• La vie des femmes au moyen-âge ( 1 )

    Histoire des femmes au moyen-âge

     

    Les femmes au Moyen Age

      
      



      


    Histoire des femmes au moyen-âge
       



    "Que ce soit à travers le "jeu" de la courtoisie ou le mariage, la femme du Moyen-Âge demeure un objet. Investigatrice du péché originel, on soupçonne la femme de porter l'hérésie, de porter le maléfice, le poison. Le sexe féminin est considéré impétueux, incapable d'assouvissement et dévorant. Les chevaliers n'ont qu'un seul remède pour vaincre ces corrompues et corruptrices (Ève) : le mariage. En effet, ce dernier désarme totalement la femme en la rendant mère. Pour elle, une grossesse n'attend pas l'autre, et ce, avec une chance sur deux d'en mourir. Ceci favorise... la polygamie."

    Chaucer


    "Si les femmes n'étaient pas bonnes et leurs conseils inutiles, Dieu ne les aurait jamais consacrées comme l'aide de l'homme mais plutôt comme la cause du mal..."

    Charte d'Aardenburg

    Les relations homme-femme

    Les canons de la femme

    À partir du XIIième siècle, la femme idéale doit être élancée, avec la taille mince, les jambes longues, la poitrine haute et petite (les gros seins sont bannis: les femmes qui ont une trop forte poitrine doivent la bander). Cette silhouette évolue ensuite pour prendre la forme incurvée d'un S: la tête légèrement inclinée vers l'avant, la poitrine effacée, le ventre et les hanches projetés vers l'avant.

    Le mariage

    Le modèle du mariage chrétien, basé sur une relation monogamique indissoluble, est une invention médiévale qui date du treizième siècle. Il s'agit en théorie d'un mariage unique, avec consentement des deux personnes et sans possibilité de divorce. Cependant, la théorie fut bien souvent différente de la réalité. Ainsi, ce sont les familles (parents) qui unissent les enfants, et ce, dès l'âge de douze ans pour les femmes et de quatorze ans pour les hommes. Les jeunes couples se mariant sans le consentement des parents courent le risque d'être déshérités. Autant du côté des classes "inférieures" que du côté des classes "élevées", le choix des parents dicte les liens matrimoniaux.
    Il faut cependant faire une distinction entre les différentes classes sociales, le mariage est un moyen de renforcer des aliances pour la noblesse, un moyen d'assurer et renforcer le capital pour la bourgeoisie, et dans ces milieux le mariage est souvent/parfois un arrangement entre famille. Chez le peuple point de ces soucis et le mariage d'amour y est plus fréquent.

    Chez les classes 'élevées", le mariage des filles est un instrument d'alliance et d'implantation, si bien qu'il se négocie ou pire, qu'il s'impose par le rapt, forçant ainsi la famille de la jeune femme à accepter l'union.

    De plus, le mariage n'est pas si "indissoluble" en réalité qu'en théorie. Ainsi, il est fréquent que les hommes de noblesse aient des concubines qui donnent parfois naissance à ce que l'on appellera au onzième siècle des bâtards. Si l'épouse est incapable de donner naissance à un héritier, ces bâtards peuvent parfois hériter de leur père. L'épouse en question, stérile ou ne donnant naissance qu'à des filles, peut aussi être répudiée par son mari, ce dernier voulant s'assurer une descendance. C'est ce que fit notamment le roi Lothaire II en 855.

    Le corps et la maternité

    Si ne pas être en mesure d'avoir des enfants met l'avenir de son mariage en danger, en revanche, accoucher, au Moyen Âge, à cause du manque d'hygiène et du peu de moyens dont disposent les sages-femmes, est risqué. On n'autorise les césariennes que sur les femmes décédées, ce qui fait que bien des femmes meurent en couches. De plus, comme on ne peut déceler les grossesses très tôt, les femmes désirant se faire avorter courent le risque d'y rester.

    Le Moyen Âge se résume donc en gros par un taux de mortalité en couches assez élevé et l'infanticide ainsi que l'abandon des enfants comme étant les deux méthodes les plus répandues pour se défaire des enfants non désirés.

    La prostitution La vie des femmes au moyen-âge ( 1 )

    On dit souvent que la prostitution est le plus vieux métier du monde. Que cette affirmation soit vraie ou non, il reste qu'au Moyen Âge, ce métier existe. D'ailleurs, pendant un certain temps, au Moyen Âge, l'Église contrôle la prostitution qui est chose légale. Cependant, il est interdit aux femmes mariées, aux religieuses et aux enfants de s'y livrer. De plus, les femmes doivent être de l'extérieur de la ville afin d'éviter l'inceste. Habituellement, les prostituées sont des servantes, des filles rejetées par leur famille après un viol ou une grossesse clandestine et celles qui n'ont pu se trouver du travail. On ne peut généraliser quant au traitement des prostituées au Moyen Âge, car la situation a varié d'un siècle à l'autre. Par contre, une chose est certaine, le 11ème et le 13ième siècle furent des époques où l'on fit beaucoup pour le relèvement des prostituées. L'Église considère alors ces femmes non comme des "filles perdues", mais comme des "brebis égarées". Elle les autorise à former une corporation avec tous les privilèges qui y sont attachés. Le pape Innocent III, dans une bulle de 1198, promet même la rémission des péchés aux hommes qui épouseraient une fille de joie...

    Le viol

    Mais la prostitution ne suffit pas, au Moyen Âge tout comme aujourd'hui, à contrôler les "menaces" pesant sur les jeunes filles et les femmes mariées. En effet, parmi les crimes commis au Moyen Âge, il y a le viol. La personne ayant commis un tel acte est punie, mais elle ne l'est pas toujours de la même manière. En effet, si la victime est une religieuse, une femme mariée ou une vierge, l'agresseur peut être pendu pour ce qu'il a fait. Cependant, s'il s'agit d'une femme d'une humble condition (une servante par exemple), il s'agit alors de verser à la victime ou à sa famille une indemnité. La punition est donc tributaire du statut social de la femme.

    La vie professionnelle de la femme

    Les femmes, au Moyen Âge, participent activement à la vie économique. En ville, elles travaillent notamment dans le commerce, dans le secteur du textile et en alimentation. D'ailleurs, dans le petit commerce d'alimentation, les femmes sont majoritaires. Aussi, les industries qui apparaissent comme le prolongement d'activités domestiques leur sont plus ou moins réservées: la boulangerie, la fabrication de la bière (en Angleterre, les femmes ont le monopole de la bière et de l"industrie laitière).

    En campagne, elles aident également leurs époux notamment en aidant à faire la moisson et la fenaison.

    Lingères, bonnetières, couturières, tavernières, blanchisseuses sont donc des métiers que les femmes du Moyen Âge ont occupés, mais il ne faut pas pour autant croire qu'elles étaient considérées égales aux hommes. En effet, les salaires féminins sont, dès cette époque, très inférieurs à ceux des hommes; le travail à domicile, qu'aucune organisation professionnelle ne défend, accuse des rémunérations particulièrement basses, tant à la ville qu'à la campagne.

    Femmes célèbres

    Les femmes du Moyen Âge ont su se tailler une place dans le marché du travail, mais ont également su, dans certains cas, se tailler une place dans les écrits de nos manuels d'histoire. Parmi les femmes qui se distinguent au Moyen Âge, il y a:

    Like a Star @ heaven Hildegarde de Bingen , auteure et compositeure (abbesse)

    Like a Star @ heaven Margery Kempe, auteur

    Like a Star @ heaven Aliénor d'Aquitaine, comtesse de Poitou, appelée "reine des troubadours", pivot de la civilisation courtoise du 12ème siècle et initiatrice des cours d'amour

    Like a Star @ heaven Jeanne d'Arc, célèbre héroïne française canonisée en 1920

    Like a Star @ heaven Anne Comnène, princesse byzantine qui se fait historienne du règne de son père, Alexis premier.

    Like a Star @ heaven Marie de France, écrivain francophone connue (12ème siècle)

    Like a Star @ heaven Dhuoda, écrivain qui laissa un livre d'éducation pour son fils (9ème siècle)

    Like a Star @ heaven Christine de Pisan, écrivain italienne qui prend la défense des personnes de sexe féminin dans sa "Cité des Femmes", son "Trésor des Dames" et son "Épître au dieu Amour". Elle réclame notamment l'instruction pour les femmes: "Si la coutume était de mettre les petites filles à l'école et leur faire apprendre des sciences comme l'on fait aux garçons, elles apprendraient aussi bien et par aventure plus". Elle inaugure également le temps des protestations féminines.

    Like a Star @ heaven Héloïse, élève d'Abélard qu'elle épousa secrètement. Séparée de lui, elle entre au couvent et devient abbesse. C'est alors qu'elle établit une correspondance avec Abélard, correspondance dont se dégagent à la fois la passion et la scolastique (enseignement théologique et philosophique).

    Les droits

    Les femmes du petit peuple et les bourgeoises jouissent d'un assez grande liberté. Majeures à douze ans, elles sont libres de gérer leurs biens, de se marier, de voter même !
    Bien des métiers leur sont accessibles.

    Pour la femme noble, il en va tout autrement.
    Dans l'univers violent, agressif, essentiellement viril des châteaux, elle ne compte guère. Son sort est lié à la terre, seule garantie du pouvoir. Ainsi est-elle une monnaie d'échange pour les seigneurs qui désirent accroître leurs biens et assurer une descendance.
    Les fillettes sont promises parfois dès leur naissance à des hommes souvent bien plus âgées qu'elles. Leur rôle est pourtant non négligeable puisqu'en l'absence de leur époux qui, lorsqu'il n'est pas en guerre, s'adonne à la chasse, c'est à elles de gérer et d'administrer leurs biens.

    Du désir à la fin'amor
    Impossible de parler du Moyen Age sans parler de l'amour, cette fin'amor qui nous est parvenue grâce à la poésie des troubadours. Hommes, femmes, ils ont écrit des chansons amoureuses, satiriques ou burlesques.

    Le petit nombre des poèmes féminins qui nous sont parvenus est en fait lié au problème général des troubadours. Seulement un dixième des mélodies est conservé. Cela s'explique par le fait que, longtemps véhiculée oralement, la poésie n'a été consigné par écrit que beaucoup plus tard.

    Les femmes troubadours étaient des dames de la haute société, elles jouaient le même jeu poétique que les hommes, en inversant les rôles. Si on ne peut parler de libération de la femme à cette époque, on peut cependant constater qu'elles étaient capables de jouer avec le code érotico-poétique masculin d'une façon remarquable.


    La poésie des troubadours essaime un peu partout dans l'Europe médiévale. Au XIVème siècle, l'Inquisition, installée à Toulouse, signa sa fin. Elle obligea les troubadours à ne chanter leur dame - ou damoiseau - que pour l'épouser. C'était anéantir tout un mouvement de libération.


    Une femme de pouvoir
    Au Moyen Age, sans difficulté, le femme pouvait être reine. Ainsi voit-on une Aliènor diriger d'abord en France, puis en Angleterre. Là-bas, une de ses décisions a été d'unifier les mesures.


    Que le seigneur s'absente (croisades) ou meure, les femmes gouvernent. On voit ainsi des domaines comme celui de Champagne dirigé pendant un demi siècle par une femme. Jeanne et Marie de Constantinople , deux soeurs, ont dirigé la Flandre et le Hainaut pendant de très longues années.


    On ne déniait alors à la femme le pouvoir politique, et les résultats étaient excellents.


    La transmission du savoir
    Dès le haut Moyen Age et encore au XIIéme siècle, les femmes ont joué un rôle majeur dans la transmission des connaissances. On a pu remarquer que, dans les monastères de femmes, la culture était plus poussée que dans les monastères d'hommes. Notre plus ancienne encyclopédie a été composée en Alsace, au XIIème siécle par une femme, une moniale, Herrade de Landsberg, l'abbesse du Mont-Sion. Elle a aussi écrit les deux seuls ouvrages de médecine et de sciences naturelles alors composés en occident.


    Il ne faut pas oublier Dhuoda de Septimanie qui vivait à l'époque de Charlemagne et qui a composé un Manuel pour mon fils, notre premier traité d'éducation.


    A noter aussi, ce qu'on ignore généralement, que c'est la reine Bathilde qui a complètement aboli l'esclavage, vers l'an 650, en interdisant les marchés d'esclaves qui avaient lieu dans son royaume de Neustrie, le nord de la France.


    Le temps de l'exclusion de la femme
    Quand l'Université de Paris est fondée au début du XIIIéme siècle, la femme est écartée du savoir dont les clercs se réservent le monopole. Ils en interdisent l'accès aux femmes, aux Ordres mineurs, aux Ordres mendiants. Thomas d'Aquin est expulsé de l'université pendant deux ans. En 1314, Philippe le Bel limite la succession au trône par les femmes. En 1593, un arrêt du Parlement de Paris interdit à la femme toute fonction dans l'État. A partir du XVIIIème siècle, la reine n'est plus couronnée, elle est seulement l'épouse du roi.


    Les Abbesses

    Les monastères fondés par les religieuses anglo-saxonnes comptent parmi les premières communautés.

    L'abbaye de Fontevrault fondée en 1101 par l'ermite Robert d'Arbrissel pour ses disciples hommes et femmes présente l'originalité d'être placée sous l'autorité de l'Abbesse.

    Naissance du Faubourg St Antoine à Paris et des corporations : sous Louis XI, Jeanne IV, abbesse de St Antoine des Champs protège ses ouvriers sur lesquels elle exerce ses droits de haute et basse justice. Ces derniers cessaient ainsi d'être sous la coupe des jurandes parisiennes (jurés élus ou tirés au sort ayant pour charge de faire respecter les normes de fabrication et les procédures de vente, de contrôler l'exercice de la concurrence et d'arbitrer les litiges professionnels : des règles rigides et contraignantes). Le Roi signe une ordonnance qui reconnaît aux métiers le droit de s'exercer librement sous le contrôle de l'abbesse.

    Les célibataires :

    Les femmes seules et sans aide se retrouvent très vite à la limite de la pauvreté. Les mères célibataires ou les veuves dans la misère qui avaient des enfants à nourrir n'hésitent pas à mendier ou voler. La prostitution est le recours de nombre d'entre elles et la source de revenus pour les tenanciers de « maisons communes » ou « maison de filles ». Elle s'emplifie en France au cours de la Guerre de Cent ans.
    La société et tous les Papes de la chrétienté conscients de l'assistance à porter à cette situation crée des communautés de filles repenties, tel l'ordre de « Marie-Madeleine » fondé au XIIIème siècle.

    Les monastère offrant des « refuge » pour les femmes seules issues de la noblesse s'ouvre aussi aux autres catégories sociales et font apparaître un nombre considérable de couvents féminins chez les cisterciens, les dominicains, et les franciscains. La première fondation est une maison dominicaine dans le sud-ouest de la France le Couvent de Prouille.

    Dans les monastères, les femmes savent lire et chanter, copier des manuscrits et les enluminer, filent, tissent et brodent des motifs qu'elles ont conçus.

    Des communautés de « béguines » se trouvent dans toute l'Europe. Elles offrent aux couches les plus pauvres le logement, l'éducation, le travail notamment dans le textile, dans les hôpitaux en tant que personnel soignant. D'après le statut des béguines de Strasbourg, seules sont acceptées des femmes de bonnes mœurs et des vierges. Au bout de deux mois si cette vie leur convient elles revêtent l'habit gris, prononcent des vœux de chasteté et doivent se conformer aux règles strictes de la communauté.

    Les conditions du travail féminin :

    Les connaissances sont surtout dues à des recherches effectuées par des historiens et des historiennes américains et allemands en Europe du Centre et de l'Ouest. Elles restent mal connues concernant l'espace méditerranéen.

    L'intensification de la spécialisation du travail s'applique aux hommes et aux femmes. Elle est fondée sur le couple marié qui travaille en commun, et sur toutes les formes de travail salarié qui s'y rattachent. A l'intérieur de l'entreprise familiale se forme le noyau de la nouvelle organisation de l'activité économique autonome, artisanale, marchande ou paysanne.

    Le souci était de se procurer un revenu familial maximal. Il était à peine suffisant dans les couches moyennes et inférieures. En dehors des tâches ménagères, les femmes participaient à la fabrication du textile ou à la production de denrées alimentaires destinées à être vendues.

    A la fin du Moyen-Age, une hostilité croissante envers les femmes conduit semble-t-il à l'exclusion des femmes de la vie professionnelle : la femme vertueuse doit se consacrer à ses enfants et à son mari selon l'idéologie bourgeoise.
    On observe une diminution de la participation féminine mais les besoins économiques sont tels qu'on les retrouvera encore dans de nombreux domaines des activités.

    1. Les Bourgeoises.

    La bourgeoisie a son origine dans la renaissance du commerce en Occident, de l'expansion des villes, du mouvement communal. C'est l'époque des Croisades, de l'accroissement de la population, du défrichage des terres vierges. Pendant 300 ans, de la fin du Xème à la fin du XIIIème, les villes seront animées par le grand commerce à forme itinérante et par des foires périodiques. Beaucoup de cités seront le théâtre de luttes à caractère social : une scission s'opère entre riches et pauvres. Le terme « bourgeois » implique dès lors une certaine aisance et la possession de droits ou de biens meubles sur le territoire de la cité. Le commerce étant source de litiges donne l'occasion de redécouvrir le droit romain. Nombre de jurés deviennent conseillers (tel Nogaret, conseiller de Philippe le Bel).

    De la fin du XIIIème à la fin du XIVème siècle une époque de catastrophes et de conflits répandent la ruine (la Peste Noire (1348), la Guerre de Cent Ans qui ensanglante le pays). Une crise économique, la fureur religieuse, la remise en cause des valeurs culturelles, des révoltes paysannes et l'agitation dans les villes vont révéler la puissance de la grande bourgeoisie.

    Le commerce :
    Dans les villes de nombreuses femmes s'adonnent au petit commerce de marchandises qu'elles fabriquent elles-mêmes, qu'elles achètent et revendent. Ce sont les mercatrices, les boutiquières, les revendeuses. Des femmes pratiquaient aussi le grand commerce. Elles étaient organisées en guildes ou en corporation dans l'artisanat et pouvaient léguer de grosses sommes par testament.

    L'artisanat :
    On rencontre des femmes indépendantes ou salariées dans tous les domaines d'activités non réglementées ou dans les corporations. Outre les métiers du textile ou de l'alimentation on trouve des femmes dans des métiers masculins tels la métallurgie et le bâtiment où la main-d'œuvre féminine journalière est bien moins chère.

    L'éducation :
    Paris dispose à la fin du XIIIème siècle du nombre considérable de 21 maîtresses d'écoles placées à la tête d'écoles élémentaires de jeunes-filles. Les enfants des couches supérieures reçoivent l'enseignement de percepteurs dans la maison de leurs parents.

    La médecine :
    Les femmes occupaient également une place importante dans le domaine de la médecine et de la gynécologie (l'interdit fait aux hommes d'entreprendre un examen médical d'une personne du sexe féminin, l'obstétrique était réservée aux femmes). Ces sages-femmes avaient des privilèges pouvaient être assermentées et recevoir un salaire par la municipalité dans de grandes villes. On ne sait pas combien il pouvait y avoir de guérisseuses ou de barbières-chirurgiennes.

    2. Les paysannes

    La majorité des femmes exerçent leur activité dans le domaine de l'agriculture, bien que les possibilités de travail salarié soit nettement plus réduit. Charlemagne se penche attentivement sur le rôle primordial des paysannes. Il ordonne que les lieux où besognent les femmes soienentourés de boiserie, munis d'une porte solide, chauffés par des poêles et équipés de celliers où elles pourront conserver les produits qu'elles fabriquent. L'intensification de la culture des céréales, des « plantes industrielles » telles le lin, la garance et le chanvre indispensables à la production textile urbaine, la viticulture (pour laquelle homme et femmes recevaient le même salaire), l'élevage, etc, exige une main d'œuvre saisonnière et libre.

    Dans le couple qui possède sa terre, les femmes s'efforcent d'apporter un revenu complémentaire en fabricant le beurre, le lait, le fromage, les œufs, le petit bétail ainsi que les fruits, légumes, baies et occasionnellement, du linge de toile, du savon ou de la moutarde.


     

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    *A l'époque des dieux de la mythologie, des seigneurs de la guerre et des rois de légende, un pays en plein désordre demandait un héros. Alors survint Eowylia, une prestigieuse princesse, issue du cœur des batailles. Combats, passion, danger. Par son courage, Eowylia changera la face du monde...*
     
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