• ROYAUTE, Excellence, Loyauté.

    ROYAUTÉ

    Fait historique


    "Quand on hait les tyrans, il faut aimer les rois" Victor Hugo

    La royauté n'est pas un aléa des régimes qui semblent aller et venir parmi les nations depuis toujours. Elle est un fait historique original, la condition première du développement civilisationnel, propre entre autres aux sociétés indo-européennes. La royauté dépasse largement la simple notion contemporaine de régime, terme dont l'éthymologie est la même que pour les mots règne et roi.

    Quand on parle d'Ancien Régime, on parle en réalité du prolongement de notre allégeance naturelle en tant que nation envers le prince désigné par les lois pour conduire celle-ci, on parle de la permanence du contrat donné dès l'origine entre le peuple et son roi. Mais la royauté est encore bien plus que cette simple relation logique entre deux termes, un peuple et un territoire constituant une nation libre et indépendante et l'incarnation vivante de sa souveraineté par le roi, qui est dès lors le souverain légitime.

    La royauté est aussi une dignité spéciale qui relève du sacré et qui confère au prince auquel elle échoit le caractère d'une véritable hiérophanie. Cette dignité royale, unique en son genre, est manifestée par le sacre du roi, entouré de légende et de mystère et dont le caractère religieux fait du souverain une sorte d'évêque du dehors. Le roi est un personnage sacré à la fois laïc et religieux. La royauté correspond également à une fonction. Cette fonction royale est la conservation, la manifestation et la transmission du pouvoir nécessaire à l'exercice de la prérogative royale, la souveraineté.

    Epée de Charlemagne - Joyeuse
    Joyeuse, epée du sacre dite de Charlemagne, elle représente l'autorité royale.

    Dignité royale



    « Les peuples sur qui nous régnons ne pouvant pénétrer le fond des choses, règlent d'ordinaire leur jugement sur ce qu'ils voient au dehors, et c'est le plus souvent sur les préséances et les rangs qu'ils mesurent leur respect et leur obéissance. Comme il est important au public de n'être gouverné que par un seul, il lui est important aussi que celui qui fait cette fonction soit élevé de telle sorte qu'il ne puisse ni confondre ni comparer à lui et l'on ne peut, sans faire tord à tout le corps de l'État, ôter à son chef les moindres marques de la supériorité qui le distingue des membres.». Louis XIV in Mémoires

    L'Histoire nous enseigne que les rois de France, même faibles, psychiquement atteints ou impuissant, ont bénéficié de leur statut royal qui les a souvent protégés des agressions, voire de leur déposition. Cette aura protectrice n'est nullement le fait du prince mais bien de sa dignité de roi sacré.

      

    Les deux changements de dynastie, entre les Mérovingiens et les Carolingiens puis entre ces derniers et les Capétiens, se firent au forceps et les rois déchus ou les héritiers spoliés le furent avec mille précautions. Chaque nouvelle race royale dû asseoir sa légitimité avant d'être complètement acceptée, notamment pas les mariages avec une descendante de la dynastie précédente.

      

    La dignité royale n'est pas accessible à quiconque. La vieille monarchie française se démarque en celà de l'empire romain qui l'a précédée en ce qu'elle vous un culte quasi religieux à la continuité de sa race royale, et par le fait que ce n'est pas la gloire militaire qui fait le nouveau roi, mais les lois du royaume. Nous, légitimistes, reconnaissons aujourd'hui que la dignité royale échoit à SAR le prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou, aîné salique des Capétiens, qui est désigné par les Lois fondamentales du royaume, ces lois ancestrales de notre nation qui n'ont pas changé depuis l'interruption de facto de la royauté, royauté qui pour nous continue d'exister de jure. Notre roi de droit est donc Sa Majesté le roi Louis XX.

    Louis XIV en costume de Sacre

    Louis XIV en costume de sacre

    Fonction royale


    "Le Souverain est celui qui exerce le pouvoir suprême, la souveraineté. Telle est bien la fonction sociale la plus haute et aucun État ne peut se passer d'un souverain. Le choix que l'on en fait décide de ce que sera le corps social et donne son sens à l'État. Les rois de France, mes aïeux, ont très tôt fixé leur doctrine : le roi, souverain béni par l'onction du sacre, selon une belle formule définie par les juristes "est empereur en son royaume". Durant des siècles, pour concrétiser cette idée, ils ont dû lutter à la fois contre les dangers de l'étranger toujours prêt à vouloir imposer ses règles à la souveraineté nationale et contre les périls intérieurs de ceux qui voulaient limiter la souveraineté du roi pour mieux dicter leur loi. Entre ces deux écueils, la France s'est bâtie et a prospéré.'' Louis XX, 24 septembre 1999, allocution

    En plus d'être une dignité, la royauté est une fonction essentielle de nos sociétés. Chaque peuple doit par nature se trouver un chef. Toute la question est de savoir comment il le trouve. Par le prestige de la victoire militaire comme à Rome ou dans l'empire de Napoléon, par le pouvoir de la ruse, du mensonge, de la démagogie et de la corruption comme dans les républiques ou par le chemin naturel qui mène au prince légitime. Nous choisissons la troisième voie, celle dont le coût n'est ni en sang, ni en or, celle qui parut juste à nos prédécesseurs depuis un millénaire et même d'avantage pour choisir le détenteur de l'autorité et de la justice dans notre nation.

      

    Une nation dépourvue de l'antique fonction royale est une nation ouverte à l'arrivée au pouvoir de tous les hommes dits providentiels et qui sont en réalité des fossoyeurs de la véritable liberté, de l'identité nationale et de la probité de la fonction publique, des fauteurs de désordre, de trouble et de déclin de notre civilisation française. Si la royauté a existée dans tant de nations à travers les âges souvent dans leurs heures les plus glorieuses, et exisent aujourd'hui encore, c'est parceque le pouvoir est aussi indispensable que dangereux et qu'il ne doit pas être mis entre n'importe quelles mains.

    Il doit être remis en dépôt entre les seules mains de celui qui est désigné légitimement pour porter cette responsabilité qui comporte essentiellement des devoirs, celui encore que sa condition naturelle ne peut porter à utiliser le pouvoir dans son intérêt personnel, mais uniquement dans l'intérêt de la nation, de l'État et du peuple : le bien commun. Cette condition implique une solennelle prestation de serment lors du Sacre.

    Couronne et cœur de Louis XVII à Saint-Denis

    Couronne et cœur de Louis XVII lors de la cérémonie de remise du cœur à Saint-Denis

      

    sources : http://www.saxe-hussards.com/royaute.htm

      

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