• Philippe Rousseau, un héros inconnu et méconnu de Montmagny ?

      

    Philippe Rousseau, un héros inconnu et méconnu de Montmagny ?

    1 mars 2010

    Je ne vais pas réinventer la roue.

    Je vais ajouter d’autres photos que j’ai trouvées, dont celle de la compagnie B du 1er bataillon canadien de parachutistes et laisser notre jeune blogueuse ce matin vous parler de Philippe Rousseau…, mais quand j’aurai fini de parler des frères Rousseau, je vais vous parler d’elle .

    Lieutenant Philippe Rousseau

    2 mai 1921 – 6 juin 1944

    Décédé à Gonneville-sur-Mer, Calvados, France

    Philippe Rousseau est né à Montréal, mais demeurait à Montmagny, près de Québec. Il était le fils de Lacasse Rousseau, ingénieur-électricien et de Gabrielle Fafard.

    Il venait d’une famille de 14 enfants, 12 garçons et 2 filles. Parmi ceux-ci se trouvait le Lieutenant Maurice qui faisait partie du Special Air Service (SAS), Jacques, directeur du Jardin Botanique de Montréal, et ses deux sœurs étudiantes en médecine, Pauline et Marie, avec lui sur la photo.

    Philippe Rousseau intègre le Régiment de la Chaudière à Lévis avant de s’enrôler dans le Premier Bataillon de parachutistes dès sa création en juillet 1942. Il est déjà officier, ayant gradué du Royal Military College de Kingston avec Maurice. Il se qualifie comme parachutiste à Ringway en Angleterre à la fin de 1943, peu après son frère. Sur la photo, Philippe est à gauche et Maurice à droite, alors tout deux membres du Premier Bataillon de parachutistes canadiens.

    Philippe et Maurice Rousseau

    Durant l’hiver 1944, il succède à son frère Maurice comme officier de la section 4 de la compagnie B.

    Compagnie B


    Il ne parle alors que peu l’anglais mais apprend très rapidement. Il parlera toujours dans des élans passionnés que ses hommes n’oublieront jamais.

    Maurice s’est quant à lui engagé dans le SAS, le Special Air Service, abandonnant son grade de capitaine pour redevenir lieutenant.

     

    « Il avait hâte d’en découdre avec l’ennemi et il n’avait aucun moyen de savoir quand le débarquement aurait lieu. » (A Rising of courage)

    Le SAS est une unité de parachutistes britanniques faisant partie de commandos spéciaux. Leurs missions sont toujours périeuses et consistent à effectuer du sabotage, à voler les banques pour fournir de l’argent allemand aux alliés ou encore à attaquer des convois, le tout derrière les lignes ennemies et coupé de tout renfort. Les SAS nuisent tellement aux Allemands qu’Hitler a ordonné que tout membre du SAS fait prisonnier soit immédiatement abattu.

    À lundi prochain…

    Les sanglots longs des violons de l’automne.

    Elvis et Boris en Europe

    22 février 2010

    Drôle de titre n’est-ce pas !

    Ce n’est pas moi qui l’a inventé…

    Cliquez ici…

    Le destin tenait quelqu’un par la main en Normandie.

    Je vais rendre à César ce qui revient à César…

    Cette jeune blogueuse a été guide au Centre Juno à Courseulles-sur-Mer.

    Elle a écrit un blogue sur son voyage et c’est dans mes recherches sur Internet que j’ai découvert son blogue et une fascinante histoire…

    Voici la suite de son billet :

    En écrivant au régiment de parachutistes canadiens, j’ai été mise en contact avec Jan de Vries, un vétéran ayant appartenu au 1er bataillon canadien de parachutistes.

    5 avril
    M. De Vries me répond, mais n’a que très peu d’information sur les frères Rousseau, ne les ayant pas lui même connu. Il me réfère à monsieur Andrew Roy, un autre vétéran qui a été en contact avec trois frères et soeurs des Rousseau il y a trois ans.

    7 avril
    J’appelle Monsieur Roy. Il me dit d’abord que la famille Rousseau n’était pas intéressée à partager l’histoire de leurs frères lorsqu’il les a rencontré. Ils sont assez âgés et sont – selon lui – des gens assez bourgeois de la haute ville de Québec. Il me déconseille fortement de prendre contact avec eux, ce qui limite mes chances d’avoir des informations supplémentaires pour ma biographie. Il me réfère tout de même à un français, monsieur Alain Sillas.

    Alors qu’il déposait des drapeaux canadiens sur les tombes des frères Rousseau au cimetière de Ranville en 2004, un homme, monsieur Sillas, lui a demandé s’il les connaissait. Il a donc répondu avoir servi avec eux pendant la guerre. Monsieur Sillas lui a donc raconté être en train d’écrire un livre avec quelques chapitres sur les frères Rousseau. Le père de sa femme avait servi avec Maurice dans les Special Air Service britanniques, des commandos de parachutistes sur-entraînés avec les missions les plus périlleuses de toute l’armée. Maurice Rousseau était mort en permettant à son beau-père et à 2 autres hommes de s’échapper, et monsieur Sillas voulait rendre hommage à tous ces Canadiens qui étaient venus se battre en Europe et qui y avaient laissé la vie.

    J’ai donc pris contact avec monsieur Sillas qui m’a cordialement et sympathiquement invité à lui rendre visite lors de mon séjour à Paris. Entretemps, j’ai visité la Grande bibliothèque et j’ai épluché les livres sur le débarquement et sur les parachutistes pour retracer toute information succeptible de m’aider dans ma recherche.

    24 avril
    Arrivée à Paris depuis 24 heures, je me rends en banlieue pour rencontrer Monsieur Sillas. Je vous ai déjà montré des photos de son appartement et de sa collection, mais je me dois de réitérer que c’était très impressionant que de voir quelqu’un d’aussi passionné. Il avait même pris congé la journée où je suis allée le visiter. J’ai dîné avec lui et sa femme Marie-Hélène et il a partagé avec moi tous ce qu’il savait des frères Rousseau. Ils devraient d’ailleurs me rendre visite cet été, ce qui devrait s’avérer très plaisant!

    29 avril
    Pendant notre arrêt au cimetière de Ranville lors de la formation, je fais mon petit exposé de cinq minutes. En fait, je crois que ça a peut-être duré un peu plus puisque je trouvais important de parler de Philippe, mais aussi de Maurice puisque leurs histoires vont de pair.

    Voici donc le récit de Philippe Rousseau:

    On se revoit demain…

    Note :

    Je veux revenir sur quelque chose qu’elle a écrite…

    selon lui – des gens assez bourgeois de la haute ville de Québec.

    Nous avons là un exemple de factoïde.

    On se revoit lundi prochain pour la suite de l’histoire de Philippe Rousseau.


    La bravoure et le mépris : La Bataille de Normandie

    21 février 2010

    Cliquez sur l’image pour visionner ce film de l’O.N.F.

    Troisième volet de la série documentaire La bravoure et le mépris portant sur le rôle du Canada durant la Seconde Guerre mondiale. Films d’archives, scènes reconstituées et comptes rendus dévoilent une information stupéfiante sur le traitement réservé aux prisonniers de guerre des deux camps, sur les conditions de vie atroces imposées aux soldats, et met en lumière le courage de ces hommes qui se sont battus et sont morts pour leur patrie.

    Vous pouvez visionner plusieurs films de l’O.N.F. dont celui sur la bataille de Hong-Kong que j’avais déjà visionné et dont j’avais parlé sur ce blogue.

    Les frères Rousseau et les factoïdes…

    19 février 2010

    J’ai trouvé le sens du mot factoïdes…

    Le mot factoïde viendrait des mots fait et fiction.

    Comme on ne peut faire parler un mort, on cherche nos informations auprès des personnes qui ont connu le défunt.

    Donc, quand on parle d’un inconnu ou a fortiori d’un héros, on peut se retrouver confronter avec plein de factoïdes ou la réalité et la fiction s’entremêlent.

    Le cas d’Eugène Gagnon en est un bel exemple si on prend uniquement l’article de la Tribune du 22 octobre 1947 qui raconte les événements entourant la mort d’Eugène. Selon l’article du journal, Eugène ne serait jamais allé combattre en Europe.

    Et pourtant… vous connaissez toute l’histoire et je ne vais pas vous la raconter une autre fois.

    Revenons plutôt à notre histoire des frères Rousseau de Montmagny.

    Philippe et Maurice Rousseau sont deux fils de Lacasse Rousseau et Gabrielle Fafard.

    Ce sont eux ces deux frères que notre blogueuse, que le destin tenait par la main, a rencontrés au cimetière de Ranville.

    photo prise par la blogueuse

    Quant à moi, j’avais déjà trouvé l’information… sur le site des vétérans.

    Philippe Rousseau

     

    Maurice Rousseau

     

    On continue lundi prochain…

    Samedi, je vais aller au service funèbre de l’oncle de ma femme, celui-là même qui nous avait dit qu’il avait été un marin sur le destroyer Athabaskan la nuit du 29 avril 1944.

    Celui pour qui j’ai commencé ce blogue en août dernier.

    Il ne voulait pas parler du naufrage.

    Souvenons-nous.

    Les frères Rousseau de Montmagny

    18 février 2010

    Voici une belle photo de famille…

    famille de Lacasse Rousseau et Gabrielle Fafard

    Elle a été prise dans le livre Une histoire des hommes québécois d’Hélène-André Bizier.

    J’ai trouvé une critique du livre dans Le Devoir en ligne.

    L’auteur Stéphane Baillargeon fait une belle critique sauf qu’il dérape un peu quand il qualifie Lacasse Rousseau d’homme-lapin et qu’il se bidonne légèrement du prénom.

    Le père de cette exceptionnelle maisonnée trône au centre. Lacasse (quel drôle de prénom…) Rousseau, né en 1873, industriel et manufacturier, se distingue par son habit de coupe, sa pose tranquille, sa belle tête blanche. Cet homme-lapin a de quoi être fier de la qualité exceptionnelle de sa fructueuse descendance.

    Cliquez ici pour lire l’article intégral.

    Si vous pensez qu’Eugène Gagnon avait été laissé dans l’ombre, ce n’est rien comparé au sort qu’on a réservé aux frères Rousseau.

    Ma recherche a vraiment débloqué en tombant sur ce blogue…

    Voici un extrait…

    31 mars

    j’ai reçu un courriel de Normandie aujourd’hui. ce n’est pas comme si je ne m’y était pas attendu, mais mes devoirs sont arrivés. mon premier exercice consiste à trouver un soldat canadien tombé au combat et enterré dans un des deux cimetières près de Courseulles-sur-mer. j’ai donc

    1) à trouver un soldat

    2) à réussir à fouiller son passé pour obtenir toutes sortes de factoïdes

    3) à tenter de trouver de sa famille disponible pour une tite jasette

    4) préparer une présentation de 5 minutes.

    J’ai donc passé la matinée à farfouiner sur le Net pour trouver un Canadien français tombé en Normandie. Je me suis arrêtée sur le lieutenant Philippe Rousseau, originaire de Montmagny, un parachutiste décédé le 6 juin 1944, soit dans la nuit du débarquement de Normandie. Son frère Maurice est décédé 3 mois plus tard en Normandie aussi, et ils sont enterrés l’un à côté de l’autre au cimetière de Ranville.

    Des fois, j’en arrive à croire que le destin nous prend par la main.

    On se revoit demain…

    Je m’en vais chercher le sens du mot factoïdes… et je vais écrire au journal Le Devoir.


    D-Day et la bataille de Normandie

    16 janvier 2010

    Après 65 ans, la guerre en Europe fait encore jaser… et pas simplement sur mon blogue.

    Je vous avais déjà parlé d’Antony Beevor…

    J’ai trouvé cet auteur en allant sur Internet après avoir reçu les nombreuses photos de Wayne Silver. Je vous en remets quelques-unes.

    Voici ce qu’on dit sur ce site…

    Le Débarquement allié en Normandie, le 6 juin 1944, passe à juste titre pour un des grands tournants de la Seconde Guerre mondiale – à tel point que dans l’esprit de beaucoup de Français le reste de la guerre ne fut qu’une formalité.


    Or, il n’en est rien. Si le Débarquement fut un de ces moments où se forgent les légendes, la bataille qui s’ensuivit, connue sous le nom de bataille de Normandie, fut autrement plus longue, difficile, émaillée d’atrocités – et décisive. En effet, une défaite alliée aurait eu des conséquences géopolitiques majeures pour l’Europe, car rien alors n’aurait pu empêcher l’Armée rouge de pousser jusqu’à l’Atlantique.

    Or, Antony Beevor révèle, pour la première fois, à quel point le désordre, l’improvisation, les erreurs stratégiques et tactiques, l’impréparation de leurs troupes faillirent coûter leur victoire aux Alliés. Seule leur écrasante supériorité aérienne leur permit de l’emporter – mais à quel prix, notamment en vies civiles françaises et en morts accidentelles dans leurs propres rangs!

    D-Day et la bataille de Normandie est le premier livre d’ » historical narrative » à l’anglo-saxonne sur ces trois mois de guerre totale publié en France depuis Le Jour le plus long, de Cornelius Ryan, qui date de 1959. Antony Beevor a pu consulter des archives rendues publiques aux Etats-Unis et en Angleterre en vertu des délais de prescription, mais aussi des documents inédits allemands, français et canadiens, et retrouver nombre d’enregistrements originaux, dont les » débriefings » des soldats américains enregistrés à chaud par le service d’information des armées, ce qui lui a permis de croiser les témoignages et d’approcher au plus près le vécu des combattants sur le terrain.

    C’est à une reconstitution entièrement nouvelle et à rebours des mythes dominants qu’il nous convie, en maniant comme lui seul sait le faire le » zoom « : tantôt au plus près de l’action pour montrer, tantôt avec du recul pour expliquer.

    Commentaire

    Auteur-vedette de « l’historical narrative », auréolé du succès de Stalingrad et de La chute de Berlin, des oeuvres qui allient qualité et accessibilité, Antony Beevor a le mérite de nous faire apprécier la situation globale des batailles tout en approchant au plus près de la vie des combattants et des civils, son talent reposant sur sa facilité à ne jamais sacrifier le récit à l’analyse. Sa dernière parution D-DAY et la bataille de Normandie coule de la même veine. L’historien britannique nous plonge au coeur des combats. Il escamote sans honte les préparatifs et les aspects géo-politiques du débarquement du 6 juin 1944. Il suffit de savoir que la défaite de l’Allemagne est une réalité en 44 et que l’invasion de la France devient primordiale pour empêcher les armées soviétiques de pousser jusqu’à l’Atlantique. Sur ce thème, je vous conseille fortement la lecture de l’ouvrage du chercheur français Olivier Wievorka, Histoire du débarquement en Normandie, paru au Seuil en 2007.

    Terrifiant conteur, Antony Beevor narre une bataille où horreur et imbécillité, courage et perversité font toujours bon ménage, glissant au passage de déconcertantes citations telle celle de cet officier à l’aube du Jour J: « Ne vous inquiétez pas si vous ne survivez pas à l’assaut, car nous avons de nombreuses troupes de soutien qui interviendront juste après vous » (p. 92).


    Le mythe d’Omaha Beach la Sanglante en sort un peu égratigné: si les pertes américaines sur cette plage furent sévères le 6 juin 44, les lendemains furent tout aussi impitoyables. Contrairement aux prévisions des stratèges, la bataille de Normandie se transforma en guerre d’usure, rappelant les boucheries stupides de la première guerre mondiale. On peut accuser à ce sujet la température inclémente, une accumulation d’erreurs imbéciles des Alliés et, facteur non négligeable, la pugnacité des Allemands. Si la balance pencha toujours favorablement pour les Anglo-Américains, elle le dût surtout à leur écrasante supériorité aérienne. La conséquence de ces deux mois d’enlisement sur le champ de bataille: un lourd tribut à payer pour la Normandie, plus de 20 000 civils tués, Caen, St-Lô et des dizaines de villages en ruines. Le riche duché de Guillaume Le Conquérant devenant l’agneau sacrificiel offert pour la libération de la France.

    Le récit de Beevor ne fait pas non plus l’impasse sur l’incompréhension, teintée de méfiance et de suspicion, entre Français et Américains, de haut en bas de la hiérarchie politique et militaire, les libérateurs yankees apprenant à leurs dépens que «la France n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts».

    Le mot de la fin (véridique ou apocryphe, quelle importance?) appartient d’ailleurs au général De Gaulle. Sur le point de débarquer en Normandie, le matin du 14 juin 1944, l’un de ses compagnons dit au chef de la France Libre: «Vous souvenez-vous, mon général, qu’il y a quatre ans, jour pour jour, les Allemands entraient dans Paris?» – « Eh bien, ils ont eu tort! » répliqua le grand Charles (p. 218).

    Christian Vachon, librairie Pantoute

    L’oncle de ma femme y était…

    C’est son autre oncle, celui qui était sur l’Athabaskan lors de son naufrage, qui nous l’a dit.

    Il m’a raconté que son frère lui avait dit qu’on leur avait donné les fusils en sortant de la péniche en criant :

    Tenez… Allez vous faire tuer maintenant…

    On ne retrouve pas ça dans l’histoire officielle…

    J’ai hâte de lire le nouveau livre de Sébastien Vincent.

    Souvenons-nous… Épilogue

    7 janvier 2010

    On a eu une autre réunion de famille à Monkland près de Cornwall samedi dernier.

    L’oncle de ma femme y était avec ses deux filles et sa petite-fille.

    Cet homme est la raison pour laquelle j’ai commencé à écrire ce blogue au mois d’août…

    Il ne sait pas que je parle de lui.

    Voici le tout premier article.

    http://mpierrela.wordpress.com/2009/08/17/

    Si vous avez lu la plupart de mes articles, alors vous savez combien de gens m’ont aidé dans mes recherches.

    L’oncle de ma femme a changé depuis le mois d’août dernier alors qu’il avait brièvement fait allusion à l’Athabaskan.

    Il avait l’air très faible et fragile, mais il était très lucide cependant.

    Mon beau-frère avait trouvé une boîte de vieilles photos.

    En fait elles étaient dans un plat Tupperware.

    Tout le monde voulait les voir et on demandait à l’oncle de ma femme s’il pouvait identifier ceux qu’on ne connaissait pas

    Il pouvait identifier tout le monde et vraiment tout le monde.

    Il a même reconnu une ancienne flamme et a dit le plus sérieusement du monde qu’il l’a marierait sur-le-champ…

    Il a aussi parlé de son frère qui a été blessé sur les plages de Normandie. Il était dans le régiment des Fusiliers Mont-Royal.

    L’oncle de ma femme les appelait les Fous mal runnés…!

    Je lui ai dit que les Fusiliers Mont-Royal n’avaient pas pris part à l’invasion comme tel, mais étaient débarqués en Europe en juillet.

    Il était très certain de ce qu’il avançait et a raconté comment son frère a été blessé sur la plage.

    Je me suis dit alors que son frère avait sans doute été affecté temporairement au Régiment de la Chaudière ou au 22e régiment et fut blessé sur la plage.

    Comme je vous l’ai déjà raconté, le nom de l’oncle de ma femme n’apparait pas dans le livre où on retrouve la liste des marins qui étaient à bord de l’Athabaskan le 29 avril 1944.

    Ça m’importe peu…

    En tout cas, je peux vous dire ceci…

    Si cet homme dit qu’il était à bord, alors il l’était…


    Je sais qu’il ne veut pas parler de ce qui s’est passé cette nuit-là comme la plupart des vétérans d’ailleurs.

    Je suis certain maintenant qu’il n’a pas inventé cette histoire et je connais maintenant, après toutes mes recherches, toute l’horreur qu’il a dû vivre.

    Maintenant que je sais tout sur l’oncle de ma femme, je pourrais tourner la page sur ce blogue et continuer seulement celui sur la généalogie…

    Sauf que je découvre tellement de choses que je veux partager qu’il m’est difficile d’arrêter d’écrire.

    Souvenons-nous.

    Voici sa réponse… elle est en anglais

    1 janvier 2010

    Dear Pierre,

    My wife says I’m too argumentative, but my skepticism (as I prefer to call it) is the product of having been raised in a part of the world where prejudices were the rule. As I grew older, I learned better. I encountered other, wiser views (from books and individuals), but I also discovered that the “other side” could also have its own bias and prejudice. With regard to Pauwels’ polemic, here are several examples that, I think, call into question the objectivity of his analysis.

    For starters, I think he totally misunderstands the term “good war.” It was not coined to mean an altruistic, selfless endeavor on the part of the U.S. or to suggest that we were somehow noble or “good.” It refers to a war that had few moral ambiguities as to who the enemy is and what the threat is—in contrast to the Vietnam War, for instance. By that definition, it was a good war.

    Even Pauwels’ opening statement troubled me: “This book is not the fruit of arduous research undertaken in Washington’s monumental National Archives or found in other imposing collections of documents; in order to create it, little or no use was made of what historians call ‘primary sources.’ ” No historian I know of would be so dismissive of primary sources. On the other hand, for example, he cites a report from the German ambassador of Mexico to the Nazi government as proof of America’s attitude vis-a-vis German economic competition in Latin America. He even footnotes it. He may be right about the attitude, but I cannot imagine any source being less reliable. Maybe he ought to do some “arduous research.”

     

    I was also disappointed by his stereotyping. He wrote: “the wartime role of America’s political and economic leadership was not guided by purely idealistic motives . . . .” Well, I certainly agree with that. So does every historian I know. But I was puzzled because he did not stop there. The full sentence reads “the wartime role of America’s political and economic leadership was not guided by purely idealistic motives, AS IS GENERALLY ASSUMED.” He adds: “The overwhelming majority of conventional syntheses dealing with the role of the United States in the Second World War are typical examples of so-called ‘feel-good-history.’ “

    I don’t know who he’s been talking to or what books he’s been reading, but he is terribly out of touch if he believes that “the overwhelming majority” believes that way. I am from the most conservative, most obnoxiously “patriotic” America-we’re-number-one hooray-for-our-side God-loves-America region in the country, and I attended a state university in a city that used to boast it had more churches than service stations, but nobody who has ever taken a history course here believes or assumes any such thing. Sure, I know people who think we saved the world all by ourselves, but, again, they are uneducated people. They are the kind of people who think the moon landings were fake, that alien abductions are real, and that George Bush was a great president. But I have never READ anything of that sort from a serious writer. Instead, Pauwels prefers to stereotype. And stereotyping IS prejudice.


    He uses the phrase “heartwarming historical literature.” Frankly, I have never read any “heartwarming historical literature,” as he calls it, in my life. I’ve seen some movies like that. And there is a lot of heartwarming fiction out there, but it’s not historical and it’s not literature. What he asserts is a figment of his imagination. I don’t know what the French term is, but he has engaged in a logical fallacy: we call it a straw man argument. X says this is what Y believes and here is what is wrong with it—-even though Y never said it and doesn’t believe it. Moving on . . . .

    That power elites direct most (all?) societies is undoubtably true. This is hardly news.
    Pauwels also asks some odd questions, such as “Why did US policy-makers not eradicate all forms of fascism in Germany and elsewhere after 1945?” If he thinks the U.S. could have accomplished this, he has a grandiose notion of U.S. power that surpasses Bush’s. One might as well ask why European governments did not eradicate the anti-Semitic forces there. And still haven’t.


    I respect some of his sources. I know of Parenti, and I have long admired Noam Chomsky. Although I do not agree fully with everything Chomsky writes, I think he is the superior thinker of the two. I must also quibble with another assertion made by Pauwels: “the undisputable historical fact that the Soviet Union made the biggest contribution to the Allied victory over Nazi Germany.” In the first place, there are few “undisputable” “historical” “facts.” He sounds like my late uncle, a Pentecostal preacher.

    Second, it is indisputable that the loss of life in the Soviet Union was unparalleled, and its resilience was amazing. It fought the largest tank battles of all time and won. But whether this makes it the “biggest contribution to the allied victory” is highly debatable. I say this for several reasons. Had Britain chosen to make peace after France fell, we might not even be talking about an allied victory. Had Stalin not repeatedly purged his officer corps and had he not made a pact with Hitler that divided up Poland, maybe Hitler would have had a two-front war from the outset. May a person help set a house on fire and then, after it spreads to his house, claim credit as the major reason the fire was extinguished?

    He also minimizes the effects of Lend-Lease equipment sent to the Soviet Union, relying on highly suspect Soviet assertions that portrayed such aid as a trifle. More recent studies since the collapse of the USSR show otherwise.

     

    Finally—and again, I have not read the entire book—Pauwels seems troubled by hypocrisy on the part of the West. He points out that Eisenhower called it the “great crusade” and that Britain and the U.S. hypocritically proclaimed the “Four Freedoms.” As for me, I am not even surprised at this sort of thing. In Russia, they called it the “Great Patriotic War.” Such hyperbole is part of war. No doubt Britain wanted to hold onto its colonies and run their lives; no doubt Stalin had the same thing in mind for Eastern Europe. It turned out, of course, that the Soviet regime ended up as corrupt as its capitalist competitors, and, by my lights, far more brutal. It became about as pro-labor as the Tsar. But enough of my sermonizing.

    When I reached the part about Japan, I gave up. He is absolutely right that America did not enter the war until Japan declared war on the U.S. (which occurred almost simultaneously with the attack on American military installations). What’s his point? On this issue, even Chomsky is too glib.

    Le mythe de la bonne guerre revisitée…

    31 décembre 2009

    J’avais parlé un tout petit peu de ce livre de Jacques Pauwels dans cet article sur le débarquement de Normandie.

    Selon l’historien Jacques Pauwels, les Alliés ne pouvaient plus attendre avant de lancer le débarquement. Ils devaient ouvrir un deuxième front à l’Ouest pour empêcher les Russes d’avancer trop à l’Est.

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    C’est une autre vision des dessous de la stratégie de la Deuxième Guerre mondiale…

    On a aussi une version anglaise…

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    Voici une présentation du livre que j’ai trouvé sur Internet.

    L’irruption des États-Unis dans la Deuxième Guerre mondiale doit-elle être considérée comme une croisade contre la barbarie nazie, la lutte du Bien contre le Mal?
    Jacques Pauwels, historien canadien, brise le mythe.

    A ses yeux, les Américains étaient, en effet, loin d’être inintéressés par les ressources économiques et la dimension géostratégique des régions qu’ils allaient libérer.
    Ils débarquèrent donc avec une idéologie, des vues politiques, une conception des rapports sociaux à préserver et, bien entendu, avec l’idée qu’il fallait assurer les intérêts de leurs entreprises et du capitalisme américain.
    La crainte de l’expansion communiste et le désir d’en limiter les effets ne furent évidemment pas étrangers à cette philosophie interventionniste.

    Ce livre brise l’image d’Épinal du libérateur américain venant mourir sur les plages de Normandie dans un but uniquement philanthropique.
    Une contre-histoire de la Deuxième Guerre mondiale qui modifie radicalement notre vision du XXe siècle et offre un nouveau regard sur l’époque actuelle

    J’ai visionné le video et ça m’a fait réfléchir.

    Sauf que…

    J’en ai parlé à un ami qui habite aux États-Unis.

    Il en avait entendu parler et je lui ai envoyé un lien vers le livre sur Google books.

    Je ne me doutais jamais que j’allais recevoir une petite leçon d’histoire.

    Revenez demain pour la suite.

    Calepin d’espoir

    25 décembre 2009

    Joyeux Noël !

    Une lectrice m’a dirigé sur ce site…

    On a deux vétérans qui racontent leurs souvenirs de guerre.

    M. Joseph Francoeur

    Soldat de l’armée canadienne, outre-mer Régiment de la chaudière

    Guerre 1939-45

    Cloridorme, Gaspésie.

    Quelques mémoires en bref

    J’ai quitté le Canada pour aller servir mon pays, le départ s’étant fait d’Halifax à 7h moins 10 le Jour de l’An au matin. Je revois encore cette grande horloge au port nous indiquant le départ. N’ayant pas eu la permission de revenir en visite d’adieux, imaginer la douleur de mes parents, Benoît Francoeur et Adélaïde Marticotte.

    J’ai traversé l’Atlantique sur le bateau New-Amsterdam, nous étions 16000 soldats et 2000 hommes d’équipage, et nous avons dû contourner les sous-marins et braver de grosses tempêtes. Plusieurs soldats furent malades, nous avions deux repas par jour, au menu : morue séchée jaunie et patate avec pelure. Pour le dodo, nous n’avions que le hamac situé dans la cale du bateau.

    Enfin, nous sommes débarqués en Écosse (Angleterre), imaginez en temps de guerre fallait faire vite, Hollande, Belgique, Allemagne etc. J’ai vu de mes amis se faire tuer, mais malgré toutes ces horreurs fallait continuer.

    Merci de m’avoir lu.

    M. Joseph Francoeur décoré de la Médaille de Participation à la guerre 1939-1945, de la Médaille de la Libération de la Hollande 1945 et la Médaille de Participation du Continent européen France-Allemagne.

    Émilien Dufresne, ancien combattant

    C’est le 26 juillet 1941 à l’âge de 18 ans que ma petite vie tranquille de gaspésien bascula. En effet, c’est ce jour que des agents de recrutement se sont présentés à Cloridorme pour enrôler et je m’y suis présenté. Mon père n’était pas très content car lui, savait ce que c’était car il avait participé à la guerre de 14-19 comme combattant volontaire et s’était enrôlé dans un régiment ontarien. A son retour de guerre il est revenu s’installer ici.

    Le soldat Émilien Dufresne du régiment des Voltigeurs de Québec en passe d’être transféré dans le régiment de la Chaudière doit partir à Halifax et, de là, traverser l’Atlantique pour l’Angleterre.

    « Ce matin du 6 juin 1944, je me rappelle avoir rencontré la mort, la vraie, celle qui est gluante et froide » (jour du débarquement)

    Le régiment de la Chaudière fut parmi ceux qui débarqua en Normandie pour essayer de contrer les Allemands et libéré la France. Trop d’hommes sont morts, moi, peu de temps après je fus fait prisonnier par les Allemands. Ma capture dura 10 mois, 10 mois à croire régulièrement que j’allais y rester.

    Enfin j’ai pu exorciser tout mon passé en écrivant un livre sur mes expériences passées, le titre : Calepin d’espoir

    Merci de vous souvenir que des milliers de jeunes se sont battus pour la liberté et la patrie.

    Monsieur Émilien Dufresne reçu 5 médailles : une étoile pour les combattants au conflit mondial; une autre pour avoir combattu en Europe France-Allemagne; médaille de la Défense Nationale du Canada; médaille des volontaires, et celle pour avoir participer au conflit de la dernière guerre et une autre reçue lors du 60ième anniversaire du débarquement en Normandie : médaille pour l’enfer de Carpiquet qu’il a reçu en France.

    Qu’ils soient vécus à un niveau international ou personnel, les grands bouleversements changent une vie. À 18 ans, Émilien Dufresne modifie le cours de son existence et se porte volontaire pour combattre dans l’armée canadienne. Il est parmi ces milliers d’hommes à participer à la mission la plus impressionnante de l’histoire : le débarquement en Normandie. Fait prisonnier par les Allemands le 7 juin 1944, il lui faut à présent surmonter ses angoisses et rêver à la victoire.

    Après la guerre, Émilien, jeune homme de 22 ans, reprend sa vie laissée en suspens depuis quatre ans. Il tourne le dos à cette aventure, le silence s’installe et les souvenirs tentent en vain de franchir le cap de sa mémoire. À 80 ans, plus de soixante ans plus tard, Émilien Dufresne ressent l’urgence de partager avec nous cette période de soldat prisonnier de guerre.Accompagné de sa fille Danielle, il nous transmet des moments émouvants, des réflexions pertinentes, mais surtout ces moments qui lui ont permis de traverser cette épreuve.

    Cette histoire de vie vous entraînera à travers une facette de la guerre qui reste trop souvent ignorée : l’espoir.

    « Le Régiment de la Chaudière (Français) DEBARQUEMENT EN NORMANDIELA BATAILLE de NORMANDIE - vidéo 102 minutes »
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