
L'éventail est un accessoire de mode et de confort dont la principale utilité consiste à créer un léger courant d'air frais, en ventilant. Son usage est attesté dès l'Antiquité.
On notera en particulier :
Les éventails pliés sont les plus répandus. Comme les éventails brisés, ils trouvent leur origine en Chine, mais ont été adoptés et adaptés au Japon, en partie par l'intermédiaire de la Chine
L'éventail est un accessoire de mode et de confort dont la principale utilité consiste à créer un léger courant d'air frais, en ventilant. Son usage est attesté dès l'Antiquité.

Si l’usage de l’éventail est attesté depuis près de 5000 ans dans différentes civilisations antiques, la fabrication traditionnelle des éventails en Chine remonte à la dynastie des Han (206 av. JC – 23 après JC).
Les premiers éventails chinois étaient en plume. C’est pourquoi la langue chinoise utilise le même caractère pour désigner les plumes et les éventails.
Le Bambou était également utilisé dès le IIème siècle pour fabriquer les éventails.
Les éventails pliables, très populaires sous les dynasties Ming (1368-1644) et Qing (1644-1911), sont vraisemblablement apparus au IXème siècle, en provenance du Japon.
En Chine, les éventails ont été utilisés par toutes les classes sociales. Si les modèles les plus courants étaient faits en feuille de palmier, d’autres témoignent d’une grande compétence artistique. On a ainsi retrouvé des éventails en ivoire utilisés à la cour impériale.
C’est au Japon que l'éventail plié a été inventé au IXème siècle, avant d’être introduit en Chine par l'intermédiaire de la Corée.
Les plus grands peintres chinois ou japonais ont utilisé ce support pour leurs œuvres, notamment à l'époque Ming.
Même si des éventails au goût européen ont été fabriqués en Orient dès le XVIIème siècle, cet accessoire est resté un élément essentiel de l'art de vivre et de la culture.
Son rôle est fondamental dans le théâtre japonais Nô et dans certains arts martiaux qui utilisent des éventails de guerre ou gunsen.
Ce type d'éventail doté d’une monture en acier servait à la fois de signe de ralliement et de direction des troupes et de garde et de protection lors de combats au sabre.

L'histoire de la fabrication des éventails chinois traditionnels remonte à partir de la dynastie des Han.
Si aujourd’hui en Chine, l'utilisation pratique des éventails a diminué avec la venue des ventilateurs électriques et du climatiseur ; ils restent comme les métiers traditionnels, aimés pour leur qualité artistique.
La Chine fabrique des éventails depuis 200 av. JC.
Pendant la dynastie des Han (206 av. JC – 23 après JC), Ban Jieyu, une célèbre femme écrivain, a écrit par admiration des éventails cette poésie:
« La soie nouvellement tournée de Qi est aussi blanche que la neige, les éventails ronds sont faits d’éclats de soie comme la pleine lune ».
Les éventails pliables sont apparu dans les dynasties nordiques et méridionales (420-581) et sont devenus très populaires pendant les dynasties de Ming (1368-1644) et de Qing (1644-1911) parce qu'il était commode de les porter.
Les premiers éventails en Chine étaient en plumes, de ce fait le caractère chinois pour le mot « éventail » est le même caractère que pour le mot « plume ».
Dans les temps anciens les éventails étaient utilisés pour maintenir l’air frais ainsi que pour écarter la lumière du soleil et la poussière.
Wang Dao, un premier ministre de la dynastie Jin (317-420), dit un jour « j'utilise souvent mon éventail pour me défendre de la poussière et pour me refroidir en été ».
Les gens de toutes conditions sociales aimaient les éventails pour leur usage pratique.
Les plus couramment employés étaient les éventails en feuille de palmier.
Quelques éventails étaient décoratifs, fait avec des matériaux de qualité et une grande compétence artistique.
Des éventails d'ivoire, par exemple, ont été utilisés comme des hommages à la cour impériale et ont été considérés comme des symbôles de puissance et de haut rang.
L'utilisation pratique des éventails a diminué avec la venue des ventilateurs électriques et du climatiseur.
Comme les métiers traditionnels cependant, les éventails sont encore aimés pour leur valeur artistique, particulièrement ceux avec de belles peintures. 
Les éventails peuvent être faits de beaucoup de matériaux, tels que l'ivoire, le bois de santal, les plumes, le papier, la soie, le bambou....
Ainsi il n’y a pas qu’une variété d’éventail mais plusieurs, comme les éventails de palais, les éventails pliables, les éventails de papier noir, les éventails de plume, les éventails en feuille de palmier, les éventails de gong, les éventails d'ivoire ou en bois de santal, etc.
Le contour des peintures de la toile des éventails peut être rond, se plier....
Ces éventails à la valeur artistique élevée sont habituellement peints par des artistes très connus avec de la peinture, de la poésie, de la calligraphie, et certains d'entre eux sont même décorés par de l'ivoire, du jade ou des perles.

L’éventail a été importé en Europe par les Portugais à partir du XVIème siècle.
Cet accessoire fait fureur en Italie, avant de conquérir toutes les cours européennes.
Il a été introduit en France par Catherine de Médicis et son usage a d’abord été réservé à l’aristocratie.
Les éventails étaient alors de véritables objets d’art avec des montures d'ivoire, de nacre ou d'écaille et des tissus comme la soie ou la dentelle.
L’usage de l’éventail à la cour entraîna la création d’un langage codifié propice au badinage.
Il fallut attendre la fin du XVIIIème siècle pour que cet objet se démocratise et soit utilisé dans la classe moyenne.
A partir de 1830, il connaît un second âge d'or sous le Second Empire.
Il est aujourd’hui quelque peu tombé en désuétude sauf dans quelques pays comme l'Espagne, où il reste l’accessoire des danseuses de flamenco et un accessoire de mode
.
On notera en particulier :
Les éventails pliés sont les plus répandus. Comme les éventails brisés, ils trouvent leur origine en Chine, mais ont été adoptés et adaptés au Japon, en partie par l'intermédiaire de la Chine
En Chine, les premiers éventails étaient rigides et en plumes (d'ailleurs le caractère chinois désignant l'éventail se compose de la clé de la « porte » sur le caractère signifiant « plumes »)[1]. Au IIe siècle déjà le bambou était utilisé pour la fabrication de la monture. Les éventails « pliés » (invention japonaise selon certains) furent importés en Europe par les Portugais à partir du XVIe siècle.
Introduit en France sous sa forme moderne par Marie de Médicis, objet favori d'Élisabeth Ire d'Angleterre, il connut un important développement en Europe aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle. Produit essentiellement en France, en Angleterre, aux Pays-Bas, en Italie et dans l'espace germanique, ce fut d'abord un objet aristocratique et artistique, reprenant les sujets (mythologiques et bibliques surtout)de tableaux connus tant sur les feuilles que sur les montures d'ivoire, de nacre ou d'écaille.
Les sujets devinrent souvent moins recherchés avec les bergerades de la fin du XVIIIe siècle, la qualité moindre minorant le prix et facilitant la diffusion de l'objet dans la classe moyenne. Il devint même populaire grâce aux techniques d'impression (et parfois même vecteur de propagande politique avant et pendant la Révolution). C'est à cette période qu'il disparut presque en France, pour ne réapparaître qu'avec plus de vigueur après 1830, connaissant un second âge d'or pendant le Second Empire et atteignant sa taille maximale vers 1890.
Certains marchands d'éventails (notamment la Maison Duvelleroy ont inventé au XIXe siècle un pseudo « langage de l'éventail » très élaboré et codifié. Il s'agissait d'un outil marketing et aucune trace de ce prétendu langage ne peut-être trouvée au XVIIIe siècle. Toutefois les scènes figurant sur les éventails participent à la communication sociale, de même que la gestuelle de son maniement, en particulier à la Cour.
Cet objet est quelque peu tombé en désuétude pendant l'entre-deux-guerres, hormis en tant qu'objet publicitaire (parfois d'excellente qualité) et hormis aussi dans quelques pays comme l'Espagne, où la fabrication s'était établie moins d'un siècle plus tôt.
Il continue d'accompagner quelques personnages iconoclastes de notre époque, symbolisant le désir d'élévation et d'autorité, le refus de la conformité et soulignant l'originalité d'un style. Moyen élégant et écologique de faire face au réchauffement climatique, il connait cependant au début du XXIe siècle un regain de faveur, et divers créateurs réapparaissent notamment en France.
En Orient, même s'il fut aussi fabriqué au goût européen dès le XVIIe siècle, il est resté un élément essentiel de l'art de vivre et de la

William Merrit Chase "Pivoines" Impressionniste Américain
culture. Les plus grands peintres chinois ou japonais l'ont utilisé comme support pour leurs œuvres. Objet indissociable les rites traditionnels de la Chine et du Japon, l'éventail est un accessoire fondamental dans le théâtre japonais Nô de même que dans certains arts martiaux.
L'éventail est aussi utilisé comme arme dans certains arts martiaux chinois. Il est ainsi présent dans le Taiji shan (太极扇), art martial lié au Tai-chi-chuan (ce dernier étant pratiqué à main nue), ou dans la danse traditionnelle chinoise.
Pendant le Moyen Âge au Japon, le chef de guerre (le shogun) portait un gunsen (littéralement « éventail de guerre ») : ce type d'éventail avait une monture forgée en acier et servait à la fois de signe de ralliement et de direction des troupes (brandi ouvert), et à la fois de garde et de protection (une fois fermé) lors d'un combat au sabre. Le tessen, de forme plus européenne, était plutôt réservé aux femmes.