• Le DAUPHIN LOUIS, Fils de LOUIS XV

     

     

     

     

    Le dauphin Louis (1729-65), fils de Louis XV, père de Louis XVI, Louis XVIII, et Charles X, par François-Hubert Drouais (Madrid, Prado)
      
    Louis Ferdinand de France, dauphin de France (né le 4 septembre 1729 au château de Versailles – mort le 20 décembre 1765 au château de Fontainebleau) est l'aîné des fils du roi Louis XV de France et de Navarre, et de son épouse Marie Leszczyńska.
    Il est le père de trois rois de France.
      
     
    Son frère cadet, Philippe de France, duc d'Anjou meurt dès 1733 à l'âge de 3 ans, suivi la même année par leur sœur aînée Louise-Marie, 5 ans. Le dauphin a également sept autres sœurs : Louise-Elisabeth et Henriette-Anne, jumelles nées en 1727, Adélaïde (née en 1732), Victoire (1733), Sophie-Philippine (1734), Thérèse-Félicité (1736) morte à Fontevrault en 1744, Louise-Marie (née en 1737). Seule l'aînée de ses sœurs (Louise-Elisabeth dite Elisabeth) se mariera, les autres resteront à la cour auprès de leurs mère et frère (les quatre plus jeunes ayant été élevées à l'abbaye de Fontevraud jusqu'en 1748/1750).
      

     
    Le dauphin Louis de France,enfant, fils de Louis XV (1729-65), par Louis Tocqué (1739 – Versailles et Louvre)

      

     

    Son éducation fut confiée à Jean-François Boyer, évêque de Mirepoix, homme vertueux mais de caractère étroit. Il fut un élève très brillant. Ainsi, il avait une excellente connaissance du latin, il connaissait parfaitement l'anglais et excellait dans nombre d'autres disciplines.

    En revanche, s'il détestait l'activité physique, il devint, comme ses sœurs, un excellent musicien.

     

    sources

    Il eut également pour menin le comte du Muy.

     

    Seul fils survivant du couple royal, adulé par sa mère et ses sœurs, il fut un enfant orgueilleux voire tyrannique mais très pieux, désirant ressembler à son grand ancêtre, fondateur de sa dynastie, Saint Louis. Très affecté par la séparation officieuse de ses parents, l'adultère du roi et la résignation doloriste de sa mère, il n'eut de cesse de ne pas ressembler à son père, sombrant très tôt dans une dévotion profonde.

    L'adultère royal :

    Il a 7 ans quand le roi son père produit ouvertement à la cour sa première favorite, la comtesse de Mailly. Madame de Mailly est bientôt supplantée dans le lit du roi par sa sœur, la comtesse de Vintimille laquelle meurt en couches (1741). La sœur des deux précédentes, la marquise de La Tournelle (bientôt créée duchesse de Châteauroux) lui succède.

    Il a 9 ans quand ses quatre plus jeunes sœurs quittent la cour pour l'abbaye de Fontevraud où elles doivent être éduquées à moindre frais.

      

    À l'âge de 10 ans, alors que sa sœur aînée, qui en a douze, épouse l'infant Philippe d'Espagne (il représente alors le marié lors d'un mariage par procuration), il est fiancé à l'infante Marie-Thérèse d'Espagne qui en a 13. Ces mariages croisés doivent réconcilier les deux branches Bourbon qui se boudent depuis la rupture des fiançailles de Louis XV de France, père du Dauphin, avec Marie-Anne de Bourbon, sœur aînée de Marie-Thérèse et de Philippe (1725).

    En 1744, Louis XV tombe malade à Metz. Avant de lui donner l'extrême onction, l'aumônier de la cour, François de Fitz-James, évêque de Soissons, exige le renvoi de la favorite ainsi qu'une confession publique. Entretemps, mené par son précepteur, le jeune Louis, 14 ans, et donc apte à accéder au trône, est venu au chevet de son père ce que le roi, comprenant les manœuvres intrigantes du précepteur, trouve fort mauvais[réf. nécessaire]... L'humiliante confession publique que le roi se doit d'effectuer devant les menins du Dauphin fait un très mauvais effet sur l'adolescent.

    L'année suivante, à l'âge de 15 ans, Louis-Ferdinand épouse le 23 février 1745 au château de Versailles sa cousine, l'infante d'Espagne Marie-Thérèse de Bourbon, deuxième fille de Philippe V. Les deux époux font front commun contre la nouvelle favorite, la marquise de Pompadour. Cependant Marie-Thérèse meurt l'année suivante en donnant le jour à une petite fille qui ne vit que deux ans. Veuf à 17 ans, le dauphin est très affecté par la mort de son épouse (le roi doit littéralement l'arracher du lit mortuaire de la défunte). Nonobstant, la raison d'État l'oblige à avoir des enfants mâles aptes à accéder au trône.

    En pleine guerre de succession d'Autriche, il se remarie le 9 février 1747 à Versailles avec la fille du roi de Pologne, Marie-Josèphe de Saxe (1731-1767), qui lui donne huit enfants, dont quatre parviendront à l'âge adulte. Ce fut une lourde tâche pour l'adolescente car, toujours attaché à Marie-Thérèse, Louis-Ferdinand ne montre d'abord à la jeune princesse allemande de 16 ans que froideur voire mépris. Mais Marie-Josèphe est une femme d'un esprit supérieur : peu à peu, soutenue par ses belle-sœurs, notamment Madame Henriette, conseillée par son oncle, le maréchal de Saxe, elle apprivoise son mari, modère ses excès de dévotion et de rigueur morale tout en étant elle-même très pieuse. Leur couple sera finalement très uni.

    Le prince et son père :

    Son père ne fut jamais proche de lui bien qu'il l'aimât certainement : Louis XV avait une vie privée immorale qui faisait souffrir la reine et qui ne plaisait pas au Dauphin, ce qui éloigna le père et le fils pendant longtemps.

    Cependant, c'est à la bataille de Fontenoy, aux côtés de son père et à l'âge de 15 ans que le Dauphin connut le baptême du feu (1745). Il fit preuve de courage voire d'enthousiasme mais recevant cependant de la bouche même du roi une belle leçon d'humanité propre à édifier le futur monarque : « Le sang de nos ennemis est toujours le sang des hommes. La vraie gloire c'est de l'épargner[3]. »

    À partir de l'attentat de Damiens contre le roi (1757), au cours duquel Louis et ses compagnons maîtrisèrent le régicide, il fut invité à participer aux séances du Conseil du Roi, où il se fit remarquer par ses positions cléricales, conseillant la fermeté face aux parlementaires.

    C'était en outre un homme fort pieux, chaste, sobre et fidèle à son épouse, ce qui était rare à la cour. Préférant la méditation aux exercices physiques, il ne pratiquait pas la chasse, activité pourtant réservée aux seuls nobles et fut le premier Bourbon à être obèse (héritage de son grand-père maternel). Son sérieux le faisait passer pour pédant. Il était très proche d'Aymar de Nicolaï, évêque de Verdun et lui remit avant de mourir des écrits confidentiels destinés au futur Louis XVI.

    D'aucuns cherchèrent à le diffamer, lui prêtant maîtresses ou excès d'alcool. C'est peut être le cas du Père Anselme.

    Très proche de sa mère, souffrant des adultères du roi, il était le centre du parti dévot, qui condamnait la politique et la vie privée du roi et ne se gênait pas pour montrer son mépris à la marquise de Pompadour, qui, elle, soutenait le parti des philosophes. Ses sœurs et lui-même avaient surnommé la favorite Maman Putain[réf. nécessaire]. Il désapprouva l'expulsion des jésuites en 1764 mais soutenait son père contre les parlements.

    En 1761, il perd son fils aîné, âgé de 10 ans, ce qui lui cause un immense chagrin mais il ne reporte pas son affection sur son fils suivant le duc de Berry, futur Louis XVI mais sur le cadet plus ouvert et spirituel, le comte de Provence, futur Louis XVIII.

     

      

      

     

    Louis de France, dauphin, fils de Louis XV (1729-65), représenté en 1765 en uniforme de colonel-général des Dragons, par Alexandre Roslin (Versailles)

     

     

    Une monarchie impopulaire :

    Louis meurt de tuberculose à 36 ans peu avant Noël 1765. Sa dépouille est inhumée dans la cathédrale Saint-Étienne de Sens. Sa femme, qui l'avait veillé pendant sa maladie, contracta son mal et le suivit deux ans plus tard dans la tombe.

    François de Robespierre, père du futur Conventionnel Maximilien de Robespierre, sembla s’indigner du manque de compassion de l’Ordre des avocats envers la famille royale. Le 3 décembre 1765, il écrivit cette lettre à son confrère et ami Baudelet :

    « Tous les cœurs, prenant leur essor vers le ciel font retentir les airs de leurs plaintifs accents; ils prient, ils conjurent, ils redemandent à grands cris le digne objet de leur amour... Les nôtres sont les seuls dont on n'entend pas les voix ! Je ne sais quoi a retenu jusqu'à présent leurs mouvements secrets... Une seule fois où il s'agit de donner au roi un gage pur, solennel et indispensable de notre attachement pour la famille royale, craindrons-nous par hasard qu'on pût dire que nous nous sommes assemblés ? Avocats, ce titre nous honore : sujets de la France, qualité mille fois plus glorieuse pour nous; ce n'est qu'en remplissant comme le plus glorieux de nos devoirs, d'une manière noble et peu commune, que nous prouverons véritablement la noblesse de notre profession et que nous maintiendrons sous l'asile du trône, la liberté et l'indépendance ».

    Le tombeau du couple delphinal fut profané en mars 1794 par les révolutionnaires, qui jetèrent le cadavre dans une fosse commune de la ville.

    À la Restauration, sur ordre du roi Louis XVIII, fils du dauphin, et grâce à des témoins, on retrouva le corps et on le replaça dans la cathédrale le 8 décembre 1814.

    Descendance :

    De sa première épouse Marie Thérèse,

    1. Marie-Thérèse, dite Madame (1746-1748), sans postérité.

    De sa seconde épouse Marie-Josèphe,

    1. Marie Zéphirine, dite Madame (1750-1755), sans postérité.
    2. Louis Joseph Xavier, duc de Bourgogne (1751-1761), sans postérité.
    3. Fille non baptisée (fausse couche ou mort-née ?) (1752).
    4. Xavier Marie Joseph, duc d'Aquitaine (1753-1754), sans postérité.
    5. Louis Auguste, duc de Berry (1754-1793), dauphin en 1765, (futur Louis XVI de France), épouse en 1770 Marie-Antoinette d'Autriche (postérité éteinte à la première génération).
    6. Louis Stanislas Xavier, comte de Provence (1755-1824) (futur Louis XVIII de France), épouse en 1771 Marie-Joséphine de Savoie (sans postérité).
    7. Charles-Philippe, comte d'Artois (1757-1836) (futur Charles X de France), épouse en 1773 Marie-Thérèse de Savoie (dont il eut deux fils et une fille).
    8. Marie Adélaïde Clotilde Madame (17591802) épouse en 1775 Charles-Emmanuel IV de Savoie, roi de Sardaigne (sans postérité), déclarée "Vénérable".
    9. Elisabeth Philippine, Madame (1764-1794) (sans alliance ni postérité).

     

    1. Auguste de Dadonville (1758 à Boinvilliers - 25 juin 1794 guillotiné à Paris)prêtre, fils illégitime qu'il aurait eu avec Marie-Anne de Vidal, chanoinesse de Lille.  

    Fichier:Blason province fr Dauphine.svg

     

    Louis de France (1729-1765)

     SOURCES : WIKIPEDIA 

     

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