• le VERLAN... histoire de parler....

    L

      

    Le verlan est une forme d'argot français qui consiste en l'inversion des syllabes d'un mot, parfois accompagnée d'« élision », un type d'apocope, afin d'éviter certaines impossibilités phonologiques. C'est en inversant les syllabes de la locution adverbiale (à) l'envers que le terme de verlan a été créé. Aussi parle-t-on de formes verlanisées pour caractériser les vocables issus du verlan.

    Sans être connues sous le nom de verlan, les formes de métathèses en français les plus anciennes remontent au Moyen Âge et ont commencé à être utilisées par le peuple à partir du XVIe siècle mais l'usage du verlan s'est particulièrement développé à partir de la Seconde Guerre mondiale.

    Initialement utilisé comme langage cryptique dans les milieux ouvriers et immigrés de la banlieue parisienne, il s'est rapidement répandu à toutes les classes de population, notamment grâce à son usage au cinéma et en musique.

     

    Histoire

    Le verlan actuel s'est répandu en français depuis la deuxième moitié du XXe siècle mais l'inversion de lettres ou de syllabes, utilisée afin de créer un effet de style en littérature, date de plusieurs siècles. Cependant, les premières occurrences de verlan utilisées à l'oral afin de créer un langage cryptique, uniquement compréhensible par les initiés, sont difficiles à établir car peu de références historiques existent dans la littérature.

    Les plus anciennes formes de métathèses et autres jeux de mots attestées remontent au XIIe siècle avec Le Roman de Tristan et IseutBéroul transforme le prénom de Tristan en Tantris cependant, il n'est pas établi si de telles formes étaient utilisées dans le langage courant (Natalie Lefkowitz 1991, p. 50).

    C'est ensuite au XVIe siècle et au XVIIe siècle que ces anagrammes et jeux de mots se sont multipliés. En 1690, Antoine Furetière, dans son Dictionnaire universel, donne pour définition de l'article « verjus » « On dit, c'est verjus ou jus vert pour dire : c'est la même chose », représente la forme la plus ancienne pouvant être assimilée avec certitude à du verlan (Natalie Lefkowitz 1991, p. 51). D'autres exemples apparaissent ensuite régulièrement dans la littérature.

    C'est au cours des années 1800 que l'utilisation du verlan dans la communication orale apparaît. Dans Les Sources De L'Argot Ancien, Lazare Sainéan rapporte le cas d'une lettre de bagnard surnommé « La Hyène » ayant daté sa lettre par « Lontou, 1842 » au lieu de Toulon, indiquant que le verlan était utilisé dans le milieu carcéral. Tout au long du XIXe siècle, l'usage d'argot tels que le verlan ou le Loucherbem se répand dans le langage des prisonniers, des forçats et de la pègre (Natalie Lefkowitz 1991, p. 51).

    Certains auteurs suggèrent que l'usage du verlan a connu une recrudescence durant l'Occupation (Natalie Lefkowitz 1991, p. 53) mais ce n'est qu'à partir des années 1970 que son usage s'est répandu, l'apparition du terme verlan était elle-même datée à 1950. Parlé à l'origine dans les banlieues françaises, le verlan est aujourd'hui employé en France et popularisé par certains chanteurs, comme Renaud dans Laisse béton, 1978 mais surtout par les nombreux groupes de rap français, comme NTM ou Assassin, mais aussi quelques cinéastes (Claude Zidi, Les Ripoux, 1984). Jacques Dutronc avait utilisé du verlan en 1971 : J'avais la vellecère qui zéfait des gueuvas (J'avais la cervelle qui faisait des vagues). À l'époque, la chanson passa inaperçue.

    Au cours des années 1970 et 1980, le verlan est couramment parlé dans les banlieues. Il a été constitutif d'une identité des habitants de ces banlieues. Après les blousons noirs (vêtement porté par les rockers et ancien synonyme de voyou) qui semblent avoir colporté ce langage des temps anciens, la nouvelle génération des jeunes de banlieues, se sont approprié celui-ci, en l'intégrant à leur culture. La population maghrébine immigrée et leurs enfants, présents en plus forte proportion dans les banlieues, ont marqué le verlan d'arabisme en élisant préférentiellement les voyelles, qui sont peu présentes en arabe, langue sémitique, comparativement aux langues latines comme le français ou l'italien. Ainsi femme est devenu meuf; flic , keuf; arabe, beur puis rebeu qui marque bien ce phénomène de disparation des voyelles remplacées par des 'e'.

    Le début des années 1990, marqué par l'émergence du mouvement hip-hop, représente le début d'une réintroduction massive du verlan dans le langage parlé en France et surtout au sein des nouvelles générations. L'essor du rap a fortement contribué à la dissémination du verlan dans la population française[réf. nécessaire].

    Le verlan a permis aux amateurs de rap et aux rappeurs à la fois de se démarquer par leurs différences culturelles et sociales et d'apporter une nouvelle identité plus marginale. Les textes rappés sont parfois des laboratoires du verlan : ils sont basés davantage sur le rythme et le ton que sur les harmonies, les allitérations sont omniprésentes, ce qui pousse les rappeurs à inventer au besoin des mots ou de populariser des mots en verlan encore peu connus[5].

    Des groupes comme NTM, Sages Poètes de la Rue ou encore le Ministère AMER, précurseurs de la scène rap française, sont les principaux acteurs du retour du verlan dans le pays[réf. nécessaire]. Leurs contributions ont porté autant sur les néologismes verlanisés que sur le rétablissement d'anciens termes déjà utilisés.

    En 2004, un certain verlan (essentiellement constitué d'un vocabulaire) a fini par être plus ou moins compris et utilisé par toutes les couches de la société, ce qui en fait un langage en cours de démocratisation loin de son image plutôt marginale initiale. Toutefois, il existe quelques poches géographiques dans lesquelles un verlan très "pur"/"dur" est utilisé quotidiennement. Un tel langage associé à un accent particulier est assurément incompréhensible au non initié et rempli ainsi la fonction première d'un argot : ne pas être compris des non initiés[réf. nécessaire].

    Le développement des nouveaux moyens de communication, le SMS en tête, a rendu pratique le verlan, notamment en raison du caractère raccourci des formes verlanisées bien plus rapides à taper sur des claviers que leurs équivalents dans la langue française officielle. Cela a conduit des représentants de couches sociales moyennes et élevées, grands consommateurs de ces nouveaux outils personnels de communication, à utiliser le verlan et à le comprendre.

     

    Formation d'un mot de Verlan

    Les étapes de la formation

    La formation d'un mot en verlan, comme elle se passe au niveau de la syllable, est essentiellement phonétique. Le verlan étant une langue orale, on peut trouver de nombreuses exceptions. Néanmoins, la grande majorité des formations se décompose en quatre opérations :

    • Ajout ou suppression de la dernière voyelle
    • Découpage du mot.
    • Inversion.
    • Troncation ou élision de la dernière syllabe du néologisme formé.

    Seule la troisième opération (inversion) est présente dans tous les mots de verlan. Elle est caractéristique de cet argot.

     

    Ajout ou suppression de la dernière voyelle

    Sur certains mots, on peut considérer qu'un -e muet a été ajouté ou bien que la dernière voyelle a été soustraite avant de commencer le processus. C'est loin d'être systématique, mais on peut constater la tendence d'une transformation des mots mono- et trisyllabliques en des mots dissyllabliques.

    Ex: cher → chèreu. défoncé→défonc'. bled→blèdeu. flic→flikeu. rigoler→ rigol'. énervé → énerv'.

     

    Découpage

    Le mot ou expression est découpé en deux parties. C'est l'usage et la facilité à prononcer le mot final qui semblent être les principaux facteurs déterminant l'endroit de cette coupure. On peut trouver quelques règles, qui ne sont pas toujours vérifiées : la séparation se situe en général avant la syllabe accentuée sur les mots de plus de deux syllabes; les deux parties sont de taille approximativement égale. Sur les mots de deux syllabes, la séparation se situe presque toujours entre les deux syllabes.

    Ex : chè-reu dé-fonc' blé-de fli-keu ri-gol' éner-v'. Et d'autres: ci-garette va-zy fa-meu ç-a ri-che mor-ceau

    Inversion

    Une fois le mot découpé, on intervertit les deux parties. Cette inversion caractérise le verlan, en ce sens qu'elle est présente dans toute construction d'un mot de verlan, et qu'un mot formé au moyen de cette inversion est un mot de verlan. Ex : reu-chè fonc'-dé de-blé keu-fli gol-ri v'-éner garette-ci zy-va meu-fa a-ç che-ri ceau-mor

     

    Troncation du mot

    Pour des raisons de prononciation, on peut retrancher la voyelle finale du mot, ou même parfois la changer (mais le cas "garette-ci→ garo" ne semble pas spécifique au verlan mais plutôt analogue à des diminutifs comme "apéritif→apéro" par exemple). Le terme "garo" peut également venir de l'arabe dialectal " garro" signifiant cigarette.

    Ex: reuché→reuch', garette-ci→garo, keu-fli→keuf' meu-fa→meuf.

     

    Exemples

    Le tableau ci-dessous récapitule et donne des exemples d'une telle formation (la case est laissée en blanc lorsque la modification ne s'applique pas au mot)

      

    mot initialModif. dern. voyelleDécoupageInversionTroncation
    américain       ricain/cainri (par aphérèse)
    arabe arabeuh ara-beuh beuh-ara beur, rebeu
    arabes arab'z (ou z'arabes ?) a-rabz rabz-a rabza (qui a donné également "rabzouz")
    argent       genhar
    baltringue     tring-lba tringlba
    barbe     beu-bar beubar
    barrette     rette-ba retteba
    bête     teu-bê teubê
    beur     re-beu rebeu
    bizarre   bi-zar zar-bi zarb'
    bloqué     ké-blo kéblo
    bouteille   bou-teille teille-bou teille
    ça     ç-a ass
    calibre (arme de poing)   ca-li-bre bre-li-ca brelique (ou brelic, brolic, brolique)
    chatte   cha-te te-cha teuch'
    chère     reu-che reuch'
    chinois     noi-chi noiche
    choper   cho-pé pé-cho pécho
    cigarette   ci-garette garette-ci garetteci (ou garo)
    cité   ci-té téssi tess'
    chien   chi-en ien-che iench'
    chienne   chi-enne ienne-che nechié
    copine   co-pine pine-co pineco
    déchiré   chire-dé   chiredé (ou chiré)
    discret   di-scré scrédi scréd'
    enculé (ou -er)   en-cu-lé en-lé-cu enlécu (ou enlèk')
    énervé énerv' éner-v   vénère
    famille       mifa (ou mif')
    femme     meu-fe meuf
    fête       teuf'
    flic flikeuh fli-keuh keuh-fli keuf
    fou       ouf
    français     cé-fran céfran
    frère     reu-frè reuf'
    fumer     mé-fu méfu
    gare     re-ga rega
    gentil     ti-gen tigen
    herbe herbeuh her-beuh beuh-er beuh
    jeune     neu-jeu neujeu
    joint     oin-je oinj'
    juif juifeu jui-feu feu-jui feuj
    louche loucheu     chelou
    lourd     re-lou relou
    maison   mai-zon zon-mai zonmai
    manger     gé-man géman
    mater     té-ma téma
    mec     keu-mê keum'
    méchant     chan-mé chanmé
    merci     ci-mer cimer
    métisse   mé-tisse tis-mé tismé
    métro   mé-tro tromé trom'
    meuf     fe-meu femeu
    moche       cheum
    moi   m-oua   ouam
    n'importe quoi nimport' quoi nin-port' k-oi portnin oik port'nawak (ou nawak seul)
    niquer   ni-quer ké-ni kénn'
    noir     re-noi renoi
    pas       ap
    pédale     dale-pé dalpé
    père     reu-pè reup'
    pétasse     tass-pé tasspé (ou tass')
    petit     ti-peu tipeu
    poil   p-oil oil-p oilpé
    pourri     ri-pou ripou
    putain     tain-pu tainp'
    pute     te-pu teupu
    racaille       caillera (ou "caille")
    rap rapeu ra-peu   peura
    rigole     gole-ri goleri
    sac sa-keu keu-sa   keuss
    sein       einss' (ou yeinss)
    sénégalais sénégal- séné-gal gal-séné galsen
    shit     teu-chi teuchi (ou teuch')
    sœur     reu-sse reuss'
    speed     deu-spi deuspi
    tête       teuté
    tomber     bé-tom béton
    toubab       babtou
    truc trukeuh trukeuh keuh-tru keutru
    vas-y     zy-va zyva
    voiture     tur-voi turvoi

      

      

    Le tableau ci-dessous est le même que ci-dessus, mais mis dans l'ordre alphabétique de la traduction française, pour l’usage des non-initiés qui rencontreraient un mot " zarb' ". Les " * " indiquent les exemples de double renversement. On trouvera les intermédiaires de formation sur le tableau ci-dessus.

     

    Petit lexique Verlan → Courant
    VerlanCourant   VerlanCourant   VerlanCourant   VerlanCourant
    ap pas   ass ça   babtou toubab   beubar barbe
    beuh herbe   beur arabe   brelic, brolic calibre   béton tomber
    caillera, caille racaille   chanmé méchant   chelou louche   cheum moche
    chiredé, chiré déchiré   cimer merci   céfran français   dalpé pédale
    deuspi speed   einss' sein   enlécu, enlèk' enculé, er   femeu meuf*
    feuj juif   galsen sénégalais   garetteci, garo cigarette   genhar argent
    goleri rigole   géman manger   keuf flic   keum' mec
    keuss sac   keutru truc   kéblo bloqué   kénn' niquer
    meuf femme   mifa, mif' famille   méfu fumer   nawak n'importe quoi
    neujeu jeune   noiche chinois   oilpé poil   oinj' joint
    ouam moi   ouf fou   peura rap   pineco copine
    port'nawak n'importe quoi   pécho choper   rabza, rabzouz arabes   rebeu beur*
    rega gare   relou lourd   renoi noir   retteba barrette
    reuch' chère   reuf' frère   reup' père   reuss' sœur
    ricain américain   ripou pourri   scréd' discret   tainp' putain
    tasspé, tass' pétasse   teille bouteille   tess' cité   teubê bête
    teuch' chatte   teuchi, teuch' shit   teuf' fête   teupu pute
    teuté tête   tigen gentil   tipeu petit   tismé métisse
    trom' métro   téma mater   turvoi voiture   vénère énervé
    yeinss sein   zarb' bizarre   zonmai maison   zyva vas-y

     

    Application à des expressions

    Le procédé décrit ci-dessus peut s'appliquer non seulement à des mots, mais aussi à des expressions. Ainsi, "comme-ça" peut se traduire par "ça-comme" en verlan. De même pour "ce-soir" qui donne "soirce".

    Usage récursif

    Parfois, l'usage fait apparaître des mots qui sont le verlan d'un verlan. On appelle parfois cette construction un double verlan ou encore veul. Exemple :

    • reubeu ou rebeu = beur = "Arabe". On retrouve l'ordre des consonnes du mot d'origine, mais les voyelles ont été modifiées. L'autre usage pour "Arabe" étant "rabza". Féminisé, "rebeu" devient "rebeuze" (équivalent de beurette).
    • feumeu = meuf = "femme"

    Un autre procédé de verlan au second degré est apparu, plus rare mais attesté en milieu carcéral/ marginal comme procédé de cryptage, construction insérant entre les deux itérations de verlan décrites ci-dessus un troisième terme de nature sémantique (synonyme ou équivalence). Exemple:

    • T'es vietso = t'es soviet = t'es russe = t'es sûr...

     

    Cas particulier

    • nez = zen

    Le mot nez ne se verlanise pas à la base de sa forme phonologique mais à la base de sa forme orthographique.

    • asmeuk = ça comme = "comme ça"

    Ex. : "C'est asmeuk mon lauss, c'est asmeuk yo !", Sté Strausz, du morceau C'est La Même Histoire (c'est asmeuk) sur La Haine, musiques inspirées du film.

    On remarque que l'expression "comme ça" a été inversée" ⇒ "ça comme". Chaque mot composant cette expression a été mis en verlan séparément, d'une part, puis l'ordre même des mots inversé: "ça" ⇒ "ass" et "comme" ⇒ "meuk" pour former la locution "asmeuk". Ce type de transformation, assez rare, atteste toutefois de la souplesse (plusieurs formes de verlan sont possibles pour un même mot ou une même expression : dans le cas présent les formes 'ça comme' ou surtout 'comme ass' sont largement attestées) et surtout de la force encore très présente de ce type d'argot, constamment en évolution, faisant apparaître de nouvelles formes selon des contraintes qui ne sont pas toujours celles des règles formelles de dérivation (puisqu'elles mêmes évoluent, et pour cause) mais plutôt d'une emprunte ou personnalité phonétique permettant de dénoter immédiatement les sonorités verlan comme telles.

    Malgré son principe de dérivation particulier, asmeuk peut être considéré comme du verlan à part entière de par ses seules consonances, très caractéristiques ; les règles de dérivation sont appliquées dans l'esprit (celui du principe d'inversion), à défaut de l'être à la lettre : le principe d'inversion des syllabes, plus élision (euphonique) de la voyelle de première syllabe en forme initiale, et prononciation caractéristique du "e" muet - en l'infixant si nécessaire - en première syllabe de la forme terminale, sont ce que d'aucuns (linguistes en tête) iront considérer comme les règles de bonne formation du verlan.

    En plus ce mot verlan n'est pas seulement un problème de lexique mais aussi un problème de syntaxe, comme l'orde des mots d'une phrase est dérangé ; or, la simple utilisation du verlan exprime, comme tout argot, la mise au banc des règles, en plus, ici, de l'affirmation d'un groupe, la volonté ou le besoin de le démarquer par une langue dont l'esprit doit échapper au reste, au non initié (qui peut d'ailleurs comprendre, mais ne doit pas intégrer : on est loin d'une logique de cryptage de laquelle le verlan serait parti, qui impliquerait quant à elle des règles). Le véritable verlan serait donc, comme dans cet exemple, celui qui innove, et qui s'oppose aux formes, aux principes de construction attestés, passés, par exemple, dans le vocabulaire de classes desquelles les locuteurs du verlan entendent se démarquer (il n'y aurait, en somme, plus de sociolecte).

    A prendre une antinomie dans les termes, le "verlan correctement formé" ne peut être que celui qui se créé continuellement pour demeurer ce qu'il doit être, un vernaculaire n'obéissant qu'à lui même (à ses consonances caractérisées, ses schémas d'inversion arabesques).

    Une autre manière de voir la transformation est la décomposition en syllabes/phonèmes "co-mme - ç-a", le retournement complet "a-ç-mme-co", et l’apocope du o, donnant "açmmec" (ou "asmeuk", pour clarifier la prononciation).

    Noter que ce mode de transformation ne s'applique pas à "nawak", issu d'une locution bien plus longue (4 syllabes, 8 phonèmes au moins).

     

    Entrée dans le langage courant

    Large diffusion

    Certains mots en verlan ont une diffusion dans le langage commun, perdant leur connotation argotique ou « racaille ».

    • Truc de ouf !

     

    Dérivation du sens

    D'autres mots en verlan finissent par avoir un sens qui leur est propre

    • chanmé qui vient de méchant mais signifie plutôt incroyable, vraiment bien.

     

    Supplantation

    Le succès d'un mot de verlan peut même faire oublier le mot qui est à son origine. Exemple :

    • jobard a donné barjo, mais des jeunes gens qui entendent aujourd'hui jobard, peu usité, y verraient un verlan de barjo.

    Caricature

    Certains mots, selon les régions, peuvent avoir une connotation ringarde et caricaturale, alors qu'elles avaient auparavant un certain succès.

    • Zyva

      

      

    SOURCES : WIKIPEDIA

      

      

      

    « l'ARGOT ou le langage FAMILIER Légende amérindienne - la rose des prairies...(Lakota) »
    Delicious Yahoo!

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires

    Vous devez être connecté pour commenter