• une citoyenne nommée "CORDAY"..

    LA CITOYENNE CORDAY

     

    Massacres de Septembre, vus par Charles Dyckens.
    Massacres de Septembre, vus par Charles Dyckens.
    © Hablot K. Browne
    The Writings of Charles Dickens, "A Tale of Two Cities", "The Sea rises".
     

    Cet acte de cannibalisme se passe en 1789. Or, ce n’est qu’en février 1791, six mois après, que Charlotte sort de l’abbaye. Son père part à Argentan, et la fille trouve un asile décent chez sa tante à la mode de Bretagne, Madame Coutellier de Bretteville-Gouville, laquelle vit à Caen, rue Saint-Jean, près de l'hôtel de Faudoas [1]. Cette dame, âgée d'environ soixante ans, qui est restée royaliste, comme certains de ses proches, invite sa nièce à boire un verre à la santé du roi. Charlotte ne boit pas. Elle admet que Louis XVI est un homme bon, mais elle ne le juge pas vertueux. Pour elle, un roi ne peut apporter que la misère à son peuple. Madame Coutellier de Bretteville-Gouville est désolée par cette attitude. Elle lui reproche de vivre dans le passé, en lisant et relisant sans cesse Plutarque et Corneille. Charlotte lui répond :

     

    C’est possible, mais j’aurais préféré vivre à Athènes ou à Sparte, qui comptaient de nombreuses femmes courageuses [10].

    Mais lors des dîners, elle parle volontiers de ses lectures favorites. Elle vit la plus du temps avec les trois domestiques de sa tante. L’un d’eux, Augustin Leclerc, qui tient un rôle d’intendant, est tourné vers les idées des Lumières. Charlotte Corday, la jeune patriote, s’entend bien avec lui.

    Cette vestale de la Révolution confie à une amie : Jamais je ne renoncerai à ma chère liberté, jamais vous n’aurez sur l’adresse de vos lettres à me donner le titre de Madame. Certes, comme l’écrit Maurice Ulrich, des jeunes hommes fréquentent cependant Mme de Bretteville. Aussi bien le marquis de Faudoas, monarchiste, que Bougon-Langrais, fonctionnaire de l’administration départementale, qui deviendra en 1792 procureur général syndic du département, et Doulcet de Pontécoulant, qui sera député à la Convention. Ils sont au coeur des débats du temps et bientôt de ses convulsions [1].

    Son ami Boisjugau de Maingré est pris, en 1792, les armes à la main, et fusillé comme traître à son pays [2]. Les massacres de septembre inspirent à Charlotte une horreur désespérée [11]. Olympe de Gouges, la rédactrice de la Déclaration des droits de la femme, dénonce le boutefeu Marat. Journaux et articles arrivent jusqu’à Caen. Pour Charlotte, le principal responsable de ces milliers de morts est Marat.

     

      

      

    SUITE .....................Source :http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/Charlotte_Corday/11022708

      

      

      

      

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