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    Le lit médiéval ressemble fort au lit contemporain. Il comporte trois éléments: le bois du lit; le lit proprement dit, ce qui correspond plus spécialement à notre literie ; enfin les étoffes qui, disposées autour et au-dessus du lit, protègent le dormeur des regards indiscrets, de la lumière ou des courants d'air. Certains lits sont larges d'un lé et demi, de deux lés et même de trois lés, le lé correspondant probablement à la place d'une personne. Au XIVesiècle, le lit de Francesco Datini, riche marchand de Prato, et de sa femme Margherita, a une largeur de 3,50 m et comporte un marchepied, tout à la fois siège et coffre.
             

    Il n'est pas surprenant, dans ces conditions, que les lits médiévaux accueillent non seulement le mari et son épouse, mais aussi les enfants, des amis, des domestiques, voire des étrangers. Une lettre de rémission de 1395 signale que deux Poitevins sont compagnons depuis longtemps, couchant, se levant et travaillant ensemble.
    Une autre lettre de 1398 rapporte l'anecdote suivante : Jean Jourdain, couturier établi à Parthenay, voit venir dans son échoppe un jeune Anglais nommé Guillemin, ouvrier couturier de passage en la cité. Jean Jourdain l'embauche. Le lendemain, comme un ouvrier qui a hébergé Guillemin la nuit précédente refuse de le recevoir à nouveau, Jean Jourdain l'emmène chez lui et le fait coucher dans son lit avec sa femme déjà endormie, lui-même se trouvant au milieu. Pendant la nuit, Guillemin veut violer l'épouse qui se défend, lui donne un coup de poing et quitte le lit pour aller chercher une chandelle. Comme Guillemin parvient à éteindre celle-ci, la femme se met à crier. Son mari s'éveille, se lève et agrippe Guillemin qui doit lâcher l'épouse. Finalement, en se défendant, Jean Jourdain tue le jeune Anglais.

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  • 28 janvier 1393 : le Bal des Ardents

     

    Si, d’aventure, vos pas vous mènent dans le Marais parisien, quartier historique par excellence, peut-être aurez-vous la surprise de découvrir, au détour d’une porte cochère, le Village Saint-Paul.  Coincé entre la rue de Rivoli au sud, la rue Saint-Antoine au nord, et les anciennes fortifications de Philippe-Auguste à l’ouest, cet îlot piétonnier est idéal pour se plonger dans l’Histoire de notre capitale.

    C’est ici que fut bâti, durant la seconde moitié du XIVe siècle, l’Hôtel Saint-Pol, résidence royale appartenant à Charles V. Nous sommes en pleine Guerre de Cent Ans (sur laquelle je reviendrai sans doute dans un prochain article), et c’est ici que son fils, futur Charles VI, perdra définitivement la raison, au cours d’une soirée restée dans les mémoires sous le nom de « Bal des Ardents ».

    Pour se remettre en situation, faisons un léger retour en arrière : nous sommes en 1388, la lutte entre la France et l’Angleterre dure depuis un demi-siècle. On ne sait plus vraiment comment tout ça a commencé, mais à ce jour la quasi-totalité des Français est née, vit et mourra dans un pays en guerre. Pourtant, le roi Charles V, que la postérité nommera le Sage, a su regagner de nombreuses terres perdues, et rétablir l’ordre dans le royaume. Seulement voilà : il est mort depuis huit ans, et le jeune Charles VI, son fils, vit sous la régence de ses oncles. Ducs, rivaux, ils vont affaiblir le pays par des luttes intestines et une imposition très lourde. C’est aussi ça, la Guerre de Cent Ans : nul besoin des Anglais, puisque nous parvenons à nous saborder nous mêmes !

    Charles VI

    Mais en 1388, ça suffit : Charles VI a maintenant vingt ans, il convoque le Conseil et renvoie poliment ses oncles. Le pouvoir lui appartient, et la France, dorénavant dominée d’une seule tête, pourra enfin retrouver une cohésion dans la défense contre une Angleterre toujours plus menaçante. Entouré de ses marmousets, Charles VI représente un grand espoir pour ses sujets, qui l’appellent déjà le Bien-Aimé… Mais en perdant la tête, c’est toute la France qui va sombrer dans le chaos.

    Le premier « incident » a lieu le 5 août 1392 en forêt de Longaulnay, aux abords du Mans, alors qu’il se rend en Bretagne pour lutter contre Jean IV (allié des Anglais… et oui, la Bretagne en ce temps-là était une vraie girouette, tirant ses intérêts de l’une ou l’autre puissance, provoquant des divisons internes assez spectaculaires). Alors qu’il arrive, un vieux déguenillé l’apostrophe avec fièvre : « Ne chevauche pas plus en avant, noble roi, tu es trahi ! » Charles VI, perturbé par un tel présage, énervé par la chaleur orageuse de cette journée, s’assoupit néanmoins. Le cliquetis d’une lance, qu’un page laissa négligemment tomber, sera un terrifiant déclencheur : le roi sort de sa torpeur, hurle frénétiquement, croit voir des sauvages et massacre quatre hommes de sa suite avant d’être enfin maîtrisé, tombant inconscient. Deux jours suivront, avant que Charles VI retrouve et sa conscience, et sa raison.

    Le premier coup de folie de Charles VI

    Cette raison semble, un temps, réellement rétablie, et l’épisode du Mans ne semble qu’un mauvais souvenir. Le roi s’est ressaisi, et il est temps que la cour retrouve un peu de plaisir. Cela semble être le cas, notamment avec le remariage de Catherine l’Allemande, demoiselle d’Honneur de sa femme – la reine Isabeau de Bavière. C’est en effet le troisième mariage de cette demoiselle, et comme d’habitude en pareil cas, on (Charles VI, en l’occurrence) décide d’organiser en secret un charivari, sorte de carnaval tapageur pourtant proscrit par l’Eglise… La date du bal est arrêtée : cela se passera le 28 janvier 1393… à l’Hotel Saint-Pol.

    Les festivités se déroulent merveilleusement : musique, rires, banquets, l’insouciance et le bonheur paraissent régner. Dans leur coin, le roi et quatre de ses compagnons préparent le charivari : ils vont se déguiser en sauvages… Ils s’enduisent de poix, de plumes et de poils, et en pleine nuit, alors qu’on éteint les lumières, se glissent dans l’assistance. L’effet est saisissant ! Les voilà qui grognent, crient, sèment la panique dans le mariage, jusqu’à ce que tout le monde se rende enfin compte de la supercherie. Le soulagement et les rires l’emportent ; ce n’est que le roi ! Il est vrai qu’on rit un peu jaune : sa fragilité est bien connue, et l’hallucination de l’année passée reste dans les esprits… Mais c’est la fête, et tout le monde joue le jeu. Seuls le frère du roi et son oncle (respectivement ducs d’Orléans et de Berry), qui arrivent tout juste de la taverne, n’en croient pas leurs yeux : le premier a donc l’excellente idée de saisir une torche et de l’approcher des sauvages pour mieux les voir. L’effet est immédiat : la poix prend feu, et les cinq compagnons sont aussitôt transformés en torches vivantes.

    La tante du roi se précipite sur lui et le couvre de sa robe, étouffant les flammes. Les quatre autres n’ont pas cette chances : enchaînés les uns aux autres (on remarquera le sens du détail dans les costumes), ils ne peuvent se dépêtrer de leurs liens et se consument, sous les regards horrifiés de l’assistance, pendant une demi-heure. Il leur faudra trois jours de plus pour expirer, au terme d’une agonie qu’on devine atroce.

      

    Cette tragique soirée, connue depuis comme le « Bal des Ardents », aura raison de la santé mentale du roi, qui sombrera définitivement dans la folie. Les rares périodes de rémission lui permettront de gouverner par intermittence, mais les rênes reviennent à nouveau aux ducs, qui s’emploieront à faire sombrer le royaume dans l’anarchie en luttant pour le pouvoir. Et, peu de temps après, l’Hotel Saint-Pol fut rasé, afin que cet endroit maudit disparaisse à jamais des mémoires.

      

    http://carrefourdelobelisque.wordpress.com/2011/03/09/28-janvier-1393-le-bal-des-ardents/

      

     

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    Lavons l'honneur du Moyen-âge ( l'hygiène )

      

      

    Combien de choses a t-on en tête lorsqu’il est question du Moyen-Age ! Peste, invasions barbares, mœurs rétrogrades, obscurantisme… Les péjorations ne manquent pas pour évoquer ces siècles auxquels les historiens, jusqu’à récemment, ne ce sont que très peu intéressés.  Il faudra attendre le travail pharaonique d’un Viollet-Leduc (1814 – 1879) pour redécouvrir le patrimoine architectural de cette époque. Et il faudra attendre encore plus longtemps, avant de réviser un jugement qui persiste encore et toujours, dans l’esprit de nos contemporains

      

      

    Lavons l'honneur du Moyen-âge ( l'hygiène )

      

    Pour reprendre les mots de Georges Duby (1919 – 1996), spécialiste de cette époque, le terme même de « Moyen-Age » a quelque chose péjoratif. Moyen, dans un premier sens, renvoie à l’aspect médian, intermédiaire de cette période, précédé par une Antiquité que la Renaissance suivante fantasmera. Entre les deux, rien. Ou tout comme. Dans une deuxième acceptation, le terme de « moyen » partage la même racine que « médiocre », renforçant le peu d’intérêt supposé que ces longs siècles suscitent. Pourtant le philologue Christophe Cellarius évoquera, dès le XVIIe siècle, le « Grand Age » pour désigner une période s’étalant du Ivème au Xvème siècle. Une désignation sans doute plus prompte à éveiller notre intérêt.

    Si j’évoque aujourd’hui cette période, ce n’est surtout pas pour démonter un par un les préjugés que nous pouvons en avoir ; un livre n’y suffirait pas. Certes, certaines idées sont loin d’être fausses : les sciences physiques n’ont que très peu progressé durant ces années, dominées par un christianisme au faîte de sa puissance. Néanmoins, il conviendrait là aussi de nuancer ce jugement, tant les évolutions architecturales et artistiques dénotent, si ce n’est un progrès scientifique, tout du moins une formidable avancée de nos connaissances du monde et de notre savoir-faire.

    Une idée communément admise sur le moyen-âge consiste à y voir une période exempte d’hygiène, où la crasse et la fange se répandait jusque dans les plus hautes sphères de la noblesse. L’exposition présentée à Paris, à la tour Jean sans Peur, est là pour rétablir la vérité. Un mot sur cet endroit, à visiter absolument : suite à l’assassinat en 1407 de Louis d’Orléans, frère du roi fou Charles VI et grand rival de Jean sans Peur (duc de Bourgogne), ce dernier fait agrandir, dans Paris, l’hôtel de Bourgogne afin d’asseoir sa puissance. Jouxtant ce qui était la muraille de la ville, cet endroit aussi prestigieux que défensif est très vite flanqué d’une haute tour (entre 1409 et 1411), dernier vestige encore visible aujourd’hui.

    Jean sans Peur,

    Et qu’y voit-on, en ce moment ? Au-delà de l’exposition permanente, véritable saut dans le temps, on peut accéder jusqu’au 3 avril à une courte exposition (une salle voûtée en sous-sol) bouleversant ce qu’on croyait être l’hygiène du Moyen-Age. Certes, l’espace public posait un véritable problème (chacun y déversait ses déchets, du boucher au barbier qui était à l’époque habilité à pratiquer des saignées), mais les monarques qui se sont succédés à partir du XIIème siècle n’ont eu de cesse de remédier à ce souci, pavant les rues, taxant les déchets, imposant que les industries salissant les cours d’eau s’installent en aval des villes, etc… Le problème restera cependant très présent, comme en témoigne une lettre ouverte au roi, rédigée par les riverains d’un quartier parisien, et exigeant que les carrioles servant à l’évacuation des déchets soient couvertes afin d’éviter au « trop plein » de se déverser dans la rue.

    C’est que le citoyen médiéval tenait soin de sa personne, autant que de son intérieur ! En effet, si l’espace public avait quelque chose du dépotoir, l’espace privé se devait d’être parfaitement entretenu. Balayage, cirage, épandage de fleurs et d’herbes sur le sol pour parfumer l’atmosphère, le foyer du bourgeois (au sens propre : celui qui habite le bourg) est un modèle de coquetterie. Il en va de même en ce qui concerne l’hygiène corporelle : incroyable de voir à quel point hommes et femmes prenaient soin de leurs cheveux ! Shampooings en tout genre (contre la calvitie, contre les poux), longs brossages, avoir de beaux cheveux était un signe de bonne santé. Quant aux bains, nous sommes très loin de l’image du Roi-Soleil : les ablutions sont quasi-quotidiennes ! Le lavage des mains a lieu à chaque repas, avant chaque plat (pratique imposée par l’Eglise), et il est de bon ton d’offrir un bain à son hôte lorsqu’il y en a un. Pour tout dire, le bain est tout simplement habituel, et vivement conseillé par la médecine de l’époque.

    Vous me direz : « cela ne concerne que les nobles et les aristos .» Que nenni, même les foyers les plus pauvres eurent accès à cette hygiène intime. Dans les rivières, certes, mais pas seulement : à Paris, de nombreux établissements de bains proposaient leurs services (il s’agissait aussi de maisons de plaisirs, qu’on appelait déjà bordels), et les ouvriers avaient contractuellement le temps et l’argent pour se rendre, une fois par semaines, aux bains publics afin de se maintenir en bonne santé. Finalement, les thermes romains n’ont pas disparus ! Malgré tout, la fréquentation de ces établissements va, vers, la fin du Xvème siècle, se détériorer, et devenir peu à peu le repère de plusieurs bandes de brigands…

    Lavons l'honneur du Moyen-âge ( l'hygiène )

    Un dernier mot concernant les latrines. Les divers systèmes de l’époque médiévale y sont clairement exposés, révélant aux visiteurs que certains d’entre eux étaient bien moins spartiates qu’on se l’imagine, se pourvoyant de véritables fosses sceptiques ! La visite de la tour nous permet d’ailleurs de voire le petit coin de Jean sans Peur, brodé de velours pour ne point se geler les miches. Episodiquement, il faut l’admettre, les systèmes les plus vétustes pouvaient céder, et l’exposition nous présente une gravure narrant l’un de ces accidents, fort incommodant il faut bien l’avouer.

    Bref, si vous avez une heure ou deux à tuer, n’hésitez pas à faire un détour par cette expo, sise dans ce qui reste un étonnant vestige de l’ère médiévale à Paris ! Vous trouverez plus d’informations ici.

    la tour Jean sans Peur (2e

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    Il faut se méfier des séductions de la mode et éviter d'attirer les regards. Pas de décolleté trop hardi, de corsage ajusté ou de hennin démesuré ! Dans la rue elle doit marcher "la tête droite, les paupières basses, la vue droit devant soi quatre toise et à bas terre, sans regarder homme ou femme qui soit à droite ou à gauche" ! Ces préceptes austères ne sauraient malgré tout dissimuler une relative liberté des mœurs. Une femmes maquillée est "damnée sans rémission"., tandis que celle qui avoue avoir "dix ou douze fois couché avec son écuyer" ne risque que le Purgatoire !

    Pour conjurer le péril féminin, la société médiévale reprend la tradition du "harem" islamique et du "gynécée" grec. La "chambre des dames", au plus secret de la maison, est un domaine réservé, jalousement gardé par une veuve de la parenté (et non l'épouse du maître de maison, souvent trop jeune).

    Le temps se passe en travaux d'aiguille. Seuls les hommes de la famille y ont accès. Ils y viennent après souper se faire masser, peigner ou épouiller. Entre la paysanne accablée de besognes et d'enfants et l'épouse d'un commerçant aisé, l'abîme est immense. C'est au nom de toutes cependant que l'humaniste Jean de Montreuil fait dire à l'une de ses héroïnes : "Ainsi nous, femmes innocentes, nous serons toujours maudites par ces hommes qui se croient tout permis, et au-dessus des lois, tandis que rien ne nous est dû (…) Nous ne sommes pas des compagnes mais des captives ou des esclaves achetées… Ils sont sévères pour les autres et indulgents pour soi : ce sont des juges iniques".

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    Les armuriers au Moyen Age.

     
    La fabrication des armes occupa naturellement au Moyen Age un grand nombre d'ouvriers, il arriva même parfois, tant les guerres étaient fréquentes, que la fabrication des armes fût insuffisante. En 1412, pendant les terribles guerres civiles qui ensanglantèrent alors la France, les commandes d'armes étaient si nombreuses qu'à Paris les armuriers n'y pouvaient suffire. Le roi dut laisser chacun libre de s'improviser fabricant d'armes.

    Pour la fabrication des armes de guerre, il y eut au Moyen Age à peu près autant de métiers qu'il y avait de pièces dans l'habillement militaire. Lorsque le costume de guerre était, du XIe au Xlle siècle, le haubert, il y avait une catégorie spéciale d'ouvriers pour fabriquer cet équipement, les haubergiers. Les plus habiles étaient groupés dans une petite ville du département de l'Oise, Chambly, qui pour ce motif a été longtemps appelée Chambly-le-Haubergier.


    Les heaumiers fabriquaient le heaume ou casque ; les écassiers, préparaient le bouclier en forme d'écusson ou écu ; les brigandiniers faisaient une cuirasse légère, la brigandine, ainsi appelée parce qu'elle était portée par les fantassins, qu'on appelait alors brigands, sans que ce mot eût encore le sens défavorable qu'il a pris depuis. On distinguait encore les trumelliers qui forgaient les trumelières ou grèves ; c'était le nom qu'on donnait à la partie de l'armure qui couvrait les jambes.

    Tous ces métiers finirent par se fondre, vers le XVe siècle, en une seule corporation qui prit le nom d'armuriers.

    La fabrication des armes blanches était le monopole des fourbisseurs, maîtres dans l'art de fourbir, garnir et monter épées, dagues, braquemarts, miséricordes, lances, piques, hallebardes, pertuisanes, javelines, vouges, épieux, haches, masses.

    Enfin restent les armes de trait. Parmi les fabricants de ces armes, on eut d'abord les arctiers, qui faisaient les arcs, il y en avait de plusieurs sortes : les arcs français, faits de bois d'érable, de viorne, ou d'if ; les arcs anglais, plus longs que les nôtres, et les arcs turquois, constitués par deux cornes soudées l'une à l'autre et dont les pointes étaient réunies par un ressort d'acier. Toutes ces armes lançaient à une centaine de mètres au plus des flèches de 50 centimètres de long, empennées de plumes de poule, et munies d'une forte pointe métallique. Puis vinrent les arbalétriers, qui fabriquaient une arme déjà plus redoutable, car elle envoyait à la distance de deux cents pas des gros traits dits bougeons ou bougons, préparés par les bougeniers ou bougonniers.
      
    sources http://racinescharnelles.blogspot.com/2010/10/les-armuriers-au-moyen-age.html
      
     
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  • Le torche-cul au Moyen âge, ancêtre du papier toilette…

      

    Aujourd’hui, le papier toilette ou papier hygiénique, est rentré dans tous les foyers des pays industrialisés. Comme on dit familièrement en France, le PQ a des origines très lointaines mais sa commercialisation industrielle est par contre beaucoup plus récente. Les premiers papiers toilettes ont été fabriqués en Chine au XIVe siècle mais leur usage était strictement réservé à l’empereur.

    Le premier papier-toilette moderne est né en Angleterre en 1850. Son histoire industrielle remonte à 1857 aux Etats-Unis. Il faut bien reconnaître que l’homme est le seul animal qui se salisse l’anus en déféquant. Cette constatation a poussé nos ancêtres à développer des techniques afin de se nettoyer cette partie du corps.

    Définitions – Historique –

    Latrines creusées. Ce avec quoi on s'essuie le derrière après être allé à la selle. « C'est dans le divin chapitre des torche-culs de Gargantua [que l'arrêt du parlement sur la loi naturelle devrait avoir sa place] ; la besogne de ces messieurs ne mérite guère qu'on en fasse un autre usage ». De François-Marie Arouet, dit VOLTAIRE dans Lett. au roi de Pr. 2 mai 1758.

    XVème siècle : « Lesquelz seigneurs si s'esbatoient à recueillir les torches culs Des seigneurs qui estoyent venus Aux chambres [latrines], et bien se pensoient Que à quelque chose servoyent » de François de Montcorbier, dit VILLON dans 2e repue franche

    Techniques de l’Antiquité au Moyen Âge

    Si l'origine des torche-culs se perd dans la nuit des temps, on connaît malgré tout les pratiques de la plupart des peuples de l'antiquité.

    Les Grecs s’essuyaient rarement. Quand ils le faisaient, c’était avec les doigts ou avec des cailloux lisses. Aristophane, qui était un poète comique grec du Ve siècle av. J.-C, nous a laissé un témoignage dans l’une de ses satires sociales qui précise le nombre de cailloux utilisés : « Trois pierres peuvent suffire pour se torcher le cul si elles sont raboteuses. Polies, il en faut quatre. »

    Il précise également que la classe riche utilise volontiers des poireaux. Cependant, la technique la plus courante consiste à s’essuyer avec ses vêtements.

    A cet égard, on peut lire dans Homère que Nausicaa demande son char et ses chevaux à son père pour aller laver les chemises de ses frères Latrines du château de Miolans.
    car ils « ne peuvent briller aux assemblées avec des chemises merdeuses. »

    L'historien Salluste au 1er siècle avant J.C nous dit qu'on ignore depuis longtemps à Rome l'usage des torche-culs,et il voit dans le retour de cet usage une preuve de dégénérescence. A la même époque, le poète satirique Catulle précise que dans la classe patricienne, il semblerait qu'on ce serve déjà de serviettes de tissu (...)

    A la fin du 1er siècle, selon Martial, on adopte la laine pour cet usage, et il devient courant de la parfumer(...)

    Au Moyen âge, on note l'apparition d'un bâton courbe dont on achève le « travail » avec une poignée de foin, de feuille ou de terre(...)

    Au Xème siècle, l'emploi des torche-culs a gagné une partie de la population, notamment certains ordres monastiques. On lit dans les Annales bénédictines de 996 : « Les religieux de l'ordre de St Benoit ne peuvent plus s'en passer (...).Ils vivent et voyagent avec un précieux nécessaire appelé anitergia ». Torche-cul que l'on retrouve au XIème siècle dans le « nécessaire des frères » comme nous le précise Mabillon dans la vie de Léon abbé de Nonontula.

    Dans les siècles qui suivent, l'usage des torche-culs, si répandu soit-il, n'est pas le fait du plus grand nombre. Un auteur du XIIème siècle écrit : « Nous voyons des gens élevés avec soin et versés dans les sciences et répandus dans le monde, en qui néanmoins la nature laisse encore éclater un goût décidé pour la merde. Qui ont ce goût pour la merde si puissant qu'ils ne sont jamais sans en porter un peu avec eux. Non pas, va s'en dire, dans des vases mais du moins après la chemise et dans les vêtements ».

    Au XIVème siècle, le papier est rare, cher et épais et on est encore loin de s'en servir pour s'essuyer le derrière.

    Un extrait des comptes de dépenses de Charles VI datant de 1398, nous fixe sur ce point délicat. On y lit qu'on a acheté pour les augustes fesses du duc de Berry « du coton et quatre livres d'étoupe ». Celle-ci, partie la plus grossière de la filasse, et ordinairement issue du chanvre ou du lin. Chacun a ses préférences mais en général, dans les demeures des riches et des grands, on penche pour le lin. C'est le cas du roi lui-même qui « n'acquiert pour son usage particulier que d'estoupes de lin ».

    Le petit peuple, lui et encore pour longtemps, reste fidèle au culte de la nature qui pourvoit à ses besoins. La chose est possible, au moins durant l'été, et l'on se transmet de génération en génération des refrains qui subliment l'emploi des feuilles de marronnier comme torche-cul. Mais l'hiver comment font les pauvres gens ? Selon la formule du temps, « ils sortent souvent chemises dorées ».

    Au XVème siècle, une certaine égalité commence à naître dans le domaine du torche-cul entre nobles et roturiers fortunés. L'usage du papier se répand peu à peu partout, en partie lié à l'accroissement du nombre des clercs et des copistes. François Villon témoigne d'une estime particulière pour le papier et ne semble pas envisager que l'on puisse se servir d'autre chose.

      

    source : http://lartdesmets.e-monsite.com/rubrique,le-papier-toilette,304160.html

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  • AccueilSource internet.

     

    LE MOYEN ÂGE

     

     

    La plus grande richesse du Moyen Âge c'est la terre, mise à part les produits de la pêche et de la chasse, ce sont des cultures que dépend l'alimentation des hommes. En plus de la nourriture, la terre procure les matières premières indispensable à la vie quotidienne. Les produits qu'ils fabriquent et qu'ils vendent facilitent l'ouverture de la campagne vers la ville et favorisent les relations entre régions et même entre pays.

     

    Les matières premières utilisées sont le bois, la pierre et le fer. C'est la pierre qui est le matériau le plus noble. Elle peut traverser les siècles et une construction de pierre est généralement signe de richesse.

     

    L'agriculture est le moteur de la vie au Moyen Âge. Peu importe le climat, la situation géographique ou la qualité du sol, chacun s'efforce de produire tout: c'est ce qu'on appelle la polyculture. On cultive principalement de l'orge, du froment, de l'avoine et des légumes.

     

    Malgré un travail sans relâche, les résultats sont médiocres et dépendants des caprices du temps. L'outillage est insuffisant et inadapté. La terre n'est pas assez creusé, pas assez retournée. Le sarclage se fait avec des outils rudimentaires en bois qui griffent à peine la terre. Il faudra attendre l'imagination des inventeurs du Moyen Âge pour atteindre une meilleure qualité de vie dans l'agriculture.

     

    Les artisans sont indispensables: les objets qui sont fabriqués sont des objets de première nécessité. La ville est le lieu de prédilection des artisans, la demande en marchandises y étant plus importante. C'est à la ville que se trouve l'argent et où se font l'essentiel des échanges.

     

    Les métiers sont organisés avec rigueur. Les artisans travaillent dans des ateliers. Chaque atelier a un maître qui dirige des ouvriers, des valets et des apprentis. L'apprentissage dure plusieurs années. L'apprenti, devenu valet ou compagnon, doit faire un chef-d'oeuvre qu'il présente aux membres les plus anciens.

     

    Il existe différentes catégories de commerçants: les petits vendeurs ambulants, les boutiquiers et les grands marchands qui vendent des produits de luxe. Les principaux domaines de l'activité commerciale à l'époque sont le textile, l'alimentation, et les objets en bois et en fer. Ceux qui n'ont pas de boutiques parcourent les rues en ventant leurs produits.

     

    Comme il est important pour le seigneur d'entretenir les relations avec ses vassaux, il organise de somptueux banquets pour prouver sa richesse et sa générosité. C'est l'occasion de réunir autour de lui tout son petit monde, famille, courtisans et compagnons d'armes.

     

    Les couverts des convives

     

    Il n'y a pas de fourchettes au Moyen Age. Lorsqu'on est invité, on apporte souvent son propre couteau avec soi ; mais surtout on mange avec les doigts, car les cuillères sont plutot réservées aux cuisiniers. L'usage des assiettes en bois ou en métal ne se généralise pas avant le XVe siècle. Auparavant, on dispose la nourriture sur de grandes tranches de pain appelées tranchoirs et l'on partage facilement son plat avec ses compagnons de table.

     

    Un service 4 étoiles

     

    Le repas est une cérémonie très bien organisée. Chacun y va de son rôle. Le sénéchal, en général un vassal du seigneur, organise le service. Il verse de l'eau sur les mains des convives pour qu'ils se les nettoient avant de manger avec leurs doigts. Il découpe les viandes et les sert sur les tranchoirs. Les apprentis chevaliers secondent le sénéchal dans son travail.

     

    Ils versent le vin dans les coupes. L'arrivée des plats est parfois saluée par le choeur des trompettes. Les tables sont dressées en «U» le long des murs afin que le centre de la pièce reste libre. Chacun des convives peut ainsi admirer les jongleurs, troubadours et autres divertissements.

     

    De quoi sont composés les repas?

     

    À la table des seigneurs les plus riches, les repas de fêtes sont extraordinaires. Un repas peut comprendre plusieurs services, composés chacun de nombreux plats et accompagnés de pain blanc. Les potages, les pâtés, les poissons se succèdent.

     

    Les viandes sont rôties à la broche ou cuites au four, accompagnées de sauce. À partir des croisades, elles sont cuisinées avec toutes sortes d'épices rares venued'Orient (cannelle, poivre, gingembre...) Enfin, la plupart des desserts sont sucrés au miel.

     

     

     

    http://ekladata.com/dona-rodrigue.eklablog.com/mod_article3929181_2.jpg

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