La création du franc à cheval en 1360 s'inscrit dans un contexte de crise économique et sociale. Depuis 1337, la France est en guerre contre l'Angleterre pour la conquête de plusieurs provinces, dont l'Aquitaine et la Normandie. Le roi doit trouver en peu de temps de quoi payer ses troupes et les autres dépenses liées au conflit : il le fait entre autres expédients au prix de quelque quatre-vingt-cinq mutations (dévaluations) qui entraînent de graves troubles civils.
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Le roi de France prisonnier à Londres |
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En 1355, le Prince Noir - prince de Galles, fils du roi d'Angleterre Édouard III - débarque en Aquitaine et mène une campagne dévastatrice en Languedoc. Jean le Bon convoque des états généraux et obtient le financement de son armée en contrepartie d'une meilleure monnaie. Mais il est fait prisonnier près de Poitiers le 18 septembre 1356 et se retrouve détenu à Londres. |
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La création du franc à cheval |
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Sur le chemin de Paris, Jean le Bon signe trois ordonnances fiscales et monétaires à Compiègne le 5 décembre 1360. Il lève un impôt direct, le "fouage", sur chaque foyer fiscal. En même temps, les derniers d'argent sont renforcés et une nouvelle pièce d'or est créée : le franc à cheval, prescrit à 24 carats (or fin), au poids équivalant à 3,885 g, pour un cours de 20 sous tournois, c'est-à-dire 1 livre tournois, l'unité de compte. La frappe des espèces blanches (argent) et noires (billon) débute quinze jours après l'ordonnance, celle des francs dès février 1361. |
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Un franc symbolique |
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Le franc de Charles V : succès monétaire et stabilité |