• Madame de La Fayette

    Madame de La Fayette

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    Mme de La Fayette

    Née à Paris en 1634, morte en 1693, Marie-Madeleine Pioche de La Vergne, comtesse de La Fayette est la fille de Marc Pioche de La Vergne, maréchal des camps et armées du roi qui mourut en 1649.

    Sa mère, Isabelle Pena à l’habileté de la pousser dans le monde, lui donne pour parrain Urbain de Maillé, marquis, maréchal de France et beau-frère de Richelieu et pour marraine Marie-Madeleine de Vignerol du Plessis, nièce du même Richelieu et future duchesse d’Aiguillon.

    Retz, le coadjuteur, fréquente la maison, ainsi que Renaud de Sévigné (oncle de la marquise) qu’Isabelle Pena épousera en secondes noces.

    En 1651 elle devient demoiselle d’honneur de la reine Anne d’Autriche. Puis en 1654 elle se lie d’amitié avec Henriette d’Angleterre qui séjourne au couvent de Chaillot. En 1655 elle épouse le frère de la supérieure du couvent le comte Jean François de La Fayette qui est son aîné de vingt ans et avec qui elle aura deux enfants.

    C’est en 1659 que Mme de La Fayette quitte l’Auvergne et y laisse un mari pas vraiment gênant pour s’installer à Paris dans un hôtel particulier situé à l’angle des rues Férou et de Vaugirard où elle tient un salon littéraire. Elle devient amie avec la marquise de Sévigné (avec qui rappelons-le elle est parente puisque sa mère à épousé l’oncle de la marquise), Gilles Ménage [1], qu’elle rencontra en 1651, Pierre Daniel Huet [2].

    Le mariage d’Henriette d’Angleterre avec Monsieur, duc d’Orléans, frère de Louis XIV en 1661, lui ouvre les portes de la Cour. En 1662, elle écrit une nouvelle en collaboration avec Gilles Ménage « la Princesse de Montpensier », qu’elle publie anonymement car il n’était pas coutume à cette époque qu’une aristocrate publie un roman.

    Elle rencontre le duc de La Rochefoucauld en 1665, avec qui elle noue une relation d’amitié qui ne s’éteindra qu’à la mort de celui-ci en 1680. Très certainement avec la collaboration du duc, elle écrit en 1669-1670 « Zaîde » qui sera signé par Jean de Segrais.

    Toujours sous anonymat, elle publie en 1678 le roman qui sera considéré comme chef-d’oeuvre de l’analyse psychologique : « la Princesse de Clèves ».

    Elle perd successivement son ami le duc de La Rochefoucauld en 1680, et son mari en 1683. Puis elle écrit une « Histoire d’Henriette d’Angleterre et pour finir des »Mémoires de la Cour de France" pour les années 1688-1689.

    par Webmaster

    [1] Né à Angers en 1613, mort à Paris en 1692, Gilles Ménage, philologue et écrivain français est l’auteur des Origines de la langue française en 1650. Cet ouvrage sera transformé plus tard en Dictionnaire étymologique. Molière l’a caricaturé sous les traits de Vadius dans les Femmes savantes.

    [2] Né à Caen en 1630, mort à Paris en 1721, Pierre Daniel, prélat et érudit français est l’auteur de l’édition expurgée des classiques latins dite ad usum Delphini (« à l’usage du Dauphin », dont il fut le sous-précepteur). Il entre à l’Académie française en 1674.

      

    sources : http://www.histoire-en-ligne.com/spip.php?article526

      


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