tient la une de tous les quotidiens, avec des pages entières de photos où se retrouvent pêle-mêle les morts, les blessés et les témoins. Soudy se fait arrêter à Berck-sur-mer le 30 Mars 1912. Le 7 Avril, c’est au tour de Raymond Callemin. Le 24 Avril un dénommé Monier est arrêté, il a participé aux affaires de Montgeron et de Chantilly.Pendant ce temps Bonnot loge dans un appartement à l'insu de son propriétaire, absent. Fin Avril Jouin le sous-chef de la sécurité repère Bonnot et se fait tuer en tentant de l'arrêter. Mais le fugitif est blessé au bras. Après l'assassinat de Jouin, Bonnot redouble de prudence. Il arrive ainsi à Paris sans histoire. Chaque soir, il cherche d'un nouvel abri. Personne ne doute de sa prochaine arrestation. La décision de le tuer rallie tous les suffrages. Jamais la police, encouragée par le gouvernement, ne pense un seul instant le prendre vivant. Bonnot court toujours. Sa piste semble perdue lorsqu'un pharmacien de Choisy-le-roi déclare qu'il a donné des soins à un homme blessé à la main et dont le signalement correspond à celui du fuyard. Bonnot trouve refuge chez un autre anarchiste : Dubois.
             
    Jules Bonnot tue le commissaire Jouin, Le petit journal (5 Mai 1912) 
     

     L'état de siège 

     

    Le Dimanche 28 Avril une quinzaine d'inspecteurs cernent le pavillon de Dubois. Ce dernier qui était dans le garage leur tire dessus avant de se faire abattre.  Bonnot se barricade et blesse un inspecteur. La fusillade est suffisamment soutenue pour tenir les policiers en respect et les obliger à se mettre à l'abri. Ils pensent que Bonnot n'est pas seul. Le siège commence. La fusillade a réveillé toute la localité. De Choisy, d'Alfortville, de Thiais et même de plus loin, arrivent des hommes armés de carabines, de fusils de chasse. Cinq cents hommes armés sont là disséminés dans les haies. Le maire de Choisy et le préfet Lépine arrivent bers 9h suivis peu de temps après par deux compagnies de la Garde républicaine.
    De toute la banlieue, de Paris on continue à affluer vers Choisy. Le spectacle est attendu : 20 000 personnes accourent en train, en fiacre, en auto ou à pieds. L’ordre est donné d'acheminer l'entier régiment d'artillerie stationné à Vincennes. On demande également une mitrailleuse lourde. Un cordon de tirailleurs cerne maintenant la maison.
    Midi. Il y a maintenant près de trente mille personnes autour du pavillon. Le siège dure des heures, la fusillade ne connaît aucun répit. Tous les assiégeants pensent jouer un rôle historique. Ils sont persuadés qu'ils ont à venger les crimes de Bonnot. On boit, on parle, on s'interpelle, on rit même, se sachant hors de portée des balles. La décision est prise de dynamiter le repaire. Bonnot se sait perdu. Il rampe jusqu'à la table, prend plusieurs feuilles et rédige une sorte de testament. Le siège se fait plus pressant. Le pavillon est dynamité..
    Des débris de pierres et de terre frappent Bonnot. Il se réfugie entre deux matelas. Il saigne abondamment. Une nouvelle fois le pavillon est dynamité. Les policiers décident d'entrer. Après avoir traversé la première pièce, ils trouvent Jules Bonnot luttant contre le dégoût, le chagrin et la fatigue, il s'écrie:"salauds". Atteint de six balles Il a encore la force de tirer trois coups mais. Il est transporté à l'Hôtel-dieu où il rejoint à la morgue Dubois. Pendant ce temps, la police parade et une vente aux enchères se tient sur l'emplacement du pavillon

     La fin de la bande à Bonnot 

    Les bandits tragiques devant les Assises de la Seine.

     

     

     
    Il reste deux membres de la bande à Bonnot en liberté : Garnier et Valet. Ils logent dans un pavillon de banlieue à Nogent-sur-Marne. Le 14 Mai la sûreté les à repéré. Pour éviter la mascarade de Choisy tout a été fixé et préparé dans le plus grand secret. Ce sera pire. Le pavillon est cerné et les inspecteurs de la sûreté entre dans le jardin ou ils sont accueillis a coups de pistolets. Le siège le plus fou de toutes les annales de la criminalité va commencer. Pour tuer Garnier et Valet, il faudra neuf heures de fusillades nourries, des centaines de policiers, un bataillon de zouaves sur le pied de guerre. Sans parler de plusieurs mitrailleuses lourdes mises en batteries. Durant la fusillade plusieurs inspecteurs de police sont touchés.
     
    Un nouveau bataillon de zouaves, soit trois cents hommes, arrive au pas de gymnastique. Ils sont salués par les ovations de la foule de plus en plus dense. Deux cents gendarmes, munis de leurs carabine, se placent en embuscade. Le pavillon est dynamité, la toiture s'est envolé mais les deux hommes sont toujours là. La nuit est tombé maintenant. A minuit quarante mille personnes au moins se massent aux abords du pavillon.  Deux compagnies de zouaves supplémentaires sont dépêchées.  On tente de dynamité le pavillon une nouvelle fois sans succès. Valet et Garnier se déchaînent et un inspecteur est de nouveau tué. La troupe arrête le feu peu de temps après, faute de munitions. Le ministre de l'intérieur arrive sur les lieux. Après avoir éventré le pavillon à la dynamite, les policiers tentent une approche. Tout à coup, c'est la débandade. Garnier et Valet les mitraillent à bout portant.
    La fusillade a fait deux blessés. Enfin, sonne le "cessez-le-feu". Ce sera le dernier.. Soldats, policiers, pêle-mêle, se lancent à l'assaut. La bousculade est générale. Ils arrivent enfin dans la pièce ou sont retranchés les deux hors-la-loi. Le spectacle est hideux. Du sang, partout. Sur le plancher, sur les murs. Des douilles de balles par centaines. Il est deux heures du matin. Garnier et Valet tentent une dernière fois de tirer puis sont abattus.
    3h, tout est terminé. Le siège a duré plus de neuf heures. Cent mille personnes se précipiteront sur les lieux du drames. Le lendemain, les corps sont jetés dans la fosse commune du cimetière de Bagneux.

     

    Les principaux compagnons de Jules Bonnot :

    Callemin Raymond (1890-1913), dit Raymond la science. Il est exécuté le 21 avril 1913, devant la prison de la Santé avec Soudy et Monier.
    Carouy Edouard (1883-1913), dit Leblanc. Condamné aux travaux forcés à perpetuité, il se suicidera en prison.
    Dieudonné Eugène (1884-1944) Il est condamné à mort le 28 février 1913 mais, disculpé par ses complices sa peine fut finalement commuée en travaux forcés à perpétuité. Il parviendra à s’évader du bagne à la troisième tentative, le 6 décembre 1926. Gracié il sera de retour à Paris et mourra le 21 août 1944.
    Maitrejean Rirette (1887-1968), née Anna Estorges. Compagne de Victor Serge, elle est acquittée alors que son compagnon sera emprisonné pour avoir caché Garnier et Callemin. Elle meurt en juin 1968 sans jamais l'avoir revu.
    Metge Marius Paul (1890-1933). Condamné aux travaux forcés à perpetuité le 27 Février 1913, il sera finalement libéré du bagne en 1931. 2 ans plus tard, il mourra d'une fièvre.
    Monier Antoine (Etienne) (1889-1913), dit Simentof. Condamné à mort avec Callemin et Soudy, il sera guillotiné le 21 Avril 1913.
    Serge Victor (Kibalchine) (1890-1947) est condamné à 8 ans de prison. Il quitte l'Europe en 1940 pour Mexico où il meurt dans la pauvreté.
    Soudy André (1892-1913) est guilotiné avec Callemin et Monier le 21 Avril 1913.



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