• la FLEUR de LYS

    Fichier:Blason pays fr FranceAncien.svg

      

      

    FLEUR DE LYS

     

    La fleur de lys est le symbole royal par excellence. Dès l'époque carolingienne, elle ornait le sceptre des rois. On la trouve représentée sur les sceaux royaux, les monnaies, le manteau royal, dans la main du roi, sur son sceptre, sur la couronne et en de nombreux endroits. Les fleurs de lys apparaissent dans les armes des rois de France, d'abord en semis, puis réduites au nombre symbolique de trois sous Charles V. Ce symbole reste intimement lié à la royauté française.

     

    La fleur de lys serait un ancien symbole des

    Francs, qui étaient originaires de Flandre où l'iris Faux-Acore ou iris jaune (Iris pseudacorus L.) poussait en abondance sur les rives de la Lys. Le Seigneur d'Armentières en fit le motif de son blason. Lors de l'annexion de son fief par le roi de France, celui-ci décida à son tour de l'ajouter à son propre blason. Ainsi naquit la « fleur de Lys »... qui n'est pas un lys[3]! Un emploi du semis de lys attesté se trouve sur un sceau du prince Louis, futur Louis VIII, en 1211. Semis qui est remplacé en 1375 par trois fleurs de lys, Elle est couramment représentée sous une forme stylisée, jaune sur fond bleu : d'azur semé de lys d'or ou d'azur à trois lys d'or pour la version «moderne».

    Pierre-Barthélemy Gheusi (op. cité ci-dessous) donne à la fleur de lys une origine plus guerrière que botanique : ce serait un embout de javelot gaulois (ou encore l'Angon des Francs) avec pointe et crochets (voir l'analogie de forme avec ce sceptre fleurdelisé du blason de Trieste - blasonné « Hallebarde » - et qui serait la lance de Saint Serge selon Neubecker, Le grand livre de l'héraldique ).

    Quant au nom, Gheusi l'attribue à Louis VII de France, roi des Francs de 1137 à 1180, le premier qui puisse avec certitude être cité comme ayant porté et arboré « Fleurdelys » phonétiquement, sinon identique, en tout cas très proche de «Flor de Loys» (Fleur du Roi Louis).

    On prêtait surtout à Clovis un blason à trois crapauds (ou grenouilles)[4]. Si le blason moderne des rois de France doit quelque chose à celui de Clovis, c'est le nombre 3 : on peut voir dans la réduction de 1375 du semi de lys à trois lys une tentative d'enraciner plus profondément une dynastie, en jouant sur une ambiguïté de forme (de bonne foi ou non… voir ci-dessous l'hypothèse de la « dérive » graphique…).

    Parmi les hypothèses donnant à la fleur de lys des origines religieuses, citons cette légende rapportée par Pernette Rickli-Gros et Béatrice Obergfell dans un ouvrage daté de 2007 intitulé Genève et ses mystères - Flâneries insolites dans l'histoire : dans l'ancienne forêt de Saint-Germain-en-Laye, près du château de Montjoie où la tradition a fait séjourner le couple royal, vivait près d'une fontaine un ermite que la très chrétienne reine Clotilde avait l'habitude de venir consulter. Un jour qu'elle était en prière avec le saint homme, un ange leur serait apparu et lui aurait demandé de remplacer l'écusson de son mari portant trois croissants ou trois crapauds par trois fleurs de lys qui brillaient d'une couleur d'or sur la plaine de l'actuel Joye-en-Val.

     

     

     

    La fleur de lys est constituée de :

     

    • Trois pétales, un central, droit, accompagné de chaque côté d'un petale plus court et courbé vers l'extérieur.Une barrette horizontale (ou « traverse », parfois « douille »), à blasonner si d'une couleur différente.
      • Les trois pétales sont le plus souvent directement accolés à leur base, mais pas nécessairement. Cette caractéristique n'est pas significative et ne se blasonne pas.
      • Les pétales sont parfois nervurés d'un trait, plus rarement d'une couleur différente - ce qui dans ce dernier cas doit se blasonner.
    • d'un pied, formé par le prolongement des pétales ou par une seule pièce trilobe. Ce pied peut être absent, la fleur de lis est alors dite « coupée » ou « au pied nourri » (ou simplement « nourrie »).

     

    La fleur de lis peut être enrichie de quelques accessoire et produire des variantes sans que soit modifiée sa nature fondamentale. (voir quelques exemples ci dessous). 

     

    Différentes représentations

    Suivant les époques et les modes, la fleur de lys (comme pratiquement tous les autres meubles héraldiques) s'est vue figurée - et parfois défigurée - selon une très grande variété de styles, des plus simples silhouettes jusqu'aux représentations détaillées, en passant par des figures surchargées, peu compatibles avec la nature de l'héraldique, qui ne manipule que des symboles. Même certaines villes ont adopté leur propre style de fleur de lys. Voici quelques exemples:

     

    « ROYAUTE, Excellence, Loyauté.La prostitution, paysage de la Monarchie de juillet (article de Didier Nourrisson) »
    Delicious Yahoo!

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires

    Vous devez être connecté pour commenter