• Le meunier et le boulanger

      

    Le meunier et le boulanger

     

     

    Le meunier

     

    Un meunier est une personne qui moud la farine à l'aide de deux meules en pierre qui fonctionnent avec la force du vent ou de l'eau. Le meunier vit assez pauvrement, le travail est très rude. Même sous le soleil tapant, la neige, la pluie ou la grêle, le meunier travaille beaucoup. Il doit : entretenir le mécanisme, démonter et nettoyer les meules, régler la quantité des graines versées entre les deux meules. Sans meunier plusieurs métiers n'existeraient pas : le boulanger, le marchand...

     

    Le boulanger

     

    Un boulanger est une personne qui fabrique du pain. Au Moyen-Âge, le pain était souvent acheté par les pauvres. La cuisson du pain se fait à l'intérieur d'un four ovale. L'intérieur du four est fait, en général, en terre cuite. Dans la campagne, les fours sont fait en dalle de pierre. Les boulangers gardent tout l'argent qu'ils gagnent grâce à leurs ventes afin d'acheter des habits et de la nourriture. Les femmes des boulanger aidaient souvent les hommes.

    Ces métiers d'alimentation sont les premiers à s'organiser parce qu'ils jouent un rôle très important dans les villes qui s'agrandissent. Il semble qu'a chaque fois qu'un nouveau village se créait, on édifiait une chapelle et un four.

    Les cuissons et la gestion des redevances étaient confiées au fournier

      



    Texte de la page
    La place Panetière en 1835, par V. Daunay
    La place Panetière en 1835, par V. Daunay.
    © Musée d'Art et d'Histoire de Saint-Denis / E. Jacquot.
    Coupe stratigraphique des maisons fouillées rue de la Boulangerie
    Coupe stratigraphique des maisons fouillées rue de la Boulangerie. Au travers des strates rouges et noires (terre rubéfiée et charbon), on devine la présence des fours de boulangers médiévaux.
    © UASD / O. Meyer.
    La rue de la Boulangerie doit probablement son nom aux nombreux boulangers qui y étaient installés pendant le Moyen Âge. Leur activité a laissé des traces archéologiques formées des sols de boutiques recouverts des rejets de curage de fours à pain.

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    En 1411, le Livre vert de Saint-Denis réglemente les modes de fabrication et de commercialisation du pain. Les boulangers habitant Saint-Denis peuvent exercer leur métier avec la permission du Grand Panetier de l'abbaye.

    Propriétaires de leurs fours à cuire le pain, ils sont pourtant tributaires des moulins banaux de l'abbaye pour se procurer la farine. Le pain, destiné aux habitants et aux taverniers de la ville, peut être vendu dans les maisons, les ouvroirs ouvroir
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    une boutique
    ou "à fenêtre". Lors de visites-surprises, le Grand Panetier, accompagné de son sergent, vérifie la qualité du pain.

    Détail d'un manuscrit montrant un boulanger dans son atelier.
    Boulanger au travail. Missel Franciscain du XVe siècle
    © Bibliothèque municipale de Lyon (Ms 514, f. 6v)
    Détail d'un manuscrit montrant un boulanger dans son atelier.
    Boulanger devant son four. Livre d'heures des XVe - XVIe siècles, attribué à Jean Bourdichon
    © Bibliothèque municipale de Lyon (Ms 5141, f. 11v-12).
    Détail d'un manuscrit montrant un boulanger dans son atelier.
    Boulanger devant son four. Livre d'heures des XVe - XVIe siècles © Bibliothèque municipale de Lyon (Ms 5997, f. 7v-8).
    Boulanger et boulangère devant leur four sur un manuscrit du début du 16e siècle.
    Boulanger et boulangère devant leur four. Livre d'heures à l'usage de Châlon, de Guillaume II Leroy, début XVIe siècle
    © Bibliothèque municipale de Lyon (Ms 6881, f. 12).
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
    Le Livre vert distingue le pain cuit à Saint-Denis du pain produit aux environs de la ville. La vente de ce dernier est autorisée sur deux places uniquement : la Panetière, devant la basilique, deux jours par semaine (le vendredi et le dimanche) et
     
     
     
     
    le Pain de Paris, dans le quartier Saint-Marcel, les autres jours. Sur la Panetière, ces boulangers "estranges" ou "de hors" disposent d'étaux dont les plus petits mesurent à peine 50 cm2. Ce pain "forain" est réservé au seul usage domestique et ne peut être revendu. Il est également dit que les pains qui n'ont pas trouvé preneur avant l'heure des vêpres ne peuvent pas être conservés dans la ville pendant la nuit ; il est interdit de les présenter à nouveau à la vente le lendemain, sous peine d'amende ou de confiscation par le Grand Panetier.

     

     

      

      

    Les talmeliers

     

    Talmelier serait l'ancien nom des boulangers français. Deux hypothèses quant à l'origine du nom : le talmelier dériverait de tamiser, ou bien de taler qui signifiait battre (idée de pétrissage) et boulanger apparaît plus tardivement vers la fin du 12 ème siècle.

     

    Au Moyen-Âge, pratiquement toutes les céréales étaient panifiées (orge, avoine, épeautre, seigle). Le froment, céréale fragile était tout à fait minoritaire.

      

      

      

      

    SOURCES : http://www.culture.gouv.fr/fr/arcnat/saint-denis/fr/2_7_boulanger.htm

      

     

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