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La Restauration est marquée par une prodigieuse reprise en main du clergé . La religion, le trône, la nation, la famille sont les valeurs dominantes de ce nouveau régime conservateur, attentif à la protection de ses intérêts et de l'ordre établi. Voter n'est plus un droit mais un devoir , comme le soulignait Thiers : " on est électeur pour l'utilité du pays ". Ainsi, pendant toute la première moitié du XIXème siècle, le loi électorale élargit ou restreint le nombre des électeurs en fonction des besoins.
Un autre débat se superpose à celui de l'ampleur du corps électoral : les élections devaient-elles être directes, chaque vote contribuant au choix de l'élu, ou indirectes, le vote de la base servant à sélectionner des grands électeurs choisissant ensuite des élus ? Dans un premier temps, le système indirect est dénoncé comme un artifice, une méthode mensongère. Benjamin Constant se fait l'avocat de l'élection directe. Au sein de ce débat, le droit de vote féminin n'est quasiment jamais abordé.
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Pourtant, des hommes continuent de se battre pour l'émancipation civile des femmes, tels les saint-simoniens. Mort en 1825, le comte Saint Simon laisse derrière lui de généreux principes : la fin des antagonismes sociaux grâce à l'association universelle. Pour l'harmonie sociale, les Saint-simoniens prônent l'égalité des sexes. Prosper Enfantin, zélé disciple de Saint Simon, dit ainsi
| " c'est par l'affranchissement complet des femmes que sera signalée l'ère Saint Simonienne " |
Pour libérer la femme, les Saint Simoniens procèdent à une critique virulente du mariage, songeant même à imposer le célibat à leurs membres.
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