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    Une agriculture meurtrière !

     

      

      

    Quotidiennement, on nous répète les différentes catastrophes naturelles liées au réchauffement climatique notamment en Vendée avec la tempête Xynthia. Mais, il n'y a pas que la planète qui cause des dégâts sur notre environnement, il y a aussi l'Homme, qui est la principale cause du réchauffement climatique mais aussi le propre tueur de son prochain. L'agriculture actuelle, industrielle et chimique, change le climat mais aussi l'Homme avec des malformations à la naissance.

    Quand on sait que 90% des cultures sont traitées chimiquement en France, ça fait froid dans le dos et je n'exprime même pas les dégâts que cela cause sur la biodiversité et l'Homme. La France est la 1ère utilisatrice de pesticides d'Europe et la 3ème mondiale. Mais les résultats de ce mode de production du « tout drogué pour produire plus » ne profite à personne, ni aux agriculteurs ni aux consommateurs. Tout le monde est perdant avec l'utilisation de produits chimiques et/ou d'OGM.

    Une cause de cancer chez les adultes

    70% des cancers sont liés à l'environnement dont 30% à la pollution et 40% à l'alimentation. Un constat dramatique qui ne cesse de s'alourdir. En France, l'indice du cancer a augmenté de 93% en 25 ans chez l'homme. Et en 25 ans, l'utilisation de produits chimiques et pesticides a progressé autant pour atteindre le chiffre cité précédemment soit 90% des terres sont traitées. Les conséquences sur l'Homme sont des problèmes neurologiques, des cancers, ... Et pour le constater, il suffit de contacter la MSA (Mutualité Sociale Agricole) pour se rendre compte du nombre d'agriculteurs atteints de cancers ou autres maladies « nouvelles ».

    Mais aussi chez les enfants

    Que les agriculteurs qui droguent, se fassent du mal par la même occasion, chacun est libre de ses choix de production. Mais que les enfants et les futures générations en payent les conséquences, c'est autre chose ! En Europe, 100 000 enfants meurent tous les ans à cause des cancers et depuis 30 ans le nombre d'enfants atteints par un cancer augmente de 1,1% par an. Et ce constat est dramatique, les enfants sont les principales cibles de nos politiques agricoles, du produire plus avec tous les moyens possibles.

     

     

    Conséquence sur la Terre

      

      

    On les connaît, desséchement et appauvrissement des sols, pollution des eaux comme au Lac de la Bultière, la disparition des abeilles... Enfin, ce sont des tonnes de bilans d'année de production industrielle qui nous dit aujourd'hui que 75% des espèces comestibles ont disparu en 100 ans et30% du vivant sur Terre a disparu. Avec plus de 140 millions de tonnes d'engrais chimiques répandus dans le monde par an, notre mode d'alimentation industriel est à 30% la cause du réchauffement climatique. Aujourd'hui, l'association France Nature Environnement lutte contre cette agriculture, qui malheureusement a de lourdes conséquences sur l'environnement comme les algues vertes le long des côtes bretonnes.

      

      

      

    L'Union Européenne

      

      

    L'Union Européenne consacre plus de 40% de son budget à l'agriculture et plus 9,5 milliards d'euros de subventions aux agriculteurs. Si nous voulons stopper le massacre de l'agriculture actuelle, il faut sensibiliser l'UE pour qu'elle investisse et subventionne une politique agricole biologique.

      

    Et cela est possible. On peut se fixer 5 ans pour commencer à allouer les 9,5 milliards d'euros à la restauration collective afin d'accroître le prix d'un repas à 3€ mais surtout pour relancer la demande de produits de qualité donc locaux. Et le reste du budget du PAC à la transformation et la formation des agriculteurs à une agriculture biologique.

      

      

    Les agriculteurs veulent être rémunérés par le prix et non plus par les subventions européennes comme des mendiants. Si l'Union Européenne subventionne la restauration collective avec une vraie volonté d'une restauration biologique, les agriculteurs seront Tous gagnants. Notre environnement et surtout les générations futures seront que bénéficiaires de ce changement comme les agriculteurs et les futurs.

      

      

    De plus, si l'Union Européenne va vers ce changement, elle lutte ainsi contre le cancer. Enfin, si nous, citoyens français et européens, nous voulons un avenir sain et digne pour nos enfants et les générations futures, il est temps de vouloir un changement pour notre agriculture qui abîme notre planète et notre santé.

      

    Des solutions simples et justes existent, il suffit d'en avoir la volonté, alors ensemble nous nous devons de l'avoir et de prôner ce changement pour nos enfants.

     

     

    Si ce qui est écrit est exact, je ne comprends pas pourquoi nous n'assignons pas l'État français devant les tribunaux. C'est l'État qui encourage la politique agricole commune(PAC) et les dégâts au plan santé ne pourront jamais être couverts par la sécurité sociale. Ceci n'est que chiffre, c'est sans compter la détresse, le désespoir, la souffrance, la culpabilité de ceux qui ont été acteurs et ont permis de telles actions et de ceux qui souffrent directement dans leurs chairs des méfaits de l'agriculture conventionnelle. Et je ne parle pas de la disparition de la diversité des organismes vivants!

     

    sources

    http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2011/02/27/2419266_une-agriculture-meurtriere.html

     

     

     

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    A la zeub: Mal faire son travail, le faire à la va-vite
    Afficher: Faire remarquer, attirer l'attention. Ex: elle m'a affiché (« elle m'a fait remarquer », « elle m'a mis la honte devant tout le monde »)
    Ap ou Aps: Pas (verlan, ex : Ché aps signifiant Je ne sais pas)
    Acier: Pistolet, arme
    Ambiancer: Influencer , manipuler, ex: à ouais ! Arrête de l'ambiancer"
    Arrache ( A l'arrache): Faire quelque chose à l'arrache, un peu n'importe comment
    Arracher (s'): Partir
    Atchave (s'): Partir
    Auch: Chaud (verlan)
    Axe (je vais te axe!): Frapper, faire mal.


    Babtou: Personne de couleur blanche (verlan de toubab, utilisé par la population noire dans certains pays africains pour désigner les Européens blancs au singulier comme au pluriel ; signifie à l'origine "docteurs" en arabe, le singulier "toubib" est utilisé en argot français depuis longtemps ; souvent orthographié bab2 ou 2bab, le 2 étant prononcé "two" en anglais)
    Bad: 1. Mauvais (ex : c'est le bad, je redouble), 2. Abréviation de bad-trip
    Bader: Faire un bad-trip
    Bailles (les): Les nouvelles. ex. :ow c'est quoi les bailles?
    Barbé, Bébar: Se faire escroquer
    Barreau: Se dit d'un homme qui a une érection ("ce voyeur, il a le barreau")
    Bècor: Corbeil, la ville de Corbeil-Essonnes (verlan)
    Bédave ou bédaver (plus rare): Fumer un joint (origine gitane)
    Bédo: Joint (origine gitane)
    Béflan: Frimer (verlan flamber, dans le sens de se la jouer)
    Béjèr: Vomir (verlan de gerber)
    Beleck: Attention ( faire beleck = faire attention )
    Béton: Tomber (verlan)
    Beuh: herbe, syn : ganja cannabis (contraction de beuhèr, verlan de herbe)
    Beuj: Jambe (verlan)
    Bled: Le pays d'origine (Jusqu'au Mali,Senegal,Cameroun etc...)
    Bicrave: Vendre, dealer (origine gitane)
    Biff: Argent
    Bitch' Prononcer biatche: Une allumeuse, une fille très chaude. Vient de l'anglais : Bitch, une putain
    Boîte: Tête ( la boîte que t'as !! )
    Boloss, bolos, trogloss, bogloss, troglioss ou borros: Victime, bouc-émissaire. Se dit d'une personne qui n'a aucune répartie, qui se laisse faire, qui accepte tout, qui n'a pas d'opinion, qui a peur de tout... Serait l'opposition au mot bogoss (Beau gosse) par inversion de sonorité. Par extension, désigne une personne qui n'a pas les mêmes valeurs que soit (ex : Il traîne avec des fashions, c'est un bolos !) Faire un bolosse = faire un rakette , un vol
    Bombounette: Excellent. (ex: C'est de la bombounette ce shit).
    Bonnasse: Une belle fille, très attirante
    Boucrave ou Boukrave: Dénoncer quelqu'un, faire de la delation
    Boufbiff: Synonyme Bouffon, Shlague. (ex: T'es trop un boufbiff toi laisse tombé)
    Boukak: Un individu de la population maghrebine.origine gitane du 16eme siecle (ex: c'est peuplé de" boukak par ici...)
    Bouillave: Faire l'amour (origine gitane), par extension, aussi utilisé comme adjectif pour qualifier quelqu'un d'attirant sexuellement (ex : elle est bouillave )
    Boul: Le cul
    Bousaillaké: Fumer
    Bebar: Barbe
    Broumf: Un joint, une cigarette de marijuana. Origine Est, Moselle
    Bubar: Barbu
    Bonté: BelleGosse, Bonnasse !, Ex : C'est une bonté cette meuf !


    Caillasse: Argent
    Caille: Racaille(une personne dangereuse)
    Caillera: Racaille (verlan)
    Cainfri, K'1Fry: Africain
    Cainri: Américain (verlan de ricain)
    Canard: Se dit de celui ou celle qui est en couple (Pierre il est au téléphone avec sa go, c'est trop un canard). Se dérive en canarder, canardage, etc., "faire le canard" parler sans assumer ses paroles ( faux-cul)
    Caner (se faire: Se faire tuer, se faire tirer dessus
    Caguer: Chier, deféquer. Parler du sud, ce mot est présent dans le castillan et le catalan, pour la même action.
    Calèche (en): En prison
    Carna: Arnaque (verlan, une carna ou se faire carna)
    Carotter: Voler, se faire avoir
    Carouf: Le supermarché Carrefour
    Carpla: La prison, verlan de Placard
    Cartouche (mettre une): Baiser (ex : J'lui mettrai bien une cartouche a lacelle!!)
    Cassos': Cas social une personne désespérée "Le gars il la baffé, il n'as rien fait!" "Oh le cassos'!"
    Cav': Un pauvre type, un looser. (ex : C'est trop un cav' ce mec!)
    Ceaumor: 1 Morceau (souvent de haschisch) (verlan), 2 Morceau de Rap (Verlan)
    Céfran: Français (verlan)
    Chabe: Regarde (origine gitane)
    Chabert (être un): Se dit d'une personne lâche, déclinaison du colonel Chabert, (la rumeur populaire tend à en attribuer la création à la session 2006 de l'île de la tentation)
    Chagasse: Jeune femme aux mœurs faciles.
    Chanmé: Méchant (Verlan)
    Charasse (être charasse): Etre ivre (ex : "J'ai trop tisé j'suis charasse")
    Charclo: Clochard
    Charette (être): Être débordé par une activité, ne pas avoir le temps. (ex: Je peux pas sortir ce soir , je suis trop charette)
    Chécro (verlan de Accrocher): Sortir, avoir une relation avec quelqu'un.
    Chelou: Louche, bizarre (verlan)
    Chepere (etre): Se dit de quelqu' un apathique, perdu dans ses pensés apres absorbsion de substance psychoactives, qui n' est pas redescendu de son trip (verlan de perché)
    Chéra (verlan de Arracher): S'arracher, partir; Ex : ça craint ici, on chéra !
    Cheum, Cheumo, Chim: Moche (verlan), "Comment elle est cheum": se dit d'une personne moche, "Arrête, arrête c'est cheum" Autrement dit "Arrête, arrête, ça n'en vaut pas le coup"
    Chico: Dent
    Chips (c'est): "C'est chips" est une expression typiquement Orléanaise signifant quelque chose de dommage.(ex : "il s'est fait carotte sa mob trop chips pour lui")
    Choper: Se procurer, acheter du shit (ex : Demande des pilons a PJ, il va choper ce soir), coucher avec une fille pour un soir. svt en Verlan: Pécho (ex max a pécho hier soir) (nuance: le garçon chope, la fille accroche)
    Chourav (origine gitane): Voler
    Chichon: Haschisch
    Chimique: Bizarre. Ex: elle est trop chimique la fille
    Chien (Être en): Manquer de, avoir envie de (ex : je suis en chien de meuf), Etre dans une mauvaise passe
    Chlass: Couteau
    Chmit: Policier (origine gitane)
    Chnits: Mantire, manssonge (arrete de chnits,arrete de mentire, tu me raconte des chnits là ,Tu me raconte des manssonges là ).
    Chosequelque: Quelque chose ("t'as pas chosequelque à méfu pour soir-ce??")
    Cheum:Ami (ex : "Mon cheum", "Mon cheum de gars", "Ma cheum de fille"), Mon petit ami, mon copain, Argot québécois
    Clasher (se): Avoir une altercation, un conflit violent
    Comme as: Comme ça (verlan)
    Condé: Policier (ancien argot français)
    Cousin: Ami, personne proche, pas forcément de la famille au sens classique, Ex : Alors cousin, ça se passe ou quoi ?
    Crevard: Personne qui demande sans cesse aux autres de lui donner quelque chose, "T'as pas une garette-ci?" (Verlan de cigarette) "Mais t'es trop un crevard sur les yeux d'ma mère!", radin
    Crasseuse: Fille qui couche avec tout le monde
    Crari: Semblant, faire genre
    Crome (À): À crédit (ex : "Je lui ai bicrave un 5-20 de zèb à crome", c'est-à-dire "Je lui ai vendu 25 grammes d'herbe à crédit")
    Crocs: Dents, se faire les crocs: manger


    Dailler: Décevoir, origine Sud-ouest. Exemple : "Tu es arrivé en retard, tu dailles."
    Daille(être en): Etre en bad trip, T'es mort!
    Dalle (la): Faim
    Dalle (que): Rien
    Damer: Manger
    Dar: Joint, aussi, difficile, ex: c'est dar!'
    Daron(ne)(s), dars, Dap: Père, mère, parents (argot français ancien)
    Dass: Contraction de DASI, verlan de SIDA
    Def (être): Contraction de defoncé
    Dékère / D'équerre: Etre ivre (Je suis trop dékère)
    Demèr: Merde (verlan)
    Dep ou dèpe: Homosexuel (verlan de pédé)
    Derche: Fesses, postérieur
    Deuspi ou despee: Vite (verlan de speed) (ex : Faire en deuspi, c'est-à-dire Faire en vitesse)
    Diantre: Se dit dans une situation d'enervement ou de consternation ( ex:diantre j'ai marcher sur ta reum )
    Disquette (mettre une): Mentir, faire croire une énormité à quelqu'un
    Dikav: Regardes (origine manouch (dérivé du manouch)), ne pas pouvoir dikav qqn: ne pas le supporter
    Douran: Cigarette, tabac (vient de l'arabe tabac: دخّان, phonétiquement et approximativement: doran)
    DJ (En): Mentir, faux, Ex: c'est du dj ske tu dit (c'est faux)
    Douiller: Avoir mal, souffrir (ex : "Je douille comme un gros porc"), Par extension : carotter (arnaquer) (ex: "Ahah je l'ai bien douillé ce boloss")
    Duper: Perdu, égaré (verlan), ex : " Moussa est vénèr, il a duper keus dix = Moussa est enervé, il a égaré cent francs."
    Die , dead: Mort, fatigué ( de l'anglais le verbe dead = mourir se conjugue "die" (pronociation daye)


    Èff: Fait (verlan, ex : Faut que ça soit vite èff), ou saoul, défoncé (Chui èff : Je suis défoncé)
    En falsh , en scred: Discretement
    Engrainer: Entrainer
    Enculman: Un homme a qui on ne peut faire confiance....quel enculman celui la ! il ma peta ma meuf !

    Fash-wesh: Jeune richement habillé tentant de se donner des airs de jeune de la cité. Un mélange de "fashion" et de "wesh".
    Faya: Drogué (de fire, feu en anglais), Fatiguer
    Feufa: Quelqu'un de fasciste ou raciste, FAF = France Aux Français (verlan de FAF)
    Feuj: Juif (verlan)
    Feumeu: Verlan de meuf (donc verlan de femme)
    Flag: Diminutif de flagrant délit (ex : il s'est fait flagué)
    Fly: Pastis (Marseillais)
    Flûte (En): Méchant mytho !, Ex : Une personne se vente sans limite, de ce qui a bien pu lui arriver la veille, soit: "Vazy moi j'ai péta toutes les meufs en boite hier soir !", alors, vous lui répondez: "En flûte ?", Ce mot fait référence à la flûte de Mario (Mario Bros 3)
    Falsh (en): Discrètement ou objet volé ex: une puce de téléphone falsh
    Foncedé, fonfon, fraca, fracass', cassfra, Drogué (verlan de défoncé ou de fracassé)
    Fouf: Vagin, ou corps de la femme (Eh téma les graffs sur foufs)
    Foulek: Fou, inconscient. syn: barge, taré, déglingo, psycho, ouf, bolosse, chabert, etc., ex : "j'l'ai fouléké celui là!" => "je ne suis pas peu fier de la façon dont je l'ai dispensé de son objet rare". Se dit aussi d'une personne dont les manières sont peu communes, ex : "Wesh momo! Mate le foulek" => "Mohammed: regardes cet idiot!"
    Frais (c'est trop frais): C'est nouveau, c'est frais, c'est fresh
    Frolo: Un pote à soit (Go frolo ! C'est-à-dire Femme, Poto)
    Frome: Français d'origine, de couleur blanche. C'est un terme raciste.


    GAV: Acronyme pour Garde à vue, Ex : 17 heures de GAV pour un stick de shit, c'est abusé !
    Gadji: Fille (origine gitane)
    Gadjo: Garcon (origine gitane)
    Gagder: Dégager (verlan) Ex : Vas y gagdé (boloss)
    Gallet': Galleter, Vomir
    Gamelle(r): Manger : on va gamelle?
    Gameller (se): Tomber, chuter (ex: Oh la vache comment il s'est gamellé!)
    Ganz (envoyer la): voir "Ganzou"
    Ganzou (envoyer la): Faire la fête de manière excessive, s'éclater (ex: ils ont envoyé la ganzou toute la nuit au Queen!)
    Garo, garette: Cigarette (arabe)
    Gavé: Très (ex : C'est gavé bon) (origine Sud-ouest et Sud)
    Gaver (s'être): Avoir réussi quelque chose, avoir assuré (ex : Ma foi, je me suis trop gavé là)
    Gen-Ar: Argent (verlan)
    Gera (Avoir la): Rage (verlan)
    Gnack: 1. Joint, 2. être en forme (avoir la gnack) Sud-Ouest avoir LE gnac.
    Go:Femme, fille (du bambara)
    Golbut: Personne de faible resonnement ou dit abruti (ex: serieux ta encore deteriorer ton vehicule,t'est vraiment un golbute )
    Golri: Rigoler (verlan, ex : Ça me fait golri) ou rigolo (ex : C'est golri !)
    Gonz: Mec, garçon
    Goumer: Dégommer, tuer
    Gossebo: Mec élégant, (beau gosse [verlan])
    Gouache: Forme. Ex : ow j'ai trop la gouache là !
    Gouère: Personne de couleur blanche
    Gova: Voiture
    Grailler: Manger
    Graineux: Les jeunes qui embrouille ( qui engraine)
    Gratte-cul: Individu arborant le long de la plage,et grattant nerveusement son posterieur
    Grec: Un kebab à Paris
    Greums: Maigre (verlan)
    Gromi (la): Supermarché Migros (verlan, à Genève et France voisine)
    Gros (vient du mot negro)(viens de khoya = frère ,devenue kho puis gros): Ami (ex : Ouais gros bien ou bien ? )
    Gueban, gueu: Bang (verlan de bang)
    Gueudin: Dingue (verlan)
    Guenave: Danser
    Gueta: Tag, graffiti (verlan de tag)
    Guéze: Nul, synonyme de boloss. Ex: Ce mec la il est trop guez, il connait rien! Content etre guez, etre content
    Guezmer: Merguez. Adjectif péjoratif. (verlan, ex : T'es trop une guezmer.)
    Guesh: Un portuguais


    H 24 24 h sur 24
    Hagra (Faire une)Viens de l'arabe: Dépouiller quelqu'un, Lui foutre la misére
    Heps: Prison (mot arabe).


    Iech: Chier (verlan)
    Iench (Être en): Chien (verlan, manquer de ou avoir envie, ex : voir chien)
    Ièp: Pied (verlan)


    Jacky: Un beauf, en général qui aime le tuning
    Junky: Un drogué


    Ke-grè: Grec (sandwich) (ex : On va yeugr un ke-grè??)
    Kèn: Faire l'amour, frapper ou arnaquer (verlan de l'argot niquer)
    Keubla: Noir (souvent pour parler de la couleur de peau, verlan de black)
    Keuf: Policier (contraction du mot keufli, verlan de flic)
    Keum, keumé: Homme, garçon (verlan de mec)
    Keun: Chinois (restaurant)
    Keupon: Punk (verlan de punk)
    Keus (Etre): Sac (verlan keussa de sac), 10 francs, Maigre (verlan de sec), "Il est tout keus !"(maigre)
    Keusti: (verlan de stick), Une cigarette de marijuana, un stick.
    Khech, khechma, khecheum (arabe) "hhèch, hhèchma, hhècheum": Honte "ex: " trop la khech' 'La khechma de ma vie!" Je me suis fait khecheum"
    Kho, khoya (Roya): Frère
    Kholoto, Roloto: Maghrébin
    Kiffer: Aimer, apprécier (de l'arabe)
    Kiltran: Tranquille (verlan)
    Kisdé: Policier en civil (verlan de déguisé)


    La-çui La-uisse, la-celle: Celui-là, celle-là (verlan)
    Laisse bet': Laisse tomber (abréviation de laisse béton)
    Lascard: Mec, gars
    Leurs ( les ): Contraction du mot contrôleur. Ex : Je me suis fais ser par les leurs, chuis trop vénère!!
    Laserie: C'est la laserie grave = c'est nul
    Loucedé (en): Discrètement
    Lourde: Porte : « ferme la lourde »
    Lost, leust: Style (verlan)


    Maille: Argent
    Mahbool: Fou (origine arabe)
    Marlich: Ce n'est pas grave (origine arabe) ex : on m'a peta mon phone, marlich il était vieux : on m'a volé mon téléphone , pas grave il était vieux
    Malement: Mal
    Marave: Frapper (quelqu'un) (origine gitane)
    Marron (être marron ou faire marron quelqu'un): Etre volé ou arnaqué par quelqu'un. Ex : "Ce gars t'as fait marron." Trompé, adultère. Ex : "Sa femme le fait marron avec son voisin."
    Masser: Cafouiller, aussi frapper Ex: Tu veux que je te masse venère ou quoi ?
    Mécra: Cramer (se faire attraper)
    Méfu: Fumer (verlan)
    Meuf: Femme, fille (verlan de femme)
    Mec: Homme (dérivé de mac, Maquereau, souteneur)
    Meuge: Gramme (verlan, souvent pour parler de haschisch)
    Micheton: Se dit d'une homme qui change de personnalité lorsqu'il est avec sa compagne pour n'aller que dans son sens (ex: Quel micheton! Il est toujours avec sa meuf!)
    Mickey: Personne disposant d'encombrement nasale et sujet a la perte de ces ogives nasales (ex: putain kemar ta un gros mickey )
    Mishto: Bien, Bon, vient du Rom, on trouve l'équivalent dans l'argot roumain.
    Mifa: Famille
    Minch: Le sexe féminin
    Mystique: Bizarre
    Mouss: Couteau
    Molard: Femme succeptible d'etre repoussante (et roukmout /ou routmout - voir la def - )
    Miskine: Le pauvre (de l'arabe)
    Magnéto: Se barrer, se casser ! Ex : T'as le magnéto ? On se cassette ! "Se cassette" >> Se casser, se barrer !


    Nachave, aussi Matchave: Partir ( jme nachave ! ) => jme bar, jme casse
    Nash: Raide (t nash mec !)
    Narvalo, Narvali: Fou (il est narvalo celui là!), Idiot
    N'importNawak: Nimporte quoi ( c'est Nimportnawak ! )
    Neuf zeudou, Neuf-Deux: Le 92; les Hauts de Seine
    Neuf cube, Neuf-Trois, Le 93: la Seine St Denis
    Neuf-Quatre: Le 94; le Val-de-Marne
    Neuski: Skinhead (verlan de skin)
    Nimp: N'importe quoi (C'est trop nimp !)
    Nawach: Chinois (verlan)
    Nuigrav: Cigarette (de "Nuit gravement à la santé", ex: eh gros! j'peux te taxer une nuigrav' ou comment qu'c'est?)


    Oide: Doigt (verlan)
    Oilou/oilpé: nue, (verlan de a poil ); (ex: eh ! mec ta daronne et tellement rinçbale qu'elle chie sur les mur a oilpé)
    Oinj: Joint (verlan)
    Oim,oit: Moi, toi (verlan)
    Ouf: Fou (verlan)
    Ouferie: Folie, (Dérivé de ouf) Ex : Mais c'est de la ouferie !
    Opé: Opérationnel, prêt. Disponible (pour une aventure, une relation --> célibataire)
    Oseille (vieil argot): Argent


    Paillasse: Personne sans courage ni énergie
    Paille: Mec, garçon, aussi ami
    Paname: Paris
    Panier: Nombre de meuf en stock, eventuellement disponible pour un plan sexe immédiat (ex : il a 6 meufs dans son panier mais 3 ne sont pas dispo). Expression lyonnaise.
    Patate: Coup de poing
    Péfra: Frapper (verlan)
    Pécoss: Joint
    Pélo: Mec, garçon (origine gitane)
    Pépon: Faire une fellation (verlan de pomper)
    Pera (ou peura): Rap (verlan)
    Pesa: Habillé ( verlan de saper )
    Péta: Voler ou frapper (verlan du mot Taper)
    Pillave: Boire de l'alcool
    Pilon: Shit "t'as du pilon"
    Plan: Dealer (ex : j'ai un bon plan beuh au bahut) (vient de "plan" : programme. (ex : "T'as un plan pour ce soir ?", "elle c'est mon plan cul")).
    Platines Gold: Roi du Mix, une personne qui ment comme elle respire ! Ex: Un gringalet vous dit: "Hey sérieux chanmé la force que j'ai en Scrète ! Hier soir à la muscu j'ai déchiré 150 kilos au développé couché, trankil keumé, si si !; Vous lui répondez:" Ah ouais ! Mais t'avais tes platines Gold ce soir là, avoue ?"
    Pomme D: Quitter un endroit, s'en aller. (Ex : Vient on se pomme D les gars ) Vient du raccourci clavier servant à fermer une fenêtre sur les ordinateurs Mac.
    Poto: Un gars
    Poucave: Balancer, balance (dénoncer à la police ou une autorité)
    Pouchka: Pistolet, revolver (origine Russe)
    Pouillder, Pouilldé: Dépouiller, ou aussi sous l'emprise d'une drogue
    Pap ou popa: Quelqu'un de très important dans les técis du feun zedou.


    Quetar / Queutard: Masculin de salope, formé à partir de la racine queue
    Quinte (avoir la): Prendre la mouche, avoir la haine. Origine Sud-ouest. Ex : "J'ai la kent,on m'a volé mon portable."
    Quinte (prendre la) Etre ivre, " hier soir j'ai pris la quinte"


    Rabza, rabzouz: 1. Arabe (verlan), 2. Epicier, par extension épicerie
    Rabbat, Habbat: Saoul, Defoncé
    Reurti: Voleur (verlan de tireur)
    Racli: Femme, fille
    Raclo: 1. Homme, mec, 2. Radin
    Raillave: Manger
    Ramasse Bourier: Pelle à ordures (Loire-Atlantique)
    Rage (avoir): Etre enerver (serieux j'ai trop la rage!)
    Relou: Lourd, agaçant (verlan)
    Rebeu: 1. Arabe (verlan de beur), 2. Epicier, par extension épicerie
    Rébou: Ivre (verlan de bourré)
    Rempa ou Remp's: Parents (verlan)
    Renard: Vomis (ex : le lendemain du Beaujolais nouveau, j'ai croisé des renards.)
    Renoi: Noir (verlan, le plus souvent pour indiquer la couleur de peau)
    Réssoi: Soirée (verlan)
    Reuch: Cher (verlan)
    Reuf: Frère (verlan)
    Reum, syn: Daronne ou ronneda. Mère (verlan)
    Reup: Père (verlan), Peur (verlan)
    Reus: Sœur (verlan)
    Rodave: Regardé, pris en flagran délit ("Laisse bet il t'as déjà rodave" : "Laisse tomber, il t'as vu faire")
    Roof (avoir): Avoir peur,("J'ai roof de ce genre de gars")
    Rotca: Arnaquer (verlan du mot carotte)
    Roumi: Homme blanc (mot arabe désignant un européen).
    Routmout/roukmout: Personne de composition capilaire dit "roux" (ex: diantre ya routmout qui est la ce soir )


    Saouler: Embêter, importuner
    Schneck: Sexe féminin, par extension femme, de l'Allemand "Schnecke", escargot(ex : Ouais, ça pue la schneck ici)
    Schlag: Bouffon: Droguer
    Schlass: Couteau
    Schtar: Bouton sur le visage, Policier
    Scret' Scred': en fait, (en secret)
    Serrer (se faire), Ser: Se faire arrêter (souvent par la police) ou trouver un petit copain, une petite copine (ex : Est-ce que t'as ser hier soir ?, Frank s'est fait serré par les zdeck il est en GAV..)
    Seum (avoir le): 1. Etre énervé "Il pécho ma meuf comment j ai trop le seum", 2. Shit, assez bon : semi commercial
    Seuf: Fesses (verlan)
    Seugro: Grosse (verlan)
    Sisi: Expression typique de la banlieue parisienne, pour montrer son accord à une personne, sa joie, sa fierté ("Sisi ma gueule! Sisi la famille! Sisi chacal!")
    Sissgro: Grossiste (verlan) (ex: Je viens de toucher un 200meuge de weed a 1000€, cimer le sissgro!)
    Skeude: CD ou vinyl (verlan de disque raccourci)
    Skuter: Occupé un endroit (vient on va skuaté a l'arret bus pour tizé)
    Sky: Whisky (ex : J'ai bu trop de Sky, jvais tapper gallet'!)
    Smeus: Un SMS
    Soir-ce: Ce soir (verlan)
    Soss' ou Sauss': Associé (verlan) (synonymes: Copain, Ami, Pote, Camarade, collègue)
    Sos-k: Cassos'(cas social) (verlan)
    Speed (être): Etre pressé.
    Spliff: Joint
    Squémo: Mosquée en verlan
    Steak: Meuf considérée comme un trou (il a 6 steaks dans son "panier" : il a 6 meufs qu'il nique quand il veut). Expression lyonnaise.
    Steakos: Voir "Steak". Expression lyonnaise.
    Sten: C'est sten, c'est bien "cool" (expression de Corbeil-Essonnes)
    Stick: Petit joint, habituellement roulé dans une petite feuille à rouler. Ex : Ouaich gros, t'as pas un stick à dépanner ?
    Stokité (Etre un): Etre balaise, massif, musclé.... Ex: Tu est un stokité (tu est très musclé)
    Stylé: Qui a du style, de la classe (ex : Le dernier Ken Boothe, il est stylé!)
    Sucer: Se faire bien voir, accepter le système, consommer beaucoup pour une voiture
    Sucette (Partir en): Devenir méchant, fou ou tenir des propos incohérents (ex : Il est parti en sucette, il a commencé à bicrave)
    Syn: Cramer (mécra), Griller (yégri.


    Tè, Tamien: Hashish
    Taff: Travail
    Tarba: Bâtard
    Tarlouz: Gay.Expresion grec (ex: ah la tarlouz,il kiffe la zbourdine)
    Tarma: Fesses, Cul.
    Tarpé, tar': Pétard dans le sens joint ou dans le sens fesses (verlan)
    Tarpin: Beaucoup Ex : (Il a tarpin d'argent lui ! : J'ai tarpin mal aux pieds !)
    Taspé; tass: Pétasse (verlan)
    Tchalave: Content (Il est tchalave d'aller en boite). Expression lyonnaise
    Techa: Chatte (verlan) Désigne le sexe féminin ou une femme de façon générale Ex : (Téma la techa ! : Regarde la fille !)
    Techenique: Technique
    Téma: Regarder à l'infinitif(verlan de mater) ou à l'impératif (Téma la meuf ! : Regarde la fille !)
    Tendu: Dur , difficile. Ex : 'Ca va être tendu
    Terter: La cité, le quartier
    Teub: Verge (contraction de teubi, verlan de bite)
    Teubé: Idiot
    Teuch: Sexe féminin (verlan de chatte) ou Haschisch (du verlan de shit)
    Teuf: Fête (verlan)
    Teupu: Pute (verlan)
    Texte: Un texto, un SMS
    Tièp (Faire): Faire pitié
    Tigen (verlan): Gentil
    Tinté: Se dit d'un homme de couleur qui s'eloigne du clair,regarde un tinté ma peta mon telephone
    Tipeu: Petit (verlan)
    Tise (ou tize): Alcool, tres vieux mot d'argot qui continue a etre tres populaire.
    Tiser: Boire de l'alcool
    Tof: Photo (verlan)
    Torgnole: Giffle, baigne, traha (tunisien),teutar (tarte), skiaff...
    Tosgra: Verlan de Gratos ( = Gratuit ). Se dit dans une situation inattendue, choquante ou inopinée. Ex : " Oh ya plus rien dans le frigo !!! " et vous répondez " Ah c'est tosgra " ... " Tosgra comment tu viens de te viander!! "
    Tréren: Rentrer (verlan) plus souvent utilisé sous la forme passive: "se rentrer".
    Tricard (Etre): Exclu, personna non grata, Grillé (par exemple pour un vol cependant ce sens est très peu employé par les spécialistes de l'argot.)
    Tromé: Métro


    Uc mais aussi: tarpé, kavu, bonda, tarma, sseuf, boule, cul (verlan)
    Under-G (en): Synonyme de mensonge, mytho. (Ex: "T'es balèze toi quand meme.. EN UNDER-G!" <=> "Tu es costaud toi, nan je jplaisantais.")


    Vent (mettre un): 1. Ignorer quelqu'un. 2. Refuser des avances
    Vénère: Énervé (verlan)
    Vilci: Policier en civil (verlan)
    Vla: Beaucoup ("Quand j'aurai vla de la maille je pourrai béflan" : "Quand j'aurai beaucoup d'argent je pourrai frimer")
    Verte: Marijuana, Cannabis. (ex : Yo, t'as de la verte en ce moment?)


    Wesh: Salut mot arabe.
    Wesh Wesh: Racaille


    Xe: Une pillule d'extasy


    Yaska mais aussi: Gen-ar, lové, maille, eurss,thune, blé (Blavé), ronds etc... Argent
    Yeuf, Youf: Feuille (souvent à rouler) (verlan)
    Yeuk: Couilles (ex : tu m'casses les yeuks!!)
    Yeuz: Yeux (du verlan à cause de la liaison dans les yeux)
    Yo: Traduction urbaine de salut


    Zaraf: Enervé (de l'arabe zâaf, colère)
    Zarb, zarbi: Bizarre (verlan)
    Zarm, Zarma, Zerm: Genre. Syn: krari.
    Zdèk: Policier (verlan de l'argot kisdé)
    Zeff: Vent (Se prendre un zeff : être ignoré). De Zéphyr
    Zèn: Nez (verlan)syn: blaze, tarin.
    Zeub (ou zeb): Herbe (cannabis)syn: beuhèr, beuh, salade etc...
    Zeudou, zedou: 12 grammes de Haschisch (verlan)
    Zeum: Etre deficient intellectuel (ex j'ai le zeum)
    Zeuzeut: utiliser pour demander un liquide hydradant. (ex: eh! serveur dla zeuzeut svp ! )
    Zeille, verlan d'oseille: Argent
    Zermi: Misère (du verlan)
    Zgueg, Zguègue: Pénis
    Zic (rarement zicmu): Musique (du verlan)
    Zigounette: Pénis
    Zin/Zine: Cousin/Cousine
    Zinc, zincou: Cousin (verlan)
    Zinguer: Baiser (Benjamin a zinguer plus de 100 meufs). Expression lyonnaise.
    Zob: Pénis. syn: Beut (Bite), pige, vié, chybre (breuchi,breubreu, chybron), brakmar, zbeul, euk (queue), etc...
    Zobi: Putain (Il peut se traduire par sexe dans certaines phrases)
    Zonzon ou zonz': Prison
    Zouz: Femme, fille. syn: Go, racli, gadji, meuf, miss, etc...
    Zoulou: A l'epoque, personne faisant partie des premiers engagés dans le mouvement hip-hop (années 1980). Désormais pejoratif.
    Zouloute: Se faire arnaquer par la douille....celebre philosophe de renom
    Zbourdin: Vient du latin zbouramous tadeus : ce dit d'un homme qu'il est tres bien monter....oh lalla quelle grosse zbourdine

     

     

     

     

     

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    Élisée Reclus : un géographe d’exception

    Béatrice Giblin

    Résumé : « Élisée Reclus : un géographe d’exception »

    Dans l’œuvre immense de Reclus on ne peut dissocier le géographe du libertaire. Son projet n’est pas d’inventer une société idéale, mais de changer vraiment le monde, de faire sauter les multiples formes d’oppression qui entrave l’épanouissement de l’homme dans une société juste. Il lui faut donc comprendre et expliquer le monde tel qu’il est. Ce qui rend intéressante, aujourd’hui encore, la lecture des œuvres de Reclus, ce sont les passages où il aborde les rapports de pouvoirs et/ou de domination. Reclus croyait en l’existence possible d’une société universelle, juste, où chaque individu serait respecté et saurait respecter autrui une fois que les hommes se seraient débarrassés des oppresseurs, des accapareurs, entre autres de l’État, source de puissance et de pouvoirs, donc de domination. Cette position politique est a priori en totale opposition avec l’approche d’Hérodote puisque la nation et dans une moindre mesure l’État sont des concepts que nous estimons fondamentaux de l’analyse géopolitique. Mais ce qui nous rapproche d’Élisée Reclus, c’est la volonté de décrypter le monde avec honnêteté, de ne pas masquer, dans la mesure où l’on en est conscient, ce qui ne nous plaît pas.

    Abstract : « Elisée Reclus : geographer of exception. »

    In Reclus’tremendous work, the geographer and the libertarian cannot be dissociated. His project is not to invent an ideal society, but to truly change the world and to abolish the various forms of oppression preventing human beings to blossom in a fair society. Therefore he must understand and explain the world as it is. To this day what makes interesting reading Reclus’works are the excerpts in which he brings forward power relations and/or domination relations. Reclus believed in the possible existence of a universal society, a fair society, in which each individual will be respected and will respect others once oppressors and monopolists of the state, among others, will be rejected as they represent a source of power and thus of domination. This political position is a priori in total opposition with the approach of the review Herodote as the nation and the state are fundamental concepts for a geopolitical analysis. But what brings us closer to Elisée Reclus is the will to decipher the world honestly, and not to hide, in all consciousness, what we dislike.

    Article Complet

    « J’ai parcouru le monde en homme libre... »

    Dès 1981, Hérodote consacrait un numéro à Élisée Reclus : un géographe libertaire. Pourquoi refaire vingt-quatre ans après un numéro sur ce grand géographe ? Pas spécialement par goût des commémorations, les manifestations pour le centenaire de sa mort y suffisent amplement et nous nous réjouissons de cette reconnaissance, même tardive, de l’importance de ce grand géographe, longtemps ignoré et même totalement inconnu des universitaires. Nous avions été les premiers à lui rendre hommage et ce dès le deuxième numéro de la revue où j’écrivais un article intitulé « Élisée Reclus : géographie, anarchisme », suivi de morceaux choisis tirés de la Nouvelle Géographie universelle (NGU) sur l’Inde [t. VIII, 1883]. Nous avons décidé de consacrer de nouveau un numéro à Élisée Reclus parce qu’en vingt-cinq ans le temps a passé. Autrement dit, le monde est devenu beaucoup plus complexe depuis l’effondrement de l’Union soviétique et la fin de la guerre froide. Avant même cet événement, la société communiste ne faisait déjà plus rêvée grand monde. Cependant, on pouvait encore imaginer que les principes étaient justes et que c’était leur application qui était contestable. Nous n’en sommes plus là.

    Rappelons que déjà pour Reclus, le sort du monde allait se jouer entre les États-Unis et la Russie :

    Par la force des choses, aussi bien que par la conscience orgueilleuse de leur rôle parmi les nations, les États-Unis en sont arrivés à disposer dans tout le monde occidental d’une réelle préséance. Ils constituent une république patronne d’autres républiques formant pour ainsi dire le contraste, dans l’ordonnancement général du monde, avec l’Empire russe, le plus puissant de tous par l’étendue territoriale [H&T, t. V, p. 219].
    Les États-Unis [sont] les rivaux de la Russie dans la prétention d’être la première parmi les grandes puissances du monde moderne » [ibid., p. 230].

    En ce début du XXIe siècle, ce sont les États-Unis qui l’ont emporté. On sait que leurs dirigeants actuels ainsi qu’une partie de l’opinion américaine sont convaincus d’être investis d’une mission, aider les peuples à se libérer de l’oppression dictatoriale de leurs dirigeants pour instaurer la démocratie partout dans le monde, ce qui ne pourrait conduire qu’à la paix puisque chacun serait libre. Voilà une vision du devenir du monde qui peut sembler proche de celle d’Élisée Reclus qui voyait dans l’oppression la source majeure des conflits et dans la liberté de chacun l’assurance de la paix pour tous, à ceci près que pour Reclus, anarchiste convaincu, l’oppression commençait dès l’existence de toute organisation administrative et politique. Ce n’est assurément pas la position d’Hérodote, loin de là. Néanmoins, malgré cette position de principe d’Élisée Reclus qui explique pour partie la faiblesse de certaines de ses analyses, nous pensons qu’il est encore utile de se reporter à l’œuvre de ce grand géographe.

    Œuvre immense, colossale il faut le redire. Un travail exceptionnel, trois grands ouvrages le premier La Terre description des phénomènes de la vie du globe, le second la Nouvelle Géographie universelle, 19 volumes écrits seul ou avec l’aide de quelques collaborateurs, une publication qui s’étire sur dix-huit ans de 1876 à 1894, 17 873 pages de texte et 4 290 cartes et des milliers de gravures et enfin sa grande œuvre, L’Homme et la Terre, publiée après sa mort (1905-1908) sous le contrôle vigilant de son neveu Paul Reclus, une vaste fresque de l’histoire de l’humanité de ses luttes et de ses progrès, depuis la préhistoire jusqu’au début du XXe siècle. Reclus tenait énormément à cet ouvrage qu’il considère comme la conclusion de toute son œuvre et qu’il définit comme un « ouvrage de géographie sociale » où il aborde trois thèmes fondamentaux pour lui : la lutte des classes, la recherche de l’équilibre et le rôle primordial de l’individu, les deux derniers tomes étant l’équivalent d’un traité de géographie humaine générale dans lequel, à la différence des successeurs de Reclus, les questions politiques ne sont pas tues. Quelle ardeur au travail ! Pas un jour sans qu’il n’écrive quelques pages. On reste ébahi de la diversité et de l’ampleur de ses connaissances, c’est un grand lecteur de la presse, il connaît plus de six langues, il a énormément voyagé pour rédiger la NGU et il avait des informateurs dans nombre de pays grâce au réseau du milieu anarchiste. Comment expliquer une telle puissance de travail, une telle constance dans l’effort ?

    Un idéal politique absolu

    Reclus est en vérité porté par son idéal politique. Son œuvre est non seulement l’œuvre d’un grand géographe mais c’est aussi l’œuvre d’un militant, car il faut bien comprendre que son travail de géographe n’est pas seulement au service de la « science », mais aussi au service de son idéal politique, l’anarchie telle que la conçoit Reclus : les hommes libres et égaux dans une société sans lois et sans autorité. Toute sa vie Reclus sera un militant de la cause anarchiste, or compte tenu de sa personnalité c’est un être absolu, totalement engagé dans ce combat pour une société juste et libre. Il se donne une mission, travailler à son établissement même si ce ne peut être que dans un avenir très lointain et démontrer que c’est possible, et la géographie est un excellent outil pour cela.

    Cependant, la taille colossale de son œuvre servira d’arguments à certains pour la discréditer, laissant entendre que Reclus s’était laissé aller à remplir la page par des descriptions de paysages rapidement dépassées par les travaux « scientifiques » des géographes universitaires, Vidal écrivait ainsi en 1908 à Jean Brunhes : « Vous savez combien la Géographie universelle d’Élisée Reclus a cessé de correspondre à l’état de la science » [cf. article de M. Sivignon p. xx]. En vérité, l’oubli de Reclus repose sur d’autres raisons, beaucoup plus sérieuses et autrement importantes par l’influence qu’elles ont eue sur l’orientation prise par la géographie universitaire dont Vidal de La Blache fut le fondateur, ce qu’Yves Lacoste a clairement démontré dans son article « À bas Vidal ? Viva Vidal » [Lacoste, 1979].

    Disons-le d’entrée de jeu, pour nous, on ne peut dissocier le géographe du libertaire et c’est son appartenance au mouvement anarchiste qui lui a fermé les portes de la reconnaissance de l’institution universitaire française. Si la Belgique s’est montrée plus accueillante, c’était toutefois dans le cadre de l’Université libre de Bruxelles constituée de libres-penseurs, et sa venue a néanmoins posé de sérieuses difficultés. Quand certains membres de l’université ont annoncé leur intention d’inviter Élisée Reclus pour y donner des cours de géographie, un conflit éclata entre les conservateurs et les progressistes, conflit qui, il est vrai, couvait depuis plusieurs années. Les conservateurs s’inquiétaient des positions anarchistes de ce géographe internationalement connu, d’autant plus que cette année-là, en 1893, eut lieu à Paris un attentat anarchiste à la Chambre des députés, et s’opposaient donc à sa venue. Les progressistes ont alors décidé de fonder une Nouvelle Université libre pour que le grand Élisée Reclus puisse enseigner en toute liberté et sérénité. Notons que sa notoriété était telle que plus de 1 000 personnes ont assisté à son premier cours, et précisons aussi, que jamais Reclus n’a été rémunéré pour son enseignement, assurance pour lui de protéger sa totale liberté de penser.

    Tout au long de sa vie, il a d’ailleurs fait preuve d’une exceptionnelle force de caractère, et quelles que furent les circonstances et les menaces qui ont pesé sur lui jamais il n’a jamais renié ses convictions, il était totalement inflexible quand il estimait que sa conscience était en jeu, attitude qui a suscité l’admiration sans borne de ses partisans et le rejet de ceux qui le qualifiaient de « fou », voire d’irresponsable. Par exemple, alors qu’il est étudiant à Berlin sans le sou, on lui propose une place de précepteur chez un comte « à condition que je ne fusse pas républicain, je me suis incliné et j’ai refusé » [Correspondance, t. II]. En vérité, par ce trait de caractère, il était le digne fils de son père, pasteur calviniste plus mystique qu’intégriste, ayant choisi de vivre de la générosité d’une petite communauté protestante d’Orthez et renonçant en 1831 à ses fonctions officielles de pasteur de Sainte-Foy-la-Grande. Il est indéniable que l’éducation protestante familiale a influencé l’orientation politique des frères Reclus, car on ne peut dissocier la formation et l’engagement politique d’Élisée de ceux de son frère aîné Élie, ils ont toujours partagé les mêmes idéaux et ont été exceptionnellement proches toute leur vie. Les caractères principaux du protestantisme sont l’autonomie de l’individu par rapport au dogme et l’importance de la morale. Deux traits que l’on retrouve dans l’idéologie libertaire de Reclus, pas de dogme à respecter, chaque anarchiste est libre de penser comme il l’entend et Reclus a par exemple été souvent en désaccord avec Bakounine (ils se sont rencontrés en 1864) et la condition essentielle de la moralité, c’est la liberté. Chez les anarchistes pas de référence au dogme d’un parti car ce serait déjà aliéner sa propre liberté, seule compte leur propre vision du monde et non pas celle que leur imposerait un parti. Rien entre l’individu et ce vaste ensemble que représente l’Humanité, de la même manière qu’à ses débuts quand il était encore croyant il ne devait rien y avoir entre l’individu et Dieu, en fait l’Humanité a en quelque sorte pris la place de Dieu dans l’idéal de Reclus.

    En 1851, Élisée Reclus - il a alors vingt et un ans - est déjà profondément républicain, la révolution de 1848 l’a enthousiasmé, socialiste et libre-penseur. Cette année-là, il suit à Berlin les cours du géographe allemand Carl Ritter. Dans une lettre à sa mère, il déclare renoncer à poursuivre ses études de théologie et affirme : « Je ne suis décidé à ne suivre [....] que le cri de ma conscience. Pour moi qui accepte la théorie de la liberté en tout et pour tout, comment pourrais-je admettre la domination de l’homme dans un cœur qui n’appartient qu’à Dieu seul ? » [Correspondance, t. I]. Cette année-là, après avoir en compagnie de son frère aîné Élie traversé la France à pied (il gardera toujours de ce voyage un souvenir ému), il rédige son premier texte politique, Développement de la liberté dans le monde, texte retrouvé après sa mort et publié en 1928 dans Le Libertaire. Selon Éric Leunis et Jean-Marie Neyts [1985] à cette époque Reclus n’est pas encore réellement anarchiste, comme le prouvent les nombreuses références chrétiennes de ce premier texte politique, néanmoins on y trouve déjà une référence à l’anarchie :

    Notre but politique dans chaque nation particulière c’est l’abolition des privilèges aristocratiques, et dans la Terre entière c’est la fusion de tous les peuples. Notre destinée c’est d’arriver à cet état de perfection idéale où les nations n’auront plus besoin d’être sous tutelle d’un gouvernement ou d’une autre nation ; c’est l’absence de gouvernement, c’est l’anarchie, la plus haute expression de l’ordre.

    Son projet est alors d’établir la République chrétienne, plus tard, devenu athée, il parlera de la République universelle. Devenir athée, ne signifie pas que Reclus perde ce qui fait de lui un être « religieux », s’il ne croit plus en l’existence de Dieu, il croit avec la foi du charbonnier à la liberté, condition indispensable pour qu’existe un jour la République universelle.

    Des expériences fondatrices 1851-1857

    À la suite du coup d’État du 2 décembre 1851, les deux frères, menacés d’emprisonnement à cause de leur engagement républicain, s’exilent à Londres. À partir de cette date commence pour Élisée un très long voyage puisqu’il ne sera de retour en France qu’en 1857.

    Ces six années sont essentielles dans l’affirmation de ses convictions politiques et dans sa formation de géographe de terrain, même s’il ne part pas avec le projet de devenir géographe, mais avec celui de devenir agriculteur. Il découvre ainsi Londres, puis l’Irlande, les États-Unis, le Mexique, l’Amérique centrale, l’isthme de Panama et enfin la Colombie, appelée à l’époque Nouvelle Grenade. Des expériences fondamentales, à la fois dans l’appréhension de l’inégalité sociale et les rapports de domination. À Londres, il prend la mesure de l’humiliation qu’engendre la pauvreté, les deux frères sont sans le sou, Élisée vit chichement de quelques leçons, entre autres aux jeunes filles L’Herminez dont les parents sont des réfugiés politiques plutôt antipathiques, il épousera l’une d’elles après la mort de sa première femme. En Irlande, il découvre, d’une part, la pauvreté des Irlandais et de la campagne irlandaise encore très marquée par la grande famine (1847) et, d’autre part, la dureté de la domination coloniale anglaise. En 1853, il s’embarque pour la Louisiane, où il est confronté à une nouvelle situation de domination, la société esclavagiste des planteurs. Révolté par la condition des esclaves, il sera un partisan indéfectible des nordistes durant la guerre de Sécession.

    Ces expériences l’ancrent donc définitivement du côté des plus faibles et le confirment dans le fait que la dignité de l’individu est liée à sa liberté que rien ne peut ni ne doit aliéner.

    Mais ces voyages lui donnent aussi l’opportunité de découvrir de nouveaux paysages, immenses comme aux États-Unis, dans des milieux naturels inconnus jusqu’alors comme le milieu tropical. Dans sa correspondance avec les siens, on se rend compte qu’il porte autant d’intérêt au fonctionnement de la société esclavagiste qu’à la découverte du Mississipi qu’il remonte jusqu’à Chicago, il dit aussi combien il est impressionné par l’immensité du lac Michigan. Ainsi, ses carnets de voyages sont remplis de ses observations sur le fonctionnement des sociétés qu’il découvre et sur les paysages traversés. Il écrit d’ailleurs à sa mère :

    Voir la Terre, c’est pour moi l’étudier ; la seule étude véritablement sérieuse que je fasse est celle de la géographie et je crois qu’il vaut beaucoup mieux étudier la nature chez elle que de se l’imaginer au fond de son cabinet... pour connaître il faut voir. J’avais lu bien des phrases sur la mer des Tropiques, mais je ne les ai pas comprises tant que je n’ai pas vu de mes yeux ses îles vertes et ses traînées d’algues et ses grandes nappes de lumière phosphorescente. Voilà pourquoi je veux voir les volcans de l’Amérique du Sud [Correspondance, t. II, p. 109].

    Il se dit aussi « enceint d’un mistouflet géographique que je veux mettre au monde sous la forme de livre - j’ai suffisamment griffonné ; mais cela ne me suffit pas, je veux aussi voir les Andes pour jeter un peu de mon encre sur leur neige immaculée » [Correspondance, t. II, p. 113].

    Cependant, il ne se vit pas encore totalement comme un géographe, son projet à ce moment-là est de s’installer en Amérique du Sud comme agriculteur et de faire venir auprès de lui son frère Élie et sa femme. Il part donc pour la Colombie à la fin de l’année 1855 en traversant le Mexique et l’Amérique centrale. Là, il essaye pendant deux ans de s’installer comme planteur de bananes ou de café. On peut s’étonner qu’Élisée Reclus ait eu un tel projet, être un colon, mais il faut le replacer dans le contexte de l’époque. Il y avait alors tout un courant très favorable aux colonies de peuplement, c’est-à-dire à l’installation définitive de colons dans des régions faiblement peuplées, peu défrichées. On imaginait que ces colons contribueraient à la mise en valeur de terres fertiles que la population locale trop peu nombreuse aurait négligée jusqu’alors. Cette forme de colonisation est soutenue par le mouvement anarchiste, car elle représente la mise en valeur de la nature par l’homme, ce qui est considéré comme quelque chose de très positif, si on est assez raisonnable pour ne pas faire n’importe quoi. Reclus, en Irlande, avait déjà travaillé à la mise en valeur d’un domaine agricole, et avait apprécié le travail de la terre. Il essaye donc à plusieurs reprises de s’installer comme planteur en Colombie, mais il découvre que la mise en valeur en milieu tropical n’est pas si facile que l’abondance de la végétation le laisse supposer. Peu doué pour les affaires et sans capitaux suffisants pour créer son exploitation, l’échec est total. Il quitte la Colombie en 1857 grâce à l’argent envoyé par son frère aîné qui lui permet de payer ses dettes et son billet pour le retour. En revanche, il a découvert le milieu tropical, la luxuriance de la végétation, la fragilité des sols, les fièvres, il a été lui-même gravement malade. Il a donc appris beaucoup sur la diversité des milieux naturels, des cultures et noircis plusieurs carnets de voyage.

    La géographie, une « science véritablement utile »

    Rentré à Paris, il réussit en 1858 à se faire parrainer pour être membre de la Société de géographie, rappelons qu’il s’agit d’une société privée qui réunit des explorateurs et des hommes d’affaires très intéressés par les connaissances pouvant être utiles à l’expansion de leurs affaires commerciales. Élisée Reclus a donc ainsi accès à l’unique bibliothèque de géographie de Paris. Il s’oriente donc de plus en plus vers la géographie et se voit de plus en plus exercer le métier de professeur de géographie, comme il l’écrit à sa mère : « Je suis heureux quand je parle de géologie, d’histoire, de sciences véritablement utiles ; l’idée que peut-être je pourrais devenir professeur de géographie me remplit de joie » ou journaliste-géographe : « Mon orgueil ne souffrirait nullement d’avoir à signer des articles sur la Mississipi ou sur la Sierre Nevada. » Il exploite les notes prises au cours de ses voyages et publie ses premiers articles géographiques mais aussi politiques principalement dans la Revue des deux mondes : « La Nouvelle Grenade, paysages de la nature tropicale » (1859), « Le Mississipi et ses affluents » (1859), « De l’esclavage aux États-Unis », quatre articles (1860), « Les Noirs américains depuis la guerre civile des Etats-Unis » (1862), « Le coton et la crise américaine » (1862). En 1861, il publie son premier ouvrage chez Hachette, Voyage à la Sierra-Nevada de Sainte Marthe. Il a été embauché par cette maison d’édition en 1859 pour rédiger les guides de voyages Joanne, ancêtres des guides bleus, ce qui le conduit à voyager dans de nombreuses régions françaises, en particulier dans le Midi, les Pyrénées, le Pays basque, les villes d’eaux, etc. et en Europe, Allemagne, Italie, Espagne, Angleterre (à plusieurs reprises), Belgique, Pays-Bas, Suisse et il en est ravi, il part pour plusieurs mois souvent à la belle saison sans se soucier outre mesure de sa jeune femme et de sa fille. Notons que pour épouser sa jeune femme, Reclus accepta et ce fut sans doute la seule fois, de déroger à un de ses principes. Lui qui rejetait toute loi imposée par l’État, accepta néanmoins de se marier civilement, c’était en 1858, fallait-il qu’il tienne à cette jeune femme métisse, « une belle et jeune mulâtresse entrevue autrefois pendant ses années de collège » selon son neveu Paul, fils d’Élie. Elle était la fille d’un capitaine au long cours originaire de Sainte-Foy-la-Grande et d’une Sénégalaise, c’était sans doute aussi pour Élisée Reclus une façon des plus douces de mettre ses idées en pratique, lui qui était un farouche partisan du métissage des races. Par la suite, bien que sa seconde femme fut d’un milieu très bourgeois, il imposa l’union libre ce que sa belle-mère eut quelque mal à lui pardonner !

    À cette époque-là, il se met aussi à rédiger son premier grand livre La Terre, description des phénomènes de la vie du globe publié en 1868 (premier volume) et 1869, pour le deuxième, publié par Hachette et qui fut un immense succès (au moins dix éditions).

    La préface de la première édition est révélatrice à la fois de sa conception de la géographie et de sa personnalité :

    Le livre qui paraît, aujourd’hui, je l’ai commencé il y a bientôt quinze années, non dans le silence du cabinet, mais dans la libre nature. C’était en Irlande, au sommet d’un tertre qui commande les rapides du Shannon, ses îlots tremblant sous la pression des eaux et le noir défilé d’arbres dans lequel le fleuve s’engouffre et disparaît après un brusque détour. Étendu sur l’herbe à côté d’un débris de muraille qui fut autrefois un château fort et que les humbles plantes ont démoli pierre à pierre, je jouissais doucement de cette immense vie des choses qui se manifestait par le jeu de la lumière et des ombres, par le frémissement des arbres et le murmure de l’eau brisée contre les rocs. C’est là, dans ce site gracieux, que naquit en moi l’idée de raconter les phénomènes de la terre, et, sans tarder, je crayonnai le plan de mon ouvrage. Les rayons obliques d’un soleil d’automne doraient les premières pages et faisaient trembloter sur elles l’ombre bleuâtre d’un arbuste agité.
    Depuis lors je n’ai cessé de travailler à cette œuvre dans les diverses contrées où l’amour des voyages et les hasards de la vie m’ont conduit. J’ai eu le bonheur de voir de mes yeux et d’étudier à même presque toutes les grandes scènes de destruction et de renouvellement, avalanches et mouvements des glaces, jaillissement des fontaines et pertes des rivières, cataractes, inondations et débâcles, éruptions volcaniques, écroulement des falaises, apparition des bancs de sable et des îles, trombes, ouragans et tempêtes. Ce n’est point seulement aux livres, c’est à la terre elle-même que je me suis adressé pour avoir la connaissance de la terre. Après de longues recherches dans la poussière des bibliothèques je revenais toujours à la grande source et ravivais mon esprit dans l’étude des phénomènes eux-mêmes. Les courbes des ruisselets, les grains de sable de la dune, les rides de la plage ne m’ont pas moins appris que les méandres des grands fleuves, les puissantes assises des monts et la surface immense de l’Océan.
    Ce n’est pas tout. Je puis le dire avec le sentiment du devoir accompli : pour garder la netteté de ma vue et la probité de ma pensée, j’ai parcouru le monde en homme libre, j’ai contemplé la nature d’un regard à la fois candide et fier, me souvenant que l’antique Freya était en même temps la déesse de la Terre et celle de la Liberté » (1er novembre 1867).

    Il s’agit donc de décrire et d’expliquer le fonctionnement de la Terre. D’où vient son intérêt pour ce qu’on appellera par la suite la géographie physique ? Sans doute de sa très grande sensibilité aux paysages, qu’il a manifestée très tôt, et particulièrement aux paysages de montagne, c’était d’ailleurs un remarquable et infatigable grimpeur, ce qui est un point commun à nombre de géographes. Il y a assurément un grand plaisir à gravir pas à pas le sentier et voir peu à peu le paysage changer avec l’altitude pour une fois au sommet embrasser un très vaste paysage, satisfaction de tout grimpeur qui se trouve pour quelque temps dans une position de domination à laquelle s’ajoute pour le géographe ou le géologue le plaisir de savoir comment ce paysage s’est construit. Doté d’un réel talent d’écrivain, Élisée Reclus sait donner à voir les paysages qu’il parcourt et il prend un grand plaisir à en décrire les couleurs, les lumières, la nature des sols. Sa description du paysage du Shannon est on l’a vu extrêmement vivante, il nous donne à voir la vitesse de l’eau, le jeu des lumières sur les arbres, sur l’eau, à entendre le bruit de l’eau qui s’écoule, mais aussi à percevoir le temps, composante essentielle de la formation des paysages, en évoquant les humbles plantes qui ont patiemment démoli un château fort. Cette notation traduit un aspect de sa philosophie de la nature, Reclus est persuadé de la puissance de l’action de la nature qui inexorablement poursuit son action. Dans ce premier ouvrage il présente la Terre comme un milieu dynamique, constamment en mouvement, c’est pourquoi il porte une très grande attention aux phénomènes d’érosion qu’il s’agisse de processus très actifs éruptions volcaniques (il assiste à l’éruption de l’Etna en 1865), tremblements de terre, ouragans ou d’autres beaucoup plus lents, moins spectaculaires qui affectent des territoires beaucoup plus petits, comme il l’écrit les rides de la plage lui ont autant appris que les méandres des plus grands fleuves.

    Pourquoi éprouve-t-il le besoin de conclure sa préface par cette référence à la Liberté, la sienne : « J’ai parcouru le monde en homme libre », et d’associer la Terre à la Liberté ? J’ai montré [Giblin, 1976] la conception que les anarchistes avaient de la nature, conception que partage Élisée Reclus. La nature est un tout équilibré, l’homme qui en est un des éléments - « l’homme est la nature prenant conscience d’elle-même », écrit-il sur la première de couverture de L’Homme et la Terre - doit chercher à rester en contact avec elle et éviter toute rupture qui entraînerait son propre déséquilibre mais aussi la perte de sa liberté. Aussi l’homme ne doit-il obéir qu’aux seules lois naturelles (Élisée Reclus écrira même que « la lâcheté par excellence est le respect des lois » !). Il termine son ouvrage sur la Terre par un chapitre intitulé « La Terre et l’homme » pour rappeler les liens étroits qui les unissent :

    L’homme, cet « être raisonnable » qui aime tant à vanter son libre arbitre, ne peut néanmoins se rendre indépendant des climats et des conditions physiques de la contrée qu’il habite. Notre liberté, dans nos rapports avec la Terre ; consiste à en reconnaître les lois pour y conformer notre existence. Quelle que soit la relative facilité d’allures que nous ont conquise notre intelligence et notre volonté propres, nous n’en restons pas moins des produits de la planète : attachés à sa surface comme d’imperceptibles animalcules, nous sommes emportés dans tous ses mouvements et nous dépendons de toutes ses lois [La Terre, t. II, p. 622].

    Citation que l’on pourrait aisément retrouvé sous la plume d’un écologiste d’aujourd’hui. Comme je l’ai écrit en 1981, Reclus est un écologiste avant l’heure et en quelque sorte un précurseur du développement durable, car il ne rêve absolument pas d’une nature vierge, préservée de toute action humaine, pour lui, l’homme peut avoir une action bénéfique sur la nature s’il sait agir selon les lois qu’elle impose, il insiste déjà dans son premier ouvrage La Terre, mais surtout dans le dernier, L’Homme et la Terre sur le fait qu’il faut analyser le milieu comme un tout :

    Il est certainement indispensable d’étudier à part et d’une manière détaillée l’action spéciale de tel ou tel élément du milieu, froidure ou chaleur, montagne ou plaine, steppe ou forêt, fleuve ou mer, sur telle peuplade déterminée ; mais c’est par un effort d’abstraction pure que l’on s’ingénie à présenter ce trait particulier du milieu comme s’il existait distinctement, et que l’on cherche à l’isoler de tous les autres pour en étudier l’influence essentielle.
    Même là où cette influence se manifeste d’une manière absolument prépondérante dans les destinées matérielles et morales d’une société humaine, elle ne s’entremêle pas moins à une foule d’autres incitatifs, concomitants ou contraires dans leurs effets. Le milieu est toujours infiniment complexe, et l’homme est par conséquence sollicité par des milliers de forces diverses qui se meuvent en tous sens, s’ajoutant les unes aux autres, celles-ci directement, celles-là suivant des angles plus ou moins obliques, ou contrariant mutuellement leur action [H&T, t. I, p. 114-115].

    L’intégration des hommes aux écosystèmes est diverse : il en est d’excellente, il en est de « pathologique » selon l’expression même de Reclus. En ce sens, Reclus est beaucoup plus circonspect sur les conséquences de certains grands aménagements non pas qu’ils soient systématiquement contre loin de là, puisqu’il écrit : « C’est aux hommes de compléter l’œuvre de la nature en imitant dans leurs travaux quelques-uns des moyens qu’elle emploie » [La Terre, t. II, p. 261].

    Cependant, homme de son siècle, Élisée Reclus est comme d’autres fortement influencé par l’idée que les climats, les reliefs conditionnent le caractère des populations, les montagnards sont vigoureux et résistants, les habitants des milieux tropicaux sont plutôt paresseux car la nature leur offre tout, l’idéal étant le milieu tempéré comme le prouve le niveau de développement des populations. De même, il est convaincu de l’équilibre harmonieux inhérent aux ensembles naturels, idée qui sera reprise par nombre de géographes après lui et qui n’a pas encore totalement disparu dans certains milieux écologistes. Pour Reclus, l’architecture du relief crée des micromilieux séparés les uns des autres par des montagnes, des fleuves, des littoraux qu’il faut respecter ce que l’État ne fait pas puisqu’il ignore cette organisation géographique naturelle. C’est pourquoi, lui le géographe, il lui faut retrouver l’organisation géographique naturelle :

    Certainement les divisions politiques ont une valeur transitoire qu’il n’est pas permis d’ignorer, mais dans les descriptions qui vont suivre nous tâcherons de nous tenir principalement aux divisions naturelles, telles que nous les indiquent à la fois le relief du sol, la forme des bassins fluviaux et le groupement des populations unies par l’origine et la langue. D’ailleurs, ces divisions elles-mêmes perdent de leur importance dans les pays comme la Suisse, où des habitants de races diverses et parlant des idiomes différents sont retenus en un faisceau par le plus puissant des liens, la jouissance de la liberté [NGU, t. I p. 30].

    De ce point de vue et seulement de ce point de vue, la conception de la géographie d’Élisée Reclus ne diffère pas tant de celle de ses successeurs qui se sont attachés à décrire les régions naturelles réunies dans un même État aux limites bien évidemment politiques, mais de cela les géographes dans leur très grande majorité ne parlaient pas puisque ce domaine était réservé aux historiens. Souvenons-nous du grand historien Lucien Febvre qui affirmait dans son livre La Terre et l’évolution humaine : « Le sol, non l’État : voilà ce que doit retenir le géographe. » Ainsi, les fameuses régions naturelles furent longtemps considérées par nombre de géographes comme les « vraies » régions, celles qui auraient dû servir de cadre à l’organisation régionale des États, comme si les ensembles naturels, généralement géologiques, possédaient des vertus telles que le développement économique et social de chacun d’eux ne pouvait que s’accorder harmonieusement avec celui des autres. Ainsi, les successeurs de Reclus ont d’une certaine manière gardé de la géographie reclusienne ce qui est le moins pertinent, la représentation du bien-fondé d’un ordre naturel. À l’époque d’Élisée Reclus ce sont les bassins fluviaux qui apparaissent comme le cadre idéal de l’organisation régionale, ensuite les géographes proposeront des régions naturelles aux caractéristiques plus complexes et où le paysage tiendra une grande place.

    Un géographe anarchiste

    Reclus utilise les connaissances géographiques pour démontrer que l’idéal anarchiste « du pain pour tous » est parfaitement possible puisque les ressources sont largement en suffisance et seule leur inégale et injuste répartition explique la misère du plus grand nombre.

    De plus, pour Reclus l’homme doit vivre libre, sans obéir à d’autres lois que celles de la nature et sans avoir à subir le moindre encadrement, seule la libre association des individus est acceptable. C’est pourquoi il souhaite la disparition complète de toutes les organisations politiques ou administratives territoriales ce qu’il exprime dans une intervention au congrès de la Ligue de la paix et de la liberté (dont Bakounine est aussi un des membres)

    Je démontrai ainsi qu’après avoir détruit la vieille patrie des chauvins, la province fédérale, le département et l’arrondissement, machines à despotisme (sic) le canton et la commune actuels, inventions des centralisateurs à outrance, il ne restait que l’individu et que c’est à lui de s’associer comme il l’entend : voilà la justice idéale [Correspondance, t. I, p. 285].

    C’est cet engagement sans faille dans ce combat pour la liberté qui le conduit d’une part à soutenir les actions militantes anarchistes, y compris les plus violentes, comme les attentats,

    Je crois que toute oppression appelle la revendication et tout oppresseur, individuel ou collectif, s’expose à la violence. Quand un homme isolé, emporté par sa colère, se venge contre la société qui l’a mal élevé, mal nourri, mal conseillé, qu’ai-je à dire ? Prendre parti contre le malheureux pour justifier ainsi d’une manière indirecte tout le système de scélératesse et d’oppression qui pèse sur lui et des millions de semblables, jamais.
    Mon œuvre, mon but, ma mission est de consacrer toute ma vie à faire cesser l’oppression [Correspondance, t. II, p. 425].

    d’autre part, à dénoncer tous les rapports de domination, qu’ils soient le fait de l’État, des capitalistes, des riches sur les pauvres ou même des pauvres sur d’autres pauvres, d’une nation dominée sur une autre nation plus faible :

    Il n’est pas de fléau comparable à celui d’une nation opprimée qui fait retomber l’oppression comme une fureur de vengeance sur les peuples qu’elle asservit à son tour. La tyrannie et l’écrasement s’étagent, se hiérarchisent [H&T, t. I, p. 281].

    L’inflexibilité de ses convictions, et ce jusqu’à sa mort, prouve combien Élisée Reclus avait foi en leur justesse, y déroger aurait été pour lui perdre sa dignité d’homme. Il fait preuve dans cet engagement d’une intransigeance similaire à celle de son père dans sa pratique religieuse, il y a d’ailleurs dans cet engagement une part d’absolu, quelque chose de religieux. Même devenu athée, Élisée Reclus reste un homme de foi et le credo de la liberté a en quelque sorte remplacé le credo religieux. Son projet n’est pas d’inventer une société idéale, utopique, non ce qui l’intéresse c’est de changer vraiment le monde, de faire sauter les multiples formes d’oppression qui entrave l’épanouissement de l’homme dans une société juste. C’est pourquoi, il lui faut comprendre et expliquer le monde tel qu’il est, et de la manière la plus rigoureuse afin de bien faire comprendre les mécanismes de l’oppression qui empêchent l’instauration d’une société plus libre et donc plus juste. Élisée Reclus fait montre dans son travail de géographe d’une remarquable rigueur, et ce d’autant plus que ce travail doit aussi servir à démontrer la justesse de son idéal politique, la cause est si noble, si grande qu’il n’est pas question de travestir la réalité, ce qui pourrait contribuer à désavouer la valeur de son engagement politique. Aujourd’hui encore, ce qui rend intéressante la lecture des œuvres de Reclus ce sont les passages où il aborde les rapports de pouvoirs et/ou de domination. C’est en cela que Reclus est un précurseur et qu’il l’est longtemps resté. Non pas qu’il faille nécessairement être anarchiste pour aborder ces questions, loin s’en faut, mais Reclus est véritablement une exception car il faut rappeler qu’à cette époque c’étaient plutôt les milieux bourgeois qui s’intéressaient à la géographie. Ainsi, les membres des sociétés de géographie appartenaient soit au milieu des savants (rarement issus des classes populaires) soit à la haute bourgeoisie (représentants du commerce, de l’industrie, des milieux coloniaux) et même à l’aristocratie comme en Angleterre ou en Belgique, où les familles royales apportaient un appui généreux à ces sociétés savantes. Heureusement, Reclus a la chance d’être accepté très tôt à la Société de géographie, il a alors vingt-huit ans et on ignore encore tout ou presque de ses convictions politiques, sinon il n’aurait jamais été parrainé ! De même, au moment de la Commune sa chance est d’avoir déjà acquis une réelle notoriété. On le sait, il s’est fortement engagé dans la Commune de Paris, il y voyait le début de la concrétisation possible de son idéal politique, le peuple qui se prend en charge. Mais il est très vite fait prisonnier, et condamné à la déportation en 1871, puis à l’exil grâce à l’intervention de savants étrangers et à celle de l’ambassadeur des États-Unis à Paris qui se souvient de son engagement auprès des nordistes.

    C’est aussi cette notoriété, acquise avec le succès rapide de son ouvrage sur La Terre, qui va donner l’audace à Mr Templier, gendre de Louis Hachette (décédé en 1864) et qui est aussi un des trois associés de la société Hachette de lui faire signer en prison en 1872 un contrat pour rédiger une « Géographie descriptive et statistique ». Une seule précaution politique était prise par l’éditeur. Reclus s’engageait à ne toucher que « d’une manière succincte et avec la plus grande réserve aux questions religieuses et morales ». Mais Élisée Reclus ne pouvait totalement respecter cet engagement, car comment aurait-il pu renoncer à ses idées ou à ses activités de militant ? Il se trouva même embarqué dans le procès des anarchistes de Lyon en 1883 et avec le prince Kropotkine poursuivi par défaut comme chef de l’organisation. L’action militante de Reclus au sein des milieux anarchistes a telle eu une influence négative sur les lecteurs ? C’est possible car la vente par fascicule fut satisfaisante mais elle s’effondra brusquement pour les derniers volumes. Il est vrai que la parution de la Nouvelle Géographie universelle prit vingt-deux ans et qu’ayant la plume facile Élisée Reclus était un géographe prolixe. Il dépassa largement les limites prévues : au volume VI, il n’était encore qu’au tiers de son plan et au lieu des 200 livraisons de 16 pages hebdomadaires soit 5 ou 6 volumes de 500 pages, il y en eut 1061 soit 19 volumes de 800 ou 900 pages ! Mais la maison Hachette était incontestablement une grande maison d’édition. Alors que le compte d’Élisée Reclus était débiteur de 31 701,15 francs, au 30 septembre 1894, Hachette « lui offrit aussitôt de lui en donner quittance gracieuse ». Reclus demanda si la Maison ne pourrait pas lui faire avance de ses droits sur les livraisons encore en magasin ; en même temps, il lui proposait de lui vendre sa bibliothèque. Il lui fut répondu :

    "Chaque année, nous vous tiendrons compte de vos droits sur les exemplaires vendus ; mais comme il est à craindre que cela ne représente qu’un chiffre assez faible, nous vous offrons de vous verser pendant dix ans une somme mensuelle de 833,33 francs destinée à parfaire ce que vous retirerez du produit de la vente et de façon à vous assurer dans tous les cas dix mille francs par an.
    “En ce qui concerne l’abandon de votre bibliothèque que vous nous avez offert, nous désirons que vous en conserviez la libre disposition. Elle a pour vous une valeur que nous ne voulons pas faire entrer en ligne de compte, de telle sorte que vous puissiez toujours en disposer comme il vous conviendra.
    "Nous espérons que vous trouverez dans ces propositions que nous vous adressons l’expression du respect et de l’affectueux dévouement que nous inspirent les longs et parfaits rapports qui n’ont point cessé d’exister entre nous.

    Élisée Reclus reçut ainsi une rente annuelle jusqu’à sa mort. En 1900, il restait encore 70 000 volumes, il fallut en pilonner les deux tiers. Sans doute la Nouvelle Géographie universelle fut telle disqualifiée par les écrits des nouveaux géographes - universitaires ceux-là, et aussi conservateurs Vidal de La Blache et ses élèves Gallois, de Martonne, etc. Il paraît plus que probable que l’anarchiste militant a permis de discréditer le géographe étonnant de perspicacité. C’est bien parce qu’on ne pouvait dissocier le géographe, qui aurait dû être nanti d’on ne sait de quelle sereine impartialité scientifique, du militant anarchiste, que les représentants de l’institution universitaire ont choisi de l’oublier et de le faire oublier au plus vite. Mais comment Reclus aurait-il pu taire ce qui faisait le fondement même de son engagement politique, l’oppression d’autrui et ce à tous les niveaux, non seulement des puissants sur les plus faibles mais aussi celle que les plus faibles exercent sur ceux encore plus faibles qu’eux. Ce désintérêt rapide pour la géographie reclusienne est d’autant plus regrettable que les derniers volumes en particulier celui sur les États-Unis, offrent des passages remarquables, d’une exceptionnelle pertinence et clairvoyance (cf. article de Fredérick Douzet), inexorable montée en puissance des États-Unis dont il annonce qu’ils seront très rapidement la première puissance mondiale. C’est dans les passages où il montre la domination d’un peuple sur un autre, d’une classe sociale sur une autre ou les rivalités entre deux peuples pour le contrôle d’un même territoire que les analyses reclusiennes sont d’une incontestable perspicacité et justifient qu’on les relise. C’est pourquoi déjà en 1980 nous avions publié dans un numéro intitulé points chauds les analyses de Reclus sur l’Afghanistan, que l’URSS avait envahi en décembre 1979. Nous insistions alors sur le fait que Reclus ait décrit les divisions des tribus afghanes et l’ancienneté de leurs affrontements. Géographe, il sait accorder une large place à l’histoire afin d’expliquer comment ces situations de domination se sont mises en place, par exemple à propos de l’Ukraine, il retrace l’histoire de la région depuis le moyen âge et présente une carte des « déplacements historiques de l’Oukraïne ».

    Il ne s’agit absolument pas de nier le caractère dépassé de certaines de ses approches, et même choquant comme à propos des juifs que Reclus présente toujours comme des usuriers accapareurs. Lui, si sensible à toute forme de discrimination tombe dans l’antisémitisme le plus primaire voire caricatural, y compris dans L’Homme et la Terre où pourtant il a pris soin de cartographier les pogroms de Russie et de parler du vaste ghetto dans lequel l’empire russe maintenait les juifs. Il faudra attendre longtemps avant que des géographes abordent cette question. Même si dans la NGU de Reclus une grande partie du texte est consacrée à des descriptions dont on se lasse assez vite, y compris parfois quand il parle des villes, il ne faut cependant pas négliger la fin de chaque chapitre quand il aborde la situation économique sociale et politique de l’État étudié. C’est là que l’on retrouve ce que nous estimons être le « bon » géographe, parce que préoccupé comme il l’était par les conditions de vie, économiques, sociales, culturelles et politiques des populations il ne pouvait pas ne pas en parler.

    De même, il faut signaler la qualité de certaines cartes de la NGU en particulier les cartes en couleurs en double page. Nous ne retiendrons que deux exemples. Préoccupé par la liberté des peuples Élisée Reclus est donc très logiquement soucieux de leur répartition géographique quand celle-ci est complexe, ce qui est le cas pour les populations de ce qui est alors la Turquie d’Europe et pour l’Europe orientale. C’est pourquoi il y consacre ces doubles pages couleur avec une cartographie aussi précise que possible de leur répartition avec cette remarque pour les populations de la Turquie d’Europe « cette carte ne peut avoir qu’une valeur toute approximative. La plupart des populations de races et de langues diverses sont entremêlées et non juxtaposées ».

    La carte de la répartition des peuples de l’Europe orientale allant de Berlin à l’Oural, ce qu’il appelle la Russie d’Europe, comporte 36 peuples montrant clairement l’imbrication de certains d’entre eux et Élisée Reclus ayant pris soin de cartographier par petites taches la répartition de la population juive, cette carte des peuples étant précédée de celle de la densité. Autre carte inattendue dans un ouvrage de géographie de cette époque mais logique chez un géographe anarchiste, en noir et blanc cette fois, celle de la proportion des exilés de droit commun en Sibérie suivant les provinces [NGU, t. V : L’Europe scandinave et russe, p. 899] avec ce commentaire :

    Le gouverneur a le droit de signaler au ministre de l’intérieur les personnes qu’il lui convient d’exiler dans les provinces lointaines de l’empire [...] la haute police a le pouvoir d’interner ou d’exiler sans jugement ni preuves tous ceux qui lui paraissent suspects. Les villes du nord sont des lieux d’internement où les suspects et les condamnés politiques sont fort nombreux, et maintenant on les trouve dans tous les districts de la Sibérie, dans la Transbaïkalie et jusque dans l’île de Sakhalin [ibid., p. 898].

    Une approche géopolitique lucide et généreuse ?

    C’est dans son dernier ouvrage que les analyses géopolitiques les plus fines et les plus pertinentes sont les plus nombreuses, en particulier dans les deux derniers tomes qui abordent le monde contemporain. Cela n’allait visiblement pas sans risque car Reclus eut quelque difficulté à trouver un éditeur. La maison Hachette s’était engagée à publier l’ouvrage que Reclus intitulait alors L’Homme, géographie sociale, mais le successeur de Mr Templier y mettait, en 1895, une condition qui était que les conclusions de Reclus ne soient pas de nature à offenser les lecteurs habituels de la maison. La réponse de Reclus on s’en doute fut de chercher un autre éditeur, ce fut tout d’abord un éditeur londonien, l’ouvrage devait donc être d’abord publié en anglais, puis en français. Mais compte tenu de l’ampleur de l’ouvrage et du grand nombre de cartes, l’éditeur se récusa. C’est son frère Onésime, lui aussi géographe mais très loin d’avoir la qualité de son frère aîné qui trouva un éditeur un an avant la mort d’Élisée.

    L’Homme et la Terre reste un grand livre par l’analyse des luttes économiques, sociales, politiques et même militaires que l’on y trouve. Passionné par les progrès qu’accomplissent la science et la technique, il est aussi très conscient de ses conséquences négatives tant sur les ensembles naturels que dans les sociétés. Le progrès est pour Reclus, un phénomène contradictoire par essence. Aux progrès, il oppose les « régrès » : « Le fait général est que toute modification si importante qu’elle soit, s’accomplit par adjonction au progrès de régrès correspondants » [H&T, t. VI, p 531]. Il a perçu le phénomène de la mondialisation de l’économie et ses multiples conséquences :

    Le théâtre s’élargit, puisqu’il embrasse maintenant l’ensemble des terres et des mers, mais les forces qui étaient en lutte dans chaque État particulier sont également celles qui se combattent par toute la Terre. En chaque pays, le capital cherche à maîtriser les travailleurs ; de même sur le plus grand marché du monde, le capital, accru démesurément, insoucieux de toutes les anciennes frontières, tente de faire œuvrer à son profit la masse des producteurs et à s’assurer tous les consommateurs du globe, sauvages et barbares aussi bien que civilisés [H&T, t. V, p. 287].

    Si ce n’est le style, ce texte pourrait être écrit aujourd’hui ou encore :

    Les industries de tous les pays, entraînées de plus en plus dans la lutte de la concurrence vitale, veulent produire à bon marché en achetant au plus bas prix la matière première et les bras qui les transformeront [...] Il n’est pas nécessaire que les émigrants chinois trouvent place dans les manufactures d’Europe et d’Amérique pour qu’ils fassent baisser les rémunérations des ouvriers blancs : il suffit que des industries similaires à celles du monde européen, celles des lainages et des cotons par exemple, se fondent dans tout l’Extrême-Orient, et que les produits chinois ou japonais se vendent en Europe même à meilleur marché que les productions locales. La concurrence peut se faire de pays à pays à travers les mers, et ne se fait-elle pas déjà pour certains produits au détriment de l’Europe ?
    Au point de vue économique, le rapprochement définitif entre les groupes de nations est donc un fait d’importance capitale [H&T, t. VI, p. 12].

    Qu’y a-t-il à enlever ou à ajouter à ce texte aujourd’hui ? Perspicacité encore à l’encontre des conflits religieux. Pourfendeur de toutes les oppressions, Élisée Reclus croyait en l’existence possible dans un avenir sans doute assez lointain d’une société universelle, juste où chaque individu sera respecté et saura respecter autrui une fois que les hommes se seront débarrassés des oppresseurs, des accapareurs entre autres de l’État source de puissance et de pouvoirs et donc de domination. Cette position politique est a priori en totale opposition avec l’approche d’Hérodote puisque la Nation et dans une moindre mesure l’État sont des concepts que nous estimons fondamentaux de l’analyse géopolitique. Mais ce qui nous rapproche d’Élisée Reclus, c’est la volonté de décrypter le monde avec honnêteté, de ne pas masquer, dans la mesure où l’on en est conscient, ce qui ne nous plaît pas. Les analyses géopolitiques publiées dans Hérodote n’ont pas pour but de convaincre le lecteur en faveur de telle ou telle cause mais de lui permettre de comprendre la complexité de certaines situations en présentant les points de vue des différents protagonistes et le laisser libre ainsi de son jugement. Cette approche n’est cependant pas systématique et Hérodote on le sait, publie aussi des articles d’auteurs dont les opinions peuvent être divergentes, avec toutefois toujours la même exigence d’écrire simplement et de façon argumentée. Une des préoccupations de l’équipe d’Hérodote est d’écrire pour être comprise d’un grand nombre de citoyens, c’est cela la fonction politique de la revue. N’est-ce pas là ce qui nous rapproche de Reclus qui lui aussi écrivait pour être lu du plus grand nombre ?

    Une géopolitique lucide et généreuse, c’est ce que la revue Hérodote cherche à mettre en œuvre.

    Références bibliographiques

    - GILBIN Béatrice, « Géographie et anarchie : Élisée Reclus », Hérodote, n° 2, 1976.

    - LACOSTE Yves, « À bas Vidal ? Viva Vidal ! », Hérodote, n° 16, octobre-novembre 1979.

    - LEUNIS E. et NEYTS J. M., « La formation de la pensée anarchiste d’Élisée Reclus », Institut des hautes études de Belgique et la Société royale belge de géographie, Bruxelles, 1985. p. 139-154.

    - RECLUS Élisée, Correspondance, 1850-1905, Schleicher, 3 vol., Paris, 1911.

    - Nouvelle Géographie universelle, la Terre et les hommes, Hachette, 19 vol., Paris, 1876-1894.

    - La Terre, description des phénomènes de la vie du globe, Hachette, Paris, 2 vol., 1869.

    - L’Homme et la Terre, Librairie universelle de Paris, 6 vol., Paris, 1905-1908.

     

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    Il y a certains objets que l'on ne veut ou que l'on ne peut conserver, et dont cependant on a peine à se défaire, parce qu'ils ont appartenu à des personnes chères ou qu'ils représentent certains souvenirs. On ne saurait en faire un meilleur usage que de les donner aux malades ou aux enfants pauvres. Le bien qu'on fait, la joie que l'on procure, adoucissent singulièrement le sacrifice. L'héritage des êtres aimés ne saurait tomber en des mains plus touchantes que celles de la souffrance et de l'innocence.
    (pj295)
    On assure que pour arrêter un rhume de cerveau à son début, il suffit de priser un peu de sel fin, blanc, de table, bien trituré. L'essai est à tenter, toujours avec précaution, de peur d'irriter la muqueuse.
    (pj307)
    On ne sait pas assez qu'a la porte de certaines mairies on affiche les offres de travail. Or il est aussi utile de connaître ces tableaux pour les patrons que pour les travailleurs. Le nombre des « sans-travail » est effrayant; on l' ignore trop; et ce qu'il est bon aussi de faire savoir, c'est que l'été est peut-être plus dur aux pauvres, dans les villes, que la saison rigoureuse, parce que tous les riches se dispersent et que les petits métiers ne trouvent plus à s'exercer. L'émigration en bloc, qui est pure affaire de mode, est donc une calamité toute moderne de plus pour les nécessiteux-
    (pj306)
    L'huile de foie de morue si préconisée ne convient pas aux personnes qui ont des dispositions à certaines maladies de la peau. Il est évident que toutes celles à qui l'on interdit le poisson doivent s'abstenir d'huile de foie de morue. On remplace celle-ci par un verre à liqueur d'huile d'olive, pris avant le repas. On assure que ce régime préserve absolument du rhume si on le suit à partir d'octobre jusqu'au printemps. De plus, on a vu des maladies du foie céder à ce simple traitement. Supprimer le vin, et boire un peu d'eau de Vichy, ou simplement prendre de temps en temps un peu de bicarbonate de soude.
    (pj304)

    Voici un rafraîchissant très simple et peu connu : une cuillerée chaque jour de racine de réglisse réduite en poudre. Le goût est bon ; si on aime pas la sensation sablonneuse dans la bouche, on enveloppe dans une hostie.
    (pj302)

    Les varices non ouvertes et les varices internes occasionnent souvent des crampes nocturnes. On éprouve du soulagement, et l'on prévient souvent aussi ces souffrances par un massage que le premier venu exécute, moins bien qu'un masseur, cela se conçoit, mais suffisamment pour la circonstance.
    On se place devant le malade, puis avec les deux mains enduites de cold-cream ou de vaseline, on « remonte » la jambe de la cheville au genou, en serrant un peu fortement, en appuyant le mieux possible.

    (pj301)

    L'art dentaire a fait des progrès merveilleux, et aujourd'hui, il n'est plus personne qui consente à ne pas soigner sa bouche, et à ne pas remplacer les dents perdues par des dents artificielles. On s' habitue vite même à un dentier complet lorsqu' il est bien fait. Seulement il faut avoir la patience de ne pas irriter les gencives en voulant manger trop tôt comme tout le monde. Il est prudent durant une semaine de s' en tenir aux potages, puis peu à peu, en s' accoutumant, d' arriver aux aliments plus durs.
    (pj299)

    Lorsqu' il y a chute, coup, contusion quelconque, un vieux moyen excellent est de frictionner avec du beurre salé. Bien entendu, il ne faut pas user de ce procédé quand il y a blessure.
    (pj300)

    Un savant nous assure que pour combattre la peur, le trac, si connu de tous ceux qui passent des examens ou qui doivent se produire en public, il suffit de boire quelques minutes avant l' instant fatal un quart de verre d' eau sucrée, avec cinq ou six gouttes de laudanum. Il se produit, paraît-il, un apaisement des nerfs, une tranquillité du cerveau, absolument extraordinaires, lesquels rendent maître de soi l'infortuné pateint.
    ( pj310)
    Il s'est fondé en Belgique une oeuvre ayant pour but de recueillir les écailles de moules et d'en faire une poudre excellente, paraît-il, pour le polissage des glaces et des meubles.- Elle est vendue au profit des pauvres.
    (pj318)
    Quand on donne de vieux effets à des indigents, on double la valeur de l'objet en l'offrant raccommodé, remis autant que possible en bon état, et nettoyé s'il en est besoin. C'est parfois le moyen de faire deux charités, en laissant quelque pauvre ouvrière exécuter à bas prix ces humbles travaux.
    (pj315)

    On arrête les dysenteries anciennes, presque incurables, en plaçant sur les reins une botte de pourpier ordinaire, cultivé dans les jardins, - bien pilée.
    Les exemples vraiment extraordinaires de guérison par ce moyen si facile et dépourvu de tout danger incitent les malades à en essayer.
    (pj313)

    Recette communiquée pour la destruction des verrues et poireaux :-Faire tremper un zeste de citron un peu épais dans du vinaigre très fort, pendant quarante-huit heures. Poser le zeste par son côté blanc sur la verrue, le soir en se couchant ; maintenir avec un linge. Répéter cela trois soirs de suite. - Au bout de quelques jours, la verrue tombe, séchée, morte.
    (pj277)
    Le thé de vigne rouge est un excellent régulateur du sang. Il est recommandé dans le médecine des « simples » aux personnes apoplectiques et à toutes celles chez qui la circulation laisse à désirer.
    - Dans les cas de brûlures légères, le marc de café appliqué immédiatement, pas trop froid, cause un soulagement instantané. - Ceci est précieux à savoir pour les cuisinières qui ont le danger et le remède si près d'elles.
    - Tenir dans l'eau de table une cuillerée de graine de lin crue est un vieux moyen pour se rafraîchir. On ne change les graines que quand elles sont ramollies à l'excès, car elles doivent être gonflées pour communiquer à l'eau un peu de leur vertu lénitive.
    Cette boisson n'a aucun goût

    (pj276)
    De douces frictions sur tes tempes, autour des yeux, avec le baume de Fioraventi, vendu chez tous les pharmaciens fortifient souvent beaucoup les vues affaiblies et soulagent certaines névralgies.
    (pj274)
    Les démangeaisons quelles qu'elles soient constituent un véritable supplice. A tort, trop souvent, on les attribue à la pauvreté du sang, et l'on se met à un régime fortifiant qui leur est absolument contraire. Il est fort difficile d'en triompher car elles proviennent souvent de causes absolument différentes. Ainsi on a connu des personnes chez qui elles augmentaient après un repas où elles avaient mangé du veau. On peut toujours essayer de ce régime-ci : bicarbonate de soude dans un peu de pain à chanter, avant le déjeuner et le dîner ; pas de vin, même trempé d'eau, pas de bière, encore moins de liqueurs, très peu de viande, pas de poissons ni de salaisons, pas de fromages forts. Le plus possible de lait, de fruits, de légumes.... Laxatifs légers et continués. Ablutions aussi chaudes que possible avec un peu de menthol ou d'alcool de menthe. - Badigeonnages si l'on veut avec un peu de glycérine allongée d'eau, contenant du bismuth et un rien de menthe.
    (pj273)

    Les vieilles médications par les « simples » produisent souvent des effets extraordinaires. En tous cas, comme elles sont sans danger, on peut presque toujours en essayer.
    Des maladies bizarres, inexplicables, déroutantes pour le médecin, ont été guéries par l'usage quotidien d'un bouillon de poireaux, oignons et ail, bu à jeun. Le seul défaut de ce système est de laisser un arome à l'haleine, fort désagréable pour certains odorats. L'inconvénient est mince lorsqu'on vit à la campagne ou que la mauvaise santé force à la retraite.

    (pj270)

    A la personne de Russie qui demande le moyen de se débarrasser de certains sables rouges dont elle constate la présence dans son vase nocturne, on peut conseiller d'essayer du cidre comme boisson à ses repas. Ceci est parfois excellent pour les légères affections des reins
    (pj214)
    Recette, envoyée par un de nos lecteurs pour la cuisine des indigents.
    - Hacher menu du lard. L'arroser de sang de mouton, que le boucher peut recueillir; laisser cailler et faire frire en ajoutant du sel

    (pj213)
    Les malades éprouvent souvent un profond dégoût du « pain à chanter » dans lequel on leur fait absorber certains médicaments. Cela tient à ce qu'on emploie l'hostie tout entière, quand il serait possible de la diminuer considérablement avec des ciseaux. Un peu d'habitude permet d'envelopper une dose de poudre médicinale quelconque, assez volumineuse, dans un rond ou un carré de pain azyme de très petite dimension. On doit savoir que le pharmacien livre celui-ci non pour être consommé tel qu'il est, mais pour qu'on puisse l'arranger comme on le désire.
    (pj203)
    Pour faire mûrir, aboutir et vider à fond les abcès, appliquer des cataplasmes de farine de seigle et d'huile de colza non épurée, - tout ce qu'il y a de plus naturel. - On laisse macérer pendant douze heures avant de se servir de cette préparation que l'on emploie à froid, un peu épaisse dans un linge clair comme le lin. On renouvelle deux fois par jour jusqu'à ce que l'abcès soit parfaitement nettoyé.
    (pj200)
    Recette communiquée par un lecteur obligeant Un plat qui ne coûte rien, attendu qu'il est confectionné avec le sang des poulets et canards que les marchands de volailles jettent ordinairement. On peut le leur demander, ce sang, qui se coagule très vite et qui ensuite frit dans la graisse est extrêmement nourrissant. Il parait que ce mets est très en honneur dans le Sud-Ouest de la France.
    (pj197)
    Communiqué par un lecteur : réactif contre les refroidissements.
    - Faire infuser dans deux bouteilles de bon vin blanc 30 gr. de racine de raifort et une forte poignée de feuilles de pervenches pilées. - Filtrer après 48 heures. - On prend un verre de cette infusion tous les matins pendant huit ou neuf jours, deux heures avant de se lever. Se bien couvrir et provoquer une transpiration qui devient abondante et guérit promptement les maux contractés.

    (pj191)
    Une excellente paillasse pour les berceaux, pour le lit des malades, est la garniture de balles d'avoine. On en fait également des coussins remplaçant très hygiéniquement les ronds de cuir ou de caoutchouc. C'est frais, doux et très sain. Il en faut environ deux litres pour un coussin. Cela ne coûte que quelques sous.
    (pj212)
    Les malades longtemps tenus au lit finissent par souffrir considérablement des positions invariables, et souvent on éprouve de grandes difficultés à glisser sous eux soit des bassins, soit des appareils de pansement. Un peu de poudre sur ces objets facilite l'opération. Le lycopode, l'amidon. le riz pur, l'iris même, toujours pur, font parfaitement l'affaire
    (pj178)
    Les recettes les plus simples étant souvent les meilleures pour la guérison des maux de la pauvre humanité, on peut sans danger, lorsqu'on est délicat de la poitrine, user du médicament que voici, et qui est parfois souverain:
    Dans un litre mettre avec de l'eau la valeur de deux francs de sucre candi et de deux francs de safran en poudre. Faire fondre, et obtenir une belle couleur de grenadine. -Prendre par cuillerées. Les fervents affirment qu'il faut que la préparation ait passé quarante-huit heures dans un puits pour être efficace. Il est facile d'y faire descendre la bouteille avec une corde et un poids, si l'on veut être consciencieux.

    (pj175)
    On sait que rien n'est plus difficile à guérir que les maladies d'estomac. Souvent la meilleure médication est une simple affaire de régime. Or, il en est un qui donne parfois des résultats inespérés, surtout lorsque l'appareil digestif tout entier, y compris les voies intestinales, est atteint : c'est de se nourrir exclusivement d'oeufs et de fromage mou, avec du pain, cela va sans dire, mais en petit quantité.
    (pj172)
    En réponse au lecteur qui souffre de névralgies faciales, on ne peut que lui conseiller de faire vérifier sa denture. Le mal qu'on cherche à guérir dans la tête par l'antipyrine et autres remèdes à le plus souvent sa source dans la bouche, dans une toute petite carie invisible. On n'a pas besoin de se faire arracher les dents à tort et à travers, comme le font les impatients, mais simplement de les faire aurifier. Si la dent est trop mauvaise, et que, barrée, elle soit difficilement extractible, on en fait détruire le nerf
    (pj171)
    On parle beaucoup en ce moment d'une théorie contre l'insomnie et même l'anémie du cerveau, laquelle consiste à coucher les pieds plus haut que la tête, ou tout au moins, le corps allongé horizontalement, sans oreiller. - Le système peut avoir du bon, car il s'appuie sur une loi naturelle qui veut qu'à l'état de repos, l'homme s'allonge simplement par terre. Les lits sont raffinement de civilisés ; et l'on sait combien sont souvent fâcheux les effets de la civilisation. Mais on ne saurait trop recommander aux personnes qui voudraient essayer de la méthode préconisée plus haut d'y arriver très graduellement. Un brusque changement dans les habitudes ne serait pas sans danger. Le moindre est une petite congestion, des étourdissements, des troubles du coeur. Ce sont surtout les gens travaillant beaucoup de tête qui doivent être prudents à cet égard.
    (pj169)
    La toux étant rebelle et capricieuse, cédant tantôt à un médicament, tantôt à un autre, il est toujours utile de propager les recettes qui guérissent certains cas, et que l'on peut employer sans danger.
    Voici un simple calmant
    --Sirop de gomme ..........60 grammes
    --Eau de laurier-cerise ....60 gouttes
    --Eau distillée................120 grammes
    A prendre en agitant le flacon, par cuillerées d'heure en heure, à certaine distance du repas. Dose plus ou moins forte selon l'âge, et le tempérament.

    (pj166)
    -Très vieux remède contre le choléra, dû à un marin sorti indemne des plus affreuses épidémies: A titre de préservatif au moins, il mérite d'être connu. Dès le début de l'indisposition, faire roussir au beurre trois gousses d'ail, et les mettre à bouillir dans un demi-litre d'eau: Avec cette eau tremper une soupe au pain fortement poivrée.
    - Aussitôt après avoir mangé cette soupe, boire un quart de litre de vin rouge dans lequel a bouilli gros comme une noix d'anis étoilé. Bien chaude et bien sucrée, cette boisson doit être prise au lit.
    - En deux heures on est débarrassé.
    (pj166)
    Dans tous les cas de névralgie, maux d'oreilles, maux de dents, on croit que la chaleur de l'ouate est suffisante pour le traitement de ces souffrances si aiguës. C'est une erreur. Il faut une chaleur presque brûlante pour amener la dilatation, ce travail des organes enflammés. L'eau chaude dans des sacs de caoutchouc est excellente. On peut s'y appuyer comme sur un petit oreiller. A défaut, se servir de linges bassinés, de brique enveloppée, de tout moyen équivalent.
    (pj168)

    Le chat est souvent l'unique ami de bien des solitaires; c'est pourquoi il ne faut pas dédaigner un avis touchant ce modeste camarade des humbles.
    - le chat libre est rarement malade; mais les angoras surtout, qui en se nettoyant absorbent leurs poils, meurent facilement d'inflammation quand ils vivent renfermés. De la graine de lin doit être tenue en permanence dans l'eau qu'ils boivent, pour combattre cette maladie

    (pj164)

    Très vieille recette, plus que centenaire, très efficace contre la toux : sirop de marrube blanc.
    Le marrube est une plante très commune qu'il faut autant que possible employer fraîche. On la connaît très bien chez les herboristes et dans les campagnes.
    En prendre une poignée, faire bouillir dans un litre d'eau pendant vingt minutes. Passer. Remettre sur le feu pendant vingt autres minutes avec une demi-livre de sucre. Laisser réduire.
    Dose : une cuillerée à soupe le soir en se couchant et le matin a jeun.
    (pj163)

    Les personnes forcées de ne jamais interrompre leur vie active, et obligées de travailler, les femmes surtout, lorsqu'elles se sentent mal disposées, nerveuses, peuvent de temps à autre recourir à l'éther, dans des proportions très petites. Cinq gouttes pour un verre d'eau suffisent. On se trouvera beaucoup mieux d'absorber cette sorte de potion gorgée par gorgée durant toute la journée que de boire tout d'un seul coup.(pj161)
    Beaucoup de personnes souffrent des reins et savent que leurs douleurs proviennent d'une certaine difficulté qu'elles éprouvent à satisfaire l'un de leurs besoins les plus naturels. En ce cas elles essayent généralement de la tisane de queues de cerises. Si cela ne leur réussit pas, elles pourront sans inconvénient essayer d'infusion de barbes de maïs. De plus, porter une petite cordelette de chanvre en ceinture n'est pas difficile... C'est un remède de bonne femme suisse. Mais on reconnaît que le chanvre dégage un peu d'électricité au contact de la peau chaude et que cela est très sain.(pj159)
    En cas de saignement de nez violent, essayer de respirer un peu de poudre de tanin. Le remède est sans danger. Si les hémorragies sont fréquentes, on peut ne pas attendre qu'elles se produisent et priser de temps à autre par précaution une pincée de tanin. Cependant, ceci ne serait pas prudent hors du cas où les accidents proviennent de faiblesse ; au contraire, il faut laisser la nature agir toutes les fois que le malade est sanguin.(pj157)
    Contre la fièvre ; remède très usité dans les pays de malaria : couper un citron en tranches et le bouillir dans la valeur de trois verres d'eau. Laisser réduire d'un tiers ; passer et faire reposer toute une nuit. Boire ensuite et recommencer plusieurs jours de suite. Les bonnes femmes prétendent qu'il faut préparer cela dans une casserole de terre n'ayant jamais servi... Ce qu'il y a de certain, c'est que les médecins reconnaissent l'efficacité du procédé (pj152)
    Remède communiqué par un lecteur pour le soulagement et la guérison des ongles incarnés.
    Il suffit de limer avec une petite lime douce la partie supérieure de l'ongle, sur toute sa longueur. On l'amincit de la sorte tant qu'on peut supporter le frottement de la lime, et en ayant soin de ne pas faire saigner. L'ongle se redresse, ce qui produit tout de suite un grand soulagement. On persévère au fur et à mesure que l'ongle repousse, et l'on arrive ainsi sans frais, sans ennui, soi-même, à complète guérison (pj151)
    Le surmenage épuise tous les êtres et conduit à une mort précoce. Par conséquent, tous ceux qui emploient des bêtes de somme devraient se persuader qu'abuser de leurs forces, c'est non seulement une cruauté, mais un mauvais calcul. L'intérêt même ordonne de les ménager. (pj149)
    Les personnes obligées à de grandes marches souffrent souvent beaucoup d'une excessive délicatesse des pieds. Pour durcir ceux-ci, on les immergera fréquemment dans une décoction d'écorce de chêne que l'on trouve chez tous les herboristes(pj141)
    Très souvent les chiens lorsqu'ils vieillissent ont les yeux obscurcis par une peau mince qui se forme sur le globe. Quand le cas n'est pas très grave, il suffit de souffler un peu de sucre candi en poudre, à l'aide d'un chalumeau ou d'un tuyau de pipe, dans l'oeil malade pour détruire la pellicule naissante, et cela sans souffrance pour l'animal.(pj148)
    Toute personne appelée à donner des soins aux malades dans les cas d'épidémie cholériforme se trouvera préservée de toute contagion en surveillant son hygiène et en prenant, toutes les fois qu'elle devra approcher du danger, un verre à liqueur de la préparation suivante : 40 centilitres d'alcool à 36 degrés, 12 gouttes d'essence de menthe anglaise, 12 grammes de laudanum de Sydenham, 200 grammes de sucre et 60 centilitres d'eau (pj140)
    Si l'on s'est entré un écharde ou une épine dans le doigt, surtout sous l'ongle, et que l'inflammation semble s'y mettre, essayer tout de suite de quelques bains du doigt dans de l'alcool camphré. Il en faut environ une demi-douzaine, à plusieurs heures d'intervalle. Si la peau se soulève et tombe il n'y aucun inconvénient. Sans aucune douleur, on aura peut-être réussi à éviter une désagréable petite opération. (pj138)
    Lorsqu'on est obligé d'immobiliser un enfant ou un animal pour lui faire quelque opération délicate surtout à la tète, au visage, aux yeux, aux oreilles le meilleur moyen de paralyser ses mouvements sans le blesser est de le rouler dans un drap; bras ou pattes au corps, bien entendu.(pj137)
    S'il arrive qu'un insecte pénètre dans l'oreille d'une personne, il faut bien se garder de vouloir l'extraire brutalement. L'animal, effrayé, s'enfonce davantage ou l'on blesse l'organe très délicat en y introduisant un outil quelconque. Le mieux, en attendant un médecin ou quelqu'un d'expérimenté, est de souffler do la fumée de tabac dans l'orifice de l'oreille, ce qui souvent fait sortir l'insecte, ou encore de placer un petit morceau de viande à l'entrée du conduit auditif pour tâcher de l'attirer.(pj136)
    La première des charités c'est de faire vivre sainement ses serviteurs. Chacun veillera à leur procurer coucher propre, nourriture convenable; eau pure, surtout en temps d'épidémie. Au fond des campagnes, le patron doit se persuader qu'il a charge d'âmes et qu'il serait aussi criminel en faisant boire, par exemple, une eau contaminée à ceux qui sont sous ses ordres, qu'en les empoisonnant avec un toxique volontaire.(pj135)

    Dépuratifs du sang, par les plantes
    - 20 grammes de racine de salsepareille sèche, bouillie pendant 20 minutes, passée à travers un linge. Ajouter ensuite la quantité d'eau nécessaire pour parfaire un litre, et boire cette tisane pendant trois semaines, une tasse à thé tous les jours.
    Racine de douce-amère. Même formule, même traitement, un peu moins actif.
    Fleur de pensée sauvage, en infusion, 40 grammes par litre.
    Enfin, on peut opérer le mélange des trois formules, additionné de 20 grammes de feuilles de séné, et alors ne prendre de cette composition qu'un verre à bordeaux tous les matins.
    - Essayer dans les maux de gorge ou toux d'irritation l'absorption d'un peu de vaseline très pure. Gros comme un pois chaque
    fois.(pj134)

    Le plus économique des désinfectants pour les plombs, éviers, fosses, etc., etc., est le sulfate de cuivre. On en peut mettre aussi dans les récipients qui servent à recevoir les déjections des malades atteints de maladies contagieuses. On ne saurait trop recommander la propreté et les précautions en pareil cas.(pj131)


    Peu de personnes savent que le bain de pieds sinapisé, c'est-à-dire à la farine de moutarde, ne doit jamais être préparé avec de l'eau bouillante. En agissant ainsi, on lui fait perdre ses propriétés. On doit placer dans le récipient voulu environ un quart de farine; jeter dessus de l'eau chaude que le malade puisse supporter ; puis peu à peu élever la température de cette eau, tandis que ce dernier y maintient les pieds. On couvre ordinairement les jambes et le bain avec une étoffe quelconque, que l'on soulève à peine pour ajouter la quantité de liquide désirable.
    Le repas est une chose absolument indispensable à la machine humaine; lui seul répare l'individu. Donnons donc à nos serviteurs tout le temps nécessaire au sommeil; aux repas calmes. Réservons-leur quelques vacances. Evitons-leur l'effort inutile. Sans rien perdre de ses droits sur leur service, un bon maître peut se montrer ménager de leurs forces, en pensant qu'il prolonge ainsi leur vie.
    (pj111)

    Voici un moyen demandé pour guérir du ver solitaire, système absolument sans danger. La dose indiquée ici pour tempérament ordinaire peut être augmentée.
    Faire bouillir au moins 20 grammes de pépins de courges dans un litre d'eau jusqu'à ce que celle-ci diminue d'un bon tiers. Préparer une émulsion, c'est-à-dire une sorte de lait avec les amandes de ces semences en les délayant. Sucrer avec du sirop de tolu. Absorber le tout le matin, à jeun, en une ou plusieurs fois. Deux heures après, prendre un purgatif d'huile de ricin ou autre. On doit demeurer deux jours après cela sans prendre d'aliment solide.
    - Lorsque l'on fait le samedi des achats qui ne sont pas d'une utilité immédiate, on recommande de ne les livrer que le lundi, afin de réserver autant que possible le repos du dimanche aux employés
    . (pj114)

     

     

     

     

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  • Les FONCTIONS de la MUSIQUE sur l'IMAGE.....

     

     

     Les fonctions de la musique sur l'image

     

    L'audiovisuel utilise plusieurs vecteurs de communication parmi lesquels, principalement: l'image, le son et le langage verbal (écrit ou parlé).

    Le son agit directement sur les sens des téléspectateurs, beaucoup plus que l'image et le verbe. Son impact est beaucoup plus subtil.

    Une image ou une parole offrent une signification intellectuelle immédiate et provoquent des réactions en grande partie conscientes. Au contraire, le son échappe en grande partie à une analyse intellectuelle car ses repères ne sont pas palpables. Le téléspectateur le reçoit, le subit et réagit de façon subjective.

    Le son serait donc, plus que tout autre vecteur, un moyen de manipulation affective et sémantique. Il agit avec une efficacité quasi imparable à condition d'être contrôlé.

    Un tel contrôle nécessite :

    - d'une part, une maîtrise de tous les aspects techniques du son en général et de la musique en particulier, et de leur interaction avec les autres vecteurs sémantiques d'un message audiovisuel : images et paroles.

    - d'autre part, le rapprochement entre un vocabulaire musical, se référant à des phénomènes esthétiques et sensibles, et le vocabulaire de notre quotidien, recouvrant une réalité éthnique et intellectuelle. Le rapprochement ethnique entre ces deux univers sémantiques peut seul permettre d' élaborer un discours concret.

    Dans le monde de la création audiovisuelle, la conception d'un message musical échappe en partie à ses créateurs mêmes. L'intuition et l'expérience pallient l'absence d'une grammaire du langage musical. L'efficacité du message se mesure a posteriori avec un simple constat: «cela fonctionne !» ou «cela ne fonctionne pas !".

    Au contraire, l'étude analytique du son permet de rationaliser et de valider une « stratégie sonore ».

    L'étude du son peut intervenir à deux niveaux :

      

    1. Analyse heuristique (en amont) :

    - orienter la réflexion préalable à la création

    - délimiter des choix.

      

    2. Analyse critique (en aval) :

    - cerner les problématiques rencontrées

    - valider les options choisies ou proposer des alternatives

    - apporter un double diagnostic sur la bande son, analysée indépendamment et dans son rapport à l'image.

     

     

    (c) www.google.be/photos

     

    Exemple : 11) Pub Egoiste de Chanel

     

    Il s'agit d'une musique d'illustration (off) identifiée par le grand public comme musique classique . On entend des voix in et off, mais pas de bruitage (dans la seconde partie, le bruit des volets qui se ferment correspond aux coups de cymbales de la partition).Une grande partie du message est transmis à travers le travail de synchronisation/non synchronisation de la musique, très rythmée, avec des plans qui se succèdent rapidement :

     

    Première partie (image en noir et blanc): la non coordination de la pulsion musicale avec l'image donneuse d'une sensation de chaos. (Non synchronisation des temps forts avec les changements de plans).

     

    Seconde partie (couleur) : chaque changement de plan est scandé auditivement par la musique, et visuellement par les volets qui claquent : sensation de force, de certitude. (Les femmes précédemment isolées et désemparées font bloc contre l' Égoïste).

     

    Vidéo: piste 3 source : www.pubstv.com

     

      

    A) Le son dans l'audiovisuel : musique ou bruitage ?

     

    Le son dans l'audiovisuel peut être divisé en deux catégories perméables :

     

    · le bruitage

    · la musique.

     

    N.B. : La voix est une catégorie à part. Parlée ou chantée, elle peut s'analyser indépendamment du sens des paroles pour sa qualité strictement sonore. Le choix du timbre est néanmoins déterminant.

     

    Le bruitage imite le réel :

     

    Le bruitage correspond généralement à une fonction rationnelle du son: la fonction de crédibilisation de l'image comme reproduction de la réalité.

     

    L'image seule est plate, figée et limitée physiquement au cadre de l'écran. Le son est aspiré par l'image et lui donne sa dynamique. Il permet au téléspectateur d'oublier l'écran. Le son oriente la réalité de l'image. Il permet d'accentuer ou au contraire de mettre en retrait certaines informations.

     

    Exemple :

     

    12) Pub pour Sony Playstation

     

    Publicité ou la musique de fond et les bruitages sont très important lors de la visualisation de la pub. Notamment car le son et les bruitages apportent une superbe dynamique.

     

    Vidéo : piste 4 source : www.puvstv.com

     

    La musique apporte un supplément de sens symbolique :

     

    La musique correspond à une fonction d'illustration symbolique du son: elle apporte au message des valeurs et des significations qui lui sont propres.

     

    La musique possède en effet des pouvoirs sémantiques intrinsèques. Ces propriétés sont couramment exploitées dans le cinéma par l'artifice de l' illustration sonore.

     

    L'illustration sonore a été dès le départ, dans le cinéma muet, ressentie comme nécessaire pour combler un vide sonore inconfortable. Un pianiste était chargé d'assurer en direct l'illustration du film, en adaptant son jeu aux situations tant physiques que psychologiques de l'action. Le spectateur a donc accepté tout naturellement la fonction d'illustration symbolique de la musique.

     

    Dans la publicité, contrainte à des temps réduits, il est précieux de pouvoir styliser les situations et d'avoir recours aux valeurs symboliques de la musique.

     

    B) Fonctions du son dans le flux audiovisuels

     

    - Réunir, lier le flux des images.

     

    (en publicité: beaucoup de plans visuels, peu de plans sonores)

     

    - Ponctuer (synchronisation ou non) en soulignant l'image.

     

    Exemple : les dessins animés procèdent par une stylisation radicale en accentuant l'action. Les points forts de synchronisation sont les coups, les impacts...

     

    13) Pub pour M&M'S

     

    Vidéo: piste 5 source : www.pubstv.com

     


    · Installer une convergence ou une divergence par rapport à l'image.

     

    La musique, ou le son en général, peut créer une surprise en étant en porte à faux.

     

    Exemple :

     

    14) Pub pour Art Studio

    Vidéo: piste 6 source : www.pubstv.com


    · Meubler l'image: le blanc sonore est très déstabilisant.

    Au contraire, pour rendre l'idée de silence, on fera entendre des bruits qui normalement sont imperceptibles: bruits de pas, tic-tac d'horloge, respiration...

    C) Classification des sons par rapport à l'image

    Paroles, bruitage et musique apportent un complément de signification et accompagnent l'image de différentes façons :

    Sons réels :

    - In : Le son entendu correspond à l'image que l'on voit.

    - Hors champ : Le son correspond à une source sonore qui existe dans l'histoire (dehors, dans la pièce voisine...) mais n'est pas visible sur l'écran.

    Exemple :

    15) Pub pour Celio

     

    On ne voit pas à l'image toutes les personnesqui rigolent, ni les photographes au début Vidéo: piste 7 source : www.pubstv.com

     

    Sons off :

     

    Ils sont ajoutés à la réalité. Ils agissent symboliquement. C'est le rôle de la musique de film, ou de l'illustration musicale.

     

    Exemple :

     

    16) Pub pour Peugeot

     

    Publicité avec comme fond sonore la plus célèbre des musiques du farwest. Vidéo: piste 8 source : www.pubstv.com

     

    D) La musique de publicité d'un point de vue marketing

     

    La musique dans la publicité valorise le produit

     

    La musique de publicité a un rôle essentiellement commercial. En effet, elle agit sur le téléspectateur en retenant son attention. Un individu est exposé à environ 2.000 à 3.000 messages par jour en moyenne, dont il n'en retient qu'une dizaine seulement.

     

    Si une musique de publicité a bien rempli son rôle, souvent grâce à une ritournelle marquante, alors le téléspectateur associera touj ours cette musique à la marque du produit présenté, dont il se souviendra plus facilement.

     

    Voici quelques exemples de publicités où la musique utilisée valorise le produit :

     

    "Steiner Paris" où le solo du piano dégage un sentiment de chaos et de vide où seul le mobilier prédomine.

     

    "Saupiquet" où la musique classique avec la présence des instruments à cordes dégage une idée d'aliment raffiné et d'une cuisine saine et équilibrée.

     

    "Mégane" où le célèbre ténor italien Luciano PAVAROTTI interprète Sono lo spirito che nega, extrait de l'opéra Mefistofele de Boito ARRIGO, et fait ainsi transparaître toute la pureté, l'élégance et la majesté de la voiture par comparaison à sa puissante voix.

     

    "Région Midi-Pyrénées" où l'instrument traditionnel qu'est l'accordéon fait ressortir le fait que cette région française est chaleureuse et pleine de traditions .

     

    L'enfant, une cible plus sensible à la musique ?

     

    Chez les enfants, le phénomène est d'autant plus flagrant.

     

    Ils sont de plus en plus les cibles des publicitaires car, chez les moins de 10 ans principalement, ils n'ont pas encore d'opinion négative ni même d'avis critique à l'égard de la publicité.

     

    De plus, les enfants ont la capacité de retenir plus facilement les slogans chantés et les musiques de publicité, à tel point que nous pouvons parfois être surpris par un enfant capable de répéter mot pour mot un message publicitaire.

     

    Nous pouvons également remarquer que la grande majorité des publicités destinées à un public très jeune est accompagnée d'une musique enfantine, minimaliste, ou de la marque (ou le nom du produit) chantée. Par exemple, quel enfant, à la vue du nom « Action Man », n'entend pas immédiatement le slogan musical associé, c'est à dire « Action Man, le plus grand de tous les héros » ? Cela nous conduit à nous poser la question suivante : la musique peut-elle créer un conditionnement aux marques ?

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Le royaume de Hongrie était un des plus grand états en Europe, plus gros que la France.

     

     

     

     

    Vers l’an 1000, le royaume de la Hongrie, était l’un des plus grands états en Europe, plus grand que la France. Il a émergé en 1000, quand la principauté de la Hongrie, fondée en 896, a été reconnu comme royaume.

    Le royaume étaitt composé des frontières actuelles de la Hongrie, de la Transylvanie (en Roumanie), de la Slovaquie, du Carpatho Ruthenia (en Ukraine), de la Vojvodina (en Serbie), du Burgenland (en Autriche), du Slavonia, de la Croatie, de la Dalmatie (Croatie), et quelque autres territoires environnant la Hongrie.

     

     

     

     

    Parmi le premiers à arriver étaient les huns, qui ont bâti un empire puissant sous Attila le Hun. Attila a été considéré comme le chef ancestral des Hongrois, cependant, cette affirmation est rejetée aujourd’hui par les la plupart des érudits. Tandis que plusieurs clans occupèrent la région, aucun n’a pût créer un état durable dans la région jusqu’à ce que les Hongrois fraîchement unifiés mené par Árpád s’installèrent dans le bassin Carpathien commençant en 895.

     

     

    Image
    St Etienne Ier de Hongrie.
    Premier roi de Hongrie de la dynastie arpadienne, Saint Stephen Ier ou Etienne de Hongrie ou Szent István est le fondateur du royaume de Hongrie.

    Image
    Main droite du roi, original

    Vajk ou « Vaïk » de son vrai nom, fils de Géza, « duc des Magyars », se convertit au catholicisme romain avec son père vers l'âge de dix ans (985) et prend alors pour nom de baptême le nom d'Étienne (István en hongrois). Il est éduqué par Adalbert de Prague et ses disciples qui organisent l'Église hongroise. Il épouse la fille du duc Henri II de Bavière, Gisèle, également considérée comme sainte, fin 995 ou début 996, puis devient « duc des Magyars » à la mort de son père en 997.

    Image
    Le Prince Émeric, en hongrois Imre, en allemand Emmerich, appelé aussi Henricus (Székesfehérvár, 1007 (1000?) – Veszprém, 2 septembre 1031) était le fils de Saint Stephen I , premier roi chrétien de Hongrie et de Gisèle de Bavière. Il eut pour précepteur le moine bénédictin Gérard (Gellert), futur évêque de Csanád, qu'Étienne aurait retenu d'un pèlerinage en Terre Sainte pour qu'il assure l'éducation de son fils.

     

    Les premiers rois du royaume étaient de la dynastie de Árpád, et le premier roi chrétien était Stephen I de Hongrie qui a été canonisée en tant que saint.

    En 1241, la Hongrie a été envahie par les Mongoles et tandis que les premières batailles finirent par des victoires Hongroises, les Mongoles détruisirent finalement l’armée Hongroise à la bataille de Mohi.

    L’âge d’or du royaume Hongrois fut pendant le règne de Matthias Corvinus, le fils de John Hunyadi. Son surnom était « Matthias le juste », mais c’est seulement une légende. Il a amélioré l’économie Hongroise et a pratiqué une diplomatie astucieuse au lieu d’action militaire.

    Au début des années 1500, la Hongrie a été conquise par l’empire Ottoman. Après leur départ, les Habsbourg ont dominé le royaume Hongrois. La prochaine souverain de la Hongrie fut l’empereur autrichien Charles VI. Tout au long du XVIIIème siècle, le royaume de la Hongrie a eu son propre régime (Parlement) et constitution, mais les membres du Conseil du Gouverneur ont été nommés par le monarque de Habsbourg, et l’établissement économique, la chambre Hongroise, relevait directement de la chambre à Vienne. Après le compromis austro-hongrois de 1867, l’empire Habsbourg est devenu « double-monarchie » de l’Autriche-Hongrie. Cet arrangement a duré jusqu’en 1918, suivant la Première Guerre Mondiale. Les nouvelles frontières établies en 1920 par le Traité de Trianon ont cédé 72% du territoire historiquement hongrois aux états voisins. Laissant la Hongrie avec ce que nous savons d’elle aujourd’hui.

    Transitioning dans la République

    Après son occupation de la Hongrie en 1944, l’Union Soviétique a imposé des conditions strict lui permettant de saisir les biens matériel et de controller les affaires intérieures.

    Révolution 1956

    Le 23 octobre 1956 une démonstration d’étudiant pacifique à Budapest a produit une liste de 16 demandes de réforme et de plus grande liberté politique. Lorsque les étudiants ont essayé d’annoncer ces demandes, les forces de l’ordre ont fait quelques arrestations et essayé de disperser la foule avec le gaz lacrymogène. Quand les étudiants ont essayé de libérer ceux arrêtés, la police a ouvert le feu sur la foule, ce qui entraina une série d’événements qui ont mené à la révolution hongroise.

    La transition de la Hongrie à une démocratie a un modèle occidental était une des plus simple parmi les pays de l’ancien bloc soviétique.

     

     

     

    (Source: http://en.wikipedia.org/wiki/Kingdom_of_hungary)

      

      

      

      

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    Le Jargon Policier de A à Z

      Chaque profession, chaque métier possède en propre un ensemble de mots plus ou moins important qui constitue la terminologie de l'activité concernée. La Police n'échappe pas à la règle et a inventé son propre parler, qui est par ailleurs caractérisé par une grande richesse lexicale.   La police a inventé son propre jargon, à partir principalement, de l'argot. L'argot étant le langage des voyous et des militaires, la Police adoptait en partie l'argot, car elle voulait comprendre et parler le langage de ceux qu'elle pourchassait.   
     
    Le parler policier est imagé, il a, aussi, emprunté des mots à diverses langues (notamment l'anglais) en ce qui concerne l'argot actuel. On notera, que le policier privilégie l'apocope qui, par sa concision permet de rendre la terminologie juridique et administrative moins pesante au quotidien, s'est ainsi que l'on trouve de nombreux mots tronqués dans le jargon policier.

    Le dictionnaire de l'Académie Française définit l'argot comme suit :

     
    ARGOT. n. m. Langage de convention dont se servent entre eux les malfaiteurs. L'argot des rôdeurs de barrière se renouvelle sans cesse. Le poète Villon nous a transmis des termes d'argot du XVe siècle.
     

    Il se dit, par extension, des Mots et tours particuliers qu'adoptent entre eux ceux qui exercent la même profession ou vivent dans un même milieu social. L'argot des peintres, des écoliers. L'argot des coulisses. L'argot de la bourse.

     

     
    De A à Z
     
     

    - Accordéon : casier judiciaire.


    - Accoucher  : avouer.

    - Accrocher : accumuler des preuves justifiant d'engager une procédure.

    - Acte : il s'agit d'un procès-verbal. Ex : Tu penseras à me faire un acte à l'issue de ton enquête de voisinage.

    - A
    ctes d'enquête : ils regroupent les procès-verbaux de la procédure. Ex : les perquisitions, les saisies, les gardes à vue, les interceptions téléphoniques, les réquisitions, les infiltrations… en fonction des affaires traitées.

    - Acter : rédiger un procès-verbal. Ex :
    un chef de groupe dira à ces effectifs penser à acter vos diligences le plus rapidement possible car le parquet attend la procédure.

    - Adidas : police en tenue, désigne un Capitaine de Police dont les galons supportent trois bandes.
    - Affaire (s) : les procédures traitées par les policiers sont appelées - affaire -. Ainsi on parle de belle affaire quant il y a interpellation de braqueurs, ou de petite affaire pour l'interpellation d'un simple voleur.
    - Affaire tête de lard : enquête difficile.
    - Affaler (s') : avouer.
    - Agent : il s'agit du nom donné à un informateur par les RG.
    - Aidants (les) : jargon des policiers de la PAF. Les organisateurs (personnes à la tête d'une filière), les passeurs entendus au sens large (ceux qui facilitent le franchissement d'une frontière, à l'entrée comme à la sortie, ou qui aident à la circulation des ESI sur le territoire national), les logeurs, les employeurs d'ESI, les fournisseurs de faux documents, et les conjoints de complaisance (ceux qui, en règle au plan du séjour, se sont mariés afin qu'un individu puisse obtenir le droit de rester sur le territoire national). La notion d'aide à l'immigration irrégulière correspond à un délit pénal.
    - Aiguilleur (l') : ce policier repére les appels téléphoniques concernant de réelles urgences vitales, coordonne, centralise et transmet les informations aux responsables hiérarchiques et aux policiers sur le terrain, diffuse des instructions de manière claire et précise, ou encore suit le trafic radio de l’ensemble des unités policières…Ex : La gestion des appels au 17.

    - Alias : pseudo, surnom.
    - Album de famille : archives photos des malfaiteurs arrêtés par les services.
    - Aligner (quelqu’un) : verbaliser, mettre une contravention, une prune.
    - Aller à la poule : déposer plainte.
    - Aller à Niort : nier. On en trouve déjà mention dans le dictionnaire - de l'argot de Vidocq -.
    - Allonger (s') : Avouer. Voir aussi s'affaler.
    - Allonges : avances sur les frais d'enquête.
    - Allumer : se faire engueuler pour un policier quant il vient de commettre une erreur. Ex : Je vais me faire allumer par l'adidas...

    - Alouette : contractuelle.
    - Alpiniste : voleur spécialisé dans l'escalade des balcons.
    - Amazone : prostituée qui attend son client au volant de sa voiture. Le secteur de la place de la Madeleine à Paris était très prisé des amazones, il y a encore quelques années.
    - Ami (mon) : désigne un informateur de la police. Voir aussi tonton, cousin.
    - Amphibie : individu suspecté de s'adonner à des activités litigieuses.
    - Ange : espion ennemi. Jargon barbouze.
    - Ange gardien : Il s'agit du complice d'un voleur à la tire, qui surveille durant les - opérations -.

    - A
    ngine de comptoir : une ivresse publique et manifeste (voir IPM).

    - Antiquaires (les) : voir aussi Brocs.
    Le groupe des Antiquaires, est spécialisé dans la lutte des infractions commises dans le domaine des biens culturels (vol, recel...). Les Brocs sont rattachés à la BRB de la PJ Parisienne.

    - APJiste : se dit pour désigner l'agent de police judiciaire dont les prérogatives sont prévues par l'article 20 du code de procédure pénale, le CPP.

    - Aplatir : interpeller en plaquant au sol un délinquant.
    - Après-midi valoche : c'est prendre son après-midi à la veille d'un départ en vacances pour faire ses valises. Ex : Demain j'suis en congé, le chef m'a donné un après-midi valoches. Précision, cela n'est plus pratiqué.
    - Aquarium : cellules de garde à vue, elles sont toujours vitrées.
    - Arcan : voyou, malfrat. Ex : On vient de faire tomber un bel arcan.
    - Arpèges (faire les) : relever les empreintes digitales d'un délinquant. signalisation.
    - Arracher : fait partie des nombreux termes utilisés par les policiers pour décrire l'action d'interpeller un délinquant. (Voir interpeller, sauter...).
    - Arrondissement à bitume : arrondissement où l'on trouve les Ministères, les ambassades, cela signifie qu'il y a beaucoup de gardes statiques à assurer.

    - Artiste : fabricant de faux billets (monnaie).
    - AS : alibi. Ex : Ce casseur nous avait sorti un as toc, on a fini par le rebecqueter.

    - AS (paire d' ): deux alibis.
    - AS (carré d') : quatre alibis.
    - AS de Carreau : l'alibi est pour le domicile. Ex : Hier soir à c'tte heure je croquais chez ma vieille.
    - AS de Coeur : l'alibi met en scène une femme. Ex : Samedi dernier, j'étais pagé avec la fille d'la bignole de mon immeuble.
    - AS de trèfle : est l'alibi des joueurs. Ex : A l'époque de cette affaire, je filais des tubards au champ de course de Deauville, j'pouvais pas être à Pantruche.

    - Ascenseur (renvoyer l') : avouer.
    - Assiettes (les) : assises. Ex : Je suis convoqué aux assiettes, pour témoigner dans l'affaire d'homicide qu'on a traité y'a déjà 5 ans.
    - Attila de la grande fauche : voleur sans frontières. Ex : On vient déférer un attila de la granche fauche qu'on a serré en flag alors qu'il tirait des valoches dans un hall d'hôtel.
    - Avoine : correction.
    - AVP : Accident de Voie Publique. Désigne un accident de la route qu'il soit matériel ou corporel (avec des blessés).
    _______________________________
     
    - Babillard : avocat. (voir bavard, baveux, mais aussi parrain, démerdeur...)
    - Babylone : policier blanc pour délinquant arabe ou africain.
    - Bagnard : policier responsable des archives, de la documentation criminelle. Ex : Tu veux des infos sur ce client, va donc voir le bagnard.
    - Bagoter : faire du terrain, bitumer.
    - Baguer : arrêter, passer les menottes.
    - Baiseur : proxénète sans envergure.
    - Bal (faire le) : nier.

    - Balance : informateur (voir ami, cousin, tonton...).
    - Balloo : noir africain. Ex : On vient de faire un balloo en flag alors qu'il revendait des fausses Rolex.
    - Baron : complice du meneur du - jeu - le bonneteau (voir infra).
    - Bander : affaire qui commence à devenir prometteuse. Ex : Patron, l'affaire commence à bander, on vient d'identifier un quatrième client.
    - Bandes molletières : escroquerie aux anciens combattants. Escroquerie basée sur des faits d'armes imaginaires.
    - Barbouzer : enquêter discrètement., mais aussi faire avouer.
    - Baromètre : registre où étaient répertoriés les documents destinés aux services avant leur utilisation.
    - Basculer : devenir indicateur de police.
    - Basset : spécialiste du vol dans les caves.

    - Bat-flanc : comptoir d’accueil d’un poste de police.

    - Batterie de pigeons : couple accusé de mêmes faits.
    - Batteuse : machine à écrire, clavier d'ordinateur.
    - Batteuse d'asphalte : prostituée.
    - Bâton (faire un) : arrêter un malfrat.
    - Bâtonnite (la) : vient de bâton, il s'agit de comptabiliser les affaires. Ex : une garde à vue = un bâton = une bonne statistique pour le fonctionnaire ou le service. (Voir faire du chiffre).
    - Bavard : avocat. Aussi babillard, baveux.(etc). Ex : J'ai le droit qu'à un bavard commis d'office, j'ai pas une tune...
    - Bave d'escargot : galon.
    - Bayard : plaque anti-balle, n'est cependant pas un gilet pare-balle, cette plaque était portée par les anciens inspecteurs sur les interventions - chaudes -.
    - Beau, Beau crâne, Beau mec : désigne un voyou d'envergure.
    - Beauveau : désigne le Ministère de l'Intérieur, situé place Beauvau à Paris (75008).

    - BB : Braqueur de Bagnole. Voleur de voiture avec violences, aujourd'hui on parlerait de car-jacking.

    - Bébé Ben Laden : jeune et prometteur islamiste extrémiste.

    - Bécane : machine à écrire (voir aussi batteuse).
    - Berlue : couverture, emploi fictif d'un bandit.
    - Bertillonnage : se dit pour la méthode, inventée par Bertillon (père de la PTS), anthropométrique d'identification des criminels.
    - Beurrer le marmot : convaincre un suspect de passer aux aveux, de manière peu orthodoxe.
    - Bidon : bide, cellule de garde à vue.
    - Bidonner l'arnac : arrêter les escrocs du jeux (bonneteau, bookmakers).
    - Bidule : long bâton en bois (+ de 80 cm) qui était en dotation collective. Utilisé durant les évènements de mai 1968.
    - Bigorneau : téléphone, table d'écoute téléphonique.
    - Bignole : concierge. Ex : Faut que j'aille faire le tour des bignoles du quartier, pour obtenir des infos sur cette affaire de disparition.
    - Bignolo : masculin de bignole.
    - Bijoutier du clair de lune : cambrioleur qui bosse la nuit.
    - Billes (avoir des) : c'est avoir des éléments dans une affaire.

    - Bite à Jean-Pierre : matraque (gomme à effacer le sourire).
    - Bitumard : indicateur de rues (les rues étant dorénavant bitumer), plan de ville. A Paris les nouvelles recrues perçoivent un plan de Paris et de la petite couronne.


    - Bitumer : patrouiller à pied (bagoter), sur le bitume.

    - Blanc : jargon essentiellment des ex-RG. Rapport d'infos rédigé sans formalisme, sans signature, sans entête. (voir aussi note blanche)
    - Blanc-seing : attentat aux moeurs.
    - Blanchouillard : individu dont le casier judiciaire est vierge, blanc.
    - Bleu : 01)- policier en tenue. 02)- gyrophare.
    - Boeuf : 01)- parlementaire pour les RG. 02)- fonctionnaire affecté à l'inspection des services (IGS à Paris, IGPN pour le reste du territoire), Police des Polices

    - Boeuf-carotte : boeuf. IGS et IGPN.

    Il existe deux origines à cette expression argotique datant de la deuxième moitié du XXe siècle.
    La première, donnée par André Larue (dans 'Les flics' en 1969) viendrait du fait qu'une fois qu'un policier est passé à la moulinette de la police des polices et a été mis à pied, voire 'démissionné', il ne lui reste plus que la possibilité d'avoir du boeuf aux carottes à son menu, plat supposé peu cher donc au coût adapté à son nouveau budget.
    La seconde est proposée en 1984 dans le film "Les Ripoux" de Claude Zidi, selon lequel l'IGS laisse longuement mitonner ou mijoter le présumé coupable, comme on le ferait d'un bon boeuf aux carottes.
    - Boers : Boers vient de la transcription du nom - bours -, qui signifie policier dans l'argot russe. A la fin du 19e siècle, cette expression était utilisée par les conducteurs de calèches, souvent immigrés russes. L'unité en charge du contrôle des taxis a repris ce nom lors de sa création, en 1938. Les Boers exercent à la PP.

    - Boite : Ministère en tant qu'employeur.Ex : La boite ne se rend pas compte des risques que l'on prend, sans jamais être remercié.
    - Boîte à Claques : tabassage.

    - Boîte à refroidis : morgue.

    - Bon de saillie : indemnité versée aux ex-inspecteurs pour effectuer incognito des contrôles dans les maisons de tolérance.
    - Bonneteau : jeu dit de hasard, qui est en réalité une escroquerie. Ce pratique avec des cartes, deux n
    oires et une carte rouge. Le maître du jeu manipule les trois cartes et demande au joueur de miser et de découvrir la carte rouge. Si celui-ci réussit, il reçoit le double de sa mise ; dans le cas contraire, il l'abandonne.
    - Bonneteur
    : Maître ou meneur dans l'exécution de l'escroquerie au jeu du bonneteau.



    - Bordereau : 01) - relevé de frais. 02) - café, cabaret où il est glané du renseignement.

    - Borduré : indésirable. Exclu des bistrots, des champs de courses où il n'y a plus de crédit.
    - Bordurer : exclure d'un groupe.
    - Borgnote: filature, surveillance.

    - Bosse (avoir de la) : avoir de la chance.
    - Bouger : voler.
    - Bougnote : voir borgnote.
    - Bouillon : lieu où vit un malfaiteur, où il prend ses repas.
    - Boulange : argent de toute origine (vrai, faux). La banque de France est appelée la grande Boulange.
    - Boulanger : faux-monnayeur.
    - Bouletteux : transporteurs de boulettes de cocaïne in corpore, le plus fréquemment. Ils souvent originaires d'Amérique Latine.

    - Bourgeois : gardien de la paix en civil.

    - Bourgeoise (tenue) : être en tenue bourgeoise c'est être en civil pour un gardien de la paix.

    - Bracelets : menottes.
    - Brancher : c'est procéder à une écoute d'une ligne téléphonique.
    - Brème : carte d'identité, carte professionnelle, carte de police. Le mot de brème vient du fait que la carte de police est plate le poisson du même nom.

    - Bretelles : écoute téléphonique (voir construction, brancher...)
    - Bréviaire : voir bitumard.
    - Bricard : brigadier de police.
    - Bricole : courroie qui servait à immobiliser les bras d'un bandit.

    - Brigades des Gaz (la) : l’ancêtre de la BRI. Cette brigade était aussi surnommée : Bande à Lépine.

    C’est pour disposer d’un moyen de maîtriser les forcenés que le préfet de police Louis Lépine, en 1912, charge des chimistes d’étudier différents gaz : la brigade les utilisant leur empruntera son nom.
    Pistolet, pulvérisateur ou ampoules de verre, l’éther bromacétique sera le gaz retenu pour être l’arme attitrée de la « brigade des gaz », utilisé lors d’actions spectaculaires, comme le forcement d’une porte en cas de retranchement : les policiers pratiquent une ouverture dans le battant, y glissent une capsule de gaz irritant et profitent de la diversion pour interpeller les personnes retranchées.
    Dans les années 1960, l’antique « brigade des gaz » délègue sa mission au groupe d’intervention et de sécurité (GIS) qui prête son concours en quelques occasions à la brigade anti-commando sous le commandement de Robert Broussard, puis disparaît en 1984.



    - Brioché : probant pour une procédure, un dossier.Ex : Ta procédure est briochée, il va plonger avec ça.

    - Brocante : armement individuel d'un policier (pistolet, menottes, bâton de défense...)
    - Brocs (les) : voir aussi Antiquaires. Le groupe des Brocs, est spécialisé dans la lutte des infractions commises dans le domaine des biens culturels. Les Brocs sont rattachés à la BRB de la PJ Parisienne.
    - Bureau des pleurs : administratif, bureau où sont recueillis les doléances des policiers.
    - Butinage : période durant un interrogatoire où l'on obtient rien de bien important.
    - Butteur : tueur.  
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    - C 46 : jargon des RG, une écoute téléphonique.
    - Cabaret : policier appartenant à la Brigade de Répression du Proxénétisme.

    - Cadènes : menottes.

    - Cage : cellule de garde à Vue. voir aussi aquarium.
    - Call-back : escroquerie aux rappels d'un numéro de téléphone surtaxé.
    - Campagne de pêche : ramassage de prostituées, de bandits en tous genre et cela dans une zone déterminée.
    - Canonge : vient du nom d'un policier marseillais, particulièrement opiniâtre qui, en entreprenant de rassembler toutes les fiches de la police de Marseille inventa dans les années 50 le fichier qui porte encore son nom. Désormais informatisé, ce fichier destiné à rationaliser le travail de l'enquêteur, comporte les photos et signalements des personnes mises en cause dans une affaire judiciaire, permettant aux policiers de retrouver rapidement un suspect à partir d'un simple signalement.

    - Carding : fraude à la carte bancaire.
    - Car-Jacking : désigne le vol d'un véhicule à moteur avec violence ou menace à l'encontre du conducteur ou de l'un de ses passagers.
    - Carnet de vaccination : carte de séjour.
    - Carotter : vendre de faux stupéfiants.
    - Carreler : faire des rondes de ramassage de SDF.
    - Carreur : receleur.

    - Carrousel : fraude à la TVA. Terme plus employé par les services répressifs de l'administration fiscale.

    - Carte de pêche : carte de Police. (source photos :


    Revue Civique n°140 - Octobre 2004

    Revue Civique n°140 - Octobre 2004



    Revue Civique n°140 - Octobre 2004


    Article paru dans France-Soir




    - Carton
    : carte grise d'un véhicule.

    - Casser : voler.
    - Casser le dom : effectuer une perquisition au domicile d'un suspect.
    - Casserole : informateur (ami, cousin, tonton etc...)
    - Cassette : faux témoin qui débite un témoignage appris par coeur.
    - Casseur : cambrioleur.
    - Cataflics : surnom donné aux policiers de l'ERIC

    - Catalogue : Code pénal. S'emploie plus chez les Magistrats.
    - Caviardage : Mot ou partie de texte rendu illisible par masquage ou raturage. (falsification).
    - Ceinturon : chef d'une formation de policiers en tenue.
    - Chandelle : prostituée. Il s'agit des prostituées qui se tiennent assises sur les tabouret des lieux (bar...) où elles exercent. Ex : Dans ce rade, le soir venu, les chandelles remplacent les piliers habituels.
    - Chanter la messe : nier.
    - Chansonnette : histoire inventée, faux alibi.
    - Chanstiquer : falsifier, modifier.
    - Charognard : véhicule d'enlèvement des voitures pour être emmenées à la fourrière.
    - Chaud (être) : se dit d'un malfaiteur sur le point de commettre un délit, il est alors en alerte, aux aguets. Il reste chaud encore un peu de temps après son coup. Les arrestations à ce moment là sont dangereuses.
    - Chef de gare : à la PJ, le chef de service attribue les dossiers, il les oriente vers les services.
    - Chèvre (faire la …) : Appâter pour interpeller. Ce peut être la mission d’une policière qui, sous protection discrète, sera amenée à piéger un violeur en série en tournant dans les lieux qu’il fréquente.

    - Chier des billes : avouer avec peine, petit à petit.
    - Chiffre (faire du) : les policiers sont comme des - chefs d'entreprise -, ils font des affaires, du chiffre, il s'agit là encore de l'idée de faire une arrestation, du placement en garde à vue dans le but d'avoir de bons chiffres : c'est la course à la bâtonnite vu plus haut.
    - Chignole (vol à la) : il s'agit de vols commis avec effraction à l'aide d'une chignole à main; les malfaiteurs profitent de la nuit et du sommeil des victimes pour percer un trou dans l'huisserie d'une porte et actionner à l'aide d'une tige de fer le mécanisme d'ouverture de la porte.
    - Chimique : individu louche.
    - Chiquer : mentir, nier. Il existe un PV de chique, procès-verbal dans lequel les mensonges du suspect sont consignés.
    - Chouff : vient de l'arabe :
    01) - dans les cités la venue de policiers est signalée par des chouffs rémunérées à la journée plus rentable que le travail.
    02) - policier chargé de garder les véhicules lors de manifestations, de rassemblements.
    03) - planque, surveillance.
    - Ciat : commissariat. J'ai finit ma journée sur le bitume, je rentre au ciat.
    - Ciment : frais de justice. Dans cette affaire il aura fallu du ciment, on a becqueté le budget de l'année.
    - Cimenterie : fabrique (officine) de faux-papiers destinés à des truands en cavale et recherchés.
    - Cimetière des éléphants : surnom donné à "la Police des polices" car pendant un temps les fonctionnaires de police tombés en disgrâce y étaient mutés.
    - Cinq doigts six bagues : proxénète entretenu. Parasite.
    - Clandax : clandestin (clandos, clandés).
    - Claque (tête à) : noctambule qui visitait les maisons closes. (Voir claque dans section : argot)
    - Client : nom donné au malfrat, logique puisque les policiers font des affaires, du chiffre etc...
    - Clientèle : l'ensemble des clients traités par la Police. Cependant il existe plusieurs clientèles, la brigade des stups n'aura pas les mêmes clients que celui qui travaille à la crim, ou encore que celui qui travaille à la financière.
    - Coiffer : arrêter un individu.
    - Collante : il s'agit d'une convocation. A Paris les convocations utilisées par les policiers ont leurs rebords en partie "encollées" comme les timbres poste, qu'il faut humecter pour les cacheter .
    - Collet marseillais : - marseillais -, car infraction commise très souvent par des équipes venues de Marseille. La technique du - collet marseillais - consiste à bloquer une carte bancaire dans un distributeur en incitant le propriétaire à taper le mot de passe, puis à récupérer la carte une fois le propriétaire parti afin de l'utiliser à volonté. Divers moyens sont utilisés afin de bloquer la carte : un simple bout de carton plié glissé dans la fente du distributeur, un élément d'une cassette vidéo, ou encore un vrai - collet marseillais -, fabriqué avec un fil de fer et du sparadrap. (voir DABISTE)
    - Colmater : neutraliser un bandit avant son arrestation.
    - Colorier la nuit en bleu : actionner le gyrophare d'une voiture de police.
    - Commanche : commandant.
    - Commerçants : policiers en civil en planque dans voitures de type utilitaire.

    - Condé : Permission officieuse de faire quelquechose d'interdit (interdiction de séjour, de jeux, prostitution), autorisation quelconque, généralement en échange de renseignements (indicateur) ou autres (argent, sexe, etc.). La Mondaine délivrait des condés.
    - Confronte : confrontation.

    - Constates : diminutif de constatations. Je me presse, car je dois me rendre en urgence faire des constates sur le feu criminel commis à l'ambassade d'Iran.
    - Construction ou construc : écoute téléphonique.

    - Cousin : informateur. voir aussi tonton, ami...

    - C.R : commission rogatoire. il s'agit d'une délégation judiciaire généralement délivrée à un service de police par un Juge d'Instruction.
    - Crâne (faire un) : arrêter un malfrat, voir bâton, supra.
    - Crim'(la) : désigne la brigade criminelle.


    Ecusson de la Brigade Criminelle de Paris (Chardon)



    Cruchot : gendarme, pandore. Les policiers appellent souvent les gendarmes : cruchot. Cruchot vient du nom porté par Louis de Funès dans le célèbre film "Le gendarme de Saint Tropez". De leur côté les gendarmes appellent les policiers : les pieds-plats.




    - Cueillir : interpeller, arrêter.

    - Cuve : l'arrière du - soum -, l'endroit où l'on planque. (voir sous-marin, soum). On parle de cuve pour désigner l'ensemble du sous-marin car l'été celui-ci devient étouffant.
    - Cycliste(s) : policiers exerçant à vélo, aujourd'hui ils utilisent des VTT, hier ils utilisaient des bicyclettes fabriquées par la manufacture de Saint-Etienne dont la marque était - hirondelle -. (voir Hirondelle)
     
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    - Dabiste(s) : voleur(s) spécialisé(s) dans le vol des cartes bancaires au moment d'un retrait effectué par la victime.
    - DCD : Delta Charlie Delta, pour désigner une personne décédée.
    - Dérouiller : prendre une dérouille, dans le jargon de la brigade Criminelle de Paris, c'est être appelé sur les lieux d'un homicide, par conséquent prendre une affaire.
    - Déshabillé : gardien de la paix en tenue civile.
    - Détronché : reconnu. Ex : J'me suis fait détronché sur la filoche des montes-en-l'air, on a dû lever le dispo.
    - Dispo : apocope de dispositif.
    - Divis (prononcer diviz) : apocope de divisionnaire (commissaire divisionnaire).
    - Dom : domicile (habitat). Un chef de groupe à son équipe pourrait dire ce qui suit : Demain, les gars on va cueillir notre client à son dom.
    - Dos à dos (vol au) : il s'agit d'une expression pour parler d'une technique de vol. Le voleur agit le plus souvent au restaurant ou sur une terrasse de bistrot. il se trouve assis sur une chaise faisant dos à celle de sa future proie. Discrètement il glisse ses mains dans les vagues (poches) d'un vêtement, d'un sac posé sur le dossier du siège lui faisant alors dos.
    - Doublette : voiture faussement immatriculée avec les plaques minéralogiques d’un autre véhicule.
    - Doublure : être de doublure, jargon de la Crim', c'est être de permanence.

    - Doulos : informateur (voir cousin, tonton...).



     
     
     
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    - Enquilleuse : désigne une voleuse qui glisse le produit de son vol entre ses cuisses (quilles).

    - Epingles : menottes.

    - Escroquerie à la Nigériane : voir Scam. Voir aussi Arcat dans la section argot.Ce type d'arnaque fonctionne grâce à des mises en scène personnalisées à l'appui desquelles des acteurs fiables (notaire, mandataire, diplomate, etc.) remettent des documents officiels (chèques bancaires, certificats, etc.). Pour crédibiliser le scénario, les fraudeurs utilisent aussi de faux sites bancaires, des coordonnées usurpées d'avocats, etc. Les messages émanent tous de l'ex femme de, du fils de, etc. d'une personne soi-disant fortunée qui vient de mourir ou qui en prison. Les personnes qui vous contactent sont toutes en possession d'une importante somme d'argent (ou de diamants, d'or, etc.) qui est stockée quelque part et qui n'attend que vous pour être débloquée. Les escrocs exploitent jusque dans leurs plus extrêmes recoins les limites de la naïveté de leurs proies, tout en titillant leur cupidité.
    Exemple réel : un habitant de Dijon reçoit ce type de mail. Appâté par la promesse de toucher un héritage de 3,5 millions de dollars, la personne mord à l'hameçon et répond. C'est là que les deux escrocs rentrent en action. La victime a reçu un second mail envoyé par une personne habitant Paris qui se faisait passer pour le gestionnaire de la fortune du défunt. Elle lui réclamait 10.500 euros pour pouvoir débloquer les fonds.

    - E.S.I : jargon, essentiellement, des policiers de la PAF. Etranger en Situation Irrégulière, désigne une personne dépourvue de titre (visa, passeport...) ou en possession de titre non valide (périmé, falsifié, contrefait) lui permettant de séjourner sur le territoire national.

    - Etat 4001 : outil statistique, répertoriant sous forme de code les infractions commises. Cet état révèle l'activité policière.
     
    - Evêché (l') : hôtel de police de Marseille.

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    - Fadet : FActure DETaillée. Détail des trafics à partir d'un numéro d'appel téléphonique. Ex : Bon alors, as-tu réussi à éplucher la fadet, du julot d'la rue d'aboukir.
    - Faire la guérite : assurer une garde statique. Voir plante verte, pot de fleur.
    - Filoche : filature.
    - Filocher : effectuer une filature.
    - Filocheur : c'est le policier qui effectue une filature.
    - Fluv (la) : brigade fluviale de Paris. Les fonctionnaires affectés à cette unité sont appelés les Saints Bernard.

    - Frotteur : il s'agit du pervers sexuel qui, dans les transports en commun bondés tel que le métro, se frotte aux femmes.




     
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    - Gagneuses : 01)- Prostituées. 02)- Machines à sous installées illégalement dans les bars, par exemple : le Bingo.
    - Gardien de la Paix : policier exerçant le plus souvent en tenue. Il fait partie du corps d'encadrement et d'application de la Police Nationale, l'un des trois principaux corps de la Police avec les Officiers (ex corps des inspecteurs) et les Commissaires. C'est en 1829 que fut créé ce corps d'élite qui conquit tout de suite la sympathie de la population parisienne.

    - G.A.V : Gardé à vue, désigne la personne faisant l'objet d'une mesure de garde à vue (GAV). Faites sortir le GAV de sa cellule, son bavard vient d'arriver, pour l'entretien.
    - Gazeuse : bombe lacrymogène.
    - Geignard : nom donné aux plaignants se présentant dans les commissariats afin de déposer plainte.
    - Go-Fast : aller vite en français. Il s'agit de passeurs, de drogues, à grande vitesse. Les passeurs utilisent soit des voitures ou des bateaux à grande vitesse pour transporter le cannabis venant du Maroc. Aller plus loin.
    - Gomme à effacer le sourire : matraque.
    - Gourmettes : menottes.
    - Grande Maison : la Police Nationale dans son ensemble.
    - Grandes Oreilles : les Renseignements Généraux.
    - Grand-Père : surnom donné au chef de la PJ Parisienne.

    - Gratter : 01)- verbaliser un contrevenant le plus généralement au Code de la Route. Ex : Depuis la mort de cyclistes à Paris, les vélib' qui ne respectent pas les règles du code de la route se font gratter sans indulgence.
    02)- en matière d'enquête judiciaire il s'agit de chercher, fouiller afin de résoudre une affaire.
    Ex : Les gars dans cette affaire de braquage y'a de quoi gratter, donc y va falloir me la sortir.

    - Grenouiller : se rendre dans un secteur déterminé pour y glaner des informations, ou même localiser un suspect.



     
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    - Hameçonnage : (voir aussi phising). La méthode consiste à envoyer un courriel non sollicité (spam) en se faisant passer pour une banque ou une société connue. Le destinataire est invité dans ce message à cliquer sur un lien qui le renvoie sur un site, copie conforme ou presque du site officiel, par exemple celui d'une banque. Là, on lui demande de saisir ses coordonnées bancaires…

     - Hirondelle : nom donné aux policiers qui circulaient à vélo au début du XX ème siècle. Ce nom semble provenir de la marque de vélo utilisé - l'hirondelle - ou alors de la pèlerine qu'ils portaient.

    - Home-Jacking : consiste pour des malfaiteurs à menacer ou agresser les occupants de leur maison pour se faire remettre les clés et les papiers de leur voiture.

     
     
    - Homme de paille : prête nom dans une affaire illégale.






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    - I.J : Identité Judiciaire. On se rend sur les lieux d'un cambriolage, tu nous enverras les gars d'l'IJ pour les constates.
     

    - I.P.M : Ivresse Publique et Manifeste. Cette nuit on a ramassé un paquet d'IPM.
     
    - I.P.P.P : se prononce I.3.P. Appellation donnée, par les policiers parisiens, aux personnes relevant de la psychiatrie, et qui sont internées à l'Infirmerie Psychiatrique de la Préfecture de Police.
     
    - Islamo (s) : Islamiste(s) radical (aux).
     

    - ITT : Incapacité Totale de Travail. Il s'agit de la durée de la période pendant laquelle la victime de violences ne peut remplir la totalité des fonctions basiques normales de la vie courante du fait de son état : habillement, déplacement, toilettes...
    Evaluée sur réquisition des policiers par des experts de l'unité médico-judiciaire à Paris, l’ITT -pénale- sert ainsi à déterminer la gravité d’une infraction et les sanctions encourues. Elle est à distinguer de l’ITT -civile -, matérialisée chez le salarié par le certificat d’arrêt de travail.
     
    - IVP : Interdit de Voie Publique, se dit pour un policier qui pour blessure ou autre problème ne peut plus exercer ses fonctions sur le terrain. Depuis son accident, le collègue est IVP, et il le vit mal.
     




     
     
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    - Jaffe : les repas annuels de la Crim' et de la Mondaine à Paris. Ces jaffes étaient célèbres.

     - Jonction : formulaire de demande de congés.

     - Julot-casse-croûte : Proxénète sans envergure. Gagne petit.





     
     
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    - Ligne percée : ligne téléphonique sous écoute.


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    - Main : voleur à la tire, tireur. On vient de faire, en flag, une belle main, qu'on filochait depuis des lustres.
    - Massenottes : menottes, du nom de son inventeur Albert Massenot qui était policier. Massenot les inventa en 1927.
    - Mettre le bleu : actionner le gyrophare.
    - Mettre du bleu dans la rue : mettre des agents en uniforme sur la voie publique.
    - Microter : dissimuler un microémetteur.

    - Mieux vaut une chaise à l'IGS qu'une table à l'IML: proverbe policier. mieux vaut être entendu par la police des polices (Inspection Générale des Services) qu'autopsié à la morgue (Institut Médico-Légal). Autrement dit, il vaut mieux faire une faute grave que de laisser sa peau sur une mission.
    - Mobillards (les) : vient de l'époque des premières brigades mobiles (brigades du tigre) qui sillonnaient le pays dans des Panhards ou des de Dion Bouton.
    - Monter sur un coup : prendre part à un fait criminel plus ou moins planifié.
    - Monte-en-l'air : voleur par escalade. Exemple de monte-en-l'air, celui qui se sert des gouttières pour se hisser dans les appartements qu'ils visitent. Jehan-Rictus a consacré un poème, aux montes-en-l'air.

    - Mordre (se faire) : se faire repérer.

    - Moulin à café : hélicoptère de Police.
    - Moulin à vent : policier chargé de la circulation.

     - Mule : le terme mule s'applique aux passeurs de stupéfiant, qui traversent les frontières, en les transportant. Les mules ne savent pas toujours forcément qu'elles transportent des stupéfiants, parfois le produit est introduit dans leurs bagages à leur insu. De nombreuses méthodes existent pour tenter de passer les produits en les camouflant des façons les plus diverses, la plus impressionnante étant celle où les produits sont transportés dans le système digestif (in copore). Les stupéfiants sont conditionnés en petits sacs étanches et ces petits sacs sont ensuite gobés par la mule. Il arrive régulièrement qu'un des sacs se rompt sous l'effet des sucs gastriques ou du fait d'un emballage défectueux, entrainant la mort de la mule par overdose.




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    - Nanard (un) : un dossier - dit pourri - qui de par sa nature (sans intérêt) ne sortira (voir sortir une affaire) pas.

    - Nourrice : désigne la personne qui fait du - gardiennage - de drogue pour un tiers.
    - Note blanche : Voir aussi blanc.
    - Nuiteux : policier travaillant la nuit.



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    - O.D. : Overdose. Ex : Cela devait arriver, le tapin du boulevard Bessières est mort d'une O.D.
    - OPJ : Officier de Police Judiciaire.
    - OPJiste : désigne les policiers ayant la qualification d'OPJ, dont les prérogatives sont prévues par l'article 16 du Code de Procédure Pénale.





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    - P4 : est un registre de gestion du personnel.

     - Panier à salade : fourgon de police. L'expression date de 1827. La caisse du fourgon de police utilisé pour le transport des détenus était, à l'origine, en osier très épais. A la même époque, le panier à salade utilisé par les familles était lui aussi en vannerie. D'où la métaphore, née de la double analogie d'aspect et de comportement (les secousses dues aux routes pavées de l'époque.

     
     
     
    - Papillon : avis de contravention.
    - Patron : Chef de service. Commissaire. Ex : Les policiers parfois lorsqu'ils saluent leur chef de service disent : Bonjour, Patron !
    - Passer au tourniquet : être convoqué en conseil de discipline. voir aussi tapis vert, trapèze.
    - Pavé (faire le) : faire la circulation.
    - PéJiste : désigne ensemble des policiers dont l'activité principale est la PJ.

    - Pékin : quidam non policier.
    - Pelure : tenue d'uniforme. Ex : Il était temps que la boîte renouvelle nos pelures, les anciennes dataient des années 80.
    - Perceur : voleur spécialisé dans l'effraction des coffres.
    - Pervenche : contractuelle.
    - Petits Porteurs : voir bouletteux.

    - Phising : (voir hameçonnage). La méthode consiste à envoyer un courriel non sollicité (spam) en se faisant passer pour une banque ou une société connue. Le destinataire est invité dans ce message à cliquer sur un lien qui le renvoie sur un site, copie conforme ou presque du site officiel, par exemple celui d'une banque. Là, on lui demande de saisir ses coordonnées bancaires…

    - Piano : outil de prise d'empreintes digitales.
    - " (passer au) : se faire relever les empreintes digitales.
    - " (jouer du) : s'est l'action de relever les empreintes digitales.

    - Piège à putains : brigade mondaine.
    - Piéton : ilôtier. Agent en uniforme.

    - Picard : rien à voir avec les habitants de Picardie, mais directement inspiré des magasins de produits surgelés. Parmi les nombreuses découvertes de cadavres qui émaillent la carrière d’un policier, un - picard - est un sans-abri retrouvé mort … de froid.
     - Pic-vert (le) : surnom donné aux jeunes appelés du contingent faisant leur service national dans la Police, en allusion aux épaulettes vertes qu'ils portaient sur leur uniforme.

    - Pinces, Pincettes : menottes.
    - Plante verte : policier assurant les gardes statiques de bâtiments officiels.

    - Plastron : figurant dans une présentation à victime. voir tapissage.
    - Plomber : Mettre en place une protection, en général sur un logiciel. jargon des policiers luttant contre les fraudes aux nouvelles technologies (ex : BEFTI).

    - Pointe : viol.
    - Pointeur : violeur.

    - Police des Polices : Boeuf-carotte, policier affecté à l'IGS (Inspection Générale des Services) ou à l'IGPN (Inspection Générale de la Police nationale).

    - Polprox : police de proximité. Hier, c'était l'ilotâge, aujourd'hui on parle des Uteq (unités territoriales de quartier). Demain, la police municipale s'y consacrera, vraisemblablement.

    - Porte-à-porte (faire du) : procéder à une enquête de voisinage. Dans cette affaire tête de lard, le porte-à-porte nous a permis de prendre pas mal de rens.
    - Portrait-robot : portrait synthétique, d'un délinquant, établi à partir de témoignages. Ce n’est que dans les années cinquante (1950) que le portrait-robot apparaît véritablement avec la méthode élaborée par le commissaire Chabot du Service Régional de la Police Judiciaire (SRPJ) de Lyon. Les policiers parisiens ont été amenés à utiliser le système - Identity-kit -, créé par l’Américain Hugh Mac Donald.
    Amusez-vous à faire vous même un portrait-robot.






    - Poser un ticket : prendre un arrêt maladie.
    - Pot de fleur (faire le) : assurer une garde statique.

    - Poussettes : faire circuler (propager) de fausses rumeurs.

    - Procédurier : policier faisant de la procédure pénale. Dans le jargon de la Crim', il est le maillon essentiel d'un groupe d'enquête car c'est lui qui veillera à la précision et à la cohérence de tous les écrits qui composeront l'ensemble de la procédure pénale, diligentée dans sa phase policière, bien entendu.

    - Prune : contravention.
    - PS : Police-Secours. Ex : Envoyez une PS, urgemment, boulevard des Invalides, car il vient de se produire un AVP avec des blessés graves.

    - PV à la volée : contravention dressée à l'encontre d'un contrevenant au Code de la Route sans que ce dernier se fasse arrêter au moment de la commission des faits. Pratique légale.



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    - Queue de CR : fin d’un dossier en commission rogatoire sans intérêt.


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    - Raclette : Nom donné au Brigadier chargé de contrôler les gardiens de la paix à leur poste.
     
    - Radio PP : la PP étant la Préfecture de Police. Il s'agit d'une expression de policiers parisiens, pour évoquer les bruits, ragots colportés par les policiers et, concernant principalement les policiers eux-même. T'as vu le taulier de - tel service - est convoqué chez les boeufs. De qui tu tiens ça ? Radio PP !

    - Ravageurs : surnom donné aux braconniers et aux petits délinquants opérant sur les rives de la Seine. Jargon de la brigade fluviale.

    - Rebecqueter : remonter, identifier un auteur d'infraction. Ex : Comment qu'vous l'avez rebecté ce cinq doigts six bagues ?
    - Religion du chiffre : culture du résultat. (voir faire du chiffre, bâtonnite..)

    - Rens : apocope de renseignement. Ex : Les gars si on veut sortir cette affaire, il faut aller aux rens.

    - Ripeur : dernier arrivé le moins gradé dans un groupe d'enquête.

    - Rongeur : compteur d'un taxi, parcmètre.

    - Roulottier : voleur qui dévalise les voitures. On par le de vol à la roulotte.

    - Roupane : La tenue, pour parler des policiers en tenue, les policiers exerçant en civil désignent souvent leurs collègues ainsi. Ex : Tiens, les collègues d'la roupane, ont ramassé du macchabé dans la Seine.
     
    - Rubalise : ruban en matière plastique servant à baliser, à délimiter un lieu interdit d'accès, momentanément, au public. Ex : une scène de crime, le lieu d'un incendie...etc.

    - Rusier(s) : voleur(s) à la ruse. Ex : On vient de serrer un rusier, qui s'attaquait aux mamies alors qu'il se faisait passer pour plombier.




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    - Saint Martin : patron des policiers, pour en savoir plus rendez-vous sur le site - police et humanisme - .






    - Sarkomètre : lorsqu'il était ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy a souhaité pouvoir établir un bilan chiffré de l'action policière. Ce bilan est ainsi baptisé SARKOMETRE.

    - Saucissonnage : agression commise par les auteurs d'un cambriolage particulièrement violent durant lequel les agresseurs pénètrent dans une maison et ligotent leurs victimes pour être tranquilles et leur faire dire où se trouve le magot.

    - Saute-dessus (faire du) : faire du flagrant délit, rechercher le délit flagrant pour un policier.
    - Saute-dessus (les) : surnom donné aux policiers appartenant à la BAC, dont la mission principale est de constater le flagrant-délit (flag).

    - Scam (le) : est un courrier d'un inconnu vous proposant une transaction financière, vous pouvez être sûr que c'est une arnaque. L'inconnu vous parle d'une importante somme (héritage, pot-de-vin, comptes tombés en déshérence, fonds à placer à l'étranger, etc.) et demande votre aide pour son transfert, en échange de quoi il vous offre un pourcentage sur la somme. Il finira par vous demander de lui envoyer une avance ou des frais quelconques (notaires, entreprises de sécurité, pots-de-vin...) Vous ne reverrez jamais votre argent. Voir escroquerie à la Nigériane. Visiter le knol consacré au Scam.


    - Scam à la romance : ce type d'escroquerie s'exerce sur les sites de rencontre et consiste, après avoir noué une relation à distance, à soutirer au correspondant de fortes somme d'argent sous prétexte par exemple de billets d'avion à avancer ou de soins urgents pour un membre de sa famille.

    - Schtroumpf : Surnom donné à un syndicat des Commissaires de police en raison de son sigle imprononçable, le SCHFPN.
     
    - Sortir (une affaire) : élucider une enquête.
     
    - Sortir du SGAP : le SGAP est le secrétariat à l'administration de la Police, les policiers s'y rendent pour y retirer les effets de leur tenue, pour régler des problèmes d'ordre administratif etc. Un SGAP recouvre une région administrative c'est à dire plusieurs départements pour exemple le SGAP de Paris est compétent pour la capitale et les trois départements de la petite couronne (92,93 et 94). Quand les policiers échangent des informations, ragots concernant d'autres policiers et qui ne devraient pas être ébruités, ils disent : cela ne sortira pas du SGAP, il faut comprendre que ces bruits et ragots vont se répandre même au-delà, et que tout le monde policier va finir part en entendre parler.
     
    - Sous-marin : on dit soum aussi. Il désigne un véhicule banalisé permettant de faire des surveillances. Voir aussi cuve.

    - Source : informateur aux RG (voir agent).
     
    - Speedy Gonzales : surnom donné, par les policiers, à Nicolas Sarkozy lorsque ce dernier était Ministre de l'Intérieur.
     
    - Surprenante (à la) : Avec surprise. Bon, les gars, cette fois les arracheurs on va s'les faire à la surprenante.



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    - T.A : Timbre-Amende, contravention.

    - Tamponné (être) : c'est-à-dire - recruté - dans le jargon des services de renseignements.

    - Tapissage : présentation d'un suspect à une victime, parmi un groupe d'individus. Placée derrière une vitre sans tain, la victime se voit présenter des individus parmi lesquels se trouve le ou les suspects. Pour ne pas l'influencer, tous portent un numéro et ont des caractéristiques physiques et vestimentaires similaires au suspect (les plastrons ou figurants sont parfois des policiers). A noter que ce dernier a la possibilité de choisir le numéro qu'il porte et sa place dans le groupe.


    - Tapis vert : conseil de discipline. voir aussi, passer au tourniquet, au trapèze.
    - Taulier : Commissaire. Les policiers emploient ce terme entre eux pour désigner leur chef de service. (voir aussi Patron).
    - Téléphone-Balourd : ligne téléphonique ouverte à un faux nom.

    - Terrassier : malfaiteur spécialisé dans le vol aux terrasses de cafés.
    - T.G : Télégramme. Document rédigé avec un certain formalisme pour être diffusé dans les services. - T.H.P : Tireur Haute Précision comprendre tireur d'élite que l'on retrouve au sein notamment des membres des GIPN et du RAID.
    - Tireur : voleur à la tire qui vole dans les poches.
    - Tombées de camions : il s'agit de l'expression utilisée pour parler des marchandises dérobées lors de leur transport par camions. Ex : un camion est stationné sur une aire d'autoroute pour la nuit, les voleurs lacèrent les bâches de la remorque, chargée, pour en extraire la marchandise convoitée.
    Selon un rapport d'EUROPOL la France se situait très « honorablement » au 5ème rang des pertes sur « tombées de camions » en 2007 avec un score de 18 647 euros de perte par milliard de PIB, derrière les Pays-bas, le Luxembourg et la Belgique, sans doute handicapés par la densité de leur réseau routier et leur position centrale dans le trafic routier de marchandises.


    - Tonton : informateur. Voir aussi cousin, ami. Dans le jargon des douanes on parle d'aviseur.
    - Tontonner : se dit d'un indic qui distille des infos à la police. Ex : V'la que les tapins s'mettent à nous tontonner des infos de première bourre ! On n'a plus qu'à aller sauter le gars Morales au petit jour.
    - Trapèze : conseil de discipline.
    - Trente-six (le 36) : désigne le 36, quai des Orfèvres à Paris où est installée la célèbre brigade criminelle

    - Tricoche (la) : pour un policier, c'est le fait de communiquer des infos à caractère confidentiel à quelqu'un d'étranger à son administration.
    Ex : beaucoup d'anciens policiers, gendarmes ou membres des services de renseignements intègrent des sociétés de sécurité privée, de détectives privés, ou d'intelligence économique.

    Une fois passés dans le privé, un certain nombre d'entre eux contactent leurs anciens collègues qui sont encore dans la maison pour leur demander de l'aide, ce qui est puni par la loi.

    Il s'agit aussi pour des policiers hors-service de faire des petits extras afin d'arrondir les fins de mois.

     - Trique : matraque.
     
     
    - T.S : Tentative de Suicide.



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    - VD : Vérification de domicile. Vérifier l'adresse de quelqu'un.
    - Ventilateur : Policier chargé de la circulation.
    - Vishing : Le vishing est l'utilisation de la technologie VoIP (voix sur IP) dans le but de tromper quelqu'un en lui faisant divulguer des informations à caractère personnelle et/ou financière. Face à la méfiance des internautes quant au phishing, les fraudeurs s'attaquent maintenant aux personnes par l'entremise du vishing appelé aussi hameçonnage vocal.

    Ils existent deux manières d'opérer :

    • La première : Un automate téléphonique est utilisé pour contacter les victimes potentielles en composant au hasard des numéros de téléphone fixe dans une région géographique déterminée.Lorsque la victime potentielle décroche, un message pré-enregistré supposé provenir de sa banque la prévient que des opérations inhabituelles ont été récemment effectuées sur son compte bancaire. Elle est par la suite invitée à composer un numéro de téléphone généralement surtaxé pour vérifier la situation de ce dernier. Ce numéro correspond à une boîte vocale, un message demande alors à la victime de fournir ses identifiants bancaires. Ces informations pourront ensuite être utilisées pour effectuer des achats frauduleux sur Internet.
    • La seconde : Une personne appelle une victime potentielle en se faisant passer pour quelqu'un du service de sécurité Visa, Master-Card ou simplement de son établissement bancaire. Elle lui signale que sa carte de crédit a été utilisée pour un achat plus que douteux et lui demande si elle est à l'origine de cette opération. Sa réponse étant négative, elle lui attribue un numéro de contrat de fraude, donnant ainsi à l'appel un aspect réaliste, puis lui demande de communiquer les coordonnées de sa carte bancaire afin de vérifier qu'elle est toujours en sa possession. Une fois la conversation terminée, la personne ajoute n'hésitez pas à nous rappeler si vous avez d'autres questions et raccroche.

     

    - VMA : Vol à Main Armé.


    - Voiture dite - ouvreuse - : elle a pour mission de repérer toute présence policière et, plusieurs kilomètres derrière se trouve le véhicule - mulet - chargé de la drogue. Ce convoi dispose parfois, pour fermer la marche, d'une voiture qui peut récupérer en cas de pépin les occupants des autres véhicules. Les voitures du convoi communiquent entre elles à l'aide de téléphones portables qui servent pour une seule remontée de drogue. (voir go-fast).


    - Voituriers de Lutèce : Dès le milieu du XVIIIe siècle, les embarras de Paris sont légendaires. Cependant, il faut attendre un arrêté de 1828 pour voir apparaître les premiers agents spécialement affectés à la circulation et la création du Service des Voitures surnommé les voituriers de Lutèce.


    - Vol (l'infraction de) : il s'agit de l'infraction la plus commise et avec tant d'ingéniosité dans sa mise en oeuvre; que l'on comprendra pourquoi il y a autant d'expressions pour l'évoquer.

    A la ballade : escroquerie.
    A l’abecquage
    : commis dans la maison où l’on s’est fait engager comme domestique.
    A la carre : par escamotage.
    A la carouble
    : avec usage de fausse clé.
    A la chinoise : déplacer peu à peu un objet et, à défaut de réaction, le subtiliser finalement.
    A la cire : coller l’argenterie sous la table du restaurant pour qu’elle soit récupérée ultérieurement par un complice.
    A la double
     : en coupant la doublure d’un vêtement (syn. : à la saccagne).
    A l’américaine
    : la victime, ayant accepté de participer à une opération malhonnête, ne peut plus déposer plainte lorsqu’elle découvre avoir été grugée.
    A la détourne : commis en détournant l’attention de la victime.
    A la fausse qualité
    : le fait de voler chez les gens en se faisant passer pour policier, agent EDF ou autre.
    A la fourchette : vol à la tire en plongeant deux doigts dans la poche.
    A la glu : avec un bâton enduit dans les troncs d’églises.
    A la machinette
    : par un employé de magasin avec des complices à l’extérieur.
    A la masse : en cassant la devanture d’un commerce. 
    A la pipette
    : aspiration du carburant dans le réservoir.
    A la portière
    : ouvrir la portière d’un véhicule arrêté au feu rouge et s’enfuir après avoir dérobé un sac (voir : vol à l'Italienne).
    A la poussette
    : heurter légèrement l’arrière d’un véhicule (touchette) et s’en emparer lorsque le conducteur est sorti constater les dégâts.
    A la rencontre : variété de vol à la tire pratiqué par deux compères.
    A l’arraché : objet enlevé brutalement des mains de son propriétaire. (syn. : arrachage, vol à l’abordage).
    A la roulotte : à l’intérieur d’un véhicule en stationnement (roulottier). 
    A la tache
     : subtiliser un portefeuille en prétendant essuyer une tache sur le vêtement. 
    A la tire
    : extractions d’objets ou portefeuilles sur les passants dans la foule (tireur). 
    A
     l’écornage : vol à l’étalage par bris de vitrine.
    A l’endormage : voir au poivrier.
    A l’entôlage
    : par une prostituée au préjudice de son client (syn. : faire l’édredon).
    A l’esquinte : vol par effraction.
    A l’étalage
     : se servir gratuitement chez les commerçants (étalagiste).
    A l’italienne : ancienne appellation du vol à la portière (pour ne plus vexer nos voisins transalpins).
    A main armée : sous la menace d’une arme (braqueur).
    Au bélier
    : en défonçant la vitrine à l’aide d’un véhicule volé.
    Au bonjour : dans un hôtel où le voleur prétendra s’être trompé si la chambre est occupée (rat d’hôtel).
    Au dégonflage : en remplaçant certains rembourrages par un matériau sans valeur.
    Au gogol : au préjudice de personnes débiles.
    Au poivrier : pratiqué à l’aide de substances narcotiques plongées dans le verre de la victime (endormeur).
    Au radin : pratiqué par un enfant caché sous le comptoir.
    Au rendez-moi : vol d’argent sur le rendu de la monnaie.
    Par effraction
    : toutes sortes de vols commis en fracturant les accès.
    Par escalade
    : par un monte-en-l’air en grimpant aux fenêtres et balcons (escaladeur).
    Par ruse : astucieux, sans violences.
    Par salarié
    : commis au détriment de l’employeur.


    - Voleur de son : spécialiste des écoutes téléphoniques. Jargon barbouze.


    - VP : Voie publique.






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    - Wash-Wash : ou escroquerie aux billets noircis. Scénario : «Dans un bar, une personne m'a accosté pour me proposer une affaire très intéressante. Elle disposait d'une mallette pleine de billets tachés d'encre noire. Elle m'a montré, avec un peu de produit (le wash-wash), comment les traiter et de vrais billets sont apparus, dont elle m'a fait cadeau. Elle m'a proposé la moitié des billets de la mallette à condition d'avancer l'argent pour acheter le produit, trop cher pour elle seule. Convaincu, j'ai accepté. J'ai donc versé une première somme d'argent pour acheter à l'étranger ce produit nettoyant, puis une seconde pour débloquer le produit à la douane. Quatre versements plus tard, je me suis rendu compte de l'escroquerie dont j'avais été victime».
    Pour plus d'infos sur le sujet rendez-vous sur le site du Ministère de l'intérieur.

    - Whitening : utilisation de crèmes de soin pour blanchir la peau. le whitening est très prisé des femmes originaires d'Afrique. Ces pseudos produits de beauté sont interdits en France, car contenant, en autre, des substances cancérigènes tel que l'hydroquinone.


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    - Yescard : littéralement - carte qui dit oui - il s'agit de contrefaçon de cartes bancaires permettant une utilisation avec n'importe quel numéro de code.




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    - Zombie : policier infiltré, « undercover ».
    - Zonzs : écoutes téléphoniques.
    - Zonzon : 01) prison. 02) écoute téléphonique.
    - Zozors : les RG. voir aussi grandes oreilles.






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    Références et Sources

    - Apocope (nom féminin) : Retranchement d'une lettre, d'une ou de plusieurs syllabes à la fin d'un mot.

    - Revue Liaison : HORS-SÉRIE Mai 68 - mai 2008

    - revue Liaison parution de la Préfecture de Police.

    - PPrama

    - condé coude ; condé (avoir un -) ; condé (avoir le -) ; condé (lever le -) ; condé de briques Permission officieuse de faire qqchose d'interdit (interdiction de séjour, de jeux, prostitution), autorisation qqconque, généralement en échange de renseignements (indicateur) ou autres (argent, sexe, etc.) ; rien à craindre, pouvoir agir, faveur 1 Lever le condé, c'était avoir l'autorisation de la préfecture. - 1932 [1882-1883] 2 ce n'était pas ainsi quand celui qui levait le condé n'avait guère plus d'argent que les gagistes - 1932 [1882-1883] 3 n'abandonnent pas leurs frères de voyage qui ont besoin du condé encore. - 1932 [1882-1883] 4 [la police] ne sévit plus contre la fille cartée : elle a passé le plus souvent avec celle-ci une sorte de compromis, de pacte, qu'on appelle le 'condé' - 1952 [1945] 5 Ce pacte, 'le condé' garantit ainsi à la fille une activité 'ordonnée et bien réglée' - 1952 [1945] 6 j'avais devant moi 'François la bagnole', interdit de séjour, qui venait me demander un 'condé' - 1955 7 J'ai un condé 'propre', ça m'en coûte 'd'aller au refile' tous les mois, mais j'y gagne tout de même - 1955 8 Notre homme qui voulait rester à Paris demandait un 'condé' en échange du concours qu'il nous promettait - 1955 9 Le grand 'condé' du règne Chiappe était le don à la Maison des Gardiens de la Paix, proportionné à l'importance des délits ou des crimes - 1947 10 Le 'condé', c'est l'autorisation, le feu vert, accordé à une professionnelle qui peut racoler ouvertement, sans risquer d'être ramassée continuellement par les 'bourgeois' de l'arrondissement - 1972 11 Mais le 'condé' ne s'obtient pas facilement. Pour l'avoir, et figurer sur la liste confidentielle renouvelée mensuellement et que tout 'bourgeois' possède, il faut lâcher du lest, donner des renseignements à la P.J. - 1972 12 Le temps des ports d'armes, des ordres de mission, des coupe-file. Ces fameux 'condés' leur ouvraient toutes les portes - 1973 13 Il lui obtient un condé pour la nuit - 1969 14 Ils...
    Source : site langue.francaise

    - Héritière du service de la Sûreté, «la crim» a été créée par décret du 29 juin 1912. Mais elle n'était alors que la première section d'une vaste brigade qui comptait plus de trois cents policiers. La deuxième section était chargée de réprimer les vols et la troisième section s'occupait des escroqueries, abus de confiance, fausse monnaie... Son acte de naissance officiel remonte au 1er décembre 1924. «La crim» s'appelait alors Brigade Spéciale n°1, mais elle occupait déjà les locaux qui sont aujourd'hui les siens : les 3ème et 4ème étages, escalier A, au 36 quai des Orfèvres. Une adresse mythique qui a fait rêver des générations d'écrivains et de cinéastes. D'ailleurs, un film célèbre avec Louis Jouvet, dans le rôle d'un vieil inspecteur principal près de la retraite, porte le titre de 36 quai des Orfèvres. Mais c'est Georges Simenon qui a rendu célèbre le 36 quai des Orfèvres en 1930. A l'époque journaliste de faits divers à L'Intransigeant, il lui arrivait fréquemment de gravir les 148 marches recouvertes d'un antique linoléum noir menant aux bureaux de «la crim». Le patron de la brigade s'appelait alors M. Nicolle et fumait la pipe. Simenon, qui menait de front une carrière de journaliste et de romancier, cherchait un personnage de roman policier. M. Nicolle devint, sans le savoir, le modèle du commissaire Maigret. «Le personnage du commissaire Maigret constitue d'ailleurs le plus grand faux de l'histoire de la brigade», raconte le doyen d'âge de «la crim», Maurice Gouny. «Le commissaire Maigret est un homme seul, alors qu'à "la crim", il n'y a que le travail d'équipe qui compte». Il n'empêche que Simenon a immortalisé cette brigade dont, bizarrement, sans qu'il y eût un rapport avec le personnage de Maigret, de nombreux patrons ont été des fumeurs de pipe. Revue Liaison - parution de la Préfecture de Police

    - Les "hirondelles" étaient apparues à la fin du XIXè s., vêtues de leur célèbre pèlerine et équipées du sabre réglementaire fixé au cadre du vélo. Dans les années 50, 2 819 agents cyclistes sillonnaient Paris et 2 844 la banlieue. En 1981, ils n’étaient plus qu’une centaine et les "hirondelles" désertaient définitivement les rues parisiennes en 1984, remplacées par les agents en cyclomoteurs. Source : Revue Civique n°68 - Mai 1997

    - Amicale-Police-Patrimoine

     
    - Images : panier à salade, gardien de la paix : le petit Journal illustré, photo quai des Orfèvres : le figaro.fr

    - Section Jargon : Mes notes. Les notes de Philippe Normand (que je remercie vivement, qui d'ailleurs cherche un éditeur), retraité de la Grande Maison, de Lagom du 36, de Sam ancien de la BRI et de la fleur de la PP.

    - revue Civique parution du Ministère de l'Intérieur.
    - revue Liaison parution de la Préfecture de Police.
    - 100 ans de police Judiciaire - éditions Michel lafon (
    www.michel-lafon.com)
    - Histoire et Dictionnaire de la Police - éditions
    Robert Laffont.

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    Histoire et origine de L'Arbre de Noël

     

    Entre 2000 et 1200 avant JC, on parlait déjà d'un arbre (L'épicéa, arbre de l'enfantement), le jour du 24 décembre, puisqu'on considérait ce jour comme la renaissance du soleil. Les celtes avaient adopté un calendrier basé sur les cycles lunaires. A chaque mois lunaire était associé un arbre, l'épicéa fut celui du 24 décembre. Pour le rite païen du solstice d'hiver, un arbre symbole de vie était décoré avec des fruits, des fleurs et du blé.

    En 354, l'Eglise institue la célébration de la naissance du Christ, le 25 décembre, pour rivaliser avec cette fête païenne. Initialement la célébration de Noël se résumait à la messe de la nativité.

    • Saint Boniface

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    • On raconte qu'un moine évangélisateur Allemand de la fin du VIIe siècle, Saint Boniface (né en 680), voulait convaincre les druides germains, des environs de Geismar, que le chêne n'était pas un arbre sacré. Il en fit donc abattre un. "En tombant, l'arbre écrasa tout ce qui se trouvait sur son passage à l'exception d'un jeune sapin".

      A partir de là, la légende fait son oeuvre. Elle raconte que Saint Boniface a qualifié ce pur hasard de miracle, et déclaré dans sa même prédication : "Désormais, nous appellerons cet arbre, l'arbre de l'Enfant Jésus." Depuis, on plante en Allemagne de jeunes sapins pour célébrer la naissance du Christ.



    Au XIème siècle, l'arbre de noël, garni de pommes rouges, symbolisait l'arbre du paradis. C'est au XIIème siècle que la tradition du sapin est apparue en Europe, plus précisement en Alsace.

    On le mentionne pour la première fois comme "arbre de noël" en Alsace vers 1521. Au XIVème siècle, les décorations étaient composées de pommes, de confiseries et de petits gâteaux. A cette même époque, l'étoile au sommet de l'arbre, symbole de l'étoile de Bethleem commença à se répandre. Ce sont les protestants en 1560 qui développèrent la tradition du sapin de noël pour se démarquer des catholiques.

    Au XVIIème et XVIIIème siècle apparaissent les premiers sapins illuminés. On utilisait des coquilles de noix remplies d'huile à la surface desquelles des mêches flottaient ou des chandelles souples nouées autour des branches.

      

    • Marie Leczinska

    • C'est en 1738 que Marie Leszczynska, épouse de Louis XV, roi de France, aurait installé un sapin de noël dans le château de Versailles.

      On trouva par la suite de plus en plus d'arbres de Noël particulièrement en Alsace-Lorraine, où existait déjà la tradition du sapin. 

       
    • Gravure

    •  
    • En 1837, la duchesse d'Orléans Hélène de Mecklembourg, d'origine Allemande, fit décorer un sapin aux Tuileries. 
       
    • Cette tradition se généralisa après la guerre de 1870 dans tout le pays grâce aux immigrés d'Alsace-Lorraine qui firent largement connaître la tradition de l' arbre de Noël aux Français.
       
    • C'est à cette période que le pays entier adopta cette tradition.


    Depuis la tradition perdure au grand bonheur des petits et des grands.

     

     

     http://www.noel-vert.com/histoire-sapin-noel.php

     

     

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     Un stylo plume...C'est quoi?




    *Entrée en matières
     
    Au commencement , il y a 130 ans les stylos étaient fabriqués en ébonite. Ils se composaient habituellement de 5 pièces, en tout et pour tout. Un corps, une section, un conduit et un capuchon, tournés dans des barres d'ébonite, puis polis et souvent gravés lorsqu'elle était noire. Seule la plume était en or. La caractéristique commune à ces deux matières est leur remarquable résistance à la corrosion de l'encre. Si l'on trouve encore des stylos fabriqués en ébonite, il s'agit d'une production assez marginale, destinée aux collectionneurs.

    *L'ébonite

    L'ébonite est fabriquée à partir de caoutchouc vulcanisé. Elle était noire ou orange brûlé aux début de l'histoire du stylo. Très vite on mélange les deux teintes pour faire apparaître des motifs "mottled", "woodgrain" ou "ripple" selon la terminologie américaine en usage dans le monde des collectionneurs. L'ébonite est agréable en main. Elle offre un excellent échange thermique et semble chaude au contact des doigts. Bien polie, elle est douce au toucher. Il s'agit d'une matière légère, et les anciens stylos en ébonite surprennent souvent par leur masse très contenue. Au rang des défauts de l'ébonite, on note sa relative sensibilité aux coups (en particulier la lèvre de capuchon qui peut alors se fendre d'une micro-fissure) et sa tendance à devenir matte à l'air et à la lumière. Le polissage ne suffit souvent pas à lui rendre son aspect d'origine, en particulier s'agissant des ébonites noires qui deviennent brun mat. Il suffit en principe de limiter l'exposition à la lumière pour réduire les risques d'apparition d'un tel phénomène. On soulignera enfin que l'ébonite se reconnaît à l'odeur camphrée qu'elle dégage, en particulier lorsqu'on la frotte avec le doigt. Il s'agit d'un bon moyen pour distinguer l'ébonite du celluloïd.
    Testez, vous sentirez!






    *Le celluloïd

    Acétate de cellulose, ou nitrate de cellulose et camphre, cette matière arrive dans les manufactures de stylos au début des années 1920. C'est Sheaffer's qui en assurera une grande diffusion. La matière nouvelle permet des effets minéraux, perlescents, faisant des stylos qui recourent à cette matière de vrais bijoux. L'usage du celluloïd permet aussi aux fabricants de varier les formes et c'est Sheaffer's qui lancera la mode des stylos aérodynamiques avec le célèbre Balance dès 1929. Le celluloïd est en général tourné, alors que les stylos les moins chers font appel au rhodoïd, un celluloïd en feuilles, roulé en spirale pour former un tube et collé à l'acétone. Ces derniers on une propension à la déformation, en particulier sous l'action de la chaleur. Dans les années 1950 le celluloïd a été progressivement abandonné au profit des résines injectées. Le celluloïd est en effet hautement inflammable ce qui rend son travail délicat. Certaines couleurs sont aussi sensibles à la lumière et aux solvants de l'encre ou au camphre de la poche en caoutchouc et se décolorent volontiers, voire se cristallisent. Avec le développement des séries limitées, le celluloïd est réapparu dans le monde du stylo, et l'on trouve aujourd'hui des modèles dans cette matière.






    *Les résines modernes

    Elles ont remplacé progressivement les autres matériaux. Elles sont synthétiques et présentent plusieurs avantages, notamment dans le processus de fabrication des stylos. Ainsi, les résines sont moins inflammables que le celluloïd. Elles sont thermo-injectées ou moulées, ce qui permet de varier les formes. Grâce à un polissage soigné, elles atteignent un haut degré de brillance. Elles sont aussi en principe moins fragiles que l'ébonite ou le celluloïd et chimiquement plus stables. Elles sont donc moins sujettes à la déformation ou à la décoloration que le celluloïd. Si elles n'ont pas encore atteint la perfection esthétique de certains celluloïds, elles offrent de belles variations et une large palette de couleurs ou de perlescence. Il conviendrait d'ajouter à ces matières que l'on rencontre le plus souvent, d'autres matériaux "plastiques" tels que la galalithe, fabriquée à partir de caséine du lait, ou encore la bakélite, premier plastique de synthèse. Certains stylos recouraient à ces plastiques dans les années 1930 à 1940.


    *Le bois

    Autre matériau utilisé pour la fabrication des corps et capuchons: le bois. Naturel s'il en est, le bois est utilisé depuis assez peu de temps (années 1980) et les profanes prennent souvent les ébonites veinées pour du bois alors qu'aucun stylo ancien n'est fabriqué en bois (preuve de la qualité de l'imitation!) Le problème du bois, c'est sa stabilité dans le temps et en particulier du fait des variations de degré d'hygrométrie. Le phénomène de fissuration est d'autant plus risqué que les parois des stylos sont peu épaisses. Les fabricants se sont souvent tournés vers les essences exotiques ( ébène, olivier, palissandre de Rio, wengé, bois de rose snakewood, etc.) Il faut veiller à ne pas tacher le bois avec l'encre ou la sueur des doigts, et certaines maisons ont traité leur bois avant usage comme Faber-castell qui utilise des essences telles que le pernambouc, l'olivier, le cocotier, le grenadille.





    *La laque

    Les stylos sont laqués sur métal (en général du laiton) ou sur ébonite ( en particulier s'agissant des stylos japonais en laque urushi). La laque présente d'indéniables avantages esthétiques. Les laques industrielles des grandes maisons européennes sont en général brillantes et aux couleurs variées, alors que les laques japonaises sont souvent appliquées à la main, en tout cas s'agissant des modèles haut de gamme. Elles offrent alors une brillance incomparable, et une "épaisseur" permettant de créer des reliefs , ou d'inclure de la poudre d'or ou de nacre. Ce sont de véritables œuvres d'arts chez NAMIKI et SAILOR.







    *Les habillages

    Les stylos anciens étaient parfois rehaussés d'un habillage en or, en argent ou plaqué or, voire de panneaux de nacre. Un manchon, ajouré d'un motif art nouveau ou art déco ou simplement guilloché, venait revêtir un corps et un capuchon en ébonite. Ces modèles magnifiques et recherchés par les collectionneurs sont rares aujourd'hui. L'ébonite est parfois décolorée et ternie et l'argent se patine. Cette patine peut disparaitre temporairement en frottant le stylo avec un chiffon imbibé d'un produit destiné à l'entretien de l'argenterie.
    Voir le merveilleux travail de la maison anglaise YARD O LED.




    *Les matériaux technologiques

    Ces dernières années ont vu les fabricants s'intéresser aux matériaux dits technologiques, comme la céramique technique, le titane, les aciers modernes ou la fibre de carbone. Ces matériaux présentent en générale une grande solidité alliée à une impressionnante légèreté (titane ou fibre de carbone). L'offre s'est multipliée, même si elle est souvent réservée aux séries limitées. Le fabricant suisse Caran d'Ache utilise ces matériaux rares.





    *Les métaux précieux


    Certains stylos enfin sont en or, en argent massif ou plaqués sur laiton. L'or est sensible aux rayures, l'argent à l'oxydation. Ces stylos sont aussi à manier avec précaution afin d'éviter les chutes qui se traduisent souvent par des bosses sur le métal. Il convient de rappeler que l'or ou l'argent sont toujours estampillés et présentent en France un titrage de 18 carats (750/1000) ou 14 carats (525/1000) pour l'or, 950/1000 pour l'argent.



    *Les matières de la plume

    Si l'on évoque l'or...Il devient incontournable de parler de la plume qui est l'organe central du stylo... La plume est aussi le seul élément commun entre le stylo-plume et le porte-plume du 19e siècle. L'histoire de la plume remonte à une époque bien antérieure à celle de l'invention du stylo à plume par Lewis Edson Waterman, puisque les premières plumes destinées à l'écriture remontent à l'antiquité. ce n'est toutefois qu'au cours du 19e siècle que la fabrication des plumes en or ou en acier prend des dimensions industrielles, en particulier en Angleterre. Assez naturellement les premiers fabricants de stylos, à partir des années 1880, ont repris des plumes identiques à celles utilisées sur les portes-plumes. Elles sont toutefois en général de formes plus simples.
    La plume attire l’œil, l'or souvent utilisé fascine... C'est la plume qui court sur le papier et qui devient le médium fidèle de votre esprit. Lorsque la graphologie s'en mêle, elle scrute les variations de pression que seule une plume trahit.






    **Découvrons ensemble les secrets de cette amie indiscrète.


     
    *La description physique

    La plume est une pièce de métal de forme en général semi-cylindrique et effilée à son extrémité distale. Elle comporte une base, un corps, deux becs séparés par une fente, une pointe et souvent un orifice de ventilation à l'extrémité proximale de la fente. Elle est de taille et d'épaisseur variable, mais de forme généralement similaire. Il existe toutefois des plumes véritablement tubulaires (Dupont Montparnasse), voire triangulaires et plates (Parker 180). La pointe est en générale équipée d'une boule d'iridium qui pallie la sensibilité de l'or à l'abrasion exercée par le papier. La face visible de la plume est habituellement gravée du logo du fabricant et de poinçons si elle est en métal précieux, ainsi que de motifs décoratifs. Elle peut être plaquée or si elle est en acier ou en alliage métallique ou plaquée palladium, iridium voire ruthénium si elle est en or. La plume est posée sur un conduit qui lui amène l'encre de la cartouche ou du réservoir par le jeu de la capillarité. C'est par ce même phénomène physique qu'elle sera déposée sur le papier. La plume et son conduit sont insérés dans la section ou bloc plume.


    *Les types de pointes

    La pointe de la plume est taillée de manière à offrir des types d'écritures adaptés aux souhaits de l'utilisateur. Les plus courantes sont "fine", "moyenne"ou "large", symbolisées aussi par les lettres F, M ou B ( pour broad, large en anglais). De nombreux fabricants proposent toutefois d'autres variantes, correspondant chacune à un autre trait. En pratique l'éventail disponible couvre les tailles d'extra fine à ultra large, soit EF à BBB. On trouve aussi des plumes dites obliques, dont la pointe est taillée en biseau pour un effet en "pleins et déliés", "stub", dont la pointe tronquée permet de réaliser des traits larges en descendant, et fins en tirant, obliques pour gauchers au biseau inversé, musique, à double fente pour plus d'effets de pleins et déliés, spéciales, à double ou triple lame, etc. Si l'on ajoute que les obliques peuvent présenter des largeurs différentes, OM, OB ou OBB, certains fabricants comme SAILOR ou PELIKAN proposent jusqu'à 20 références.
    Bien entendu les détaillants disposent rarement de toute la palette mais ils se feront un devoir de vous commander la plume de vos rêves. En pratique seul un essai vous permettra de trouver votre plume.




    *Les métaux utilisés

    L'or s'est vite imposé pour la fabrication des plumes de qualité, compte tenu de ses caractéristiques physiques: résistance à la corrosion de l'encre et souplesse de l'écriture. Compte tenu de la faible résistance à l'usure de l'or utilisé sur les plumes de qualité on soude à son extrémité une boule d'iridium, métal blanc précieux beaucoup plus dur que l'or. Ainsi la plume conserve les qualités de souplesse de l'or, en évitant les inconvénient liés à sa sensibilité à l'abrasion exercée par le papier lors de l'écriture. L'or utilisé pour la fabrication des plumes de stylos n'est quasiment jamais de l'or pur mais un alliage de plusieurs métaux dans des proportions variées. La couleur de l'or va notamment dépendre de la composition de cet alliage: il sera rouge, rose, jaune, vert ou blanc. Le titrage, c'est à dire la quantité d'or par rapport aux autres métaux présents dans l'alliage est exprimé en carats ou en millièmes. En France les plumes or ont longtemps titré 18 carats ( soit 750/1000 d'or pur) du fait de la réglementation applicable dans notre pays. Les normes européennes ont fait diminuer ce titrage "minimal" à 14 carats (soit 585/1000 d'or pur). Certains fabricants notamment japonais , comme SAILOR, proposent des stylos dotés d'une plume 21 carats, proche de l'or pur (24 carats, soit 990/1000). La composition de l'alliage d'or peut avoir une incidence sur la souplesse de la plume, mais c'est épaisseur de la feuille de métal et la nature même du métal utilisé qui est déterminante. Il est donc simpliste voire faux de dire que les plumes 18 carats sont plus souples que les plumes 14 carats. De même il est faux de prétendre que c'est le titrage qui détermine la douceur de la plume sur le papier: c'est la qualité du polissage de la pointe d'iridium qui est déterminant. Les maisons japonaises comme SAILOR et NAMIKI disposent d'un très grand savoir faire sur les polissages de plumes. L'or n'est pas le seul métal utilisé pour la fabrication des plumes et l'on trouve ainsi de rares plumes en palladium (jusqu'à 23 carats) et plus souvent des plumes en acier ou en alliage métallique de composition variée. Il faut préciser que les plumes en acier modernes utilisées par les grandes maisons sont d'excellente qualité et que leur caractéristique d'écriture soutiennent la comparaison avec les meilleures plumes en or. LAMY propose un large choix de taille de plume à des prix très compétitifs ( de 19€ à 60€). De surcroît, un usage soigné ne les exposera pas d'avantage à la corrosion que leurs homologues en or.


    *Les accessoires indispensables: Le conduit et l'encre

    Le conduit, en résine ou, mieux, en ébonite, alimente la plume en encre. Il est adapté à la taille de la plume; qui doit être parfaitement positionnée sur celui-ci. Si la plume s'est légèrement déplacée, les becs ne seront plus alignés, il s'ensuivra des " ratés" à l'écriture et des problèmes de débit d'encre, voire de sensation de" plume qui gratte". il n'est pas toujours aisé de remettre celle-ci en place sans l'aide d'un professionnel. Luc Lafage qui redresse et répare les plumes au magasin Monogram à Strasbourg nous explique: "de même, une plume sur laquelle on aura appuyé trop fort aura tendance à s'éloigner du conduit à la pression et cela risque d'interrompre le flux d’encre. Ces pressions excessives expliquent 90% des problèmes rencontrés dans le débit d'encre au cours de l'acte de signature! L 'encre doit être adaptée à l'usage des stylos plumes". On proscrira l'encre de Chine, les encres ayant été stockées trop longtemps, ou celles dont les pigments sont trop épais. Essayez plusieurs types d'encre, de marques différentes pour trouver celle qui convient le mieux à votre stylo et à votre goût. Ne vous sentez obligatoirement lié par la marque du fabricant de votre stylo! Essayez la très large palette de couleur chez Pilot, pas moins de 18 teintes de qualité irréprochable.



    *La souplesse, un rêve?


    Les plumes modernes sont souvent assez rigides. Douces sur le papier, mais sans flexibilité! Ces plumes, adaptées au mains qui se sont formées sur des stylos à bille, ne se déforment pas sous forte pression et délivrent un débit régulier d'encre. Elles empêchent en revanche toute velléité de calligraphie, sauf à opter pour une plume oblique évoquée ci-dessus. Il reste quelques fabricants qui proposent des plumes flexibles ou "souples", notamment, et sans que cette liste soit limitative, Pelikan, dont la plume M1000 est remarquable à cet égard, Pilot, avec son stylo mythique Capless et bien sûr Sailor, Lamy, Caran d'ache ou ST Dupont qui équipent certains stylos de plumes en titane d'une grande flexibilité, etc.


    *La douceur ? Un besoin!

    On a tous besoin de douceur, dans ce monde de ...! C'est forts de cette conviction que les fabricants accordent une grande importance au polissage de la pointe d’iridium. Certains y excellent et parviennent à proposer des plumes peu souples, mais d'une infinie douceur sur le papier. Je vous recommande de prendre votre temps pour tester cet aspect avec soin avant d'acheter votre stylo. Je vous rappelle également que la plume gagnera en souplesse et en douceur après un usage régulier. Le débit risque aussi de devenir plus important, compte tenu de cette flexibilité accrue. Je profite de l'évocation de la douceur pour vous rappeler que si une plume vous semble peu agréable, il faut tenter de changer de papier: certains papiers ressemblent plus à une toile émeri qu'à un support d'écriture valable!


    *L'esthétique? Une affaire de goût!

    Si plusieurs maisons s'adressent à la firme allemande Bock pour se procurer les plumes dont leurs stylos sont équipés, un certain nombre de fabricants réalisent toujours eux-mêmes les leurs comme Sailor ou Namiki. Même produites par Bock, les plumes sont personnalisées et reprennent la marque du stylo, l'indication du titrage en carats ou en millièmes, ainsi que l'indication de la caractéristique d'écriture. Les plumes modernes sont soit monochromes, or jaune ou blanc ou plaqué palladium, soit bicolores. Certaines sont plaquées PVD noir, selon une tendance récente. S'agissant de la taille des plumes, elle varie considérablement. Dés le début du 20ème siècle, les grandes maisons telles Waterman diffusaient une grande variété de taille de plumes, de la taille minuscule, à la taille colossale. On sait aussi que c'est la plume gigantesque et ouvragée du Montblanc 149 qui à, en grande partie, assis sa renommée. Les petites plumes, qui plus est capotées, ont aussi connu leurs heures de gloire, avec le fameux Parker 51, si prisé après la seconde guerre mondiale. Votre plume va vous accompagner longtemps, pour autant que vous ne la projetiez pas au sol, pointe la première et que vous la rinciez régulièrement ainsi que le réservoir et le conduit en aspirant de l'eau déminéralisée puis en la vidant ou, pour les stylos à cartouches, en immergeant, le temps d'une nuit, l'ensemble du bloc plume dans un verre d'eau froide...La plume reste un instrument de précision. Un alignement imparfait des becs, la perte de la pointe d’iridium ou le mauvais positionnement sur le conduit occasionneront autant de perturbations de son bon fonctionnement. Je vous déconseille de tenter de redresser vous -même une plume tordue: Les spécialistes sont là.

    Maintenant que vous en savez un peu plus sur cet "organe essentiel du stylo" je vous invite à le choisir avec beaucoup d'attention et à le choyer, afin qu'il vous satisfasse durablement! Vous pouvez nous contacter afin de faire ensemble une étude personnalisée du stylo de vos rêves.


    Source: Le Stylographe parution avril 2012


    Alors appelez-nous ou venez-nous voir!



            

      

    SOURCES   

    Blog superbe

    MONOGRAM

    http://www.stylo-monogram.fr/un-stylo-c-est-quoi-stylo-plume-montblanc-ecriture-mont-blanc-stylo-encre-dupont-namiki-sailor-waterman-parker-pelikan-pilot-sheaffer-cross-lamy-faber-castell,fr,3,28.cfm

      

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     Fichier:Collegesorbonne1550-1850.jpg

     

     

    La Sorbonne est un bâtiment du Quartier latin, propriété de la ville de Paris. Il tire son nom du théologien et chapelain de Saint Louis, du XIIIe siècle, Robert de Sorbon, le fondateur du collège de Sorbonne, collège consacré à la théologie dont il définit ainsi le projet : « Vivre en bonne société, collégialement, moralement et studieusement ». Ce terme de Sorbonne est aussi utilisé par métonymie pour désigner l’ancienne Université de Paris, sous l'ancien régime et de 1896 à 1971, ainsi que les anciennes facultés des sciences et des lettres de Paris. La façade baroque est celle de la chapelle Sainte Ursule, achevée en 1642. Cette dernière, déconsacrée depuis la loi de séparation des Églises et de l'État, est désormais utilisée pour des réceptions ou des expositions.

    La Sorbonne est le siège du rectorat de l'académie de Paris et de la chancellerie des universités de Paris. Elle abrite une partie des activités des universités Paris-I, Paris-III, Université Paris-Sorbonne et l'Université Paris Descartes, ainsi que celles de l'École pratique des hautes études, et l'École des chartes. La Bibliothèque de la Sorbonne est rattachée par convention aux universités de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et à l'Université Paris-Sorbonne.

    La chapelle de la Sorbonne fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 10 février 1887. Le Grand Amphithéâtre (entre autres salles et salons) fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 30 septembre 1975[. L'ensemble des bâtiments (façades et toitures) fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 30 septembre 1975.

     

    À ses origines, la Sorbonne est un collège pour étudiants en théologie fondé en 1253 au sein de l'Université de Paris par Robert de Sorbon, chapelain et confesseur du roi saint Louis, ainsi nommé d'après son village de naissance, dans les Ardennes. Comme les autres collèges de l'université, il devait accueillir des pensionnaires pauvres qui y disposaient de bourses, ainsi que des étudiants non pensionnaires. Le collège est ainsi destiné à sa fondation à abriter une vingtaine de personnes. À cet effet, saint Louis donna quelques maisons de la rue coupe-gueule, face à l'hôtel de Cluny, pour y installer les étudiants. Robert de Sorbon, par l'intermédiaire de Guillaume de Chartres[Lequel ?] achète et échange rapidement l'ensemble des abords de cette rue; en 1260, la majorité du site actuel est aux mains du collège.

     


    Fichier:Elevation chapelle sorbonne.png

     

    Il s'agit alors d'un ensemble épars de bâtiments divers, maisons, granges, etc. disposés dans un jardin. Une grande simplicité du bâti est maintenue à dessein par le fondateur qui instaure une règle de vie pieuse et austère. En dépit des achats et constructions ultérieures, cette relative austérité reste une des caractéristiques du collège. Au début du XVIIe siècle, il se présentait encore comme un ensemble de bâtiments disparates édifiés le long de la rue Coupe-Gueule, désormais appelée rue de la Sorbonne, entre le cloître Saint-Benoît au nord et le collège de Calvi au sud. Il comportait une chapelle construite au XIVe siècle dont la façade donnait sur la rue[2]. Le collège de Sorbonne devint le siège des assemblées de la faculté de théologie de l'université de Paris.

    Le cardinal de Richelieu, qui avait été élève au collège de Sorbonne en 1606-1607, en devint le proviseur en 1622 après le décès du cardinal de Harley. Face à l'état de délabrement du bâtiment, il entreprit un ambitieux programme de rénovation du collège. Les bâtiments, particulièrement mal commodes, étaient devenus nettement insuffisants au cours des deux derniers siècles. Le rôle des collèges avait en effet alors évolué : d'un simple gîte à l'attention d'une vingtaine de pensionnaires, il était devenu le siège d'une importante bibliothèque et un lieu d'enseignement, tandis que l'acquisition de terres et de rentes avait permis d'accroître le nombre de pensionnaires. Des travaux étaient urgents pour le nouveau proviseur du collège. À cette effet, il y agrégea deux collèges voisins, ceux de Calvi et des Dix-Huit et fit reconstruire les bâtiments dans un style classique.

      

    Richelieu chargea donc son architecte, Jacques Lemercier, de reconstruire l'ensemble afin de répondre aux exigences et au goût de l'époque. Le premier projet consistait à raser les bâtiments gothiques du collège et de son voisin méridional, celui de Calvi, tout en conservant la chapelle. Celle-ci, modernisée et agrandie, aurait servi de séparation entre deux cours de taille égale. Les travaux de démolition étaient en cours depuis 1629 quand Richelieu, conforté dans sa situation de premier ministre après la journée des dupes, fit retravailler le projet dans un sens plus ambitieux.

      

    Fichier:La place et la chapelle de la Sorbonne, par Victor Jean Nicolle (1754-1826).jpeg

    On abandonna le système des cours jumelles au profit d'une grande cour unique s'étendant au nord d'une nouvelle chapelle. Celle-ci prit rapidement des proportions monumentales, recouvrant tout l'espace jadis occupé par le collège de Calvi. Les travaux de reconstructions commencèrent en mai 1635 et le gros œuvre était presque terminé à la mort du cardinal en 1642. Seule la chapelle, aujourd'hui considérée comme le chef-d'œuvre de Lemercier et de l'architecture classique parisienne restait inachevée. La duchesse d'Aiguillon, héritière de Richelieu et exécutrice de son testament, dirigea la fin des travaux.

    Le nouveau collège doubla ainsi sa surface et se vit, en outre, doté d'une grande chapelle destinée à recevoir le tombeau du cardinal. En plus de ces aménagements, le cardinal léguait une partie de sa bibliothèque et de sa fortune à l'institution.

      

    Les bâtiments sous la Révolution

    Sous la Révolution française, les bâtiments furent fermés aux étudiants en 1791 et la société sorbonique fut dissoute en même temps que les universités de Paris et de province en conséquence de la loi Le Chapelier supprimant les corps intermédiaires. En 1794, la chapelle fut transformée en temple de la déesse Raison. Napoléon Bonaparte transforma le site en ateliers d'artistes[3].

    La Sorbonne au XIXe siècle, siège des facultés des sciences, des lettres et de théologie de Paris

     

    À partir de 1806, Napoléon réorganisa l'ensemble du système d'enseignement français en créant l'Université impériale. Elle regroupait tous les niveaux d'enseignement et comportait à ses niveaux les plus élevés les écoles spéciales et des facultés de cinq types : Faculté des sciences, Faculté des lettres, Faculté de théologie, Faculté de droit et Faculté de médecine. Les deux dernières retrouvèrent leurs locaux d'Ancien Régime, place du Panthéon et rue de l'école de Médecine, tandis que les trois autres s'installent dans les bâtiments de l'ancien collège du Plessis, puis en 1821 dans la Sorbonne de Richelieu. Le bâtiment devenait en outre le siège du rectorat de l'Académie de Paris.

    À la Restauration, le duc de Richelieu, premier ministre de Louis XVIII, voulut honorer la mémoire du cardinal en rendant tout son lustre à la Sorbonne. Il y fit construire un amphithéâtre de 1 200 places. Malgré ces aménagements, les vieux bâtiments du XVIIe siècle, abandonnés pendant les dix ans de la Révolution, s'étaient beaucoup dégradés. La concentration sur ce seul collège des étudiants en lettre, science et théologie de toute l'académie de Paris posa rapidement des problèmes d'exiguïté. La rénovation du complexe devenait une urgence qui traversa tout le XIXe siècle. Sous le Second Empire, on confia à Léon Vaudoyer le projet. Il conçut un palais avec une grande façade rue Saint-Jacques et une tour d'astronomie. La première pierre fut posée en 1855 mais le projet n'aboutit pas.

    La création de l'École pratique des hautes études mit encore plus en évidence les problèmes d'exiguité des lieux. Les nouveaux laboratoires d'enseignement et de recherche de la faculté des sciences, financés par l'École pratique, durent être installés dans des appartements de la rue Saint Jacques.

    Fichier:Sorbonne university main building entrance.jpg

    La nouvelle Sorbonne de Paul Nénot

     
     

    Un nouveau concours d'architecte, présidé par Charles Garnier, fut ouvert dans les années 1880 et remporté par l'élève de Charles Garnier, Henri-Paul Nénot. Il reprenait l'idée de Léon Vaudoyer de construire non plus un collège mais un véritable palais des sciences et des lettres. Refusant les tentations néogothiques qu'on voyait s'épanouir en Grande-Bretagne ou en Belgique pour les nouveaux collèges de Cambridge ou l'université de Gand, il livra un très bel exemple du classicisme haussmannien. Nénot déclara "l'université ne peut se passer de la tradition de l'architecture latine et a besoin de proportions et de règles dans ses bâtiments[5]".

    Malgré quelques protestations[6], la démolition des bâtiments, chapelle exceptée, dura dix ans, de 1884 à 1894, tandis que la première pierre du nouvel édifice était posée en 1885. Le président Sadi Carnot put inaugurer la première partie du complexe, au nord, en 1889, pour le centenaire de la Révolution française. L'ensemble des travaux ne fut achevé qu'en 1901.

    Le projet de Paul Nénot était à la fois simple et grandiose. La surface à lotir avait été étendue à un vaste îlot tout en longueur compris entre les rues Saint-Jacques, Cujas, des écoles et de la Sorbonne. Le terrain présentait une forte déclivité, s'élevant de façon importante au sud, suivant les pentes de la Montagne Sainte-Geneviève. La chapelle, devenue monument historique et occupant une surface importante au centre du site, devait être conservée. Ce n'était donc pas un ensemble facile à mettre en valeur. Nénot y délimita trois ensembles qui permettent véritablement de considérer son bâtiment comme un complexe regroupant plusieurs monuments, séparés par des rues intérieures transversales, les galeries Robert de Sorbon et Jean de Gerson :

    • au nord, sur la rue des écoles, il créa un vaste palais académique, destiné à recevoir l'administration du rectorat, la chancellerie de l'université et les secrétariats des deux facultés qui devaient occuper le site.
    • au sud, un ensemble d'ailes assez basses, organisées autour de cours nombreuses et aménageables, destiné à accueillir les laboratoires de la faculté des sciences. Chaque département y disposait de locaux spécialement adaptés à sa discipline.
    • entre les deux, un ensemble généraliste autour d'une cour d'honneur, regroupant de vastes salles, de grands amphithéâtres et une bibliothèque centrale, apte à accueillir toutes sortes d'enseignements, mais en particulier ceux de la faculté des lettres.

    Les espaces initialement prévus pour la faculté de théologie, supprimée en 1885, furent attribués à l'École nationale des chartes[7], qui devenait ainsi la deuxième école spéciale après l'Ecole pratique des hautes études à s'installer dans le complexe de la Sorbonne.

    En 1896, une loi regroupa les facultés de droit, lettres, médecine et sciences d'une même académie en une personne morale, l'université. La Sorbonne, déjà siège du rectorat de Paris, devenait par là le siège de la nouvelle Université de Paris. Le recteur de l'académie de Paris cumula dès lors sa charge avec celle de chancelier de l'université de Paris, augmentant notablement ses besoins en place et en personnel dans le bâtiment. De la même façon, l'augmentation rapide du nombre d'étudiants, imposa la construction d'annexes autour du bâtiment : (Institut de géographie, Institut d'Art et d'Archéologie)[8]. D'abord modestes, ces annexes devinrent après la Seconde Guerre mondiale, de gigantesques complexes rivalisant en taille avec la maison mère, à l'image du campus de Jussieu, de celui de Nanterre, etc.[9].

      

      

    Le Palais

     
     

    Chaque ensemble était construit selon un thème architectural. Le palais, au Nord, était ainsi la seule partie entièrement conçue dans des matériaux nobles, affichant sur les rues comme dans les cours un appareil de pierre de taille sommé de grands toits pentus d'ardoise. Sa façade principale, sur la rue des écoles, au nord, était édifiée dans un style néo-Renaissance des plus grandiloquents. Au premier étage, d'immenses fenêtres à meneaux de pierre marquaient ainsi cette inspiration. À l'intérieur, un grand vestibule de pierre claire décoré de reliefs et de statues s'ouvrait sur un monumental escalier à double révolution desservant un grand amphithéâtre plus proche d'une salle de spectacles que d'une salle de cours.

      

    Il était décoré dans des tons de vert, couleur traditionnellement attachée au savoir et très présente dans le bâtiment. Son mur de scène fut confié au peintre Puvis de Chavannes qui y figura le bois sacré de la connaissance. L'escalier menait à un palier à éclairage zénithal largement ouvert sur le rez-de-chaussée, faisant ainsi office de puits de lumière. Un vaste péristyle en dessinait les contours et soutenait une verrière dont le médaillon central figurait les armoiries de la ville de Paris en vitrail.

      

    Au dessus du vestibule, depuis le palier, on accédait à une enfilade de salons ouvrant sur la rue et destinés à accueillir les cérémonies de l'université et du rectorat. Cette partie, particulièrement prestigieuse regorgeait de peintures murales évoquant les grands moments de l'université de Paris, de la concession de Saint-Louis à l'inauguration de la nouvelle Sorbonne.

    Au rez-de-chaussée, le vestibule s'ouvrait à ses extrémités sur deux galeries, les amphithéâtres Michelet et Quinet à l'est et les bureaux du rectorat à l'ouest. Les deux galeries, bordées d'arcades de pierre de taille garnies de boiseries et de peintures figurant les principales villes de l'histoire universelles, longeaient le grand amphithéâtre et aboutissaient, après une volée de marches, à la galerie Robert de Sorbon. Elles étaient longées vers l'extérieur de l'îlot par deux cours éclairant les secrétariats des deux facultés résidentes. L'ensemble possédait une grande lisibilité puisque toute la partie ouest, rectorat excepté était dévolue à l'administration de la faculté des lettres, tandis qu'en symétrique, toute la partie est était dévolue à l'administration de la faculté des sciences. Au niveau de la galerie Robert de Sorbon, entre les galeries des sciences et des lettres, se trouvait la salle des autorités, communiquant avec la scène du grand amphi. Décorée d'allégories des sciences peintes dans les styles pointilliste et fauve, elle était le lieu de préparation et de repos des sommités appelées à intervenir dans le grand amphi et servait de coulisses pour les représentations qui s'y déroulaient.

    La Faculté des lettres

     

    La partie centrale du bâtiment fut ensuite construite. La cour d'honneur avait été conçue de manière à évoquer une architecture Louis XIII et à ne pas trancher avec la chapelle qui en occupait le bord méridional. Elle était bordée au nord par un auvent à colonnes ouvert dans le rez-de-chaussée du bâtiment. Elle s'ouvrait sur la rue à l'ouest par une porte cochère et sur le hall des amphis à l'ouest. Celui-ci était une réplique plus modeste du grand vestibule du palais. Il s'ouvrait sur un escalier menant à la bibliothèque et sur cinq salles de cours : les amphithéâtres Descartes, Guizot, Turgot et Richelieu, ainsi que sur la salle Louis Liard, anciennement salle des doctorats. Les trois premiers étaient des salles rectangulaires à gradins, ornés de boiseries basses et d'une peinture au dessus de l'estrade. Derrière chaque estrade se trouvait un bureau pour que le professeur puisse recevoir ses étudiants. L'amphithéâtre Richelieu était de conception très différente, puisqu'il était rond. Là encore, boiseries et peinture en décoraient les murs. Autre spécificité, ces derniers étaient vert pomme et ornés sur toute leur hauteur de motifs floraux. La salle Louis Liard, enfin, était une salle prestigieuse destinée aux soutenances de doctorat et aux réunions académiques. Son décor était néo-rococo et un grand portrait du Cardinal de Richelieu trônait au dessus de l'estrade. À l'arrière, ici encore, on trouvait une petite salle destinée à la délibération des jurys de doctorat.

     

    À l'étage, sur toute la longueur de la cour, s'étendait la vaste bibliothèque de la Sorbonne Afin de ne pas réduire la luminosité en obstruant une partie des fenêtres avec des rayonnages, elle fut dès le début une bibliothèque avec peu de livres en libre accès. De part et d'autre de l'entrée, où se situaient le guichet et les catalogues, s'organisaient deux espaces de lecture : les lettres au nord et les sciences au sud. Le long vaisseau était décoré de deux scènes historiques à ses extrémités et les murs étaient recouverts de toiles marouflées aux grands motifs art nouveau dans des tons vert-d'eau. Un système de ventilation très novateur était ménagé dans les frises en fontes du plafond et permettait de chauffer la salle en hiver. Sur les cours intérieures, au dessus des amphithéâtres Turgot et Guizot, s'élevaient cinq puis huit étages de magasins. Des salles séparées, pour les professeurs et pour accueillir la bibliothèque de Victor Cousin, jouxtaient la grande salle. Au même niveau que la bibliothèque, sur la rue Saint-Jacques se situaient les deux musées de l'université, celui de minéralogie et celui de (aide bienvenue), qui complétaient ces archives du savoir.

    Cette partie du bâtiment était la plus récente et on pouvait y constater un changement dans le goût dominant : le décor y faisait une plus large part au bois et aux toiles peintes. L'influence du style art-nouveau était palpable. Les escaliers de cette partie centrale du bâtiment étaient ainsi décorés des mêmes toiles peintes aux délicats motifs vert-d'eau que la bibliothèque, bien qu'elles aient été par la suite recouvert d'un badigeon beige. Le contraste était donc saisissant avec la décoration du palais, juste à côté, décoré dans le style triomphant et propagandiste si cher aux débuts de la troisième république. Le long des rues extérieures, s'échelonnaient quatre étages de salles de cours. Sur la rue Saint-Jacques, se trouvait une tour à deux coupoles destinée à accueillir l'observatoire de la Sorbonne. Par souci d'économie, seules les façades sur les rues et la cour d'honneur furent ici réalisées en pierre de taille; les ailes donnant sur les cours intérieures étaient en brique.

    Fichier:Sorbonne - Hall entree 2.jpg

    La Faculté des Sciences

     

    Cet ensemble était traversé sur toute sa longueur par la galerie Richelieu, qui s'achevait au sud par une nouvelle volée de marches destinées à compenser la pente de la montagne. Au sud s'étendaient les bâtiments de la faculté des sciences, avec seulement deux à trois étages en moyenne et réalisés dans un style industriel mêlant appareil de briques et auvents métalliques. Cette section du bâtiment comportait surtout des laboratoires et des bureaux mais aussi quelques beaux amphithéâtres : ceux de chimie et de géologie, notamment au niveau de l'entrée. Il s'agissait de deux amphithéâtres ronds en boiseries, et dont le haut de l'estrade était peint de paysages dans un style néo-impressionniste. Ce sont actuellement les amphithéâtres Bachelard et Oury (dits de gestion).

    Fichier:Sorbonne - Hall 2bis.jpg

      

    La Sorbonne éclatée : l'après mai 68

     

    En mai 1968, la Sorbonne est le bastion des manifestations étudiantes, ayant débuté avec le mouvement du 22-Mars à la faculté de Nanterre, qui aboutirent en un ample mouvement contestataire dans toute la France. La première émeute de mai 1968 se déclenche suite à l'intervention de la police dans la cour de la Sorbonne. Le 3 mai, des centaines d'étudiants se sont en effet rassemblés dans la cour en prévision d'une attaque d'Occident. Il y a là toutes les tendances de l'extrême gauche : trotskystes, maoïstes, ou anarchistes. Les services d'ordre d'extrême gauche sont armés de manches de pioche et prêts à l'affrontement. En faisant appel à la police, le recteur-président de l'université va ainsi déclencher la première émeute du mois de mai. À partir du 13 mai, la grève générale commence et la Sorbonne est occupée.

    L'Assemblée nationale élue en juin 1968 après la dissolution décidée par le général de Gaulle s'attaque aussitôt à la réforme universitaire. En 1971, l'Université parisienne est éclatée en treize universités nouvelles. Tandis que les annexes sont partagées entre les différentes universités filles, le complexe de la Sorbonne, propriété de la ville de Paris, est placé dans un régime d'indivision géré par la chancellerie des universités de Paris. Six établissements d'enseignement se maintiennent dans les locaux : les universités Paris I, Paris III, Paris IV et Paris V ainsi que l'École des Chartes et l'EPHE. Cette multiplication d'acteurs a favorisé l'accumulation de difficultés et d'inégalités dans gestion du monument.

    Dans le même temps, un processus de fermeture du bâtiment déjà enclenché par le déménagement de la faculté des sciences s'accélère afin de neutraliser le site : les étudiants de premier cycle, plus nombreux et réputés plus remuants, sont délocalisés sur des sites périphériques comme le centre Pierre-Mendès-France, le centre Censier ou le centre Clignancourt, réduisant notablement le nombre d'étudiants dans le bâtiment. De même, la partie basse du complexe, le palais académique, est fermé aux étudiants, tandis que sous l'effet du plan Vigipirate, devenu permanent à la suite des attentats du 11 septembre 2001, la Sorbonne est, en principe, fermée au public. Si l'on fait exception de quelques rares visites groupées organisées par la Chancellerie et des journées européennes du patrimoine, seuls les étudiants et le personnel des établissements ayant des locaux dans la Sorbonne, ainsi que les lecteurs de la bibliothèque de la Sorbonne, peuvent y entrer.

    Malgré cela, le caractère symbolique du monument dans la contestation étudiante et la tentation de réitérer le mythe de mai 68 restent forts. C'est ainsi qu'en 2006, plusieurs centaines de manifestants, luttant contre la loi dite « sur l'égalité de chances », ont occupé la Sorbonne pendant trois nuits (du 8 mars au 11 mars au matin : « la prise de la Sorbonne ») avant d'être évacués par les forces de l'ordre.

    Le quartier a été bouclé pendant plusieurs semaines ; ce bouclage est pourtant passé inaperçu — voir un des rares documents sur le sujet, le court-métrage Sorbonne interdite[10]. Le bâtiment a été fermé aux étudiants et aux enseignants à la demande du rectorat désireux d'éviter toute nouvelle occupation et tout nouveau dégât. Elle a rouvert le 24avril2006. Au cours de cette période, les bâtiments du Panthéon, situé au 12 de la place du Panthéon, continuaient à recevoir étudiants et enseignants.

    Des étudiants ont immédiatement voté la réoccupation de l'université avant d'être à nouveau expulsés le soir même. Les cours n'ont pu reprendre que progressivement avec le déploiement d'un important dispositif policier tout autour de l'université. Au-delà de la lutte contre le CPE, une partie des étudiants a cherché à imiter sans vrai discernement, semble-t-il, l'esprit de mai 68. Les dégâts causés par les manifestants se sont chiffrés à 800 000 euros, ce qui a contraint l'université à développer la location de ses locaux - déjà existante vu l'histoire du lieu, pour des tournages de films ou de téléfilms, afin de payer les travaux qui ont nécessité la fermeture du bâtiment et l'annulation de nombreux cours.

    Le 19 février 2009 suite à une manifestation la Sorbonne fut occupée par des étudiants pendant plusieurs heures avant d'être expulsés par la police.

      

    Fichier:Amphithéâtre Sorbone.JPG

    Un monument menacé

    L'événement le plus important de ce siècle pour le monument a sans doute été le démembrement de l'université et la multiplication subséquente de ses occupants. Chaque institution a en effet sa propre politique concernant le bâtiment, en dépit de l'autorité théorique de la Mairie de Paris et de la Chancellerie des Universités sur la gestion du complexe. La chose est saisissante quand on arpente les couloirs : suivant l'occupant des murs, ceux-ci peuvent passer du blanc immaculé au jaune sale. L'installation non concertée de gaines techniques (électricité, téléphone, réseau local) par chacun des acteurs pose en outre des problèmes importants, à tel point que la réfection globale de ces réseaux fait partie des missions assignées par la mairie de Paris à la campagne de mise en sécurité de la Sorbonne.

      

    Fichier:Salle Saint-Jacques (Bibliothèque de la Sorbonne).jpg

      

    Une autre menace, qui ne pèse plus sur l'intégrité du monument, mais sur sa vocation[est dénoncée depuis plusieurs années par les étudiants du complexe: il s'agit de la mainmise toujours plus importante des services de la chancellerie sur le bâtiment. Le rapport Larrouturou[ sur l'immobilier universitaire parisien s'en est également étonné, dans la mesure où la chancellerie possède de nombreux autres immeubles dans Paris. Il est vrai que, théoriquement, celle-ci attribue les espaces qui se libèrent dans le complexe au fil des départs, mais elle s'en est attribué plusieurs, notamment dans l'ancienne faculté des sciences, faisant craindre aux organisations étudiantes une politique de grignotage et d'expulsion des étudiants. Il n'est pas faux qu'un certain nombre de précédents existent, notamment en ce qui concerne le palais académique, qui abritait le rectorat et la chancellerie, mais aussi les secrétariats des facultés. Or ces derniers font aujourd'hui partie des espaces attribués à la chancellerie.

     

    À la suite de la réforme des universités de 1970, le bâtiment de la Sorbonne fut placé dans un régime d'indivision entre différentes institutions. La Ville de Paris est propriétaire des lieux, avec obligation perpétuelle d'y maintenir le siège de l'académie de Paris ; la chancellerie des universités de Paris, quant à elle, gère le monument. D'autres institutions comme les Cours de civilisation française de la Sorbonne et la Bibliothèque de la Sorbonne y ont leur siège, de même que l'École des chartes et l'École des hautes études. Ces dernières, néanmoins, devraient bientôt déménager sur la rive droite, notamment sur le futur Campus Condorcet. Quatre universités disposent de locaux dans la Sorbonne et utilisent ainsi ce nom[21] ainsi que l'observatoire de la Sorbonne :

    Le nom « Sorbonne » est ainsi une marque disputée par différentes institutions. Il s'agit en effet d'un véritable enjeu de taille pour ces institutions, dans la mesure où le nom Sorbonne concentre en lui seul toute la réputation de l'ancienne université de Paris. On a ainsi vu au début de l'année 2010 les différents PRES de Paris se battre autour de ce nom, considéré comme une marque porteuse de prestige et attractive pour les étudiants étrangers. Finalement, trois PRES utilisent ce nom :

     

    SOURCES / WIKIPEDIA  - références bibliographiques sur le lien de WIKIPEDIA

     

     

     


     

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    Molière (Jean-Baptiste Poquelin)

    De sa naissance à sa reconnaissance

      

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    Molière

    Né en 1622 à Paris, Molière de son vrai nom Jean-Baptiste Poquelin fils d’un tapissier du roi fit ses études dans un collège de Jésuites qui accueillait les fils de la noblesse et de la riche bourgeoisie. Il se détourna de la carrière que son père lui destinait au profit de la création d’une troupe de comédiens : « L’Illustre Théâtre ».

    Cette troupe fut constituée en juin 1643, elle se produisit dans deux salles. Ce fut l’échec et la faillite, et le jeune Poquelin fut emprisonné pour dettes. Libéré après quelques jours, il partit pour la province. La troupe où il entre est signalée en Gascogne, en Bretagne, en Languedoc et enfin dans la région du Rhône. En 1650, il fut choisi par ses compagnons pour être leur chef, il abandonne son patronyme au profit de Molière.

    Cette troupe est souvent présentée comme une bande de miséreux, toujours sur les chemins, faisant presque l’aumône. C’est totalement faux ! Bien au contraire ces gens restaient plusieurs mois dans la ville où ils se produisaient, ils y louaient une maison et plaçaient en rente des sommes importantes.

    En octobre 1658, après plusieurs années passées en province, ils jouèrent pour la première fois devant Louis XIV, et obtinrent la jouissance de la salle du Petit-Bourbon. En 1660, ils durent la quitter, Louis XIV mit alors à leur disposition la salle du Palais-Royal, construite par Richelieu et demeurée sans emploi depuis sa mort. C’est là que Molière joua jusqu’à son dernier jour. Cette salle appelée de nos jours la Comédie Française, a un autre nom qui en dit long : « La maison de Molière ».

    Les ennuis commencent

    Très vite, il se heurta aux Comédiens du roi. Ceux-ci utilisèrent tous les moyens pour le perdre et firent jouer des pièces où il se voyait insulté de la façon la plus ignoble. Il eut d’autres ennemis. Les plus acharnés furent les dévots. Un curé de Paris réclama contre lui, dans un libelle furieux, la peine du bûcher. Les médecins ne prenaient pas ses moqueries à la légère. Les marquis, à la cour, se déchaînaient contre lui. Il eut longtemps pour lui le soutient déclaré de Louis XIV. Mais, quand il mourut, il y avait un an que cet appui lui manquait, toute la faveur royale allait alors à Lully.

    Sa vie privée n’a pas été facile non plus. Epousant une jeune comédienne de sa troupe, Armande Béjart qui était officiellement la sœur de son ancienne maîtresse Madeleine Béjart, mais, selon toute vraisemblance la fille de l’illustre actrice ; les ennemis de Molière osèrent prétendre que ce dernier était son père, et portèrent cette infâme accusation jusqu’au roi. Et ce qui atteignit peut-être plus profondément Molière, c’est qu’Armande lui fut scandaleusement infidèle. Il en souffrit, puis il pardonna ; les deux époux reprirent la vie commune.

    Sa mort

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    Molière

    Contrairement à la légende qui veut que Molière soit mort sur scène, il monta sur la scène du Palais-Royal au soir du 17 février 1673 et fut pris d’un malaise au cours de la 4ème représentation du Malade imaginaire. Il mourut à l’âge de 51 ans chez lui dans la soirée. Il fut inhumé de nuit, de façon quasi clandestine le 21 février 1673. Le clergé de Saint Eustache, ayant refusé de lui donner une sépulture chrétienne en raison de l’excommunication de tous les comédiens, Armande Béjart son épouse alla trouver Louis XIV pour qu’il intervienne auprès de l’archevêque de Paris. Suite à cette intervention, Mgr du Harlay prononça l’ordonnance suivante :

    « Nous avons permis au sieur curé de Saint Eustache de donner la sépulture ecclésiastique au corps du défunt Molière dans le cimetière de la paroisse, à condition néanmoins que ce sera sans aucune pompe et avec deux prêtres seulement et hors des heures du jour et qu’il ne se fera aucun service solennel pour lui, ni dans la dite paroisse, ni ailleurs ».

    Mais en réalité le cortège fut plus important que prévu, une grande foule de gens du peuple accompagnèrent le corps qui fut inhumé au cimetière Saint Joseph officiellement au pied de la croix.

    Où repose réellement Molière ?

    - Le 21 février 1673 Molière est inhumé au cimetière Saint Joseph, sous la croix
    - 22 ans plus tard Jean de la Fontaine aurait été inhumé au même endroit.
    - En 1732 il apparaît dans les textes que Molière n’aurait pas été enterré sous la croix, mais dans un endroit plus éloigné attenant à la maison du chapelain.
    - Le 6 juillet 1792, suite à la fermeture du cimetière on exhume des ossements situés près de la maison du chapelain en pensant que ce sont les restes de Molière.
    - Le 21 novembre 1792 on recherche les restes de La Fontaine au pied de la croix.
    - Les ossements de Molière et de La Fontaine furent recueillis dans deux bières en sapin déposées dans la crypte de la chapelle du cimetière.
    - Ces deux bières furent abandonnées pendant 7 ans.
    - En 1800 la chapelle est démolie, et les autorités donnent les deux bières à Alexandre Lenoir qui les remplace par deux sarcophages qu’il place dans son musée des monuments français où ils restèrent jusqu’à la suppression du musée.
    - Le 6 mars 1817 les sarcophages furent conduits à l’église Saint Germain des Prés où on célébra une messe pour Molière et La Fontaine et de là au cimetière du Père Lachaise où ils sont encore.

    Tout semblerait limpide mais voilà :

    - Jean de la Fontaine n’a pas été inhumé sous la croix du cimetière Saint Joseph, mais sous la croix du cimetière des Innocents.
    - Tous les restes du cimetière des Innocents ont été placés dans les Catacombes.
    - Si Molière n’a pas été inhumé près de la maison du châtelain, mais bien sous la croix du cimetière Saint Joseph, tout laisse à penser que la sépulture actuelle de Molière pourrait renfermer les restes d’un inconnu, que celle de La Fontaine contiendrait ceux de Molière.
    - Et pourquoi pas aucun des deux. Il faut voir dans ces sépultures que deux cénotaphes qui ne sont que des monuments érigés à la gloire de ces personnages sans en contenir réellement les corps.

    Ses principales oeuvres

    • L’étourdi ou les contretemps (1655)
    • Le dépit amoureux (1656)
    • La jalousie du barbouillé
    • Le médecin volant
    • Les précieuses ridicules (1659)
    • Sganarelle ou le cocu imaginaire (1660)
    • Dom Garcie de Navarre ou le prince jaloux (1661)
    • L’école des maris (1661)
    • Les fâcheux (1661)
    • L’école, des femmes (1662)
    • La critique de l’école des femmes (1663)
    • L’impromptu de Versailles (1663)
    • Remerciement au roi (1663)
    • Le mariage forcé (1664)
    • Les plaisirs de l’île, enchantée (1664)
    • La pr1ncesse d’Elide (1664)
    • Le tartuffe ou l.’ imposteur (1664-1669)
    • Sonnet (à la motte de Vayer sur la mort de son fils) (1664)
    • Don juan ou le festin de Pierre (1665)
    • L’amour médecin (1665)
    • Quatrains... (1665)
    • Le misanthrope ou l’atrabilaire amoureux (1666)
    • Le médecin malgré lui (1666)
    • Melicerte (1666)
    • Pastorale comique (1667)
    • Le sicilien ou l’amour peintre (1667)
    • Ballet des muses (1667)
    • Amphitryon (1667)
    • George Dandin ou le mari confondu (1668)
    • L’avare (1668)
    • Boutsrimés au roi, sur la conquête de la Franche-Comté (1668)
    • La gloire du dôme du Val de Grâce (1669)
    • Monsieur de Pourceaugnac (1670)
    • Les amants magnifiques (1670)
    • Le bourgeois gentilhomme (1670)
    • Psyché (1671)
    • Les fourberies de Scapin (1671)
    • La comtesse d’Escarbagnas (1671)
    • Les femmes savantes (1672)
    • Le malade imaginaire (1673)
    par Webmaster
    Publié le 31 octobre 2002 - Modifié le 10 janvier 2012
     
     
     
     
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    L’écossais Arthur Furguson possédait d’exceptionnels talents de vendeur, mais, comme bien d’autres génies, il ignorait tout de ce don jusqu’au moment fatidique où l’étincelle jaillit de l’occasion et de l’inspiration conjuguées. C’est à Trafalgar Square, par une belle matinée de 1920, que le destin sourit à Furguson lorsqu’il surprit un riche Américain contemplant avec dévotion la célèbre colonne qui surmonte la statue de Nelson.


     



    S’improvisant guide touristique, Furguson expliqua au touriste béat que le monument représentait l’amiral Nelson, glorieux héro de l’histoire anglaise. Sans la statue, la place ne serait plus jamais la même. Mais, hélas! Les dettes de l’empire avait trop besoin d’être épongée et tout devait disparaître : la colonne, la statue, la fontaine et les lions. Bouleversé, l’Américain s’enquit du prix. A peine 6 000 livres, soupira Furguson. Bien sûr, il ne s’agissait pas de céder le monument à n’importe qui; l’acheteur devait se montrer digne d’accueillir ces émouvants témoignages d’une grandeur passée. Par heureuse coïncidence, c’était lui-même, Furguson, qu’on avait chargé de négocier cette affaire délicate, laquelle devait bien entendu rester secrète. L’Américain supplia Furguson de lui accorder la priorité. Harcelé, ce dernier consentit finalement à demander des instructions téléphonique à ces supérieurs.
    Big Ben et Trafalgar Square


     

    Tout fut réglé en quelques instants. C’était d’accord. L’Empire britannique se montrait disposé à accepter immédiatement un chèque et à conclure l’affaire sans autre délai. Serviable, Furguson alla jusqu’à confier à son nouvel ami le nom et l’adresse d’une entreprise digne de confiance qui se chargerait de démonter le monument et d’en assurer le transport. L’Américain lui tendit un chèque en échange d’un reçu, et les deux hommes se séparèrent fort contents l’un de l’autre. Ferguson se mit immédiatement en devoir d’encaisser le chèque. De son coté, son client prenait contact avec la société indiquée; mais celle-ci montra une curieuse réticence à faire ce qu’on lui demandait, et lui en donna les raisons. Pourtant, ce n’est qu’après avoir eu une entrevue avec les policiers de Scotland Yard que le naïf acheteur consentit à reconnaître qu’il avait été berné… Cette année-là, la saison d’été à Londres fut une des plus fructueuse pour Ferguson. Seule la police ne partageait pas sa satisfaction : tantôt un Américain venait se plaindre d’avoir payé 1 000 livres pour Big Ben, tantôt un autre « client » assurait avoir effectué un paiement comptant de 2000 livres sur Buckingham Palace dont on lui refusait pourtant la livraison!



     

    Statue de la liberté et Maison Blanche



     

    Furguson en déduisit que, les Américains constituaient ses meilleurs clients, il pourrait être intéressant de poursuivre ses opérations dans leur propre pays.En 1925, il se rendit à Washington, où il loua la Maison-Blanche à un éleveur de Bétail pour une durée de 99 ans, au prix modique de 100 000 dollars par an, le loyer de la première année étant payable d’avance.Furguson pouvait envisager une retraite dorée mais il voulu quitter la scène de ses exploits avec une apothéose. Il découvrit alors la victime idéale, un Australien de Sydney, pour lequel il déploya toutes les ressources de son ingéniosité. Le port de New York allait être agrandi; la statue de la Liberté gênait les travaux. Bien sûr, des souvenirs sentimentaux y restaient encore attachés; mais cela ne devait pas entraver la marche du progrès, et le gouvernement fédéral acceptait de céder le monument à quiconque voudrait l’emporter.

    L’Australien consacra fébrilement les journées suivantes à se faire envoyer les fonds nécessaires, 100 000 dollars, depuis Sydney. Furguson ne le lâchait pas d’une semelle, l’empêchant soigneusement de se vanter de la superbe affaire qu’il venait de conclure. En souvenir de la transaction, Furguson consentit à se laisser photographier côte à côte avec son client au pied de la Statue dont ce dernier allait devenir l’heureux propriétaire.Comme la somme tardait à venir, Furguson montra quelque impatience, ce qui éveilla les soupçons de l’Australien. Il finit par se rendre à la police muni de la photographie. C’était la piste que les policiers espéraient depuis longtemps. L’Australien les mena directement à Furguson qui fut promptement arrêté. Il fut condamné à cinq années de réclusion, une bien petite peine en regard de la fortune qu’il avait amassée. Relâché en 1930, il vécut à Los Angeles, dans l’opulence grâce à de nouvelles escroqueries, jusqu’à sa mort survenue en 1938.



     

    Extrait du livre: Facts and fallacies ( Sélection du Reader's Digest ) 1988 P. 430-431

    Textes ajoutés par Sehrus
    Dernière modification: Vendredi 16 Mars 2007

      

      

     

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    - L'ATTENTAT TERRORISTE DU WORLD TRADE CENTER -
    (11 Septembre 2001)


    Le World Trade Center

    Les attentats du 11 septembre 2001 ( abréviations : 11/9, 11 Septembre ou 11-Septembre et, en anglais, 9/11 ), le plus grand attentat terroriste jamais perpétré dans l'Histoire, frappèrent New York et Washington à l'aide d'avions de ligne détournés, dans la matinée du jour éponyme.

    Le terme regroupe une série d'évènements synchronisés qui se déroulèrent dans le nord-est des États-Unis d'Amérique : trois avions commerciaux (sur quatre détournés) furent précipités sur des immeubles représentatifs de la puissance américaine, économique pour les tours jumelles du World Trade Center à Manhattan, New York, et militaire pour le le Pentagone, siège du ministère de la Défense des États-Unis, à Washington. Les "Twin Towers" s'effondrèrent spectaculairement moins de deux heures après les impacts, ainsi qu'une troisième tour proche dite WTC7, le Pentagone fut endommagé.

    Les victimes ont été chiffrées à 2 997 morts et disparus présumés morts, plusieurs milliers de personnes blessées et dizaines de milliers d'autres, notamment parmi les sauveteurs, atteintes de maladies induites par l'inhalation de poussières toxiques. Si l'on excepte la sanglante bataille d'Antietam (1862), le 11 septembre 2001 est la journée la plus meurtrière de l'histoire des États-Unis, dont le territoire avait été épargné depuis la fin de la guerre de sécession. Souvent comparé à l'agression japonaise sur Pearl Harbour (7 décembre 1941), l'événement a été plus meurtrier, et a surtout touché des civils, de surcroît à un centre névralgique de l'Amérique.

    La thèse du complot terroriste islamiste fut immédiatement présentée par les grands médias et les autorités américaines, puis soutenue par le rapport de la commission chargée d'enquête (Commission Kean). Selon cette thèse, les dix-neuf pirates de l'air qui ont effectué ces attentats-suicides étaient membres d'Al-Qaida. Jamais officiellement revendiqués, ils ont été condamnés par tous les États de la planète, sauf l'Irak baasiste.

    Evénement sans précédent comparable, les attentats du 11 septembre ont été vécus presque en temps réel par des centaines de millions de télespectateurs à travers le monde. La surprise et, pour beaucoup, le choc psychologique ont été considérables, notamment en Amérique et en Occident. Ils ont généré de part le monde des effets puissants et persistants, notamment politiques, psychologiques et économiques. Le gouvernement des États-Unis a adopté un comportement sécuritaire. Les étrangers présents sur le sol américain sont soumis à des mesures de surveillance spécifiques. Sur le plan de la politique étrangère, les éléments les plus visibles de la suite donnée par l'administration américaine aux attentats sont le lancement de la guerre contre le terrorisme (dont la guerre d'Afghanistan en 2001), la dénonciation de l' « Axe du Mal » et, bien qu'aucun lien n'ait été officiellement établi entre Bagdad et les auteurs de l'attentat, le lancement de la guerre en Irak en 2003.

    Sommaire

    Attentats : les faits

    Avec leur charge en carburant estimée à 45 000 litres[1] chacun, les avions ont été utilisés comme bombes incendiaires volantes. Des quatre avions détournés, seul le vol UA93 ne put atteindre sa cible, s'étant écrasé dans une mine à ciel ouvert désaffectée de la Pennsylvanie alors qu'il se dirigeait vers la capitale.

    Selon le rapport officiel, quelques passagers et membres d'équipage ont pu passer des appels téléphoniques mentionnant la présence de pirates de l'air armés de cutters, qu'ils ont utilisés pour menacer ou tuer du personnel navigant et des passagers lors de la prise de contrôle de l'avion. La commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis, n'a pu seulement établir que deux des pirates de l'air avaient récemment acheté des couteaux suisses Leatherman[2]. Des menaces de bombe ont été faites sur trois des avions (pas sur l'American 77).

    Les détournements

    Les vignettes ci-dessous présentent les trajets des détournements tels que reconstitués par le rapport de la « Commission 9/11 »

    Selon l'étude du NTSB de l'hiver 2001-2002, rendue publique en août 2006[3], les vols UA175 et AA11 étaient programmés pour décoller à une minute d'intervalle, mais le premier quitta le sol avec 16 min de retard et atteignit sa cible très exactement 16 min après que AA11 ait frappé la tour Nord, la durée de vol ayant été de 49 min (48 min pour AA11).
    Ces parcours ne correspondent pas à une minimisation du temps d'exposition à la réaction de la défense aérienne : après la prise de contrôle par les kamikazes, le vol 11 fut maintenu 13 min durant dans une direction (le Nord-Ouest) qui l'éloignait de son objectif. Ce choix apparamment aberrant se retrouve pour le vol 175 avec son large détour au dessus du New-Jersey pour revenir sur Manhattan par le Sud.

    La même remarque doit être faite pour les vols AA77 et UA93 : le caractère tardif de la prise de contrôle des avions (après 26 et 45 min) résultait en un éloignement important de leur cible, accroissant d'autant les facultés d'intervention de la défense aérienne.

    Réaction de la défense aérienne

    Les procédures qui règlent la coordination entre la l'aviation civile et la défense aérienne, en place depuis les années 60, fonctionnaient de manière satisfaisante (67 sorties entre septembre 2000 et mai 2001). Elles furent cependant modifiées début juin 2001 en privant les commandants de bases de leur autonomie de décision, les plaçant en dépendance du Secrétaire à la défense (Donald Rumsfeld, au Pentagone). Le NORAD disposait ce jour-là pour la côte est de huit chasseurs armés et prêts à décoller.

    Les espaces de temps offerts par les détournements furent conséquents : prenant comme signal d'alarme le radio-mutisme du vol AA11 (8h14), à l'instant des impacts successifs, 33, 49, 83 et 112 minutes se sont écoulées. Aucun des avions de chasse ayant été mis en oeuvre n'a été capable d'interférer avec les vols piratés. le NORAD a soutenu que cette faillite majeure du système de protection de l'espace aérien était due aux délais pris pour transmettre les incidents de vol (24 et 39 minutes pour les vols AA11 et AA77) ou leur non transmission. Reprenant les données du NORAD, la commission Kean exposa que les militaires auraient été avertis quelques minutes seulement avant les impacts des vols AA11 et AA77, et après les impacts pour les autres. Cependant, les choix opérés par le NORAD suscitèrent des interrogations. Selon la déposition du 13 septembre du général Myers, confirmée par la conférence de presse du vice-président Dick Cheney du 16, aucun avion de chasse aurait été mis en oeuvre avant l'impact du vol AA77 contre le Pentagone. La chronologie du NORAD, publiée le 18, indiquait que des chasseurs avaient décollé à 8h44 et 9h30. Selon la commission Kean, les premiers chasseurs décollèrent à 8h52, 38 minutes après le détournement du vol AA11. Ces chasseurs ne furent pas commandités à une base proche de New-York comme Atlantic City, à 90 km au Sud-Ouest, mais à celle d'Otis, proche de Boston, éloignée de 240 km. Après avoir volé au quart de leur vitesse maximale, ils se trouvaient à 114 km de New-York lorsque le vol UA175 percutait la tour Sud. Après avoir atteint New-York à 9h11, ils furent affectés à patrouiller l'espace aérien new-yorkais. Pendant ce temps, le NORAD faisait décoller d'autres chasseurs de la base de Langley, située 210 km au sud de Washington au lieu de celle d'Andrews, à 15 km de la capitale, laquelle maintenait deux escadrons de chasseurs en alerte permanente. Pour cette raison, et par le fait qu'ils volèrent à 35% de leur capacité, ils arrivèrent au Pentagone 12 minutes après l'impact du vol AA77.

    Malgré le fait que le non respect des procédures d'alerte fut ainsi pointé du doigt, aucun responsable de la FAA ne fut sanctionné. Le fiasco organisationnel du NORAD n'empêcha pas non plus les hauts responsables d'être confirmés dans leurs fonctions ou promus.

    Il y a des précédents sur de telles failles de la défense aérienne de diverses nations, ainsi en mai 1989, avant la chute du mur de Berlin, un MiG-23 de la Voénno Vozdouchnyé Sily Soviétique, dont le pilote s'était éjecté en Pologne, s'écrasa en Belgique, deux F-15 de l'USAFE ne l'interceptirent que 21 minutes aprés que la frontiére interallemande fut franchi alors que celle-ci était la plus surveillée et militarisée de l'époque [4].

    Impacts et dommages

    WTC1

    À 8 h 46 (heure locale) (UTC 12 h 46 ), le vol AA11 percutait quasi perpendiculairement en son centre la face nord-est de la tour jumelle Nord[5], son angle de gîte (22°) résultant en une emprise sur quatre étages (94 à 97). Animé d'une vitesse estimée à 750 km/h, l'avion laissait dans la façade son empreinte partielle (35 m pour 47 m d'envergure), les extrémités des aîles n'occasionnant que des dommages superficiels. Les dommages occasionnés à la structure externe ont été chiffrés à 36 poutres sectionnées (13 en moyenne par étage atteint, soit 5% du pourtour). Les dommages sur la structure centrale restent inconnus.
    Schéma montrant à quels étages les avions ont percuté les tours jumelles du World Trade Center.
    Schéma montrant à quels étages les avions ont percuté les tours jumelles du World Trade Center.

    Seule une petite partie de train d'atterrissage ressortit par la face opposée, après avoir perdu 95% de son énergie, et sera retrouvée à un coin de rue, quelques 385 mètres plus loin[6]. Le FBI affirmera avoir retrouvé à proximité le passeport intact de l'un des kamikazes. Avec tous les ascenseurs en panne et les escaliers rendus impraticables, les personnes situées au-dessus des étages atteints furent piégées et enfumées.

    WTC2

    À 9 h 03, le vol UA175 pénétrait de biais la face sud-ouest de la tour Sud, à quelques 7 mètres de son centre. L'évènement a pu être largement enregistré par les télédiffuseurs qui couvraient l'attentat contre la tour Nord.

    La vitesse estimée de l'avion, 940 km/h, lui accordait environ 60% de plus d'énergie que le vol 11. Mais, frappant la tour entre les étages 79 et 81, il laissait une empreinte moindre (26 m d'envergure) malgré un angle de gîte plus important (31°) car à ce niveau la structure extérieure était (deux fois) plus résistante qu'aux étages supérieurs. L'angulation de la direction de vol a fait que la carlingue et la moitié tribord de l'appareil ne pouvaient pas rencontrer la structure interne des poteaux porteurs, permettant ainsi à un moteur, un train d'atterrissage et un morceau de carlingue de ressortir par l'angle est du bâtiment et d'être retrouvés jusqu'à 400 m de distance. L'avion sectionna 23 colonnes de la structure externe (8 par étage en moyenne, soit 3% du pourtour), dommages auxquels il faut ajouter ceux réalisés dans l'angle oriental par la sortie du moteur et du train droits. Les dommages subis par la structure centrale sont inconnus, mais bien moindres que ceux de la tour Nord, raison pour laquelle les ascenceurs ont fonctionné durant un quart d'heure (jusqu'à 9h03).

    Le Pentagone

    À 9 h 37, Le vol 77 American Airlines explosait en pénétrant la façade occidentale du Pentagone, 51 mn après avoir été détourné de sa route.

    Les incendies

    WTC1

    Instantanément libéré, le kérosène explosa en une boule de feu qui se répandit dans les étages touchés ainsi que la cage centrale des services, le souffle atteignant le rez-de-chaussée. Cette combustion immédiate fit naître un ensemble de feux qui allaient se déplacer au fur et à mesure de l'épuisement des combustibles (les flammes devenant de moins en moins visibles) et sans doute de l'embrasement de nouveaux matériaux. Elle allait rapidement subir une pénurie d'oxygène , l'air des étages atteints ayant été largement épuisé par la combustion du kérosène (au bout d'un quart d'heure, les fumées étaient devenues noires).

    WTC2

    L'inclinaison de l'impact fit que le kérosène de l'aîle droite ressortit par les façades en trois énormes boules de feu. Il s'en suivit que l'incendie subséquent fut bien moindre que pour la tour Nord et resta très localisé. Au moment de l'effondrement, les feux donnaient des indications d'étouffement, seule une fumée noire étant visible qui s'échappait du bâtiment. L'équipe de pompiers qui était arrivée au 78èmeétage avait signalé la persistance de deux feux et demandé l'envoi de lances pour les éteindre. Quelques minutes plus tard, la tour s'effondrait avant que put être transmis l'ordre d'évacuation émis par le poste de commandement des urgences situé dans le WTC7.

    Bilan humain et matériel

    Nombre de victimes lors de la journée du 11 septembre World Trade Center Tours 2 595, dont 343 sapeurs-pompiers de New York, 23 officiers de police du NYPD, 37 officiers de la police du port
    Vol AA11 92 passagers, membres d'équipage et terroristes
    Vol UA175 65 passagers, membres d'équipage et terroristes
    Pentagone Bâtiment 125 civils et militaires
    Vol AA77 64 passagers, membres d'équipage et terroristes
    Shanksville Vol UA93 45 passagers, membres d'équipage et terroristes
    Total 2 986

    Au moins 2 986 personnes ont donc été tuées.

    Au World Trade Center, confrontées à une situation désespérée due à la fumée et la chaleur de la combustion du carburant des avions, environ deux cents personnes ont sauté des tours en feu vers la mort, s'écrasant dans les rues et sur les toits des bâtiments adjacents (une réaction semblable a pu être observée lors de l'incendie de l'usine Triangle Shirtwaist de 1911). En outre, certains des occupants de chaque tour située au-dessus du point d'impact ont tenté d'atteindre le toit dans l'espoir d'un sauvetage par hélicoptère. Aucun plan de sauvetage n'a existé pour une telle éventualité. Les occupants en fuite vers le toit se sont heurtés à des portes d'accès verrouillées.

    * Près de 1 366 personnes ont été bloquées au-dessus et au niveau de l'impact dans la tour Nord (WTC 1). Aucune d'elles n'a survécu.

    * Près de 600 personnes ont été bloquées au-dessus et au niveau de l'impact dans la tour Sud (WTC 2). Dix-huit seulement sont parvenues à s'échapper à temps du dessus de la zone d'impact et à sortir de la tour Sud avant que celle-ci ne s'effondre.

    Selon l'« Associated Press » (AP), la ville a identifié plus de 1 600 corps, mais ne pouvait identifier le reste des corps (environ 1 100 personnes). L'agence de presse rapporte que la ville a « environ dix mille fragments non identifiés d'os et de tissus qui ne peuvent pas être assortis à la liste des morts ».

    Dans le New Jersey et le Connecticut, des écoles publiques ont été évacuées. Les écoles de Scarsdale, New York ont été fermées pour la journée. À Greenwich, Connecticut, située à environ 24 kilomètres au nord de la ville, des centaines d'étudiants avaient des liens directs avec les victimes des attentats. Les villes de Greenwich, Connecticut et New Canaan, Connecticut, deux des villes les plus riches du monde, ont eu plus de résidents tués que n'importe quelle autre ville dans le secteur de la métropole de New York. Quand les banlieues autour de la ville de New York ont appris la destruction si proche de leur maison, beaucoup d'écoles ont été fermées pour la journée, évacuées ou verrouillées. D'autres secteurs scolaires ont protégé les étudiants des images télévisuelles car plusieurs de leurs parents travaillaient dans le World Trade Center.

    Subséquemment à l'effondrement des tours jumelles du World Trade Center, quatre autres bâtiments sur le site du WTC et quatre stations de métro ont été détruits ou très endommagés. Au total, sur l'île de Manhattan, vingt-cinq bâtiments ont été endommagés.

    L'émotion mondiale

    Peu d'évènements terroristes auront reçu pareille couverture médiatique (même si l'on pense aux otages israéliens du massacre des jeux Olympiques de Munich). Le lieu (une des villes les plus connues au monde et siège de nombreuses agences de presse et de télévision), la séquence des évènements (les journalistes se sont immédiatement précipités sur les lieux dès le premier avion et les hélicoptères survolant la ville) ont mené à une médiatisation considérable et à l'observation en direct du crash du second avion, puis de l'effondrement des tours. Pendant une demi-journée, toute l'attention de centaines de millions de personnes a été tournée vers le nord-est des États-Unis.

    Par ailleurs, les attentats du 11 septembre constituent un « coup de tonnerre dans un ciel bleu » pour les Américains. Après des décennies où le peuple américain s'est essentiellement considéré comme relativement préservé du terrorisme international (même si certains attentats ont touché le pays, dont un précédent contre l'une des tours du World Trade Center en 1993 et celui de la ville d'Oklahoma City deux ans plus tard (mais celui-ci ayant pour origine l'extrême droite américaine), et d'autres sur les ambassades à l'étranger (attentats contre les ambassades américaines du Kenya et de la Tanzanie en 1998) et des installations militaires, ils étaient rares.

    Les attaques terroristes ont été dénoncées par les médias internationaux et les gouvernements comme une agression perpétrée par des fondamentalistes musulmans. Certains commentateurs ont comparé cet évènement à l'attaque sur Pearl Harbor par les Japonais le 7 décembre 1941. La comparaison est fortement validée par ce sentiment lui-même, même si la différence entre l'agression militaire par une nation (en faisant abstraction de la séquence des évènements qui a beaucoup joué dans la perception de traîtrises) et l'attentat commis par des individus essentiellement invisibles a été avancée par certains observateurs.

    Le lendemain des attentats, le conseil de sécurité de l'ONU adopte la résolution 1368[7], proposée par la France, condamnant ces actes terroristes. En voici des extraits :

    1. Condamne catégoriquement dans les termes les plus forts les épouvantables attaques terroristes qui ont eu lieu le 11 septembre 2001 à New York, Washington (DC) et en Pennsylvanie et considère de tels actes, comme tout acte de terrorisme international, comme une menace à la paix et à la sécurité internationales;

    2. Exprime ses plus profondes sympathies et condoléances aux victimes et à leurs familles ainsi qu'au peuple et au gouvernement des États-Unis d'Amérique.

    Responsabilités et polémiques

    Les pirates de l'air

    Identité des dix-neuf terroristes responsables des attentats :

    American Airline 11 United Airline 175 Americain Airline 77 United Airline 93
    Mohammed Atta Marwan al-Shehhi Hani Hanjour Ziad Jarrah
    Waleed al-Shehri Mohand al-Shehri Nawaf al-Hazmi Saeed al-Ghamdi
    Wail al-Shehri Fayez Banihammad Salem al-Hazmi Ahmed al-Haznawi
    Satam al-Suqami Ahmed al-Ghamdi Khalid al-Mihdhar Ahmed al-Nami
    Abdulaziz al-Omari Hamza al-Ghamdi Majed Moqed  

    Les nationalités sont les suivantes : un Libanais, deux provenant des Émirats arabes unis ; Mohammed Atta était de nationalité égyptienne. Tous les autres étaient saoudiens.

    Les commanditaires

    * Le rapport de la commission 9/11 désigne Khalid Cheikh Mohammed, capturé en 2003, comme le cerveau opérationnel des attentats. Il précise en outre que, parmi les 27 terroristes infiltrés sur le territoire des États-Unis en tant que cellule dormante dans le cadre de la planification des attentats, un vingtième pirate de l'air aurait été retiré de l'opération au dernier moment.

    * Le vingtième pirate de l'air
    o Tawfiq bin Attash, dit « Khallad » (article) ;
    o Khalid al-Mihdhar (translittération : Almihdhar) (article) ;
    o Zacarias Moussaoui ;
    o Ali Abdul Aziz Ali, cité lors du procès de Zacarias Moussaoui (article) ;
    o Ramzi Binalshibh, cité lors du procès de Zacarias Moussaoui (article)
    o Zakariya Essabar, identifié également par le contre-espionnage en Allemagne (article) ;
    o Mushabib al-Hamlan (article)

    Ben Laden a, dans un premier temps, nié la responsabilité de ces attentats, mais aurait revendiqué sa responsabilité directe dans l'orchestration de ces attaques dans un enregistrement vidéo affirmé authentique par la CIA.

    Les causes

    Cette attaque fut le jour même attribuée par les autorités américaines, suivies par l'ensemble des médias et la quasi totalité des gouvernements étrangers, au réseau terroriste Al-Qaïda dirigé et financé par Oussama Ben Laden. Cette organisation a été créée par le milliardaire Oussama Ben Laden, lequel avait été recruté avec d'autres par la CIA durant la guerre froide pour alimenter la résistance moudjahiddin contre l'Union soviétique (première guerre d'Afghanistan).

    On pense que l'opération Bojinka, une tentative déjouée en 1995 de destruction simultanée de plusieurs avions de lignes aux Philippines, fut le précurseur de cette vague d'attentats multiples.

    Aussi, en 1994, le détournement du vol AF 8969 aurait, selon certaines sources et certains rapports de services français, eu pour vocation de s'écraser sur la tour Eiffel. Circulaient alors, à l'époque, des tracts d'une tour Eiffel disloquée, formant les lettres GIA (Groupe islamique armé). Les objectifs de ces deux exemples présenteraient ainsi des similitudes avec l'opération terroriste du 11 septembre 2001.

    D'après des documents vidéo saisis lors de la seconde guerre d'Afghanistan — guerre menée en 2001 en réaction aux attentats, contre Al-Qaïda et ses alliés les Talibans (dirigeants du pays suite à un coup d'État en 1996) —, Oussama Ben Laden indiquait que l'opération avait réussi au-delà de ses espérances.

    Le jeudi 24 juillet 2003, le Congrès américain publie le rapport de la commission spéciale d'enquête sur les attentats du 11 septembre 2001. Ce rapport aurait été expurgé de vingt-huit pages dans lesquelles, d'après un sénateur, seraient mis en cause certains hauts ressortissants saoudiens.

    Une association créée par les familles des victimes et accompagnée de diplomates et historiens accuse les sénateurs qui ont rédigé ce rapport de masquer la vérité et de cacher des preuves qui impliqueraient des personnalités saoudiennes haut placées.

    Cinq ans plus tard cependant, le FBI, par manque de preuve, se trouvait toujours dans l'incapacité d'attribuer officiellement ces attentats à la nébuleuse de Ben Laden[8].

    Les Thèses dissidentes

    Depuis les attentats, une foule de thèses ont été formulées, qui ont en commun de réfuter en certains de ses aspects la version dite officielle des évènements. Nombre de ces thèses affirment l'implication passive ou active du gouvernement américain. Ces théories tentent de démontrer que la version "officielle" ne permet pas d'expliquer les évènements du 11 septembre 2001.

    Pour les défenseurs de ces théories, les attentats auraient permis à l'administration Bush de modifier radicalement les politiques intérieure et extérieure des États-Unis d'Amérique, notamment par les dispositions législatives du Homeland Security Act et des Patriot Act 1 et 2, ainsi que par les invasions militaires de l'Afghanistan et de l'Irak qui s'en sont suivi.

    Ces théories sont rarement évoquées par les médias traditionnels (audiovisuel et presse écrite).

    Suites

    Réactions dans le monde

    L'émoi provoqué par les attentats a produit des réactions de tous ordres :

    * réactions de compassion provenant d'une grande partie du monde, intellectuels, penseurs, artistes, hommes et femmes de gauche comme de droite, à l'exception des partis situés aux extrêmes de l'échiquier politique ;

    * réactions d'inquiétude : le chancelier allemand Gerhard Schröder déclare après les attentats : « Ce n'est pas là une bataille entre les civilisations, c'est une bataille pour la civilisation. »

    * réactions beaucoup moins empathiques d'une partie de la population mondiale, notamment chez d'autres penseurs et intellectuels, ou partisans de l'extrême gauche et de l'extrême droite ; en France, les délégués et militants de la CGT présents à la fête de l’Humanité des 15-16 septembre 2001 refusèrent de s’associer aux trois minutes de silence en hommage aux victimes.

    * réactions partagées de personnes qui observent que les quelques trois mille victimes aux États-Unis qui, selon eux, méritent leur respect, ont cependant un impact médiatique sans commune mesure avec celle des victimes de terrorisme en Afrique ou ailleurs, et notamment celles du génocide au Rwanda pour lesquels un million de morts n'a jamais provoqué de telles manifestations ;

    * réactions de joie d'une partie de la population mondiale allant jusqu'à la proclamation d'une victoire contre l'impérialisme américain par certains groupes ou certaines populations, notamment dans de nombreux pays musulmans mais également en Amérique latine et Asie du Sud-Est ainsi que dans certaines communautées immigrées (Grande Bretagne, France...) ;

    * déclaration de la guerre contre le terrorisme proclamée par le Sénat américain, et promulgation du Patriot Act : durcissement des législations notamment contre le crime organisé, réductions des libertés individuelles, intensification des contrôles aux aéroports, accélération des mesures de filtrage aux frontières — y compris par des documents plus sécuritaires et de la surveillance de certains comptes bancaires. Des actions ciblées contre des individus ou des groupes recherchés pour terrorisme ont lieu dans divers pays ;

    * de nombreux pays ont également renforcé leurs mesures de sécurité, comme par exemple la France qui a augmenté le niveau d'alerte de son plan vigipirate.

    Opérations militaires

    L'impact militaire le plus direct est l'invasion de l'Afghanistan, désigné comme le siège opérationnel d'Al-Qaïda, dès le mois d'octobre 2001 et le renversement du régime des Talibans quelques mois plus tard par les forces armées américaines, britanniques, françaises, et autres. Ce renversement et l'établissement d'un gouvernement de transition s'accompagne de l'arrestation de nombreux musulmans présumés terroristes, dans des camps disséminés autour de la planète, ce qui provoquera les vives réactions de nombreuses ONG, dont Amnesty International. La création de la prison de Guantanamo s'explique en partie par cet afflux important de prisonniers.

    Un second impact militaire d'importance est l'invasion de l'Iraq et le renversement du régime de Saddam Hussein en 2003 par les forces armées américaines et britanniques. Bien que l'Iraq de Saddam Hussein n'ait pas participé aux attentats du 11 septembre, le régime baasiste a été désigné par l'administration américaine comme un soutien actif du terrorisme international et un détenteur d'armes de destruction massive, malgré l'absence de preuves sur le terrain. Le régime de Saddam Hussein a été remplacé par un régime plus démocratique, notamment par la tenue d'élections et une représentation de la majorité chiites par rapport aux sunnites. L'invasion de l'Iraq provoquera de houleux débats à l'ONU et des manifestations à travers le monde, protestant contre les véritables raisons qui seraient d'ordre économique et stratégique (indépendance énergétique vis-à-vis de l'Arabie saoudite notamment) plutôt que pour libérer le peuple iraquien.

    Suites judiciaires

    Aux États-Unis, la seule personne à avoir été jugée jusqu'a présent pour son implication présumée avec les attentats du 11 septembre est le Français Zacarias Moussaoui. Arrêté moins d'un mois avant les attaques, il était accusé par les autorités fédérales américaines d'avoir eu connaissance des attentats à venir mais de n'avoir pas communiqué ses informations. Le 3 mai 2006, au terme de deux mois de procès, il a été reconnu coupable par le jury du tribunal fédéral d'Alexandria en Virginie de six chefs d'accusation de complot en liaison avec les attentats terroristes du 11 septembre et condamné à la prison à perpétuité, sans possibilité de remise de peine.

    Khalid Cheikh Mohammed et Ramzi ben Al-Shaiba soupçonnés d’être les organisateurs des attentats sont en détention à Guantanamo depuis septembre 2006. En mars 2007, ils passent devant une commission militaire chargée de déterminer leur statut [11]. Ils avaient revendiqué l'organisation logistique des attentats en juin 2002 sur un entretien diffusé à la télévision qatarie Al-Jezira,

    Suites économiques

    La plupart des analystes économiques considèrent que les attentats du 11 septembre ont été à l'origine d'un ralentissement économique significatif (ou de l'amplification du freinage important qui avait été amorcé par l'éclatement de la bulle spéculative en l'an 2000).

    L'effet durable sur le monde ne peut pas être encore mesuré pour savoir si ce fut un catalyseur (du sens de l'Histoire) ou un changement. Les médias de masse maintiennent une pression vers l'inquiétude et la paranoïa.

    Selon le « WorldEconomic Report » du Fonds monétaire international de décembre 2001, l'US National Income and Products Accounts évalue les destructions et les dépenses qui leur sont directement liées, après le 11 septembre, à 24,1 milliards de dollars US.

    Près d'une centaine de milliers de New-Yorkais se sont retrouvés au chômage et des milliers d'entreprises (particulièrement dans le secteur tertiaire) ont disparu ou subi des pertes considérables suite à la destruction de ce centre d'affaires, qui était l'un des plus actifs de la planète.

    Les compagnies aériennes mondiales, surtout celles des États-Unis, déjà en difficultés depuis quelques années, ont largement souffert de la chute de fréquentation de leurs lignes et des travaux de sécurité entrepris après ce quadruple détournement, malgré les aides des pouvoirs publics. Les primes d'assurance des immeubles et celle des avions de ligne ont fortement augmenté.

    Révision du système juridique nord-américain

    États-Unis

    L'une des conséquences des attentats du 11 septembre les plus immédiates, mais aussi les plus cachées, fut la « révision en profondeur du système juridique américain ».

    De manière accélérée, l'USA PATRIOT Act fut adopté à la fin du mois d'octobre, conférant des moyens amplifiés d'investigation sur tout le territoire. L'opinion publique était largement demandeuse de mesures accroissant les moyens des enquêteurs; tout ceci se déroulait dans un climat attentiste, auquel venait se surajouter les mesures de sécurité contre les enveloppes de poudre blanche.[12] La validité juridique du Patriot Act, augmentée depuis par l'arsenal du Homeland security, fut confirmée en 2005. En 2006, la licence ainsi obtenue pour les services secrets est toujours objet de débat sur la scène politique et dans l'opinion, puisqu'elle est conçue comme opposée aux droits civiques.

    Comme cela est fréquent aux États-Unis (culture de la leçon apprise, lessons learnt), des pans entiers du droit américain ont été réévalués, non seulement pour ce qui concerne les secteurs de la stratégie militaire et de la sécurité civile, mais aussi celui de l'énergie et de bien d'autres secteurs.

    Canada

    La loi C-36 adoptée en 2001 qui est presque la même de celle adoptée aux États-Unis.

     

     

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    Source: http://fr.wikipedia.org

    Textes ajoutés par Sehrus
    Dernière modification: Samedi 31 Mars 2007

      

    SOURCES : http://www.dark-stories.com/attentat_terroriste_world_trade_center.htm

      

      

     

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    Bourbon, qui n’est pas le nom d’une famille, a désigné une branche cadette de la famille royale devenue finalement aînée et ayant accédé au trône avec le roi Henri IV, dont les ancêtres avaient été ducs de Bourbon.

    Le duché de Bourbon, correspondant grosso modo à l’ancienne province du Bourbonnais et à l’actuel département de l’Allier, s’était formé autour du bourg de Bourbon-l’Archambault, qui devait la première partie de son nom à Borvo, dieu gaulois des sources, lui-même issu de la vieille racine « bherw » désignant la source chaude ou bouillonnante. La seconde partie de ce toponyme est héritée de ses seigneurs, qui s’étaient durant trois siècles transmis le vieux prénom d’Archambaud, et dont la dernière héritière avait épousé le fils cadet de Saint Louis, ancêtre direct d’Henri IV et d’une descendance qui régnera à la fois sur la France, le Portugal, le Brésil et une partie de l’Italie, et qui règne encore sur l’Espagne et le Luxembourg, dont le grand-duc est d’abord un Bourbon-Parme.

    Attention à l’orthographe ! Si l’on écrit les Martin, les Dupont sans la marque du pluriel, la grammaire exige qu’on écrive les Bourbons avec un s, comme font les Anglais avec les Simpsons. La règle, un vrai piège, veut en effet que restent invariables les noms roturiers, ceux des familles non souveraines (comme les Polignac) et ceux des familles illustres qui sont des noms de province (les Savoie). Mais elle demande que prennent un s les noms des familles célèbres de l’Antiquité (les Horaces) et ceux des familles souveraines « dont la gloire est ancienne ». On écrit les Plantagenets, les Bourbons, les Condés, mais pas les Bonaparte, ici impitoyablement recalés par les grammairiens, peut-être un tantinet royalistes !

    Jean-Louis BEAUCARNOT

     
     

     

    GENEALOGIE DE LA MAISON ROYALE DE FRANCE

     

     

     

    Troisième branche: les BOURBONS


    Sources : Père Anselme : Histoire de la Maison Royale de France et suite de Potier du Courcy.

    Cette généalogie de la Famille Royale de FRANCE, troisième partie, les BOURBONS fait suite aux Capétiens directs, chapitre auquel il convient de se reporter pour connaître la généalogie des premiers Capétiens.
    Le premier Sire de BOURBON authentique est Adhemar (ou Aymar) qui vivait en 913. Cette première Maison s'éteint en 1200 avec Archambault VIII qui ne laisse qu'une fille mariée à Guy II de DAMPIERRE. De cette union naquit Archambault IX qui commenca en 1218 la seconde Maison de BOURBON.
    Son fils Archambault X mourut à Chypre en 1249 au cours d'une croisade et la Seigneurie de BOURBON passa alors à la maison de BOURGOGNE par les femmes ceci jusqu'en 1283, année ou Beatrix de BOURGOGNE, Dame de BOURBON, épouse Robert de FRANCE, comte de CLERMONT, 6e fils de Saint-Louis, qui suit ci-dessous, et qui commenca la grande Maison de BOURBON qui donna les rois de FRANCE à partir de Henri IV.

     



    Robert de FRANCE, Comte de CLERMONT, Seigneur de BOURBON - 6me fils de Louis IX de FRANCE (St Louis) - né 1256 - + 1318 - m. Clermont/Beauvaisis 1272 Beatrix de BOURGOGNE, Dame de BOURBON (1258-1310) - Les enfants issus de ce mariage et toute leur descendance adopteront le nom de BOURBON - 6 enfants:  

     

    1. Louis I, Duc de BOURBON- dit le Boiteux - Comte de CLERMONT en 1315 - Comte de LA MARCHE et Duc de BOURBON en 1327 - né Clermont vers 1280 - + 1342 - m. Pontoise 1310 Marie de HAINAUT (+ 1354) - 9 enfants dont:
      1. Pierre I, Duc de BOURBON- né 1311 - + tué Poitiers 1356 - m. 1337 Isabelle de VALOIS (1313-1383) - 8 enfants:
        1. Louis II, Duc de BOURBON- né 1337 - + Montluçon 1410 - m. 1371 Anne d'AUVERGNE, Comtesse de FOREZ (1358-1417) - 9 enfants dont:
          1. Jean I, Duc de BOURBON - Duc d'AUVERGNE - né 1381 - + Londres 1434 - m. Paris 1400 Marie de BERRY (1367-1434) - Suite des Ducs de BOURBON - Partie 2
        2. Jeanne de BOURBON- née Vincennes 1339 - + Paris 1378 - m. Tain 1350 Charles V, Roi de FRANCE
        3. Blanche de BOURBON- née 1339 - + Medina Sidonia 1361, empoisonnée - m. Valladolid 1353 Pedro I, Roi de CASTILLE
        4. Bonne de BOURBON- née 1341 - + Macon 1402 - m. Paris 1355 Amedee VI, Comte de SAVOIE (+ 1383)
        5. Catherine de BOURBON- née 1342 - + Paris 1427 - m. Paris 1359 Jean VI, Comte d'HARCOURT (+ 1388)
        6. Marguerite de BOURBON - née 1344 - m. 1368 Armand VIII Amanjeu d'ALBRET, Vicomte de TARTAS (+ 1401)
      2. Jeanne de BOURBON- née 1312 - + 1402 - m. 1324 Guigues VII, Comte de FOREZ (+ 1357)
      3. Marguerite de BOURBON- née 1313 - + 1362 - m.1) 1320 Jean II de SULLY (+ 1343) - m.2) 1346 Hutin de VERMEILLES
      4. Marie de BOURBON- née 1315 - + Naples 1387 - m.1) 1330 Guy de LUZIGNAN, Prince de GALILEE (+ 1343) - m.2) 1347 Robert II, Prince de TARENTE (+ 1364)
      5. Jacques de BOURBON, Comte de LA MARCHE- Devint Comte de LA MARCHE en 1342 - Comte de PONTHIEU - né vers 1315 - + tué Lyon 1361 - m. 1335 Jeanne de CHATILLON (1320-1371) - 4 enfants:
        1. Isabelle de BOURBON-LA MARCHE- née 1340 - + 1371 - m.1) Lyon 1362 Louis de BRIENNE, Vicomte de BEAUMONT (+ 1364) - m.2) 1364 Bouchard VII, Comte de VENDOME (+ 1371)
        2. Pierre de BOURBON-LA MARCHE, Comte de LA MARCHE- né 1342 - + tué Lyon 1362
        3. Jean de BOURBON-LA MARCHE, Comte de LA MARCHE - Comte de VENDOME et de CASTRES - né 1344 - + Vendome 1393 - m. Paris 1364 Catherine de VENDOME, Comtesse de VENDOME et de CASTRES (+ 1412) - Les BOURBON-LA MARCHE, BOURBON-VENDOME et BOURBON-CARENCY - Partie 3
        4. Jacques de BOURBON-LA MARCHE, Baron d'ARGIES- Seigneur de PREAUX - né 1346 - + 1417 - m. vers 1385 Marguerite de PREAUX (+ 1417) - 6 enfants:
          1. Marie de BOURBON-PREAUX, Dame de PREAUX- née 1387 - + 1442
          2. Louis de BOURBON-PREAUX, Seigneur de PREAUX- né 1389 - + tué Azincourt 1415
          3. Pierre de BOURBON-PREAUX, Seigneur de PREAUX- né 1390 - + assassiné La Rochelle 1422 - m. vers 1417 Elizabeth de MONTAGU (1397-1429)
          4. Jacques de BOURBON-PREAUX, Baron de THURY- Seigneur d'ARGIES et de PREAUX - né 1391 - + 1429 - m. 1417 Jeanne de MONTAGU (1398-1420)
          5. Charles de BOURBON-PREAUX, Seigneur de COMBLES
          6. Jean de BOURBON-PREAUX - né 1394
      6. Philippa de BOURBON- née 1316
      7. Beatrix de BOURBON- née 1320 - + Paris 1383 - m.1) Vincennes Jean de LUXEMBOURG, Roi de BOHEME (+ 1346) - m.2) vers 1347 Eudes II de GRANCEY (+ 1389)
      8. Jean de BOURBON, Seigneur de ROCHEFORT - Fils illégitime de Jeanne de ROCHEFORT - Batard de BOURBON - + 1375 - m.1) vers 1351 Laure de BORDEAUX - m.2) 1371 Agnes de CHALEU - Il eut 1 fils
    2. Blanche de BOURBON- née 1281 - + 1304 - m. Paris 1303 Robert VII, Comte d'AUVERGNE et de BOULOGNE (+ 1325)
    3. Jean de BOURBON, Baron de CHAROLAIS- né 1283 - + 1316 - m. vers 1309 Jeanne d'ARGIES - 2 enfants:
      1. Beatrix de BOURBON, Baronne de CHAROLAIS- née 1310 - + 1364 - m. 1327 Jean I, Comte d'ARMAGNAC (+ 1373)
      2. Jeanne de BOURBON, Dame de SAINT JUST - née 1312 - + 1383 - m. 1328 Jean I, Comte d'AUVERGNE et de BOULOGNE (+ 1386)
    4. Marie de BOURBON- née 1285 - + Paris 1372
    5. Pierre de BOURBON- né 1287 - Religieux
    6. Marguerite de BOURBON - née 1289 - + Paris 1309 - m. 1308 Jean, Marquis de NAMUR (+ 1330)

     

     

     

     

     

     

    Partie 2 - Suite des Ducs de BOURBON

     

    Jean I, Duc de BOURBON - Duc d'AUVERGNE - né 1381 - + Londres 1434 - m. Paris 1400 Marie de BERRY (1367-1434) - 8 enfants:  

     

    1. Charles I, Duc de BOURBON- Duc d'AUVERGNE - né 1401 - + Moulins 1456 - m. Autun 1425 Agnes de BOURGOGNE (1407-1476) - 18 enfants:
      1. Jean II, Duc de BOURBON- Duc d'AUVERGNE - né 1426 - + Moulins 1488 - m.1) Moulins 1447 Jeanne de FRANCE (1430-1482) - m.2) St Cloud 1484 Catherine d'ARMAGNAC (+ 1487) - m.3) 1487 Jeanne de BOURBON-VENDOME (1465-1512) - 8 enfants dont:
        1. Mathieu de BOURBON, Baron de LA ROCHE-RENIER- Fils illégitime de Marguerite de BRUNANT - dit Le Grand Batard de BOURBON - + Chambrou 1505
        2. Hector de BOURBON- Fils illégitime - Batard de BOURBON - Archevêque de TOULOUSE - + 1502
        3. Marie de BOURBON- Fille illégitime - Batarde de BOURBON - + 1482 - m. Beseneins 1470 Jacques de SAINTE- COLOMBE
        4. Marguerite de BOURBON- Fille illégitime - Batarde de BOURBON, légitimée 1464 - née 1445 - + 1482 - m. Moulins 1462 Jean de FERRIERES (+ 1497)
        5. Charles de BOURBON, Vicomte de LAVEDAN - Fils illégitime de Jeanne Louise d'ALBRET - + 1502 - m. Louise du LION, Vicomtesse de LAVEDAN - Il fit la branche de BOURBON-LAVEDAN, les Vicomtes de LAVEDAN, les Marquis de MALAUSE et les Barons de BASIAN, toutes ces tiges éteintes vers 1750
      2. Marie de BOURBON- née 1428 - + 1448 - m. 1444 Jean d'ANJOU, Duc de LORRAINE (+ 1470)
      3. Philippe de BOURBON, Seigneur de BEAUJEU- né 1430 - + 1440
      4. Charles II, Duc de BOURBON- Cardinal - Archevêque de LYON - né Moulins 1434 - + Lyon 1488 - 1 fille:
        1. Isabelle de BOURBON - Fille illégitime de Gabrielle BASTINE - + Paris 1497 - m. Gilbert de CHANTELOT
      5. Isabelle de BOURBON- née 1436 - + Anvers 1465 - m. Lille 1454 Charles, Duc de BOURGOGNE (+ 1477)
      6. Louis de BOURBON- Prince-Evêque de LIEGE - né 1437 - + assassiné Liege 1482 - 3 enfants:
        1. Pierre de BOURBON, Baron de BUSSET - Fils illégitime de Catherine d'EGMONT - né aux Pays-Bas 1464 - + 1529 - m. 1498 Marguerite de TOURZEL d'ALEGRE, Dame de BUSSET (+ 1531) - Il fit la branche des Comtes de BOURBON-BUSSET qui existent encore actuellement (renvoi 1)
        2. Louis de BOURBON- Fils illégitime de Catherine d'EGMONT - né 1465
        3. Jacques de BOURBON - Fils illégitime de Catherine d'EGMONT - Grand Prieur des Jesuites en France - né 1466 - + 1537
      7. Pierre II, Duc de BOURBON- Seigneur de BEAUJEU - Devient Duc de BOURBON et Duc d'AUVERGNE en 1488 - né 1438 - + Moulins 1503 - m. 1473 Anne de FRANCE, Vicomtesse de THOUARS (connue sous le nom d'Anne de BEAUJEU)(1461-1522) - 2 enfants:
        1. Charles de BOURBON, Comte de CLERMONT- né 1476 - + 1498
        2. Suzanne, Duchesse de BOURBON - Duchesse d'AUVERGNE - née 1491 - + Chatellerault 1521 - m. Moulins 1505 Charles de BOURBON-MONTPENSIER qui deviendra Charles III, Duc de BOURBON (1490-1527)
      8. Catherine de BOURBON- née 1440 - + Doornick 1469 - m. Bruges 1463 Adolphe, Duc de GUELDRES (+ 1477)
      9. Jeanne de BOURBON- née 1442 - + 1493 - m. Bruxelles 1467 Jean II de CHALON, Prince d'ORANGE (+ 1502)
      10. Marguerite de BOURBON- née 1444 - + 1483 - m. Moulins 1472 Philippe I, Duc de SAVOIE (+ 1497)
      11. Jacques de BOURBON- né 1445 - + Bruges 1468
      12. Louis de BOURBON, Comte de ROUSSILLON- dit l'Amiral de BOURBON - Fils illégitime de Jeanne de BOURNAN, légitimé en 1463 - Comte de LIGNY - + Valognes 1487 - m. Paris 1466 Jeanne de VALOIS, Dame de MIREBEAU (1447-1519) - 4 enfants:
        1. Charles de BOURBON-ROUSSILLON, Comte de ROUSSILLON- Comte de LIGNY - + 1510 - m. 1506 Anne de LA TOUR (+ 1530)
        2. Suzanne de BOURBON-ROUSSILLON, Comtesse de ROUSSILLON- Comtesse de LIGNY - née 1466 - + 1531 - m.1) Jean de CHABANNES, Comte de DAMMARTIN - m.2) vers 1510 Charles, Seigneur de BOULAINVILLIERS (+ 1529)
        3. Anne de BOURBON-ROUSSILLON, Dame de MIRABEAU- m. Jean II, Baron d'ARPAJON
        4. Jean de BOURBON - Fils illégitime - Batard de BOURBON - Abbé de SENILLY - né 1465
      13. Renaud de BOURBON- Fils illégitime - Archevêque de NARBONNE - + Montverdun 1483 - 2 enfants:
        1. Charles de BOURBON- Fils illégitime - Evêque de CLERMONT - né 1461 - + Beauregard 1504
        2. Suzanne de BOURBON - Fille illégitime, légitimée en 1501 - m. 1494 Louis de GONTAVES, Seigneur de CHAZELLES
      14. Pierre de BOURBON, Seigneur du BOIS d'OIN- Fils illégitime - Religieux - + 1490 - 2 enfants:
        1. Antoinette de BOURBON- Batarde de BOURBON - m. 1492 Pierre DYENNE
        2. Catherine de BOURBON - Batarde de BOURBON - m. 1492 Pierre HOLIFLANT
      15. Jeanne de BOURBON- Fille illégitime, légitimée en 1492 - m. 1492 Jean du FAY, Seigneur de BRAY
      16. Charlotte de BOURBON- Batarde de BOURBON - + 1489 - m. vers 1488 Odillon de SENAY
      17. Sidonie de BOURBON, Dame de TISON- Batarde de BOURBON - m. 1460 René, Seigneur de BUS
      18. Catherine de BOURBON - Batarde de BOURBON, légitimée en 1452 - Abbesse de Ste Claire d' AIGUEPERSE
    2. Louis de BOURBON, Comte de FOREZ- né 1403 - + Paris 1412
    3. Louis I de BOURBON, Comte de MONTPENSIER- Comte de CLERMONT et de SANCERRE - Dauphin d'AUVERGNE - + 1486 - m.1) Jeanne d'AUVERGNE, Comtesse de CLERMONT et de SANCERRE (+ 1436) - m.2) 1443 Gabrielle de LA TOUR (+ 1486) - 4 enfants:
      1. Gilbert de BOURBON-MONTPENSIER, Comte de MONTPENSIER- Dauphin d'AUVERGNE - Viceroi de NAPLES - né 1443 - + Pozzuolo 1496 - m. 1482 Clara de GONZAGUE (1464-1503) - 6 enfants:
        1. Louise de BOURBON-MONTPENSIER, Duchesse de MONTPENSIER- Dauphine d'AUVERGNE - née 1482 - + 1561 - m.1) St Pierre le Moutier 1499 André de CHAUVIGNY, Vicomte de BROSSE et Prince de DEOLS (+ 1502) - m.2) Moulins 1505 Louis de BOURBON, Prince de LA ROCHE SUR YON (+ 1520)
        2. Louis II de BOURBON-MONTPENSIER, Comte de MONTPENSIER- Dauphin d'AUVERGNE - né 1483 - + Naples 1501
        3. Charles de BOURBON-MONTPENSIER - Charles III, Duc de BOURBON - Comte de MONTPENSIER en 1501 puis par son mariage en 1505 Duc de BOURBON, d'AUVERGNE, de CHATELLERAULT - Devint Connétable et gagne la bataille de MARIGNAN en 1515 - né 1490 - + tué Rome 1527 - m. 1505 Suzanne de BOURBON, Duchesse de BOURBON - 3 enfants morts jeunes et 2 ou 3 batards dont: (voir Renvoi 2)
          1. Catherine de BOURBON - Fille illégitime - Batarde de BOURBON - m. Bertrand SALMART, Seigneur de RESSIS
        4. François de BOURBON-MONTPENSIER, Duc de CHATELLERAULT- né 1492 - + tué Marignan 1515
        5. Renée de BOURBON-MONTPENSIER, Dame de MERCOEUR- née 1494 - + Nancy 1539 - m. Amboise 1515 Antoine II, Duc de LORRAINE (+ 1544)
        6. Anne de BOURBON-MONTPENSIER - née 1495 - + en Espagne 1510
      2. Jean de BOURBON-MONTPENSIER- né 1445 - + 1485
      3. Gabrielle de BOURBON-MONTPENSIER, Comtesse de BENON- née 1447 - + 1516 - m. 1485 Louis de LA TREMOILLE, Prince de TALMOND (+ 1525)
      4. Charlotte de BOURBON-MONTPENSIER - née 1449 - + 1478 - m. 1468 Wolfart de BORSELLE, Comte de GRANDPRE (+ 1487)
    4. Jean de BOURBON, Comte de VELAY- Fils illégitime - Batard de BOURBON - Evêque du PUY - + Rambert 1485
    5. Alexandre de BOURBON- Fils illégitime - Batard de BOURBON - Religieux - + Bar s/Aube 1440
    6. Guy de BOURBON- Fils illégitime - Batard de BOURBON - + 1442
    7. Marguerite de BOURBON- Fille illégitime - Batarde de BOURBON - m. vers 1435 Rodrigo de VILLANDRADO, Comte de RIBADEO
    8. Edmee de BOURBON - Fille illégitime - Batarde de BOURBON

     

    (renvoi 1) - La Famille actuelle de BOURBON-BUSSET fait valoir ses prétentions dynastiques en affirmant que Louis de BOURBON, Prince-Eveque de LIEGE aurait épousé Catherine d'EGMONT et qu'en conséquence leurs 3 fils n'étaient pas illégitimes - Toutefois, aucune trace de ce mariage n'existe et un certain nombre d'indices laisse penser qu'ils se considéraient eux-mêmes comme batards.

    (renvoi 2) - Il existe dans la Région de Bhopal (Indes) depuis le milieu du XVIme siècle une famille de BOURBON qui a donné entre autres un Général (Salvador III de BOURBON vers 1830), un Ministre et Régent de Bhopal (Balthazar de BOURBON vers 1870) et actuellement un Avocat (Balthazar Napoleon de BOURBON) -
    Cette famille descendrait soit 1) de Jean-Philippe de BOURBON-BUSSET (disparu en mer vers 1580), soit 2) d'un fils du Connétable de BOURBON qui, ayant dû s'exiler à la suite d'un duel, fut pris en mer par des pirates puis débarqué en Egypte d'ou il passa en Inde, soit 3) d'un autre fils du Connétable et d'Alaique, Princesse Mongole qui aurait échoué dans la conspiration d'Amboise et serait parti pour l'Inde.
    L'hypothèse la plus vraisemblable est la deuxième


     

     


     

     

    Partie 3 - Les BOURBON-LA MARCHE, BOURBON-VENDOME et BOURBON-CARENCY

     

    Jean de BOURBON-LA MARCHE, Comte de LA MARCHE - Comte de VENDOME et de CASTRES - né 1344 - + Vendome 1393 - m. Paris 1364 Catherine de VENDOME, Comtesse de VENDOME et de CASTRES (+ 1412) - 8 enfants:  

     

    1. Jacques de BOURBON-LA MARCHE, Comte de LA MARCHE- né 1370 - + Besançon 1438 - m. Pampelune 1406 Beatrix d'EVREUX (1392-1416) - 4 enfants:
      1. Isabelle de BOURBON-LA MARCHE- née 1408 - Religieuse à Besançon
      2. Marie de BOURBON-LA MARCHE- née 1410 - Religieuse à Amiens
      3. Eleonore de BOURBON-LA MARCHE, Comtesse de LA MARCHE- Comtesse de CASTRES - Duchesse de NEMOURS - née 1412 - m. 1429 Bernard d'ARMAGNAC, Comte de PARDIAC (+ 1462)
      4. Claude d'AIX - Fils illégitime - Batard de BOURBON - Religieux - + à Dôle
    2. Anne de BOURBON-LA MARCHE- + Paris 1408 - m.1) 1401 Jean de BERRY, Comte de MONTPENSIER (+ 1401) - m.2) Paris 1402 Ludwig VII, Duc de BAVIERE-INGOLSTADT (+ 1447)
    3. Isabelle de BOURBON-LA MARCHE- née 1373 - Religieuse à Poissy
    4. Louis de BOURBON-LA MARCHE, Comte de VENDOME- né 1376 - + Tours 1446 - m.1) 1414 Blanche de ROUCY (+ 1421) - m. 2) Rennes 1424 Jeanne de LAVAL (1406-1468) - 4 enfants dont 2 morts en bas âge:
      1. Jean de BOURBON-VENDOME, Comte de VENDOME- né 1428 - + Lavardin 1478 - m. Angers 1454 Isabelle de BEAUVAU, Dame de LA ROCHE SUR YON (1436-1475) - 10 enfants:
        1. Jeanne de BOURBON-VENDOME, Dame de ROCHEFORT- née 1460 - + 1487 - m. 1478 Louis de JOYEUSE, Comte de GRANDPRE (+ 1498)
        2. Catherine de BOURBON-VENDOME- dite la Pieuse - née 1462 - m. Paris 1484 Gilbert de CHABANNES, Baron de ROCHEFORT
        3. Jeanne de BOURBON-VENDOME- dite la Belle - née 1465 - + 1512 - m.1) 1487 Jean II, Duc de BOURBON (+ 1488) - m. 1495 Jean III, Comte d'AUVERGNE et de BOULOGNE (+ 1501) - m.3) 1503 François de LA PAUSE, Baron de LA GARDE
        4. Renée de BOURBON-VENDOME- née 1468 - + Fontevrault 1534 - Abbesse de FONTEVRAULT
        5. François de BOURBON-VENDOME, Comte de VENDOME- Comte de SAINT-PAUL, de MARLE, de SOISSONS, di CONVERSANO - né 1470 - + Vercelli 1495 - m. 1487 Marie de LUXEMBOURG-BRIENNE, Comtesse de SAINT-PAUL (+ 1547) - 7 enfants dont:
          1. Charles de BOURBON-VENDOME, Duc de VENDOME - né Vendome 1489 - + Amiens 1537 - m. Chateaudun 1513 Françoise, Princesse d'ALENCON et Duchesse de BEAUMONT (1491-1550) - Les premiers Rois de FRANCE de la Maison de BOURBON - Partie 4
          2. François de BOURBON-VENDOME, Duc d'ESTOUTEVILLE- Comte de SAINT-PAUL et de CHAUMONT - né Ham 1491 - + Cotignan 1545 - m. Paris 1535 Adrienne, Duchesse d'ESTOUTEVILLE (1512-1560) - 2 enfants:
            1. François de BOURBON-VENDOME, Duc d'ESTOUTEVILLE- né Hambye 1536 - + 1546
            2. Marie de BOURBON-VENDOME, Duchesse d'ESTOUTEVILLE - née La Ferté sous Jouarre 1539 - + Pontoise 1601 - m.1) 1557 Jean de BOURBON-VENDOME, Comte de SOISSONS (1528-1557) - m.2) 1561 François de CLEVES-NEVERS, Duc de NEVERS (+ 1562) - Div. 1561 - m.3) Leonor, Duc de LONGUEVILLE (+ 1573)
          3. Antonie de BOURBON-VENDOME- née Ham 1493 - + Longueville 1583 - m. Paris 1513 Claude de LORRAINE-GUISE, Duc de GUISE (+ 1550)
          4. Louis de BOURBON-VENDOME- Cardinal - Archevêque de SENS - né Ham 1493 - + Paris 1557
          5. Louise de BOURBON-VENDOME- née La Fere 1495 - + Fontevrault 1575 - Abbesse de FONTEVRAULT
          6. Jacques de VENDOME - Fils illégitime d'Isabelle de GRIGNY - Batard de VENDOME - né 1495
        6. Louis de BOURBON-VENDOME, Prince de LA ROCHE SUR YON- né 1473 - + 1520 - m. 1505 Louise de BOURBON- MONTPENSIER, Duchesse de MONTPENSIER (1482-1561) - Leur descendance releva le nom de MONTPENSIER - 4 enfants:
          1. Suzanne de BOURBON-MONTPENSIER- née 1508 - + 1570 - m. 1529 Claude de RIEUX, Comte d'HARCOURT et d' AUMALE (+ 1532)
          2. Louis de BOURBON-MONTPENSIER, Duc de MONTPENSIER- né Moulins 1513 - + Champigny 1582 - m.1) 1538 Jacqueline de LONGWY, Comtesse de BAR (+ 1561) - m.2) 1570 Catherine de LORRAINE-GUISE (1552-1596) - 6 enfants:
            1. Françoise de BOURBON-MONTPENSIER- née 1539 - + 1587 - m. 1559 Henri de LA MARCK, Duc de BOUILLON et Prince Souverain de SEDAN (+ 1574)
            2. Anne de BOURBON-MONTPENSIER- née 1540 - + 1572 - m. 1561 François de CLEVES-NEVERS, Duc de NEVERS (+ 1562)
            3. Jeanne de BOURBON-MONTPENSIER- née 1541 - + Poitiers 1620 - Abbesse de JOUARRE
            4. François de BOURBON-MONTPENSIER, Duc de MONTPENSIER- Duc de CHATELLERAULT et de SAINT-FARGEAU - Prince Souverain des DOMBES - né 1542 - + Lisieux 1592 - m. 1566 Renée d'ANJOU-MEZIERES, Marquise de MEZIERES (1550-1590) - 1 enfant:
              • Henri de BOURBON-MONTPENSIER, Duc de MONTPENSIER- né Mezieres 1573 - + tué Paris 1608 - m. Reims 1597 Henriette de GRANDPRE, Duchesse de JOYEUSE (1585-1656) - 1 enfant:
                1. Marie de BOURBON-MONTPENSIER, Duchesse de MONTPENSIER - née Gaillon 1605 - + Paris 1627 - m. Nantes 1626 Gaston de FRANCE, Duc d'ORLEANS (+ 1660)
            5. Charlotte de BOURBON-MONTPENSIER- née 1547 - + Anvers 1582 - m. Briel 1575 William d'ORANGE-NASSAU, Stathouder des PAYS-BAS dit le Silencieux (+ 1584)
            6. Louise de BOURBON-MONTPENSIER - née 1548 - + Paris 1586 - Abbesse de FAREMOUTIER
          3. Charles de BOURBON-MONTPENSIER, Prince de LA ROCHE SUR YON- Duc de BEAUPREAU - né 1515 - + Beaupreau 1565 - m. vers 1544 Philippa de MONTESPEDON, Dame de BEAUPREAU (+ 1578) - 2 enfants dont 1 mort en bas âge:
            1. Henri de BOURBON-MONTPENSIER, Marquis de BEAUPREAU - né vers 1546 - + Orleans 1560
          4. Louis de MONTPENSIER - dit Helvis - Fils illégitime - Evêque de LANGRES - + Beaupreau 1565
        7. Charlotte de BOURBON-VENDOME- née 1474 - + Fontevrault 1520 - m. 1490 Engelbert de CLEVES, Comte de NEVERS et d'AUXERRE (+ 1506)
        8. Isabelle de BOURBON-VENDOME- née 1475 - + Caen 1531 - Abbesse de CAEN
        9. Jacques de VENDOME, Baron de LIGNY - Fils illégitime de Philippine de GOURNAY, légitimé 1518 - né 1455 - + 1524 - m. Amiens 1505 Jeanne, Dame de RUBEMPRE -Il eut une descendance éteinte vers 1600
        10. Louis de VENDOME - Fils illégitime de Guyonne de VIEUXVILLE, légitimé 1490 - Evêque d'AVRANCHES - + Tours 1510
      2. Jean de VENDOME, Seigneur de PREAUX - Fils illégitime de Sybil BOSTUM, légitimé 1449 - né Angleterre vers 1420 - + 1496 - m.1) Jeanne d'ILLIERS - m.2) 1451 Gillette PERDRIEL - Il eut 6 enfants
    5. Jean de BOURBON-LA MARCHE, Seigneur de CARENCY- né 1378 - + 1457 - m.1) vers 1416 Catherine d'ARTOIS (1397-vers 1420) - m.2) Le Mans 1420 Jeanne de VENDOME - 9 enfants:
      1. Louis de BOURBON-CARENCY- dit le Brulé - né 1417 - + Paris 1457
      2. Jean de BOURBON-CARENCY- né 1418 - + Compiegne 1458
      3. Jeanne de BOURBON-CARENCY- née 1419 - + Tours 1433
      4. Catherine de BOURBON-CARENCY- née 1421
      5. Pierre de BOURBON-CARENCY, Seigneur de CARENCY- né 1424 - + 1481 - m. vers 1450 Philipotte de PLAINES
      6. Jacques de BOURBON-CARENCY, Seigneur de CARENCY- né 1425 - + vers 1496 - m. vers 1442 Antoinette de LA TOUR (+ 1450) - 2 enfants:
        1. Charles de BOURBON-CARENCY, Prince de CARENCY- Comte de LA MARCHE - né 1444 - + Albret vers 1504 - m.1) 1468 Didiere de VERGY - m.2) 1481 Antoinette de CHABANNES (+ 1490) - m.3) Catherine de TOURZEL d'ALEGRE - 3 enfants:
          1. Bertrand de BOURBON-CARENCY, Prince de CARENCY- né 1494 - + tué Marignan 1515
          2. Jean de BOURBON-CARENCY, Prince de CARENCY- né 1500 - + 1520
          3. Louise de BOURBON-CARENCY, Princesse de CARENCY - m. 1516 François de PERUSSE des CARS (+ 1550)
        2. Jean de BOURBON-CARENCY, Seigneur de ROCHEFORT - né 1446 - m. Jeanne de LILLE
      7. Philippe de BOURBON-CARENCY, Seigneur de DUISANT- né 1429 - + vers 1495 - m. Jeanne de LALAING (+ 1475) - 1 enfant:
        1. Antoine de BOURBON-DUISANT, Seigneur de DUISANT- m. Jeanne de HABART - 3 enfants:
          1. Pierre de BOURBON-DUISANT
          2. Philippe de BOURBON-DUISANT, Seigneur de DUISANT- + 1530
          3. Jeanne de BOURBON-DUISANT - m. Moulins François ROLIN, Seigneur d'AYMERIE
      8. Eleonore de BOURBON-CARENCY- née 1426 - + Tours
      9. Andriette de BOURBON-CARENCY - née 1427 - + Tours
    6. Marie de BOURBON-LA MARCHE, Dame de BREHENCOURT- née 1386 - m. Jean de BAYNES, Seigneur des CROIX
    7. Charlotte de BOURBON-LA MARCHE- née 1388 - + 1422 - m. 1411 Janus II de LUZIGNAN, Roi de CHYPRE (+ 1432)
    8. Jean de LA MARCHE - Fils illégitime - Batard de LA MARCHE - + 1435

     

     

     

     


     

     

    Partie 4 - Les premiers Rois de FRANCE de la Maison de BOURBON

     

    Charles de BOURBON-VENDOME, Duc de VENDOME - né Vendome 1489 - + Amiens 1537 - m. Chateaudun 1513 Françoise, Princesse d'ALENCON et Duchesse de BEAUMONT (1491-1550) - 14 enfants:  

     

    1. Louis de BOURBON-VENDOME, Comte de MARLE- né La Fère 1514 - + Vendome 1516
    2. Marie de BOURBON-VENDOME- née La Fère 1515 - + La Fère 1538
    3. Marguerite de BOURBON-VENDOME- née Nogent 1516 - + La Chapelle d'Angillon 1589 - m. Paris 1538 François I de CLEVES-NEVERS, Duc de CLEVES et de NEVERS (+ 1561)

    Antoine de BOURBON-VENDOME - Antoine, Roi de NAVARRE- Duc de VENDOME en 1537 - Devient Roi de NAVARRE à la mort de son beau-père en 1555 - né La Fère 1518 - + tué aux Andelys 1562 - m. Moulins 1548 Jeanne III d'ALBRET, Reine de NAVARRE et Princesse de BEARN (1528-1572) - 7 enfants dont:

    1. Henri de NAVARRE, Duc de BEAUMONT- né 1551 - + La Flèche 1553

    Les Bourbons ont accédé au trône  de France avec Henri IV. © Rue des Archives 

    1. Henri III, Roi de NAVARRE - Henri IV, Roi de FRANCE- dit le Grand et le Vert Galant - né Pau 1553 - + assassiné Paris 1610 - D'abord Comte de VIANE et Prince de NAVARRE - Gouverneur et Amiral de GUYENNE - Roi de NAVARRE en 1572 - Roi de FRANCE et de NAVARRE en 1589 - m.1) Paris 1572 Marguerite de FRANCE, Duchesse de VALOIS (la Reine Margot)(1553-1615) - Div. 1599 - m.2) Lyon 1600 Marie de MEDICIS (1573-1642) - 17 enfants:
      1. Louis XIII, Roi de FRANCE- dit le Juste - Dauphin puis Roi de FRANCE en 1610 - Comte de BARCELONE en 1641 - né Fontainebleau 1601 - + St Germain en Laye 1643 - m. Bordeaux 25/11/1615 Anne d'AUTRICHE (1601-1666) - 2 enfants:
        1. Louis XIV, Roi de FRANCE - dit le Grand et le Roi Soleil - Dauphin puis Roi de FRANCE en 1643 - né St Germain en Laye 1638 - + Versailles 1715 - Comte de BARCELONE de 1643 à 1652 - m.1) St Jean de Luz 1660 Marie Therese d'AUTRICHE (1638-1683) - m.2) 1684 Françoise d'AUBIGNE, titrée Marquise de MAINTENON et du PARC en 1688 (1635-1719) - Les BOURBONS de Louis XIV à Louis XV - Partie 5
        2. Philippe de FRANCE, Duc d'ORLEANS dit Philippe I d'ORLEANS - Il fut aussi Duc d'ANJOU, Duc de VALOIS, Duc de CHARTRES, Duc de NEMOURS, Duc de MONTPENSIER, Prince de JOINVILLE - Né St Germain en Laye 1640 - + St Cloud 1701 - m.1) Paris 1661 Princesse Henriette d'ANGLETERRE (1644-1670) - m.2) Chalons sur Marne 1671 Princesse Charlotte Elizabeth de BAVIERE, Princesse Palatine (1652-1722) - Famille Royale de FRANCE - Maison d'ORLEANS - voir ce chapitre
      2. Elizabeth de FRANCE- née Fontainebleau 1602 - + Madrid 1644 - m. Bordeaux 25/11/1615 Philippe d'ESPAGNE, Prince des ASTURIES (en 1621 Philippe IV, Roi d'ESPAGNE (1605-1665)
      3. Christine Marie de FRANCE- née Paris 1606 - + Turin 1663 - m. Paris 1619 Victor Amedee de SAVOIE, Prince de PIEMONT (en 1630 Victor Amedee I, Duc de SAVOIE (1587-1637)
      4. Nicolas Henri de FRANCE, Duc d'ORLEANS- né Fontainebleau 1607 - + St Germain en Laye 1611
      5. Gaston de FRANCE, Duc d'ORLEANS- Duc d'ANJOU jusqu'en 1626 puis Duc d'ORLEANS, de CHARTRES, d'ANJOU, de VALOIS et d'ALENCON - né Fontainebleau 1608 - + Blois 1660 - m.1) Nantes 1626 Marie de BOURBON-MONTPENSIER, Duchesse de MONTPENSIER (1605-1627) - m.2) Nancy 1632 Marguerite de LORRAINE (1615-1672) - 8 enfants:
        1. Anne Marie Louise d'ORLEANS, Duchesse de MONTPENSIER- dite la Grande Mademoiselle - née Paris 1627 - + Paris 1693 - m. 1670 Antoine Nompar de CAUMONT la FORCE, Duc de LAUZUN (+ 1723) - Div. 1685
        2. Marguerite Louise d'ORLEANS- née Paris 1645 - + Paris 1721 - m. 1661 Come de MEDICIS, qui devient Grand- Duc de TOSCANE en 1670 (1642-1723) - Div. 1675
        3. Elizabeth d'ORLEANS, Duchesse d'ANGOULEME- née Paris 1646 - + Versailles 1696 - m. St Germain en Laye 1667 Louis Joseph de LORRAINE, Duc de GUISE (1650-1671)
        4. Françoise Madeleine d'ORLEANS- née St Germain en Laye 1648 - + Turin 1664 - m. 1663 Charles Emanuel II, Duc de SAVOIE (+ 1675)
        5. Jean Gaston d'ORLEANS, Duc de VALOIS- né Paris 1650 - + Paris 1652
        6. Marie Anne d'ORLEANS- dite Mlle de CHARTRES - née Paris 1652 - + Blois 1656
        7. Marie d'ORLEANS- Fille illégitime de Marie PORCHER - née 1631
        8. Louis d'ORLEANS, Comte de CHARNY- Fils illégitime de Louise de LA MARBELIERE - né Tours 1638 - + en Espagne 1692 - 1 enfant:
          1. Manuel Luis d'ORLEANS, Duc de CASTELLAMARE - Fils illégitime de Isabelle de WATTEVILLE - né Bruxelles 1677 - + Naples 1740 - m.1) Tereza de GODOY y PONCE de LEON (1682-1734) - m.2) Naples 1739 N. della SCALA
      6. Henriette Marie de FRANCE- née Paris 1609 - + Colombes 1669 - m. 1625 Charles I, Roi d'ANGLETERRE et d'ECOSSE (1600-1649)
      7. Marie de BOURBON- Fille illégitime - Batarde de BEARN - née 1571 - m. Daniel DUPUY, Seigneur de PORTES
      8. Cesar de VENDOME, Duc de VENDOME- Duc de BEAUFORT, de MERCOEUR, de PENTHIEVRE et d'ETAMPES - Prince de MARTIGUES - Fils illégitime de Gabrielle d'ESTREES, Duchesse de BEAUFORT, légitimé en 1595 - né Coucy 1594 - + Paris 1665 - m. 1608 Françoise de LORRAINE, Duchesse de MERCOEUR (1592-1669) - 3 enfants:
        1. Louis I, Duc de VENDOME- Duc de MERCOEUR du vivant de son père puis Duc de VENDOME - né Paris 1612 - + Aix en Provence 1669 - m. 1651 Laure MANCINI (1636-1657) Il entre dans les ordres à la mort de sa femme et devient Cardinal 1667 - 4 enfants:
          1. Louis II Joseph, Duc de VENDOME- Duc de MERCOEUR, d'ETAMPES, de PENTHIEVRE et de BEAUFORT - Prince d'ANET et de MARTIGUES - Vice Roi de CATALOGNE en 1695 - né Paris 1654 - + Vinaros 1712 - m. Sceaux 1710 Princesse Marie Anne de BOURBON-CONDE (1678-1718)
          2. Philippe de VENDOME- dit le Chevalier de VENDOME - Grand Prieur de l'Ordre de MALTE - né Paris 1655 - + Paris 1727
          3. Jules Cesar de VENDOME- né Paris 1657 - + Paris 1660
          4. Françoise d'ANET - Fille illégitime - + 1696 - m. N.ARGUIER
        2. Elizabeth de VENDOME- dite Mlle de VENDOME - née Paris 1614 - + Paris 1664 - m. Paris 1643 Charles Amedee de SAVOIE, Duc de NEMOURS (+ 1652)
        3. François de VENDOME, Duc de BEAUFORT - dit le Roi des Halles - né Paris 1616 - + tué en Crète 1669
      9. Catherine Henriette de VENDOME- Fille illégitime de Gabrielle d'ESTREES, Duchesse de BEAUFORT, légitimée en 1597 - dite Mlle de VENDOME - née Rouen 1596 - + Paris 1663 - m. Paris 1619 Charles de LORRAINE, Duc d'ELBOEUF (1596-1657)
      10. Alexandre de BOURBON- Fils illégitime de Gabrielle d'ESTREES, Duchesse de BEAUFORT, légitimé 1599 - dit Le Chevalier de VENDOME - Abbé de MARMOUTIER - né Nantes 1598 - + Vincennes 1629
      11. Gaston Henri de BOURBON, Duc de VERNEUIL- Fils illégitime de Catherine Henriette de BALZAC, Marquise de VERNEUIL, légitimé en 1603 - Evêque de METZ - né 1601 - + Verneuil 1682 - m. Paris 1668 Charlotte SEGUIER (1622-1704)
      12. Gabrielle Angelique de BOURBON- Fille illégitime de Catherine Henriette de BALZAC, Marquise de VERNEUIL - dite Mlle de VERNEUIL - née Paris 1603 - + Metz 1627 - m. Lyon 1622 Bernard de NOGARET de LA VALETTE de FOIX, Duc d'EPERNON et de LA VALETTE (1592-1661)
      13. Antoine de BOURBON, Comte de MORET- Fils illégitime de Jacqueline de BUEIL, Comtesse de MORET, légitimé en 1608 - né Moret 1607 - + tué Castelnaudary 1632
      14. Jeanne Baptiste de BOURBON- Fille illégitime de Charlotte des ESSARTS, Comtesse de ROMORANTIN, légitimée 1608 - Abbesse de FONTEVRAULT - née 1608 - + Fontevrault 1670
      15. Marie Henriette de BOURBON - Fille illégitime de Charlotte des ESSARTS, Comtesse de ROMORANTIN - Abbesse de CHELLES - née 1609 - + Chelles 1629
    2. Louis de NAVARRE, Comte de MARLE- né Gaillon 1555 - + 1557
    3. Catherine de NAVARRE, Duchesse d'ALBRET- Comtesse d'ARMAGNAC et de RODEZ - née Paris 1559 - + Nancy 1604 - m. St Germain en Laye 1599 Henri de LORRAINE, Duc de BAR (1563-1624)(devenu en 1608 Henri II, Duc de LORRAINE)
    4. Charles de BOURBON- Fils illégitime de Louise de LA BERAUDIERE - Archevêque de ROUEN - né 1554 - + Marmoutier 1610
    5. Jacqueline d'ARTIGULOUVE - Fille illégitime - m. N. de NAVAILLES
    1. François de BOURBON-VENDOME, Comte d'ENGHIEN- né La Fère 1519 - + La Rocheguyon 1546
    2. Madeleine de BOURBON-VENDOME- née La Fère 1521 - Abbesse de POITIERS
    3. Louis de BOURBON-VENDOME- né La Fère 1522 - + La Fère 1525
    4. Charles de BOURBON-VENDOME - Cardinal - Archevêque de ROUEN - né La Ferté sous Jouarre 1523 - + Fontenay le Comte 1590 -Il eut 1 fils illégitime
    5. Catherine de BOURBON-VENDOME- née Deffans 1525 - + Paris 1594 - Abbesse de SOISSONS
    6. Renée de BOURBON-VENDOME- née St Germain en Laye 1527 - + Chelles 1583 - Abbesse de CHELLES
    7. Jean de BOURBON-VENDOME, Duc d'ESTOUTEVILLE - Comte de SOISSONS et d'ENGHIEN - né La Fère 1528 - + tué St Quentin 1557 - m. 1557 Marie de BOURBON-VENDOME, Duchesse d'ESTOUTEVILLE (1539-1601) -Il eut 1 fils illégitime
    8. Eleonore de BOURBON-VENDOME- née Paris 1532 - + Fontevrault 1611 - Abbesse de FONTEVRAULT
    9. Louis de BOURBON-VENDOME - Louis I de BOURBON-CONDE, Prince de CONDE - Duc d'ENGHIEN - né Vendome 1535 - Prisonnier puis tué à Jarnac 1569 - ep. 1551 Eleonore de ROYE, Comtesse de ROUCY et Dame de CONTI (1535-1564) - rem. Vendome 1565 Françoise d'ORLEANS-ROTHELIN (1549-1601) - Il fit les branches de BOURBON-CONDE et BOURBON-CONTI - Voir ce Chapitre
    10. Nicolas Charles de BOURBON - Fils illégitime de Nicole de BOARD - Batard de BOURBON - m. Jeanne de BORDEIX -Il laissa 6 enfants

     

     

     

     


     

     

    Partie 5 - Les BOURBONS de Louis XIV à Louis XV

     

    Louis XIV, Roi de FRANCE - dit le Grand et le Roi Soleil - Dauphin puis Roi de FRANCE en 1643 - né St Germain en Laye 1638 - + Versailles 1715 - Comte de BARCELONE de 1643 à 1652 - m.1) St Jean de Luz 1660 Marie Therese d'AUTRICHE (1638-1683) - m.2) 1684 Françoise d'AUBIGNE, titrée Marquise de MAINTENON et du PARC en 1688 (1635-1719) - 23 enfants dont:  

     

    1. Louis de FRANCE, Dauphin- dit le Grand Dauphin - né Fontainebleau 1661 - + Meudon 1711 - m.1) 1680 Marie Anne de BAVIERE (1660-1690) - m.2) secretement vers 1695 Marie Emilie JOLY de CHOIN, titrée Comtesse de BURY (1663-1732) - 6 enfants:
      1. Louis de FRANCE, Duc de BOURGOGNE puis Dauphin- dit le Petit Dauphin - né Versailles 1682 - + Marly 1712 - m. Versailles 1697 Princesse Marie Adelaide de SAVOIE (1685-1712) - 3 enfants dont:
        1. Louis de FRANCE, Duc de BRETAGNE puis Dauphin- né Versailles 1707 - + Versailles 1712
        2. Louis XV, Roi de FRANCE- dit le Bien Aimé - D'abord Duc d'ANJOU puis Dauphin puis Roi sous la Régence de Philippe d'ORLEANS jusqu'à sa majorité - né Versailles 1710 - + Versailles 1774 - m. Fontainebleau 1725 Marie LESZCZYNSKA, fille du Roi de POLOGNE (1703-1768) - 10 enfants plus une vingtaine de batards - Seuls ceux dont sa paternité est certaine sont mentionnés ci-dessous:
          1. Elizabeth de FRANCE- née Versailles 1727 - + Versailles 1759 - m. 1739 Philippe, Infant d'ESPAGNE qui deviendra Duc de PARME (+ 1765)
          2. Henriette de FRANCE- née Versailles 1727 - + Versailles 1752
          3. Marie Louise de FRANCE- née Versailles 1728 - + Versailles 1733
          4. Louis de FRANCE, Dauphin - né Versailles 1729 - + Fontainebleau 1765 - m.1) 1744 Infante Marie Therese d'ESPAGNE (1726-1746) - m.2) 1747 Princesse Maria Josefa de SAXE (1731-1767) - Les derniers Rois de FRANCE de la branche de BOURBON - Partie 6
          5. Philippe Louis de FRANCE, Duc d'ANJOU- né Versailles 1730 - + Versailles 1733
          6. Marie Adelaide de FRANCE- née Versailles 1732 - + Trieste 1800
          7. Victoire de FRANCE- née Versailles 1733 - + Trieste 1799
          8. Sophie de FRANCE- née Versailles 1734 - + Versailles 1782
          9. Therese de FRANCE- née Versailles 1736 - + Fontevrault 1744
          10. Louise Marie de FRANCE- née Versailles 1737 - + St Denis 1787
          11. Charles de VINTIMILLE, Marquis du LUC - dit le Demi Louis - Fils illégitime de Pauline Felicite de MAILLY- NESLE - né Versailles 1741 - + St Germain en Laye 1814 - m. Versailles 1764 Adelaide de CASTELLANE (1747-1770) - D'où postérité
          12. Agathe Louise de SAINT-ANTOINE de SAINT-ANDRE- Fille illégitime de Marie-Louise O'MURPHY - née Paris 1754 - + Paris 1774 - m. Paris 1773 René Jean de LA TOUR du PIN, Marquis de LA CHARCE (1750-1781)
          13. Philippe de NARBONNE-LARA, Duc de NARBONNE-LARA- Fils illégitime (?) de Françoise de CHALUS - né Parme 1750 - + Paris 1834 - m. 1771 Antoinette de LA ROCHE-AYMON
          14. Louis de NARBONNE-LARA, Comte de NARBONNE-LARA- Fils illégitime (?) de Françoise de CHALUS - né Parme 1755 - + Torgau 1813 - m. Paris 1782 Marie Adelaide de MONTHOLON (1767-1848)
          15. Agnes Louise de MONTREUIL- Fille illégitime de Marguerite Catherine HAYNAULT - née Paris 1760 - + Montmelas 1837 - m. Paris 1788 Gaspard d'AROD, Comte de MONTMELAS (+ 1815)
          16. Anne Louise de LA REALE- Fille illégitime de Marguerite Catherine HAYNAULT - née Versailles 1763 - + St Germain en Laye 1831 - m. Paris 1780 Gabriel, Comte de GESLIN (+ 1796)
          17. Agnes Lucie AUGUSTE- Fille illégitime de Lucie Madeleine d'ESTAING - née Paris 1761 - + Boysseulh 1822 - m. Paris 1777 Charles, Marquis de BOYSSEULH (1753-1808)
          18. Aphrodite Lucie AUGUSTE- Fille illégitime de Lucie Madeleine d'ESTAING - née Versailles 1763 - + Artonne 1819 - m. Paris 1784 Louis Jules, Comte de BOYSSEULH (1758-1792)
          19. Louis Aimé de BOURBON- dit l'Abbé de BOURBON - Fils illégitime de Anne COUFFIER de ROMANS, légitimé 1762 - né Passy 1762 - + Naples 1787
          20. Benoit Louis le DUC- Fils illégitime de Louise Jeanne TIERCELIN de LA COLLETERIE - né Paris 1764 - + vers 1837 - Religieux
          21. Julie Marie Françoise FILLEUL- Fille illégitime de Irene du BUISSON de LONGPRE - née Longpre 1751 - + Paris 1822 - m.1) Menars 1767 Abel François POISSON, Marquis de VANDIERES, de MARIGNY et de MENARS (1725-1781) - m.2) 1783 François de LA CROPTE, Marquis de BOURZAC (+ 1804) - Div. 1793
          22. Adelaide Louise Françoise de SAINT-GERMAIN- Fille illégitime de Catherine Eleonore BERNARD (ou BENARD) - née Versailles 1769 - + Thauvenay 1850 - m. Valence 1797 Jean Pierre BACHASSON, Comte de MONTALIVET (1766-1823)
          23. Charles Louis CADET de GASSICOURT - Fils illégitime de Marie Therese BOISSELET - né Paris 1769 - + Paris 1821 - m. Paris 1789 Madeleine Felicite BAUDET (1775-1830) - Div. 1798
      2. Prince Philippe de FRANCE, Duc d'ANJOU - Felipe V, Roi d'ESPAGNE - Devient Roi d' ESPAGNE en 1700 - Abdique en faveur de son fils en 1724 mais reprend le trône 6 mois après à la mort de celui-ci - né Versailles 1683 - + Madrid 1746 - m.1)1701 Princesse Louise de SAVOIE (1688-1714) - m.2) 1714 Princesse Elizabeth FARNESE (1692-1766) - D'où les Familles Royales d'ESPAGNE, des DEUX-SICILES et de PARME - Voir ces Chapitres
      3. Charles de FRANCE, Duc de BERRY - Duc d'ALENCON et d'ANGOULEME - né Versailles 1686 - + Marly 1714 - m. Versailles 1710 Princesse Louise d'ORLEANS (1695-1719) - 4 enfants, tous morts en bas âge
      4. Louise Emilie de VAUTEDARD- Fille illégitime de Marie Anne de CAUMONT la FORCE - née 1694 - + Paris 1719 - m. Nicolas MESNAGER (+ 1714)
      5. Anne Louise de FLEURY - Fille illégitime de Françoise PITEL de LONGCHAMP - née Meudon 1695 - + Tours 1716 - m. 1715 Antoine d'AVAUGOUR (+ 1756)
    2. Marie Therese de FRANCE- née St Germain en Laye 1667 - + St Germain en Laye 1672
    3. Philippe Charles de FRANCE, Duc d'ANJOU- né St Germain en Laye 1668 - + St Germain en Laye 1671
    4. Louis de BOURBON, Comte de VERMANDOIS- Fils illégitime de Louise Françoise de LA BAUME le BLANC, titrée Duchesse de LA VALLIERE et de VAUJOURS, légitimé en 1669 - Amiral - né St Germain en Laye 1667 - + Kortrijk 1687
    5. Marie Anne de BOURBON, Duchesse de LA VALLIERE- dit Mlle de BLOIS - Fille illégitime de Louise Françoise de LA BAUME le BLANC, titrée Duchesse de LA VALLIERE et de VAUJOURS, légitimée en 1667 - née Vincennes 1667 - + Paris 1739 - m. St Germain en Laye 1680 Louis Armand I de BOURBON-CONTI, Prince de CONTI (1661-1685)
    6. Louis Auguste de BOURBON, Duc du MAINE et d'AUMALE- Fils illégitime de Françoise Athenais de ROCHECHOUART-MORTEMART, Marquise de MONTESPAN, légitimé en 1673 - Prince Souverain des DOMBES - né St Germain en Laye 1670 - + Sceaux 1736 - m. Versailles 1692 Princesse Anne Louise de BOURBON-CONDE (Mlle de CHAROLAIS)(1676-1753) - 7 enfants dont 4 morts en bas âge:
      1. Louis Auguste de BOURBON, Duc d'AUMALE- Prince de DOMBES - né Versailles 1700 - + Fontainebleau 1755
      2. Louis Charles de BOURBON, Comte d'EU- Prince de DOMBES - né Sceaux 1701 - + Sceaux 1775
      3. Louise Françoise de BOURBON - dite Mlle du MAINE - née Versailles 1707 - + Anet 1743
    7. Louis Cesar de BOURBON, Comte de VEXIN- Fils illégitime de Françoise Athenais de ROCHECHOUART-MORTEMART, Marquise de MONTESPAN, légitimé en 1673 - Prince Souverain des DOMBES - né Le Genitois 25/11/1672 - + Paris 1683
    8. Louise Françoise de BOURBON- dite Mlle de NANTES - Fille illégitime de Françoise Athenais de ROCHECHOUART-MORTEMART, Marquise de MONTESPAN, légitimée en 1673 - née Doornick 1673 - + Paris 1743 - m. Versailles 1685 Louis III de BOURBON-CONDE, Prince de CONDE (+ 1710)
    9. Louise Marie Anne de BOURBON- dite Mlle de TOURS - Fille illégitime de Françoise Athenais de ROCHECHOUART-MORTEMART, Marquise de MONTESPAN, légitimée en 1676 - née St Germain en Laye 1674 - + Bourbon l'Archambault 1681
    10. Louise de MAISONBLANCHE- Fille illégitime de Claude de VIN, dite Mlle des OEILLETS - née 1676 - + La Queue 1718 - m. Paris 1696 Bernard de PREZ, Baron de LA QUEUE (+ 1740)
    11. Françoise Marie de BOURBON- dite Mlle de BLOIS - Fille illégitime de Françoise Athenais de ROCHECHOUART-MORTEMART, Marquise de MONTESPAN, légitimée en 1681 - née Maintenon 1677 - + Paris 1749 - m. Versailles 1692 Philippe II, Duc d'ORLEANS (+ 1723)
    12. Louis Alexandre de BOURBON, Duc de PENTHIEVRE et de RAMBOUILLET- Fils illégitime de Françoise Athenais de ROCHECHOUART-MORTEMART, Marquise de MONTESPAN, légitimé en 1681 - né Versailles 1678 - + Rambouillet 1737 - m. Paris 1723 Marie Victoire de NOAILLES (1688-1766) - 3 enfants:
      1. Louis Jean Marie de BOURBON-PENTHIEVRE, Duc de PENTHIEVRE- Duc de RAMBOUILLET, d'AUMALE et de GISORS - né Rambouillet 1725 - + Bizy 1793 - m. Versailles 1744 Teresa d'ESTE (1726-1754) - 7 enfants dont:
        1. Louis Marie de BOURBON-PENTHIEVRE- né Versailles 1746
        2. Louis Alexandre de BOURBON-PENTHIEVRE, Prince de LAMBALLE- né Paris 1747 - + Louveciennes 1768 - m. 1767 Princesse Marie Therese de SAVOIE (+ 1792)
        3. Jean Marie de BOURBON-PENTHIEVRE, Duc de CHATEAUVILLAIN- né Paris 1748 - + Paris 1755
        4. Vincent Marie de BOURBON-PENTHIEVRE, Comte de GUINGAMP- né Paris 1750 - + Versailles 1752
        5. Louise Marie de BOURBON-PENTHIEVRE - dite Mlle de PENTHIEVRE - née Paris 1753 - + Ivry 1821 - m. Versailles 1769 Louis Philippe II, Duc d'ORLEANS (+ 1793)
      2. Louis Alexandre de SAINTE FOY- Fils illégitime de Madeleine AUMONT - né 1720 - + jeune
      3. Philippe Auguste de SAINTE FOY - Fils illégitime de Madeleine AUMONT - dit le Chevalier d'ARCQ - né Paris 1721 - + Paris 1795 - m. Paris 1772 Marie RICHARD (+ 1801) - Il eut 1 fille

     

     

     

     


     

     

    Partie 6 - Les derniers Rois de FRANCE de la Branche de BOURBON

     

    Louis de FRANCE, Dauphin - né Versailles 1729 - + Fontainebleau 1765 - m.1) 1744 Infante Marie Therese d'ESPAGNE (1726-1746) - m.2) 1747 Princesse Maria Josefa de SAXE (1731-1767) - 11 enfants dont:  

     

    1. Marie Therese de FRANCE- née Versailles 1746 - + Versailles 1748
    2. Marie Zephyrine de FRANCE- née Versailles 1750 - + Versailles 1755
    3. Louis Joseph de FRANCE, Duc de BOURGOGNE- né Versailles 1751 - + Versailles 1761
    4. Xavier Marie de FRANCE, Duc d'AQUITAINE - né Versailles 1753 - + Versailles 1754 Louis XVI
    5. Louis XVI, Roi de FRANCE- D'abord Duc de BERRY - né Versailles 1754 - + guillotiné Paris 1793 - m. Versailles 1770 Archiduchesse Marie Antoinette d'AUTRICHE (1755-1793) - 4 enfants:
      1. Marie Therese de FRANCE, Comtesse de MARNES- née Versailles 1778 - + Frohsdorf 1851 - m. Mitau 1799 Louis d'ARTOIS, Duc d'ANGOULEME (1775-1844)
      2. Louis Joseph de FRANCE, Dauphin- né Versailles 1781 - + Meudon 1789
      3. Louis XVII, Roi de FRANCE - D'abord Duc de NORMANDIE puis Dauphin - né Versailles 1785 - + Paris 1795 - Il ne régna jamais mais fut reconnu comme Roi de France par plusieurs Cours Etrangères - Voir la page spéciale intitulée Louis XVII
      4. Marie Sophie de FRANCE - née Versailles 1786 - + Versailles 1787
    6. Louis XVIII, Roi de FRANCE- Comte de PROVENCE - Duc d'ANJOU, d'ALENCON et de BRUNOY - Comte du MAINE, du PERCHE et de SENONCHES - né Versailles 1755 - + Paris 1824 - m. 1771 Princesse Marie Louise de SAVOIE (1753-1810)
    7. Charles X, Roi de FRANCE- Comte d'ARTOIS - Duc d'ANGOULEME, de BERRY, d'AUVERGNE, de CHATEAUROUX - Après son départ en exil, il prendra le nom de Comte de PONTHIEU - né Versailles 1757 - + Goritz 1836 - m. 1773 Princesse Marie Therese de SAVOIE (1756-1805) - 4 enfants:
      1. Louis Antoine d'ARTOIS, Duc d'ANGOULEME et Dauphin- né Versailles 1775 - + Goritz 1844 - m. Mitau 1799 Princesse Marie Therese de FRANCE, Comtesse de MARNES (1778-1851) - Il renonce à la couronne en 1830 et prend le titre de Comte de MARNES
      2. Sophie d'ARTOIS- née Versailles 1776 - + Versailles 1783
      3. Charles Ferdinand d'ARTOIS, Duc de BERRY- né Versailles 1778 - + assassiné Paris 1820 - m. 1816 Princesse Marie Caroline de BOURBON des DEUX-SICILES (1798-1870) - 8 enfants dont:
        1. Louise d'ARTOIS, Comtesse de ROSNY- née Paris 1819 - + Venise 1864 - m. Frohsdorf 1845 Charles III, Duc de PARME (1823-1854)
        2. Henri d'ARTOIS, Duc de BORDEAUX et Comte de CHAMBORD- Proclamé Roi par Charles X sous le nom de Henri V - né Paris 1820 - + Frohsdorf 1883 - m. 1846 Archiduchesse Marie Therese d'AUTRICHE-ESTE (1817-1886) - Il fut le dernier descendant mâle de Louis XV
        3. Charlotte de BOURBON, Comtesse d'ISSOUDUN- Fille illégitime de Amy BROWN, légitimée 1820 - née Londres 1808 - + Turin 1886 - m. Paris 1823 Ferdinand de FAUCIGNY-LUCINGE, Prince de CYSTRIA (1789-1866)
        4. Louise de BOURBON, Comtesse de VIERZON- Fille illégitime de Amy BROWN, légitimée 1820 - née Londres 1809 - + La Contrie 1891 - m. Paris 1827 Baron Athanase Charles de CHARETTE de LA CONTRIE (+ 1848)
        5. Charles Louis OREILLE de CARRIERE - Fils illégitime de Eugenie OREILLE - né 1815 - + 1858 - m. Elizabeth JUGAN -Il eut 1 fils
        6. Ferdinand OREILLE de CARRIERE - Fils illégitime de Eugenie OREILLE - né 1820 - + 1876 - m. Louise Eugenie ANCELLE -Il eut 1 fille
      4. Marie Therese d'ARTOIS - née Versailles 1783 - + Choisy le Roi 1783
    8. Clothilde de FRANCE- née Versailles 1759 - + Naples 1802 - m. 1775 Charles Emanuel IV, Roi de SARDAIGNE (+ 1819)
    9. Elizabeth de FRANCE- née Versailles 1764 - + guillotinée Paris 1794
    10. Auguste DADONVILLE - Fils illégitime de Marie Anne de VIDAL - Religieux - né Boinvilliers 1758 - + guillotiné Paris 1794

     

     

    sources

    http://www.genroy.fr/bourbon.htm

     

     

     

     

     

     

     

     

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     La famille d’Orléans en 1885

     

     

    Autour de la Famille de France, un peu de généalogie

    La récente vidéo du Prince Jean, invité par Michel Fields, en a montré la nécessité, par les commentaires qu'elle a suscités: il n'est certainement pas inutile de prendre quelques instants pour préciser deux ou trois choses sur la Famille royale, et pour bien voir qui est qui, et qui vient d'où....

    Nous avons commencé par rappeler à nos correspondants que le prénom Louis-Philippe avait été porté plusieurs fois: le père et le grand-père du roi Louis-Philippe le portèrent, et il fut donné encore deux fois après lui: à son petit-fils (le futur Philippe VII) et à son arrière-petit-fils (le fils du précédent, futur Philippe VIII).

    Cette précision apportée, approfondissons donc, maintenant, notre périple généalogique, en partant de Louis-Philippe .

    Le roi Louis-Philippe avait cinq fils.....

     
    LOUIS PHILIPPE.jpg
     

    En regardant la scène de gauche à droite:

    - le Prince de Joinville (François, ci dessous). C'est celui qui vint visiter chez lui, à Martigues, le grand-père maternel de Maurras (qui s'appelait Garnier) avec qui il naviguait. Une stèle du jardin de Charles Maurras perpétue le souvenir de cette visite.

    Les Maurras, en effet, sont originaires de Roquevaire (où Charles est enterré avec sa mère, son père et son frère; seul son coeur est à Martigues, dans son jardin). La maison de Martigues vient donc à la famille Maurras par sa mère, qui est une Garnier, pas par son père.

    C'est également de son grand-père Garnier que Maurras tirait son vif désir d'être marin (désir insatisfait, on le sait: Maurras en parle, entre autre, dans son poème Destinée...).

    Il est à noter que le prince de Joinville a participé très concrètement à l'évolution de la marine à vapeur française par sa vision moderne de cette marine, ses écrits et son expérience d'Amiral de la Royale....

    JOINVILLE.jpg

    - le Duc de Montpensier.

    - le Duc d'Orléans. Ferdinand, celui dont Ingres a fait le grand portrait (ci dessous) entré au Louvre récemment. Père de deux enfants, dont nous allons parler, il est mort accidentellement en 1842.

    ingres-duc-d-orleans.jpg

    - le Duc de Nemours.

    - le Duc d'Aumale (Henri). Lui aussi père de deux enfants, qu'il vit mourir très jeunes, c'est lui qui donna Chantilly et toutes ses collections à l'Institut.

    DUC D'AUMALE 1.jpg

    Malgré cette nombreuse postérité masculine de Louis-Philippe, c'est du seul Ferdinand, mort prématurément et accidentellement en 1842, que descendent tous les représentants de la Famille de France jusqu'à nos jours.

    Ferdinand avait deux fils: Louis-Philippe et Robert, duc de Chartres.

    - Louis-Philippe Albert deviendra Philippe VII à la mort du Comte de Chambord, lorsque la fusion sera réalisée entre les légitimistes et les orléanistes ("...Les Orléans sont mes fils..."). Philippe VII, et non Louis-Philippe II, car, s’il avait pris le nom de Louis-Philippe II, cela aurait heurté bon nombre de Légitimistes qui auraient vu là, au mieux une maladresse, au pire une provocation. Il préféra donc, sagement, dépasser « par le haut » la querelle dynastique, en s’enracinant dans le plus profond de notre histoire, puisqu’il remontait ainsi à Philippe VI, premier souverain de la dynastie des Valois, sous lequel commença la guerre de Cent ans.

    Il résidait à l'Hôtel Matignon, où il menait grand train et d'où il organisait une intense activité dont la république naissante finit par prendre ombrage, et même peur, car cela représentait pour elle un réel danger.

    C'est ce qui amena la cruelle et inique Loi d'exil de 1886. Le Prince dut quitter le territoire national.

    PHILIPPE VIII.JPG

    Il fut le père de Philippe VIII, mort sans héritier (ci dessus). C'est Philippe VIII que les fondateurs de l'Action Française allèrent visiter à Bruxelles. C'était l'époque de l'Enquète sur la Monarchie, on jetait les bases du mouvement royaliste, au XXème siècle. C'est aussi de lui que Maurras disait, en substance, qu'il aurait fait un grand roi; un grand roi qui avait manqué à la France. C'est lui qui, en 1905, a fait ce voyage scientifique au Grooenland et au Pôle Nord, dans les traces duquel le Prince Jean a voulu marcher il y a peu. Il est à noter que le Muséum d'Histoire Naturelle s'est enrichi des collections réunies par Philippe VIII...

    - A la mort sans héritier de Philippe VIII, ce fut donc son cousin Jean, duc de Guise, qui devint Jean III.

    Jean III était le fils de Robert, duc de Chartres, le deuxième fils de Ferdinand. La boucle est ainsi bouclée, pour ainsi dire: c'est donc du seul Ferdinand, et non des quatre, ou de l'un ou l'autre des quatre autres fils de Louis-Philippe, que descendent les représentants actuels de notre Famille de France.

    Jean III est le père d'Henri VI (ci dessous), le Comte de Paris des Mémoires d'exil et de combat (qui rentra en France en 1950, la Loi d'exil ayant été abrogée, au bout de 64 ans); lui-même père d'Henri VII, l'actuel Comte de Paris; lui-même père de l'actuel Prince Jean, qui sera donc Jean IV, et de son frère Eudes, duc d'Angoulême.

    HENRI VI.jpg
     
     
     
     
     
     
     
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    L'aventure au trésor : les magots de France

     

     

     

    Il ne se passe pas beaucoup de semaines sans que la presse ne relate la découverte d'un trésor sur le sol de France. C'est le coup de pioche d'un maçon dans le mur d'une vieille ferme, la charrue d'un laboureur dans un champ, l'heureuse découverte d'un enfant jouant dans des ruines, et roulent les pièces d'or et tintinnabulent les pierreries qui dormaient depuis des siècles.
     

    En effet, la France occupe une toute première place dans la chasse mondiale aux trésors. Elle doit cette place privilégiée à son passé tumultueux où, tout au long de son histoire, se sont succédées invasions, révolutions et guerres civiles.

     

    Une cassette de diamants

     

    A la limite de l'Alsace, des Vosges et de la Lorraine s'étendait jadis le fief des puissants comtes de Dabo, pays de forêts, d'eaux vives et de brumes.
     

    Lors de la guerre de Trente ans, les seigneurs de Dabo prirent le parti de la France et guerroyèrent à ses côtés. Mais, sitôt après le traité de Westphalie, ils refusèrent de prêter hommage à Louis XIV et se réfugièrent en Palatinat.

     

    Leur forteresse réputée imprenable, le puissant Dagsburg, fut occupée par un seigneur pillard de Rhénanie, surnommé « le Prince Noir », qui en fit son repaire. Celui-ci amassa au Dagsburg un immense butin provenant du pillage de châteaux voisins et de rapines aussi nombreuses que variées, pendant que se balançaient à l'immense gibet du Schaeferhof les corps de tous ceux qui avaient osé s'opposer à lui.

     

    Mais le « Prince Noir » n'était pas un simple brigand dépourvu de toute envergure. Son ambition et son audace le poussèrent à traiter avec Guillaume d'Orange : la bande harcellerait les troupes françaises et gênerait leurs communications. Pour prix de cette alliance, le brigand devenu franc-tireur reçut une énorme quantité de diamants bruts.
     

    Toutefois, en 1679, le colonel français de Bois-David vint mettre le siège devant le Dagsburg dont il parvint, après maints efforts, à s'emparer. Les brigands furent passés au fil de l'épée et le « Prince Noir » mis à la torture. Car les Français, s'ils avaient récupéré le trésor en or et le butin des pillages, ne parvenaient pas à découvrir la fabuleuse cassette aux diamants...
     

    Aucune parole ne sortit de la bouche crispée du « Prince Noir ». Mais lorsque, épuisé par les supplices, il sentit qu'il allait mourir, il trouva quand même assez de force pour s'écrier : « Maudits soient ceux qui toucheront à mon trésor ! » Puis il expira.

     

    Depuis, bien des chercheurs ont tenté de récupérer les diamants maudits du « Prince Noir ». Et beaucoup ont trouvé la mort dans des circonstances demeurées mystérieuses...

    La cassette de diamants, d'après des observations et suivant certains renseignements se recoupant, se trouverait dans une vaste salle souterraine, nœud d’un véritable réseau de galeries.

     

    Dans une cave à champagne

     

    A Reims, une célèbre marque de champagne utilise comme caves d'anciennes crayères creusées par les premiers chrétiens et par-dessus lesquelles fut jadis construite une des plus importantes abbayes de la ville, l’abbaye bénédictine de Saint-Niçaise. Or, à la Révolution, les Sans-culottes envahirent l'abbaye qu'ils saccagèrent et dont ils massacrèrent les moines. Mais ils ne purent mettre la main sur le trésor amassé depuis des siècles par les Bénédictins.

    Celui-ci, sans doute, se trouve toujours dans une chapelle secrète du sous-sol dans laquelle les moines se rendaient jadis une fois l’an pour une mystérieuse cérémonie.

     

    Les trésors sont nombreux en Flandres : trésors gallo-romains, de l'époque médiévale et du XIIIe siècle.
     

    Lors de la guerre dite de « dévolution », Louis XIV entame une campagne-éclair en Flandre espagnole. Le 9 juillet 1667, l'armée française se présente devant Orchies que les Espagnols abandonnent sans même tenter de combattre.
     

    Toutefois, s'ils fuyaient la riche cité flamande, les Espagnols entendaient bien y revenir un jour. Aussi cachèrent-ils dans des souterrains reliant entre elles, par en dessous les remparts, les portes de la ville, les trésors de la garnison, plusieurs coffres, qui contenaient, en outre, les biens personnels du baron de Lutberg, gouverneur militaire d'Orchies. Hélas pour eux, les Espagnols ne revinrent jamais à Orchies.

     

    De l'enceinte primitive de la ville, il ne reste aujourd'hui qu'une tour, « la Tour à Diables ». L'exhaussement du sol a été important au rez-de-chaussée de cette tour, ensevelissant toute trappe ou entrée de souterrain. Toutefois, a priori, il ne serait pas trop malaisé d'entreprendre des fouilles afin de retrouver un moyen d'accès à ces souterrains recelant les trésors espagnols.

     

    Le château de Nantouillet, en Seine-et-Marne, appartint, à la Renaissance, au chancelier Antoine du Prat.
    Économiste et financier, celui-ci avait amassé une immense fortune. Il serait question, avancent certains, d’une tonne d'or… qu’on ne retrouva pas à sa mort. Les dernières années de sa vie, le chancelier résida à Nantouillet et c'est vraisemblablement là que se trouve la cachette de son mirifique magot.

     

    Un autre château, dans la Sarthe, le château de Malicorne, abrite un trésor d'un type peu commun : il s'agit, assure la tradition, d'une émeraude « de la taille d'un cœur humain ». Mais peut-être plus vraisemblablement pourrait-il s'agir d'une émeraude taillée en forme de cœur. Quant à l'origine de ce romanesque magot, elle est fort controversée. Pour certains, l’émeraude fut cachée durant la guerre de Cent Ans, le château ayant eu à soutenir deux sièges ; pour d'autres, elle constitue une pièce de choix du trésor des Choiseul-Praslin, propriétaires du château sous la Révolution.

     

    Le caveau secret de Gilles de Bretagne

     

    Ce Gilles, frère cadet de François Ier, duc de Bretagne au milieu du XVe siècle, vivait en marge de son temps car au pouvoir et à la guerre, il préférait les plaisirs, les arts et la poésie.
     

    Alors que son frère était l'allié du roi de France contre les Anglais, Gilles avait gardé de plusieurs séjours à Londres une connaissance parfaite de l'anglais, de nombreux amis et l'amitié du roi Henri VI.
     

    A la mort de son père, n'ayant reçu en héritage que deux petits fiefs, Ingrandes et Chantocé, Gilles, mécontent, quitta la cour de son frère pour enlever Françoise de Dinan, une orpheline de dix ans, héritière du plus puissant fief de Bretagne, et l'épouser.

     

    Tous deux se réfugièrent en la forteresse du Guildo qui appartenait à Françoise.
    Là, entourés d'une bande d'amis, pour la plupart des nobles anglais, avec seulement une petite garnison d'hommes d'armes, Gilles et Françoise menèrent pendant quelques années une vie agréable et insouciante, de festins et de fêtes, de danses, de musiques, de chasses bruyantes et joyeuses.
     

    Toutefois, l'animosité entre Gilles et son frère le duc ne cessait de croître. Il y eut une entrevue au château de Rieux et François reprocha à Gilles l'enlèvement de Françoise de Dinan.

     

    Il produisit ensuite une lettre signée de son cadet et adressée à Henri VI, tombée entre les mains du duc, par laquelle Gilles de Bretagne mettait ses places fortes à la disposition du roi d'Angleterre.
    Les deux frères se quittèrent en ennemis.
     

    Gilles de Bretagne avait-il vraiment l'intention de s'allier aux Anglais? Suivant son caractère, c'est peu probable. Toujours est-il que François Ier prit peur, ou qu'il voulut simplement en terminer avec son frère : il fit appel à Charles VII et se plaça sous sa protection.

     

    Le 26 juin 1446, quatre cents cavaliers français commandés par le capitaine de Brézé s'emparaient de la personne de Gilles au Guildo.

     

    Remis aux hommes du duc de Bretagne, Gilles fut alors traîné de forteresse en forteresse : Coatquen, Moncontour, La Hardouinaye enfin, où il devait connaître une fin tragique : Olivier du Meil, gouverneur du château, le fit étouffer dans son cachot, entre deux matelas.
     

    S'ils saccagèrent Le Guildo après s'en être emparé, les Français ne purent trouver le trésor de Gilles, plusieurs coffrets d'or au minimum, dissimulés quelque part en son château.
     

    Ils durent se contenter des bijoux de Françoise de Dinan, son épouse, ce qui n'était somme toute pas si mal si l'on en croit Bertrand Robidou : « On vit flamboyer sous les plafonds obscurs des salles gothiques les trésors et pierreries de Françoise de Dinan : tissus et chaînettes d'or, rubis enchâssés dans le même métal, joyaux aux perles pendantes, joyaux en forme de fleurs avec des ciseaux de perles couronnées de diamants, écharpes de toutes couleurs émaillées et frangées d'or, etc. »
     

    L'hypothèse la plus valable est celle selon laquelle le trésor se trouverait dans un caveau secret ouvrant sur un souterrain du Guildo.
     

    Or, il existe une maison dans le bourg qui conserve les caves d'un ancien couvent à l’emplacement duquel elle est construite.
     

    De ces caves part un souterrain, actuellement obstrué, en direction du Guildo. De ce point de départ, il serait relativement aisé de parvenir jusqu'aux ramifications souterraines de la forteresse où se trouve, sans aucun doute possible, le trésor de Gilles...

     

    Un autre Gilles, infiniment plus célèbre, avait pour résidence principale le château de Tiffauges, en Vendée : Gilles de Rais, qui servit à juste titre de modèle à Perrault pour son « Barbe-Bleue ».
    Chacun connaît ce sinistre personnage qui sacrifia des dizaines et des dizaines d'enfants -Michelet, quant à lui, estime plus modestement le nombre des victimes à cent quarante- à des rites sataniques.
     

    Toutefois, à la lumière d'études toutes récentes, la personnalité de ce Gilles de Rais apparaît autrement complexe et déroutante que ce qu'en a retenu l'histoire officielle. Mais il n'entre pas dans notre propos d'investiguer sur la nature réelle de l'ancien compagnon de Jeanne d'Arc… Cette tâche revient à l'histoire parallèle.
     

    Ce que l'on ignore davantage, par contre, serait que ce Gilles de Rais possédait une immense fortune et que, pour l'abriter, il avait aménagé plusieurs cachettes dans ses multiples châteaux, particulièrement à Tiffauges, celui qu'il affectionnait le plus.
    Gilles de Rais fut étranglé puis brûlé dans une prairie de Nantes. Ses cachettes demeurent.

     

    Partez pour l’aventure

     

    Tels sont quelques-uns des plus intéressants parmi les trésors de France les moins connus. Mais il en est quantité d'autres, dispersés dans chaque région où vous amènera le grand dispersement des vacances. Partout vous pourrez tenter votre chance et, pour le moins, vivre des journées de rêve et d'aventure.
     

    En Normandie, il y a, à Toutainville, le trésor de Pevrel de Nottingham, à l'emplacement de son ancien château du Vau Liou et celui des nonnes de Trévières, assassinées au XIVe siècle, qui se trouve vraisemblablement dans une de leurs sépultures.

     

    Les trésors des guerres de religion abondent en Maine et Loire : le plus fameux se trouve près d'Auverse, dans une crypte secrète en forme de croix.

     

    Nombreux trésors en Limousin, dont celui de Châlus, qui fut cause de la mort de Richard Cœur de Lion, venu dans l'intention de l'enlever par les armes au seigneur du lieu.
     

    Autre trésor de la guerre de Cent Ans à Belin, près de Bordeaux, dans les ruines du château : celui du Prince Noir, duc de Galles, en or et argent, qu'il s'apprêtait à utiliser pour lutter contre Charles V.
    En Dordogne, sous les ruines du château de Miremont, un faisceau de souterrains aboutit à une chambre pleine d'or.
     

    Dans les Alpes, on trouve les trésors de Mandrin, à Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs, à La Balme-les-Grottes, à Magland, dans le bassin de Rumilly, et le coffret de pierreries du trop célèbre baron des Adrets à La Frette.
    Profusion de trésors dans les châteaux ruinés du Bourbonnais, entre autres à Montmorillon celui de Philippe de Guillard, faux monnayeur et pillard, à Chantelle celui du connétable Charles de Bourbon qui passa à Charles-Quint, à Montgilbert celui de Rodrigue de Villandrando, chef de bande et compagnon de Jeanne d'Arc.
     

    Un trésor datant de l'invasion des Suédois dans la « Grotte au Trésor » près de Combes, en Franche-Comté, et dans le Jura, à Château-Chalon, le trésor des Abbesses, caché à la Révolution dans un labyrinthe de souterrains.
    Et bien d'autres encore dont vous pourrez avoir le plaisir de découvrir l'existence en fouillant l'histoire locale ou en écoutant les récits populaires dont les paysans se souviennent encore.

     

    Daniel Réju

      

    SOURCES :

    http://www.france-secret.com/tresors_art.htm

      

      

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    Petites histoires de l'Histoire - Mata Hari -

     

    Sous le nom de Mata Hari, Margaretha Zelle ajoute des danses indonésiennes à son répertoire de charme. Elle est belle et fascinante. En ce début du 20e siècle, Mata Hari mène une vie anticonformiste qui la rend forcement suspecte.
    Lorsque Mata Hari est arrêtée pour espionnage, ses accusateurs affirment qu’elle utilise un code à base de notes de musique pour transmettre des secrets à l’ennemi.
    Cette femme, amoureuse de la vie, était-elle une espionne ?


    Les débuts de Mata Hari
     
    Née dans une riche famille néerlandaise de Leeuwarden le 7 août 1876, Margaretha Geertruida Zelle, est destinée comme toute jeune fille de l’époque à un riche mariage et à avoir de nombreux enfants.
    Pourtant, son destin va être tout autre et elle symbolise toujours aujourd’hui, le mystère, l’érotisme et l’espionnage.



    La jeune fille rejette très tôt le conformisme bourgeois et devient une courtisane ainsi qu’une danseuse exotique.
    Elle apprend l’art de la séduction. Mariée à un officier de l’armée coloniale néerlandaise, on raconte qu’elle séduit et attire chez elle des hommes importants.
    Son premier mari semble être l’instigateur de ces rencontres. Une fois les amants dans le feu de l’action, le mari surgit, un appareil photo à la main, et immortalise la scène pour faire chanter les imprudents.



    Photo de Mata Hari prise à Paris (Archive photos)

    Séparée de son mari, Margaretha s’installe à Paris à la fin de l’année 1903, bien décidée à réussir une carrière de danseuse.
    Après une période difficile, pendant laquelle elle gagne en fait sa vie comme courtisane, la jeune femme décide de changer d’image.
    Ainsi naît la danseuse exotique Mata Hari, qui entame rapidement une carrière internationale.




    Une espionne pleine de charme

    Elle rencontre Truffaut von Jagow, chef de la police berlinoise. Celui-ci tombe amoureux d’elle et devient son amant. Il comprend aussi qu’il peut utiliser les charmes de sa maîtresse à son avantage et surtout à celui de l’Allemagne.
    Il l’incite à poursuivre ses activités de courtisane et l’encourage à s’occuper d’hommes politiques, de personnalités de l’armée et de la diplomatie.
     
      
      
      
    Elle pourra ainsi obtenir d’importantes informations d’ordre militaire.
    Elle accepte et c’est ainsi qu’elle commence sa carrière d’espionne sous le matricule H 21.
    La jeune femme participe à de nombreuses soirées et noue des liens avec des hommes influents.



    Photo de Mata Hari en train de danser (Photo Popperfoto)

    Très douée, elle leur soutire des informations qu’elle rapporte ensuite aux Allemands.
    Ses talents de séductrice ont des conséquences graves quand commence la Première Guerre mondiale.

    Elle s’engage comme infirmière, près de Vittel, et parvient à arracher aux officiers blessés des détails des plans des prochaines offensives.
      
      
      
    Etrangement, à plusieurs reprises, des offensives françaises se heurtent à une concentration imprévue de troupes allemandes.
    Lors de l’une de ces offensives, plus de 100 000 soldats trouvent la mort.
      
      

    Pour la France, cette défaite est directement imputable aux informations glanées par Mata Hari.


    Courtisane ou espionne ?

    Au début de l’année 1917, Mata Hari est arrêtée. Elle avoue ses liaisons mais ne reconnaît pas avoir obtenu de renseignements confidentiels.
    Elle affirme qu’elle est effectivement une courtisane mais pas une espionne.
    Elle clamera son innocence jusqu’à sa condamnation et son exécution quelques mois plus tard.
     
      
      
      
    Convaincue de l’implication de la jeune femme dans des activités d’espionnage, la cour de justice militaire ne délibère pas longtemps avant de prononcer la condamnation à mort.
    Face au peloton d’exécution, elle refuse qu’on lui bande les yeux et meurt sans avoir baissé les yeux.



    Cette affaire n’est pourtant pas vraiment close. En se fondant sur des documents d’archives, la Fondation Mata Hari et la ville natale de la jeune femme ont déposé, fin 2001, une demande de révision du procès auprès du ministre français de la Justice.

    Ils sont persuadés que Mata Hari, jugée à huis clos, a fait les frais d’un procès falsifié à des fins patriotiques.
     
      
      
      
    Pour Léon Schirmann, qui a mené une enquête approfondie, il qualifie ce procès de machination et de crime judiciaire.
    D’après lui, Mata Hari a été le jouet des services d’espionnages allemands qui se seraient servi d’elle comme bouc émissaire.

    Alors, Mata Hari n’était-elle qu’une femme qui aimait profiter de la vie ?
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
     
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     De Gaulle ne disait-il pas que la République n'est pas le régime qui convient à la France et qu'il était monarchiste ?

    Voici la déclaration exacte, qui est en fait une citation rapportée et non directement issue des discours ou des écrits du général de Gaulle :

    " Ce qu'il faudrait à ce pays, c'est un roi "

    (Déclaration à Robert Prigent, ministre de la Population, cité par Georgette Elgey, La République des illusions 1945-1951, Paris, Ed. Fayard)

    Raison pour laquelle, j'emploie toujours le conditionnel lorsque je me réfère à ce genre de citation apocryphe.

     


    _________________
     

      
    "Le patriotisme, c'est aimer son pays. Le nationalisme, c'est détester celui des autres" : Charles de Gaulle

    "Etre gaulliste, c'est être de gauche et de droite à la fois" : Charles de Gaulle
     
    _________________
     
     
    Et il est de notoriété publique que de Gaulle et le comte de Paris avaient en commun un projet pour mettre le second sur le trône de France.

    Je ne sais pas pourquoi cela n'a pas eu lieu, mais c'était un projet connu par tous.
     
     de Gaulle avait voulu la restauration de la monarchie, il ne se serait pas privé de le faire.

    En fait, de Gaulle a toujours affirmé que s'il devait y avoir un retour de la monarchie, c'était au peuple français de le décider et non à lui.
     il a dit cela mais il est revenu par la suite sur sa déclaration.

    D'ailleurs quand de Gaulle créa la Cinquième République, il ne cacha pas sa sympathie monarchiste en la qualifiant la de "Monarchie Républicaine", mais il n'a pas vu d'intérêts à la rétablir, sachant que la monarchie était révolue...

    Il faut savoir que de Gaulle, contrairement à beaucoup de politique d'aujourd'hui, a fait une politique pour la France sans réellement prendre partie.
    Il a fait des réformes en se souciant qu'elles conviennent à tous les Français.

    S'il fut monarchiste dans sa jeunesse, surtout dans le corps militaire où c'est une tradition d'être de "droite conservatrice", il l'était de cœur mais républicain de raison. De Gaulle ayant toujours préféré la raison c'est donc la République qui prime et surtout la France.
     
     
     
     
    SOURCES...http://upf-rsi.activebb.net/t494-de-gaulle-royaliste
     
     
     
     
     
     

     

     

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    Thomas III de Saluces, Le Chevalier errant, France (Paris), vers 1400-1405
        Paris, BnF, département des Manuscrits, Français 12559, fol. 167
       


    Au Moyen Âge, le commerce est la principale activité urbaine. Chaque ville propose des boutiques et marchés, certaines accueillent en outre à dates fixes des foires où se rencontrent les marchands ; ces manifestations commerciales constituent le moyen le plus efficace pour assurer la prospérité économique d'une ville. À l'origine grands marchés ruraux, elles conservent longtemps ce caractère paysan, mais rapidement s'ouvrent aux produits de luxe en provenance de toute l'Europe. Les foires drainent alors des marchands de tous pays, devenant ainsi de véritables centres d'échanges internationaux. Les plus fréquentées sont celles de Brie et de Champagne.
    L'enluminure représente une scène de foire dans une ville imaginaire. Dans une vision idéale de la cité, sont réunies ses deux fonctions principales, l'habitat et le commerce.

     

    Les marchands

    1.1.

    Du cinquième au dixième siècle, on peut parler d'économie fermée si l'on veut souligner la part certainement prépondérante de l'autoconsommation locale, tant en ce qui concerne les produits agricoles que les produits artisanaux; et l'on comprend ainsi la vie itinérante des grands personnages qui, avec leur suite nombreuse, allaient vivre tour à tour sur chacun de leurs domaines jusqu'à ce que fussent épuisées les ressources amassées.

     

      

    Cependant les échanges n'ont pas totalement disparu, mais leurs circuits fonctionnaient la plupart du temps sans l'intervention de professionnels :

      

    le producteur agricole offrait ses produits directement à une clientèle proche, qui était à la portée de ses moyens de transport (marché local, commerce sans marchand). Inversement, les églises et les abbayes, qui possédaient de grandes fortunes foncières dispersées et une population importante à entretenir, organisaient non seulement des convois de domaine à domaine pour le ravitaillement, mais aussi des expéditions lointaines pour l'importation des produits exotiques.

    Or il est tout à fait improbable que des grands propriétaires aient pu envoyer leurs seuls tenanciers, avec leurs seuls chariots et leurs seules barques, à des centaines de kilomètres : on suppose dès lors l’existence de professionnels du commerce, ce que confirment d'ailleurs de nombreux textes du temps.
     

      

    Jusqu'au VIIe siècle, les textes citent souvent des Syri, terme générique qui servait alors à désigner indifféremment les hommes qui étaient originaires de la partie orientale de l'Empire romain (Grecs, Syriens, Egyptiens, juifs ...) :

     

    ces Syri formaient alors des colonies relativement peuplées dans de nombreuses villes d'Occident. Or, après le VIIe siècle les textes ne font plus mention de Syri, mais uniquement de Judaei. Les juiveries de France, d'Italie et de Germanie entretenaient des relations suivies avec l'Espagne, l'Afrique et l'Orient.

      

    Un autre groupe important fut constitué à partir du VIIe siècle par les Frisons, qui trafiquaient sur les bassins fluviaux du Rhin, de 1a Meuse et de l'Escaut, et sur mer depuis la Manche jusqu'à la Baltique. Enfin, le soin avec lequel les textes précisaient, lorsque c'était le cas, qu'il s'agissait d'un marchand juif, prouverait qu'il existait bien aussi des negotiatores chrétiens.

    1.2.

    A partir du onzième siècle, la situation de ceux qui faisaient du commerce leur activité principale se diversifia nettement, en fonction des dimensions du marché sur lequel ils opéraient, depuis le petit marché local jusqu'aux vastes marchés interrégionaux, ou même intercontinentaux.

     

     

    1.2.A) Du colporteur au boutiquier : un horizon borné.

    Continuateur du colporteur carolingien; le « pied poudreux » sillonnait les campagnes, transportant sa pacotille sur son dos ou dans des ballots portés par une bête de somme ; régulièrement il s'approvisionnait aux foires locales. Ce type de petit marchand a survécu bien au-delà de la fin du Moyen Age.

      

     

    Le phénomène le plus important à partir du XIIIe siècle a été la sédentarisation du commerce local. Le colporteur a souvent disparu, remplacé par le boutiquier. Un commerce permanent s'est installé dans les villes, représenté au premier rang par les merciers (de merx, marchandise) qui vendaient en gros (« mercier, faiseur de rien, vendeur de tout »). Ce commerce local s'est intégré dans des structures corporatives.

      

     

     

    Or, celles-ci, de même qu'elles ont, empêché l'apparition d'un capitalisme industriel, ont fait obstacle à l'évolution de la « boutique » vers une forme de capitalisme commercial : comme l'artisan, le boutiquier ne pouvait dépasser les limites d'une médiocre activité, en raison de l'étroitesse de son entreprise et de son marché. Pourtant, des boutiquiers ont amassé assez de bien pour pouvoir entrer dans les milieux du grand commerce, et devenir des entrepreneurs capitalistes. En effet, le capitalisme commercial a pris son essor dans un autre domaine, celui du grand commerce lointain, hors des limites étroites du marché local.

     

     

     

      

      

    1.2.B) Du grand marchand aux sociétés capitalistes un horizon lointain.

    Jusqu'au XIIIe siècle le grand commerce interrégional ou intercontinental était aussi un trafic itinérant : le marchand accompagnait sa marchandise, l'écoulait au terme de son voyage, et revenait avec une cargaison de produits exotiques.

      

    Les marchands se déplaçaient en groupes, et armés. Ne sachant souvent ni lire, ni écrire, ces ambulants ne pouvaient tenir ni comptabilité ni correspondance. Dans le courant du XIIIe siècle ils bénéficièrent d'une sécurité accrue sur les grandes routes, car pour des raisons fiscales les rois et les grands seigneurs les prirent sous leur protection ; d'autre part la diffusion de l'instruction vulgarisa dans la classe marchande l'usage de l'écriture.

      

    De plus en plus le grand marchand préféra rester chez lui, derrière son écritoire : entouré d'un personnel peu nombreux, il rédigeait et recevait une correspondance qui le maintenait en étroite relation avec ses associés ou correspondants des autres places. Il pouvait ainsi diriger de loin plusieurs affaires à la fois, et à l'occasion il envoyait des commis convoyer d'importantes cargaisons de marchandises.

     

      

     

     

      

    Le mouvement de sédentarisation, apparu d'abord en Italie, se répandit ensuite dans le nord de l'Europe : aux XIVe-XVe siècles les grands marchands italiens ou hanséates étaient des sédentaires, pour le compte desquels se déplaçaient des commis. Quant aux marchands flamands, qui se déplaçaient régulièrement au XIIIe siècle des Flandres en Champagne, ils se transformèrent ensuite en courtiers, intermédiaires sédentaires, qui arrangeaient entre les marchands étrangers les opérations commerciales et financières, leur procuraient logement et entrepôt, et percevaient une commission pour les services qu'ils rendaient.

     

      

    La spécialisation a moins progressé que la sédentarisation non seulement les grands marchands se livraient au négoce des marchandises les plus diverses, ainsi qu'au négoce de l'argent (prêt, change), mais aussi ils commanditaient, finançaient, ou dirigeaient la fabrication de certains produits qu'ils vendaient.

      

    Si le grand commerce maritime et terrestre et le commerce de banque échappèrent aux contraintes corporatives, il n'était pas rare que de grands marchands figurassent dans une corporation (draperie ou mercerie surtout).
     

      Monnaie sonnante et trébuchante

    P02_00804952.jpgDurant le bas Moyen Âge les marchands avaient pour habitude de vérifier si la monnaie avec laquelle on les payaient étaient sonnante et trébuchante afin d'éviter toute sorte d'escroquerie possible (pièce rongée pour récupérer quelque grammes d'or ou d'argent par exemple) .


    La monnaie "sonnante" vient donc du fait que le marchand laisser tomber la pièce avec laquelle on le payer sur une plaque de marbre (ou faisait s'entrechoquer deux pièces) afin de vérifier la pureté du métal (or ou argent) de la dite pièce.


    Enfin pour savoir si elle était "trébuchante" c'est à dire, si elle faisait le bon poids on pesait la pièce à l'aide d'une balance à double plateau appelée un "trébuchet" et par conséquent si la pièce avait le bon poids elle était trébuchante !

      

    La fortune de quelques grands marchands atteignit des proportions énormes aux XIV-XVe siècles.

      

    Au milieu du XIVe siècle, la fortune des Bardi ou des Peruzzi, de Florence, devait dépasser deux millions de florins ; même niveau un siècle plus tard chez les Médicis (cf. l'achat d'Avignon par Clément VI, par comparaison en 1313, pour 130000 florins, ou l'achat de Montpellier par Philippe VI en 1349 pour 120000 écus, soit 133000 florins !).

      

    Au milieu du XVe siècle en France, Jacques Coeur était riche de 600000 livres tournois environ, soit à peu près la moitié de ce que rapportait annuellement la taille royale... Mais ce sont là des cas très exceptionnels. A Hambourg ou à Lübeck, les grandes fortunes marchandes étaient évaluées encre 5000 et 25000 marks lub à la fin du XIVe siècle, et jusqu'à 50000 marks lub à la fin du XVe siècle. De la "majorité" médiocre des marchands de faible envergure, se détachait une minorité colossale, composée de familles richissimes, pour la plupart italiennes (R.-S. Lopez). Ces voyantes oligarchies ont tissé à travers l'Europe et jusqu'en Orient un vaste réseau de placements très diversifiés.

     

      

    L'association des marchands a renforcé leur puissance. Il y a eu tout d'abord les associations professionnelles, destinées à procurer d'abord la sécurité aux entreprises marchandes, puis bientôt le monopole de certains marchés (ghildes et hanses).

     

      

    Mentionnons deux des plus célèbres de ces associations la Hanse des marchands de l'eau de Paris, qui s'est constituée à la fin du XIe siècle en vue de réserver à ses membres le monopole du trafic (en particulier le commerce du vin) dans le bassin de la Seine ;

      

    dès le début du XIIIe siècle, elle représentait auprès du roi l'ensemble de la bourgeoisie parisienne, et elle donna naissance à la municipalité. Quant à la Hanse teutonique, elle doit ses origines à la fondation de Lübeck (1158) et à l'expansion germanique dans la Baltique : les marchands allemands qui fréquentaient le grand centre commercial de Visby dans l'île de Gotland, se constituèrent en communauté dès 1161 (la hansse des marchands), et celle-ci ne disparut qu'à la fin du XIIIe siècle, remplacée par la hanse des villes qui, elles-mêmes, étaient regroupées en quatre ligues (westphalienne, saxonne, vende, prussienne).

      

    La hanse des villes se constitua définitivement au milieu du XIVe siècle, avec l'établissement de son autorité sur les marchands allemands des « quatre comptoirs » (le quai allemand de Bergen en 1313, Bruges en 1356, la Cour Saint-Pierre ou Peterhof de Novgorod en 1361, le Stalhof de Londres en 1374), et la conquête de la liberté complète de trafic dans les détroits du Sund (1370).

    La Hanse teutonique s'attacha avec acharnement à obtenir pour ses membres des privilèges personnels et collectifs (immunité administrative, judiciaire, et fiscale) qui leur donnèrent de fait le monopole du trafic de la Baltique. De 1370 à 1470 environ, elle s'employa avec succès à empêcher l'expansion des commerces étrangers dans la Baltique.

     

      

    L'autre part les associations commerciales furent pratiquées très tôt à Venise, dès le XIe siècle, puis elles se répandirent dans les autres grandes cités italiennes à partir du XIIe siècle, sous les deux formes de la commande, (commenda) et de la société (compagnia) ; elles restèrent des spécialités italiennes jusqu'à la fin du XIIIe siècle, puis elles furent adoptées ailleurs en Europe.

     

      

    La commande, qui est née dans les grands ports d'Italie, était un mode de financement des armements maritimes, Un marchand empruntait à divers capitalistes des fonds, avec lesquels il achetait des marchandises, et il s'embarquait avec sa cargaison : en cas de perte des marchandises par péril de mer, le marchand n'avait pas à rembourser les fonds empruntés : en revanche, en cas de revente des marchandises, il devait rembourser le capital, augmenté des trois quarts des bénéfice réalisés. Il y avait des variantes dans le partage des risques et des profits.

     

      

    La société a été adoptée par les marchands qui s'adonnaient au commerce terrestre. Conformément aux conceptions du droit romain, la société commerciale médiévale était encore fortement marquée par le caractère personnel du contrat (nombre limité des associés, souvent proches parents ou alliés ; incessibilité, des parts ; responsabilité des associés in solidum et in infinitum ; durée limitée à quelques années, avec clause de reconduction), mais dès cette époque s'est affirmé le caractère capitaliste de l'institution, tant par l'importance que le capital a prise, que par les règles adoptées pour le partage des bénéfices.

      

    Certes les mises de fonds initiales nous paraissent aujourd'hui bien faibles (même en tenant compte du niveau des prix de l'époque) : à Toulouse, de 1350 à 1450, les sociétés dont le capital était inférieur à 200 Lb représentaient 67 % de l'ensemble et inférieur à 300 Lb, 79%; quatre sociétés seulement, soit 2,9 % de l'ensemble, dépassèrent 2000 Lb en capital.

      

      

     

    De même, en 1455, la société filiale à Bruges de la firme de Médicis n'avait jamais qu'un capital de 3000 Lb de gros. Ceci dit, il ne faut pas oublier que les grandes sociétés d'affaires italiennes se soient peu ou prou transformées en banques de dépôt, par la constitution d'un capital annexe et variable (sopra corpo), à côté du capital social initial (corpo): la société acceptait les dépôts des tiers, remboursables à vue; et rétribués par un intérêt fixe, le plus souvent 8% l'an. La masse des dépôts reçu, était réinvestie par la société dans des opérations qui produisaient un bénéfice supérieur ; mais, ignorant les règles de la prudence que la spécialisation bancaire n'a imposées que beaucoup plus tard, ces sociétés médiévales n'hésitèrent pas à geler ces dépôts à vue dans des emprunts contractés par des souverains ou dans des entreprises commerciales ou artisanales aux faibles liquidités.

      

    En cas de panique, la ruée des déposants, qui demandaient le retrait de leurs dépôts, rendait particulièrement vulnérables ces "colosses aux pieds d'argile" (A. Sapori). En ce qui concerne d'autre part le partage des bénéfices l'influence capitaliste dénatura le caractère personnel du contrat en ce que le partage fut toujours calculé, sinon exactement au prorata des mises de fonds, tout au moins en fonction de celles-ci. Enfin, notons qu'à l'exception de très rares cas (moulins du Bazacle à Toulouse, par exemple) c'est à Gênes qu'apparurent au XVe siècle des sociétés qui annonçaient les sociétés anonymes modernes (division du capital en parts cessibles, responsabilité de l'actionnaire limitée à sa mise de fonds) : il s'agissait de sociétés spécialisées dans le commerce d'un produit particulier, tel que le sel, l'alun, le mercure, etc.

     

     

      

     

    Les plus puissantes sociétés commerciales se sont développées en Italie à partir du XIIIe siècle, surtout à Florence qui fut le siège de quelques maisons célèbres. Au cours de ce siècle se détachèrent les Tolomei et les Buonsignori de Sienne, les Rapondi de Lucques, les Spini, les Scali, les Frescobaldi de Florence : tournées essentiellement vers les foires de Champagne, le commerce des textiles et les prêts aux souverains, ces maisons furent victimes de difficultés monétaires et politiques (depuis 1290) et économiques (à partir de 1315), et elles furent emportées par des faillites entre la fin du XIIIe siècle et le premier quart du XIVe. La relève fut assurée par une nouvelle génération de maisons florentines, dont l’activité s'étendait de la Méditerranée orientale à l'Angleterre (les Bardi, les Peruzzi, les Acciaiuoli); à leur tour ces sociétés furent victimes des difficultés politiques (début de la guerre de Cent ans) et économiques (Peste Noire).

      

      

     

    Dans la faillite des Peruzzi (1343) le roi d’Angleterre était débiteur de 600000 florins ; dans celle des Bardi (1346), de 900000 florins, et le roi de Sicile, de 100000 florins.

      

    La troisième génération, qui se forma après 1350, fut éclipsée par les Médicis qui parvinrent au XVe siècle à dominer la vie politique et économique de Florence. En 1434, Côme de Médicis s'empara en fait du pouvoir, et procéda à une transformation profonde de l'entreprise familiale : abandonnant la forme traditionnelle de la société de succursales, représentée sur les grandes places par un comptoir confié à un associé, il adopta la forme plus souple et décentralisée de la société à filiales, indépendantes juridiquement les unes des autres, mais dans lesquelles on retrouvait comme associés les divers membres de la famille.

     

     0108 efet ville

     

    Hors d'Italie, des sociétés de moindre envergure se multiplièrent aux XIV-XVe siècles dans les villes hanséatiques, mais il n'y eut jamais de grandes firmes permanentes (Ph. Dollinger), si l'on excepte le cas très particulier de l'ordre teutonique qui se livrait au commerce depuis la fin du XIIIe siècle. En Allemagne méridionale, des sociétés familiales se constituèrent, à Augsbourg et Nuremberg, pour se livrer surtout au commerce des métaux ou des textiles, mais une seule grande société vit le jour, la société fondée en 1380 à Ravensburg par Joseph Hompys et dont les opérations sur les toiles et le safran couvrirent l'Europe méridionale, l'Allemagne, et les Pays-Bas.


     

    II. - Les routes et les marchandises

    Dès les premiers siècles du Moyen Age l'économie occidentale a produit aussi pour vendre, mais c'est à partir du XIe siècle due le volume de ces produits a sensiblement augmenté. On peut répartir les principaux d'entre eux en sept secteurs :
    1) L'alimentation (grains, vins, sel, poissons fumés ou salés) ;
    2) L'habillement (laine, lin, fourrures, cuirs, peaux, produits tinctoriaux) ;
    3) La construction (pierres et bois d'oeuvre) ;
    4) Les transports terrestres (chevaux) et maritimes (goudrons, cordages, toiles à voile) ;
    5) L'éclairage (cire) ;
    6) La métallurgie (métaux en lingots, armes, orfèvrerie) ;
    7) La céramique et la verrerie.
     

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    L'importance quantitative du volume des marchandises qui faisaient l'objet de commerce lointain au Moyen Age est impossible à préciser. Quelques rares indices donnent à penser qu'il n'a jamais atteint un niveau élevé, même si on limite la comparaison au volume dit commerce de l'Europe mercantiliste antérieure aux révolutions du XVIIIe siècle un document douanier de 1293 permet d'estimer à 4 ou 5000 t l'exportation annuelle de fer asturien par les ports de Guipuzcoa et de Biscaye ; dans la seconde moitié du XIIIe siècle, les exportations anglaises de laine auraient monté annuellement à 3 ou 4000 t ; en 1335, le tonnage de la flotte vénitienne ne devait totaliser que 40000 t...

     

      

    D'autre part l'Occident a longtemps offert des troupeaux considérables debétail humain : c'était un marché où venaient s'approvisionner abondamment les Byzantins et les Arabes. L'esclave était un bien de grande valeur, recherché, et qui se vendait bien. A la suite des interventions de l'Eglise, ces esclaves d'exportation ne furent plus recrutés en pays de chrétienté, mais principalement dans les régions païennes limitrophes au nord (Germains) et à l'est (Slaves). Jusqu’à la fin du Moyen Age la traite des esclaves fut une activité florissante en Méditerranée pour les Vénitiens et les Catalans.

     

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    D'Orient, les Occidentaux tiraient surtout des produits alimentaires et pharmaceutiques (épices), des produits textiles (soieries), des produits tinctoriaux, de l'or.

     

      

    Le commerce médiéval s'est organisé autour de deux grands axes maritimes l'axe méditerranéen (jusqu'en mer Egée et en mer Noire) et l'axe nordique (de la Manche à la Baltique), raccordés entre eux par des routes terrestres, jusqu'à ce que s'établissent des liaisons maritimes régulières entre l'Italie et la mer du Nord, au XIVe siècle.

     

      

    Pour l'axe méditerranéen, la question célèbre est celle des conséquences de la conquête arabe du VIIème siècle : la Méditerranée a-t-elle été désertée ? Est-ce que la phrase d'Ibn-Khaldoun (Les chrétiens ne peuvent plus faire flotter une planche sur la mer) est une fanfaronnade littéraire ou l'expression de la réalité de la fin du Ier millénaire ? D'après Pirenne, la conquête de l'Afrique du Nord et de l'Espagne par les Arabes aurait effectivement fermé les ports de Gaule, et empêché les relations maritimes séculaires de l'Occident avec l'Orient.

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    Un des arguments majeurs de sa thèse repose sur la disparition du papyrus, de l'huile d'olive, et des soieries en Occident à partir du VIIIe siècle. Cependant, sans méconnaître l'obstacle que dressait l'hostilité des Arabes. R. Doehaerd a souligné que la voie de mer directe entre l'Orient et l'Occident avait été partiellement remplacée alors; par la double voie terrestre, d'une part par l'Espagne musulmane (rôle des Juifs rhadanistes exportateurs d'esclaves occidentaux).

      

    Et d'autre part par l'Italie adriatique restée en relations avec Byzance et même Alexandrie (rôle des Vénitiens, également exportateurs d'esclaves occidentaux) : la naissance obscure de Venise, vers 800, correspondrait à l'établissement de ce nouveau circuit. Au XIIe siècle les croisades rouvrirent largement l'Orient méditerranéen aux Vénitiens et aux Génois, qui y trafiquèrent activement jusqu'à ce que les Turcs les en chassent à la fin du Moyen Age.

     

    Marchands italiens ont rapporté de leurs voyages, de la porcelaine de CHINE.

      

    Quant à l'axe nordique, il fut le domaine des navigateurs frisons et saxons, du VIIe au IXe siècle, puis les Normands les supplantèrent presque partout. La domination des Vikings a créé une succession de marchés, de comptoir en comptoir, reliant l'Atlantique à l'Orient, en passant par les îles Britanniques, la Scandinavie, la Russie des Varègues, d'où ils atteignaient Byzance par Kiev et la mer Noire, Bagdad par la Volga et la mer Caspienne, et peut-être Samarcande. Ce sont les trouvailles monétaires qui ont fait découvrir l'unité, de cet espace économique nord-européen du Xe siècle : près de 100000 dirhems frappés en Iran et au Turkestan ont été retrouvés en Scandinavie, et inversement, quoique en nombre nettement inférieur, des pièces franques et anglo-saxonnes ont été retrouvées en Poméranie et en Russie.

      

     

    Après l'an mille, la Flandre a acquis une place privilégiée sur cet axe nordique, en raison de l'essor du commerce de la draperie. Jusqu'au milieu du XIIIe siècle ce furent des marchands flamands itinérants, surtout de Gand, d'Arras, et de Bruges, qui allèrent vendre leurs draps dans une vaste partie de leur aire de diffusion : en particulier de 1150 à 1250 environ, c'est aux foires de Champagne qu'ils les vendirent à des marchands venus d'Italie avec des cargaisons d'épices. Après 1250 les compagnies italiennes installèrent à Bruges des correspondants chargés d'acheter les draps de Flandre, et de les expédier à Florence où ils recevaient les derniers apprêts. Or d'autre part, les marchands hanséates venaient, depuis le XIIe siècle, s'approvisionner à Bruges en produits exotiques. Bruges devint ainsi le trait d'union de la Méditerranée et de la Baltique.

     

      

     

    Enfin, les routes terrestres de raccordement s'établirent le long des voies fluviales (sillon séquano-rhodanien, sillon rhodano-mosan, sillon rhodano-rhénan). Les itinéraires les plus anciens furent les circuits français, reliant la Flandre à l’Italie par les foires de Champagne : ils déclinèrent aux XIVe-XVe siècles, au profit d'un axe maritime atlantique à l'Ouest (liaison Gênes, Bruges, et Londres, par Barcelone, Cadix, et Lisbonne), et d'un axe terrestre germanique à l'est (liaison Hambourg, Milan, par les villes d'Allemagne du Sud où apparut un capitalisme commercial urbain dominé par quelques familles, telles que les Függer à Augsbourg, ou Hompys à Ravensburg).

     

    III - Les marchés

    Les lieux d'échange étaient soit des marchés (mercatus), le plus souvent hebdomadaires, soit des foires (fora, nuudinae), généralement annuelles. Le marché ou la foire, réunions périodiques de vendeurs et d'acheteurs, relevait de l'autorité publique celle-ci créait et surveillait les lieux d'échanges, en grande partie pour des raisons fiscales car elle percevait des droits sur la circulation des marchandises (les tonlieux), sur leur exposition (droits d'étaux), et sur leur vente.

      


     

     

    3.1. Les marchés de campagne.

    Après les Grandes Invasions l'activité des marchés est prouvée tant par les canons conciliaires qui vitupèrent les prêtres qui fréquentent les marchés en vue d'y trafiquer, que par le chapitre 54 du capitulaire de villis qui prescrit de veiller à ce que les hommes du domaine n'aillent pas perdre leur temps sur les marchés. La création et l'existence de nombreux marchés ruraux laissent évidemment supposer que les producteurs avaient à vendre des surplus agricoles ou artisanaux, ou des matières premières, à des acheteurs forains, et qu'à l'inverse ils venaient acheter ce qui n'était pas produit sur le domaine.

      

    On imagine mal un marché local où les paysans se seraient vendu réciproquement leurs productions, puisque peu ou prou ils devaient produire les mêmes biens !

      

    L'image de l'économie domaniale vivant en vase clos doit donc être corrigée : sans alimenter un commerce considérable, l'économie domaniale alimentait un certain volume d'échanges. A partir du XIe siècle les exploitations rurales furent sollicitées de produire, outre leur propre subsistance, de quoi répondre à la demande constamment plus pressante des acheteurs » (G. Duby) : les grains, le vin et le bétail furent apportés sur des marchés hebdomadaires et des foires agricoles qui se multiplièrent (cf. le nombre et l'importance des clauses qui leur sont relatives dans les chartes de franchises et dans les chartes de fondation de villes neuves).

      

    Gaufres

      

    La foire (de feria, fête d'un saint) était la rencontre temporaire de marchands « forains », c'est-à-dire venus de loin (de foris, dehors) : la foire différait du simple marché local par sa moindre fréquence (périodicité annuelle en général, et non hebdomadaire), et par sa zone d'influence plus vaste (au moins le "pays") ; elle donnait lieu à une grande concentration de population, et son rôle n'était pas exclusivement économique (festivités). On constate qu'avant même que ne se produise l'essor urbain l'usage des deniers (piécettes d'argent) s'est répandu dans les campagnes au XIe siècle, que de nouveaux péages ont été créés, et que leurs recettes ont augmenté : ce sont les indices certains d'une circulation et d'échanges intensifiés dans les campagnes.

      

    Sur ces petits marchés locaux opéraient des mercatores, intermédiaires entre les producteurs et les entrepreneurs de trafic à longue distance ; ces mercatores avaient souvent affaire aux intendants seigneuriaux, qui disposaient de quantités importantes de grains et de bétail : au XIIIe siècle la grande exploitation céréalière introduisait dans la circulation commerciale un fort volume de produits agricoles, et redistribuait une partie de leur valeur sous forme de salaires en monnaie aux ouvriers agricoles.

      

    Les Frères de la Côte

     

    Forum de reconstitution et évocation XVIIe / XVIIIe siècle - Pirates, Flibustiers, Boucaniers, Corsaires...

     

    Logo réalisé par Julien Bodard (http://julienbodard.blogspot.fr)

     

    De même l'élevage s'orienta à la même époque vers l'économie d'échange : tous les ans à l'automne on procédait à des hécatombes de porcs, qui étaient salés pour l'hiver (d'où l'achat de grandes quantités de sel, ce qui exigeait du numéraire) ; au même moment de nombreux paysans se débarrassaient de leur gros bétail, en particulier les chevaux et les ânes, voire les boeufs, pour n'avoir pas à les nourrir pendant l'hiver (d'où le rôle dominant des exploitants riches et aisés qui pouvaient racheter ce bétail et le revendre au printemps). L'élevage était donc avant tout affaire d'argent: et de commerce » (G. Duby).

      

      

    Quant aux "ovailles", elles mettaient naturellement les paysans en relation avec les trafiquants de laines. Tout cela - et il ne faut pas omettre le vin -, met en lumière le lien étroit des campagnes avec le bourg voisin, siège du marché hebdomadaire, et avec les foires de pays, qui constituaient tous les ans à l'automne des marchés locaux de produits agricole, viticoles et pastoraux.

     

     

     

    3.2. Les marchés de ville.

    Indépendamment des marchés qui subsistèrent dans les anciennes civitates, devenues sièges épiscopaux, apparurent, surtout à l'époque carolingienne, des agglomérations sur les réseaux fluviaux entre la Seine et le Rhin, où les bateliers et les marchands établirent des entrepôts lieux de passage et de stockage, ces portus (le terme a été vulgarisé par Pirenne) donnèrent naissance à des villes.

      

    Pirenne datait la plupart des portus du XIe siècle, et il affirmait que les rares créations de l'époque carolingienne avaient été anéanties par les incursions normandes :

    il y aurait donc eu solution de continuité entre le IXe et le XIe siècle. Suivant l'opinion qui prédomine maintenant, de nombreux portus des pays mosans et des Pays-Bas se sont au contraire développés de manière continue depuis l'époque carolingienne : ainsi, Bruges ou Gand. L'essor urbain du XIe siècle n'est plus conçu en effet comme l'effet d'un brusque renouveau, mais comme la conséquence d'une croissance antérieure entretenue par des échanges de plus en plus actifs entre les campagnes et les agglomérations urbaines (anciennes cités, nouveaux portus).

      

     

    Le trafic des marchés urbains portait sur les denrées du plat pays environnant, sur les produits de l'artisanat local, et sur les marchandises achetées en gros dans les grandes foires.

      

    Ils étaient soumis au protectionnisme chauvin et à la réglementation étroite du corporatisme urbain » (M. Boulet.) : les vendeurs devaient respecter une police de la qualité, du transport, et de l'exposition des marchandises, police qui était destinée à assurer l'approvisionnement régulier du marché et l'abaissement des prix par la liberté et la publicité des transactions ; les acheteurs de leur côté se voyaient interdire les accaparements.

     

     

     

     

    3.3. Les marchés de grande foire.

    Certaines foires ont dépassé la zone d'attraction d'un « pays », ou d'une province, et sont devenues le lieu d'échange de produits lointains.
     

    Ainsi, la foire de Saint-Denis, créée au VIIe siècle, fut à l'origine une grande foire du vin qui se tenait pendant plusieurs semaines après les vendanges. Elle attirait les marchands frisons et saxons. Menacée par les incursions normandes entre le milieu du IXe et le début du Xe siècle, elle connut ensuite un renouveau de prospérité. De même, la Champagne devint très tôt un lieu de foires réputées : Chappes, près de Bar-sur-Aube (cette foire supplanta celle de Saint-Denis au moment des incursions normandes), et Châlons-sur-Marne eurent des foires célèbres avant l'an mille. Hors de France, Cologne et Pavie également. Ici encore il n'y a pas eu mutation, mais une croissance qui a fini par transformer les structures.

     

      

    Parmi ces grandes foires, les principales se développèrent au XIIe siècle le long de l'axe nord-sud qui reliait l'Angleterre (foires de la laine brute de Winchester, Northampton, Saint-Yves, Stanford) et la Flandre (foires de redistribution de la laine et de vente de draps d'Ypres, Lille, Bruges, Messines, Thourout) au delta du Rhône (foires de Beaucaire, Avignon, Narbonne, Montpellier), en passant par l'lle-de-France (foire du Lendit à Saint-Denis) et surtout la Champagne. En effet les foires de Champagne furent pendant près de deux siècles, du milieu du XIIe au début du XIVe siècle, le carrefour où se rencontraient Flamands et Italiens.

     

     

     

    3.3.A) L'origine des foires de Champagne n'est pas établie de manière incontestable.

    Deux points sont certains : les quatre villes de foire (Lagny, Bar-sur-Aube, Provins, Troyes) eurent des débuts modestes (la foire de Bar-sur-Aube a d'abord été une foire locale à bestiaux); d'autre part ce n'est pas la venue des Flamands et des Italiens qui a provoqué l'essor des foires, mais c'est au contraire ce dernier qui, après 1150, a attiré les Flamands d'abord, puis les italiens. Comment donc des lieux aussi insignifiants que Lagny ou Bar-sur-Aube ont-ils pu devenir le siège des foires les plus importantes d'Europe ?

      

    On conjecture que cette localisation résulta de l'action intelligente des comtes de Champagne: mettant à profit la situation de leur comté, ceux-ci aménagèrent un cycle régulier de foires de telle sorte que ce marché international tint ouvert en permanence toute l'année, et ils accordèrent aux marchands un ensemble de privilèges qui exercèrent un puissant attrait (R.-H. Bautier).

     http://geneanneogie.free.fr/moyen_age_fichiers/image001.jpg

     

    3.3.B) L'organisation des foires de Champagne était réglée par un calendrier précis.

    Elles commençaient à Lagny le 2 janvier, à Bar-sur-Aube le mardi avant la mi-carême (entre le 24 février et le 30 mars), à Provins le mercredi avant l'Ascension (entre le 28 avril et le ler juin = foire de Saint-Quiriace), à Troyes entre le 9 et le 15 juillet (foire chaude de Troyes, ou foire de Saint-Jean), à Provins le 14 septembre (foire de Saint-Ayoul), et à Troyes le 2 novembre (foire froide de Troyes, ou foire de Saint-Rémi). Comme elles duraient prés de cinquante jours chacune, elles se succédaient en fait les unes aux autres.

      

    Le rituel des foires se déroulait en trois phases successives : exposition des marchandises, ventes, règlements des comptes ou encore « droits payements». Le droit de créer une foire était un droit régalien, en fait usurpé par les grands seigneurs qui étaient les seuls à pouvoir faire respecter l'ensemble des dispositions prises pour favoriser les marchands et les attirer.

     

      http://classes.bnf.fr/ema/images/3/v035.jpg

     

    Sur les routes qui y conduisaient, les marchands bénéficiaient en effet du conduit des foires, qui les plaçait, moyennant finance, sous la sauvegarde du seigneur maître de la foire en cas d'agression, le seigneur auteur du sauf-conduit intervenait pour exiger réparation du tort commis à ses protégés. En 1209, Philippe-Auguste plaça sous son conduit royal tous les marchands se rendant en foire.

     

      

    A la foire même les marchands jouissaient de franchises qui leur garantissaient la libre disposition de leur personne et de leurs biens (exemption du droit de représailles et du droit d'aubaine, sanction ou incapacité liées à la qualité d'étrangers ; franchise d'arrêt, c'est-à-dire suspension en foire des mesurer d'exécution prononcées antérieurement sur la personne ou sur les biens du marchand, tant pour délit que pour dette). Le seigneur garantissait non seulement la paix du marché, mais il offrait encore des conditions de logement et d'entrepôt avantageuses, ainsi que des exemptions ou diminutions de taxes.

      

    Les gardes des foires étaient chargés à l'origine d'assurer la police et de veiller à la sécurité des marchands. Puis ils acquirent à la fin du XIIe siècle un pouvoir de juridiction sur les marchands, dans les limites de la foire. Dans la première moitié du XIIIe siècle les marchands prirent l'habitude de conclure leurs contrats sous le sceau des gardes des foires de Champagne, ce qui conférait juridiction à ces derniers sur l'exécution de ces contrats : simultanément les contrats ainsi conclus en foires devinrent exécutoires dans toute la chrétienté latine, et ceci transforma le rôle des foires.

      

    Enfin les marchands s'organisèrent en foires par « villes » ou « nations » d'origine : les Méridionaux (Italiens, Catalans, Provençaux, Languedociens) eurent, dès le milieu du XIIIe siècle, leurs consuls, représentants permanents de leur ville, chargés de défendre leurs intérêts ; les consuls d'une même nation formèrent un corps, dirigé par un capitaine. En revanche, les Nordiques (Flamands, Artésiens, Hennuyers, Champenois) n'organisèrent pas de représentation permanente en foire, et la Hanse des dix-sept villes (drapantes) était l'interprète de leurs intérêts.

     

     

    3.3.C) Le rôle des foires de Champagne a évolué.

    A l'origine elles furent essentiellement des foires commerciales : les Flamands y apportaient leurs draps, et ils y furent rejoints dans la seconde moitié du XIIe siècle par les Italiens. « Il n'est pas douteux que Gênes soit, l'instigatrice de ce nouveau trafic » (M. Boulet). Tournés vers le commerce maritime, les Génois laissèrent aux « Lombards » (Piémontais d'Asti, Alba, Chieri, Vercelli...) le soin d'aller s'aventurer jusqu'en Champagne pour y échanger soieries et épices contre des draps. Gênes devint de la sorte, au XIIIe siècle, la plaque tournante du commerce international entre l'Orient et le nord de l'Europe.
     

    Les Génois faisaient fonction de bailleurs de fonds à Gênes. Ils prêtaient à des marchands les fonds avec lesquels ceux-ci achetaient sur place les produits d'Orient qu'ils convoyaient ensuite en Champagne. Ces prêts (à intérêt) étaient stipulés remboursables en foire de Champagne, et en monnaie de France : ce « contrat de change » réunissait donc une opération de crédit (remboursement différé) et une opération de change (permutation de monnaie).

    Avec les fonds récupérés en Champagne, les Génois avaient de quoi faire acheter les draps qu'ils destinaient à l'exportation en Orient. C'est ainsi que les foires de Champagne devinrent un important marché de capitaux, doublant le marché, de marchandises. Or la plupart des places de commerce européennes étaient en relation avec ces foires l'usage se répandit dès le milieu du XIIIème siècle, à travers toute l'Europe, de stipuler remboursables aux foires de Champagne les emprunts contractés par les grands seigneurs, laïcs ou ecclésiastiques.

     

      

    A la fin du XIIIe siècle les maisons florentines ou siennoises se procuraient encore leurs fonds en Champagne, soit par des contrats de change stipulés remboursables en foires, soit par des envois de marchandises qui y étaient vendues ; mais les achats de draps flamands s'effectuaient désormais en Flandre même, par l'intermédiaire de facteurs, et ils étaient payés en foires.

    Le rôle commercial des foires s'effaçait donc derrière leur rôle bancaire : la pratique des « droits paiements » qui permettait d'apurer les comptes par compensation, transforma alors les foires en centre cambiaire européen et en principal marché de capitaux, sur lequel fonctionnait tous les deux mois un règlement des dettes par compensation.

     

     

    3.3.D) Le déclin des foires de Champagne a commencé vers 1300.

    Leur décadence était consommée lorsque survint la Peste Noire. Les raisons qui expliquent l'ampleur et la rapidité de ce recul sont diverses, et l'accord n'est pas fait sur leur importance relative.

     

     

     

    3.3.D.1 / Structures politiques ?

    En 1285 Philippe le Bel, mari de la dernière comtesse de Champagne, devint roi de France et rattacha le comté au domaine royal : sa fiscalité a-t-elle vraiment été « excessive », et a-t-elle découragé les étrangers ? En 1294, le même roi confisqua le duché d'Aquitaine qui appartenait à Edouard Ier : en représailles celui-ci interdit l'exportation des laines anglaises en Flandre (1295).

    Poussé par la bourgeoisie flamande, à qui cette matière première était indispensable, le comte de Flandre prit le parti de l'Angleterre, et en 1297 commença une longue série de conflits armés franco-flamands, qui trouvèrent leur prolongement dans la guerre de Cent ans à partir de 1337. Cette succession de guerres détourna les Flamands des foires de Champagne.

     

     

     

    3.3.D.2 / Structures de la production ?

    Jusqu'à la fin, du XIIIe siècle la draperie italienne, toscane ou lombarde, ne produisait que des draps inférieurs destinés à la consommation locale: elle se mit alors à produire des articles de qualité, propres à l'exportation, et la demande de draps flamands baissa d'autant en Italie, d'où la désertion des Italiens.

    3.3.D.3 / Structures des circuits commerciaux ?

    L'établissement de liaisons maritimes régulières entre Gênes et Bruges vers 1320, et la fréquentation accentuée des itinéraires terrestres entre la Rhénanie et la Lombardie ont été postérieurs au début du déclin des foires de Champagne mais ils contribuèrent à l'accélérer.

    3.3.D.4 / Structure des marchés ?

    Paris est devenu, à la fin du XIIIe siècle, un grand centre commercial (foires du Lendit, où s'échangeaient les textiles et les épices), un vaste et, riche marché de consommation (ville très peuplée), où vivaient une cour et des fonctionnaires disposant de revenus importants), et une place bancaire (afflux des manieurs d'argent italiens). Paris a donc supplanté la Champagne, sans cependant conserver ce rôle longtemps au XVe siècle, la capitale avait asphyxié sa banque» (J. Favier).

    3.3.D.5 / Structures monétaires ?

    Au cours de la seconde moitié du XIIIe siècle, l'or tendit à supplanter l'argent, et le rapport entre les deux métaux subit des variations brusques qui acculèrent à la faillite les maisons italiennes dont les activités étaient centrées sur le négoce de l'argent aux foires de Champagne (R.-H. Bautier).

      

     

     

    3.3.D.6 / Structures des entreprises ?

    Les foires de Champagne auraient été aussi victimes de la sédentarisation du commerce : les maisons italiennes installèrent à demeure des facteurs sur les grandes places, et firent convoyer leurs marchandises par des commis. Il ne faudrait pourtant pas trop insister sur les conséquences de cette évolution : s'il est indéniable que les foires de Champagne ont décliné, nombre d'autres grandes foires ont survécu ou se sont développées après la sédentarisation du commerce ; en particulier, les foires de Genève et de Lyon se substituèrent, au XVe siècle, bien qu'à moindre échelle, aux anciennes foires de Champagne.
     

    Les foires de Genève atteignirent leur apogée au début du XVe siècle : bien situées géographiquement à la sortie des cols alpins, entre l'Italie, la Rhénanie et la Flandre, et politiquement aux confins paisibles de l'Empire, en dehors des remous de la guerre de Cent ans, ces foires bénéficièrent d'une monnaie locale stable et de vastes marchés commerciaux nouveaux sur le pourtour oriental de l'Empire (Pologne Bohême, Hongrie). Elles furent tout à la fois un marché du textile (soieries), et un marché des changes, au rythme trimestriel, car elles se tenaient à l'Epiphanie, à Pâques, en août, et à la Toussaint.
     

      

    Les foires de Lyon, dotées en 1420 des privilèges des foires de Champagne, s'organisèrent sur le modèle genevois, adoptant en particulier le même calendrier : elles furent aussi des foires de la soierie et du change, et entrèrent en conflit avec leurs rivales de Genève au milieu du XVe siècle.

      

      

      

    Tiré du livre : "L'économie médiévale", de Guy Antonetti; aux éditions Que Sais-je ?

      

      

     

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    “ L’invention “ des mystères alchimiques dans les cathédrales ne date bien sur que de la Renaissance, après la diffusion (massive) du CheminCroisé Corpus Hermetique dans toute l’Europe, le mythe Flamel lui est intimement liè.

    Dans son ouvrage de 1544 mettant en scène Demogorgon et le “philosophe” Geber, Giovanni Bracesco faisait dire à ce dernier : « Les anciens dissimulaient les secrets de la nature non seulement dans leurs écrits, mais aussi dans des tableaux variés, des caractères, des chiffres, des monstres… les planètes et les signes célestes… et ils n'étaient compris de personne, sauf de ceux qui connaissaient ces secrets. »

     

    Nôtre Dame de Paris

    En 1561, Robertus Vallensis publie son De veritate et antiquitate artis chemicae, Il reprend les thèmes de Bracesco et y ajoute édifices et monuments tels que l'arche de Flamel et le labyrinthe. La même année est édité par les soins du médecin et alchimiste paracelsien Jacques Gohory : « le Sommaire Philosophique de N. Flamel avec la défense d'iceluy art et des honestes personages qui y vaquent : contre les efforts de I. Girard mect à les outrager » soit cent quarante quatre ans après la mort du vrai Flamel.
     

    Dans la préface il entretient la légende :

    « Ce livre (qui n'avoit paravant esté mis en lumière) est intitulé Le sommaire de Nicolas Flamel qui florissait l'an 1393 et 1407 comme il appert encores en la ville de Paris à S. Innocent ès monuments de deux arches opposites, le cymetierre entre elles, qu'il feit alors faire. En l'une desquelles sont, entre aultres choses, érigées les effigies de deux serpents ou dragons et d'un lyon, suyvant la description que d'iceulx il ha faict en ce livre. »

     

     

    l se compose de plus de :
     

    - de la copie du Traité du grand oeuvre des philosophes, fait par Frère Jehan Rouillascq, cordelier piémontais,
    - de la relation d'inscriptions autour d'un tableau accroché à Notre-Dame dont un texte simplement signé de Guillelmus
    - du Discours des visions sur l'œuvre en rapport avec le dit tableau. 

     

     

    AMIENS 

      

    Le Traité du grand oeuvre des philosophes était déjà attribué à un certain Philippe Rovillasque.

    Les deux “écussons hiéroglyphiques” de Sainte Geneviève sont de forme ovale.
    Cette forme ovoïde, propre à la gestation de la matière, montre un lys au centre d’une croix, dans les quatre « angles » déterminés par une croix d'or, est représentée la phase de l'œuvre décrite sous le nom de conjonction dans la troisième vision du cordelier :

    « Je vis assez heureusement par les marques probables : premièrement, la couleur lactée au commencement ; secondement, après quelques jours, la couleur minime (brun marron) avec la solution de la matière ; tiercement, la fumée ou nuage obscur, à la sommité du vase volant et est adhérente ; quartement aux neuf mois, la congélation avec trois vermisseaux en couleur de jacinthe ; quintement, la noirceur parfaite de la matière. Desquels signes et marques parlent clairement tous les plus grands et sages philosophes. »

     

    CHARTRES

     


    Des variantes de ce vitrail-écusson sont déclinées par le médecin paracelsien David Lagneau ou Laigneau qui, dans l'édition française de son "Harmonie mystique" de 1636, insère les représentations de vitraux de la chapelle des Cordeliers et de l'écusson « hiéroglyphique » représenté par Flamel sur la cinquième arche du cimetière des Innocents et trois passages du Livre des Figures Hiéroglyphiques.
     

     

     

    Mais l'édition originale latine de Laigneau de 1611 qui est en fait une "Harmonie chymique", un commentaire de textes alchimiques, ne comprend pas ces passages du Livre des figures. C'est bien le traducteur, le Sieur Veillutil (un pseudonyme ?) qui augmente considérablement le livre de Laigneau dont il change le titre en "Harmonie Mystique", peut-être en référence à l'Harmonia Mundi du frère cabaliste de Venise, qu'il cite.

    Dans sa lettre dédicace « A Monsieur R. S. D. L. M. C. D. R. AP. D. D, très humble et parfaict Amy, son très humble serviteur L. S. D. V. S. T. H. », il précise que par ami, « il n'entendoit être autre que celuy qui auroit la connaissance de la vraye philosophie qu'il définit plus loin comme science la plus haute mystique et cabalistique, à l'exclusion de la sainte théologie ».

     

    Lisons maintenant l'inscription du soi-disant tableau :

    « CECI DESSOUS ECRIT A ETE PRIS EN UN TABLEAU A NOTRE-DAME DE PARIS QUI EST VIS-A-VIS L'IMAGE SAINT-CHRISTOPHE ; DANS LEQUEL TABLEAU, AU DESSUS DE L'ECRITURE, Y A UNE OVALE DANS LAQUELLE, IL Y A PLUSIEURS ARBRES FRUITIERS, HERBES ET LIS, ET UN HOMME NU JUSQU'A LA CEINTURE ET UNE ROBE ROUGE EN ECHARPE, QUI SEME LA TERRE. »

     

    L'inspecteur honoraires des musées nationaux et spécialiste des peintures qui se sont succédé à Notre-Dame et spécialement au dix-septième siècle, certifie l'inexistence du tableau, ce qui n’est guère surprenant étant mentionné que ce tableau est « vis-a-vis l'image Saint-Christophe »

     

    Deux textes d'exotérisme religieux encadrent “ cette ovale “, le premier mentionnant un jardin « de vos cœurs » et un jardinier l'arrosant de son sang ; ils sont une ode à la Vierge.

    Le second texte est simplement signé Guillaume, pour nous indiquer la haute antiquité de l'ensemble ; les alchimistes mentionnant comme un des leurs l'évêque de Paris Guillaume d'Auvergne (1180-1249) depuis que Béroalde de Verville (1556 - 1626) dans son Moyen de parvenir évoquait « feu Guillaume de Paris, qui, aux portaux de Notre-Dame, a mis les fîgures chimiques à faire la projection à devenir sages ».

    La dernière oeuvre du copiste : le Discours des visions sur l'œuvre , est en fait une vision et quatre songes qu'aurait eu « un religieux se trouvant dans une ville arrosée dans son sein d'une grosse rivière, laquelle en son centre y forme une très belle île où est un fameux et admirable temple, tant pour la symétrie de son édifice que pour la dévotion à la reine des cieux […] Contemplant les figures hiéroglyphiques en plusieurs endroits de la dite ville, avec grande admiration de tous, autorisée par tant de doctes et sages personnes de diverses nations qui ont écrit sur la pierre. »

      

     


      

    Notre Frère Jehan, grandement troublé, « délibère d'implorer une faveur divine par l'intercession de la Vierge Marie » afin de connaître le secret des philosophes ou oublier de telles fantaisies, et voici qu'au plus fort de son oraison, un feu céleste lui enflamma la face, avec une voix interne qui lui dit : « Regarde au tableau qui est attaché au pilier près de la porte du temple […] Ayant contemplé ledit tableau où il y a une image de Notre-Seigneur qui arrose de son propre sang une terre noire de laquelle naissent aucuns arbres, le trons desquels est gros obscur ou environ, et les feuilles vertes avec les fruits d'or, hiéroglyphiques merveilleux. » Ce Jardin des Hespérides lui fera « entendre la matière du premier agent décrit par le très ancien Artephius ».

    Il précise qu'il aurait eu sa vision du verger « à l'heure de none », les quatre autres visions de nuit seraient-elles songes de verger ? Car Gohory est aussi l’auteur du Livre de la Fontaine périlleuse avec la chartre d'Amours : autrement intitulé, le songe du verger(1572),

      

      

    Il avoue n'avoir « point lu dans les cartes antiques de Paris, ni de cette cathédrale, pour savoir le nom de celui qui a été le fondateur de ce portail merveilleux mais je crois néanmoins que celui qui a fourni ces énigmes hermétiques, ces symboles et ces hieroglifs mystiques de notre religion, a été ce grand docte et pieux personnage Guillaume évêque de Paris ».

    En 1655, Pierre Borel déclare dans son Trésor de recherches et antiquitez gauloises et françoises : « Et il y en a qui tiennent aussi que c'est Flamel qui a mis un Tableau à Nostre-Dame, qu'on void sur un pilier vis à vis de S. Christofle ; au fonds duquel y a des vers françois de sa façon, qu'on tient contenir les hieroglyfiques de la pierre philosophique. On tient aussi de luy la pluspart de ce qui est à Saint-Jacques de la Boucherie, comme on void par les inscriptions en pierre et en bois, et par les vitres qui y sont, dont une partie sont estimées hieroglyfiques par les curieux, et entr'autres celle où on void un pressoir de raisins.

      

    On verra une sienne inscription dans la mesme église en lettre d'or, sur la corniche de la chapelle des esperonniers, où il est nommé et sa femme, pour fondateurs de cette chapelle. On void enfin de luy de grands landiers de fer en diverses ruës de Paris, et surtout vers le milieu de celle qui va de la ruë S. Denis, à celle de S. Honoré, costoyant S. Innocent. Mais pour revenir au Tableau de Nostre Dame, on y void représenté un Christ qui seme son sanc, en un champ ; d'où viennent des lis & des roses. Les vers ont un sens mystique...

     

    D'autres estiment que ce soit Guillaume le Parisien évesque de Paris qui les ait mis, et qu'il ait orné cette église de divers hieroclyfiques chimiques. Je ne decideray pas ce différent, mais je sçay bien qu'il estoit chimiste, et qu'on trouve divers livres de cette science sous son nom, comme aussi de Christofle parisien. »

    Son contemporain CheminCroisé Henri Sauval fournira la source des spéculations du Mystère des cathédrales dans son Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris : « Ils (les hermétistes) découvrent mille belles choses avec les vinct-huit rois qui règnent le long du portail, surtout dans la figure même de Guillaume de Paris. Ce n'est pas sans raison, disent-ils, que le bout de son bâton pastoral est de fer et entre dans la gueule d'un dragon, qui cache sa queue dans un bain d'où sort de la fumée et une tête de roi. Que sans difficulté à la porte du côté de l'Hotel-Dieu, l'ouverture de l'ouvrage de physique y est figurée et dans les deux autres la suite et la consommation.

     

     

    Mais une chose ici qui les met bien en peine, est de savoir pourquoi pas une de ces figures ne regarde dans l'église ; ce qui fait grand honneur à un corbeau qui a les yeux tournés de ce côté-là, qu'à cause de cela ils n'estiment guere moins que les Naturalistes feroient un phenix.

      

    Ce corbeau au reste est à la porte qui tient à Saint-Jean le Rond et qu'ils ne se lassent point de contempler, parce qu'à leur avis son rayon visuel va justement se terminer à l'endroit où le secret de la pierre doit être caché infailliblement ; joint que c'est assés près d'un jardinier de plate peinture qu'on voit en entrant dans l'égIise, et qu'ils appellent le Semeur, qu'ils prennent encore pour un hieroglyphe, aussi-bien que deux bouteilles, l'une aux pieds d'Antoine des Essarts, l'autre tout de même aux pieds de Saint-Christophe cachée parmi des joncs et des roseaux ; et quoique tous demeurent d'accord qu'un homme qu'on fait mourir à coups de flèches et un roi qu'on dépouille, figurés au bas du même St Christophe soient encore mystérieux, néanmoins ils ne conviennent pas entre eux de leur signification.

      

     

    Bien davantage, quelques-uns même prennent Saint-Christophe pour un hieroglyphe, et comme c'est maintenant le plus grand et le plus gros colosse qui soit dans le monde, ils tirent avantage de sa masse, et se glorifient d'avoir le plus grand et le plus gros hieroglyphe qu'il y ait jamais eu, ils ne sauroient se lasser de dire du bien de Pierre des Essarts qui l'a fait faire. Enfin la folie des hermétiques est si grande, qu'il n'y a sorte de rébus sculptés qu'ils n'interprètent… »

    Nous avons donc vu “nos hiéroglyphes” d’abord disséminés dans Paris, puis sur le portail de la cathédrale, ensuite dans un tableau dans la cathédrale, enfin Fulcanelli verra toute la cathédrale comme “sanctuaire de Tradition, de la science et de l’Art “.

      

      

      

      

      

     

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