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     Manfred von Richthofen (1892 – 1918), also widely known as the Red Baron, was a German fighter pilot with the Imperial German Army Air Service (Luftstreitkräfte) during World War I. He is considered the top ace of that war, being officially credited with 80 air combat victories.

     

     

    L'as de l'aviation allemande abattu

    comme un perdreau de l'année...

     

     

    "Kaput". Le sergent Ted Smout, du corps médical australien, est arrivé juste à temps pour recueillir la dernière parole du pilote du Fokker qui vient de se poser. Il n'en croit pas ses yeux. Affalé sur son siège, il a devant lui le corps sans vie du Baron rouge.

      

    L'as des as de l'aviation allemande.

      

    Celui qui compte 80 victoires officielles à son palmarès. Davantage que tout autre aviateur de la Grande Guerre.

      

    Manfred von Richthofen, 25 ans, ne sèmera plus jamais la mort dans le ciel. Soulagement et respect.

      

    C'est une mort pourtant bien peu glorieuse pour le héros allemand, dégommé en plein ciel par un tir venant du sol. Dégommé comme un perdreau de l'année...

     

     

    Le Baron rouge

    Né à Breslau (Pologne) le 02/05/1892 ; Mort à Vaux-sur-Somme (France) le 21/04/1918

    Héros de l’aviation allemande, Manfred von Richthofen, dit le Baron Rouge, est l’un des plus grands pilotes de la Première Guerre mondiale. Cumulant 80 victoires dans les duels qui animaient le ciel de la Somme, il est l’un des derniers représentants des valeurs aristocratiques au combat : honneur, fair-play et surtout courage, jusqu’au combat fatidique.

      



    Albatros de von Richthofen

    De la cavalerie à l’aviation

    Le baron Manfred von Richthofen naît le 2 mai 1892 à Breslau, une ville allemande désormais rattachée à la Pologne.

      

    Selon la légende, il se distingue dans déjà dans sa jeunesse pour ses exploits risqués.

      

    Animé par les valeurs aristocratiques de son milieu, Manfred s’engage dans l’armée et intègre la cavalerie.

      

    En 1914, il combat sur le front Est, mais la guerre s’enlisant dans les tranchées, la cavalerie devient inutile.

    Refusant de tenir un rôle de second rang, il s’oriente vers l’aviation. Au cours de l’année 1915, il s’exerce difficilement au métier de pilote et participe à des missions de reconnaissance à l’Est.

      

    Ne livrant guère de combat dans cette région, il demande à rejoindre le front Ouest où les Allemands ont fort à faire avec l’aviation anglaise.

    Dans un premier temps mitrailleur, le baron de Richthofen obtient au début de l’année 1916 l’autorisation de voler seul.

      

    Mais il ne l’obtient qu’au prix d’un retour à l’est où il effectue des bombardements. Si son unité est très efficace, le baron n’a pas encore révélé son génie.

    Le diable rouge

    En septembre 1916, il rejoint Verdun et prend enfin part aux combats singuliers. Rapidement, il se distingue et reçoit la médaille Ordre Pour Le Mérite.

      

    Aux commandes de son nouveau Fokker Triplan Dr1 rouge, il devient la bête noire des anglais.

      

    L’as Hawker Lanoe, victime du « Baron Rouge »

    L’as Hawker Lanoe, victime du « Baron Rouge »

      

    Le 23 novembre 1916, il abat l’as britannique Lanoe Hawker.

      

    Au cours du seul mois d’avril 1917, il gagne vingt combats. Les Anglais le nomme alors le « diable rouge », en référence à la couleur de son avion.

    Mais en juillet, la chance manque de tourner. Il est touché lors d’un combat. Grièvement blessé à la tête, il réussi toutefois à se poser.

      

    Dès qu’il est à nouveau sur pieds, le Baron reprend les armes malgré les réticences de l’Etat-major. En effet, les autorités craignent la mort de Richthofen, qui démoraliserait les troupes. Ce dernier est en effet une véritable légende au sein de l’armée du Kaiser.

    La mort au combat

    Le 21 avril 1918, alors qu’il cumule déjà 80 victoires, le Baron rouge prend part à une nouvelle mission auprès de son cousin Wolfram. Ils se heurtent alors à une escadrille de la Royal Air Force. Lancé à la poursuite du canadien Wilfred May, il entre en zone ennemie à basse altitude avant de tomber quelques minutes plus tard.

      Le 21 avril 1918, Le Baron Rouge...

      

      

    Les versions sont alors contradictoires. Il aurait été abattu par les tirs d’un autre pilote ou bien par la DCA Alliée.

    Le héros est tombé mais les Alliés rendent hommage au courage de leur ennemi. Car l’aviation occupe une place à part dans la Première Guerre mondiale : elle est le dernier espace des combats singuliers.

     

      

      

    Tandis que la guerre révèle son visage le plus absurde et horrible - des hommes croupissant en masses dans les tranchées pour mener des attaques condamnées à l’échec, l’aviation est le refuge des valeurs aristocratiques d’honneur et d’héroïsme.

      

    Elle forme de nouveaux Achille qui ont troqué le char et la lance contre le biplan et la mitraillette. Parmi eux, le Baron rouge se distingue par le nombre de ses victoires et sa vaillance au combat.

      

    Ainsi les Alliés reconnaissent dans le Baron un soldat autant qu’un ennemi.

    Ils l’enterrent avec les honneurs militaires.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Mon Diplome

     

      

    La vulgarité est ce qui caractérise le langage et le comportement du bas peuple, aux yeux de ceux qui estiment ne pas en faire partie, mais de nos jour il est très similaire à la grossièreté.

     

    L'origine du mot vient du latin vulgus signifiant "bas peuple".

     

     

    Langage

    Le vocabulaire du quotidien, de la « rue », regorge d'expressions orales ressenties comme basses, prononcées non par négligence, mais en toute connaissance de cause, dans le but de choquer l'entourage et de s'affirmer.

      

    Cette attitude relâchée ne peut être que constatée dès le plus jeune âge, dans les cours de récréation et autres lieux de regroupement social.

     

    À la différence des termes familiers ou argotiques, employés dans un milieu donné et le plus souvent dans la langue parlée et sans volonté de choquer, l'emploi de termes vulgaires entraîne un mauvais regard sur soi par la société, en raison de tabous historiques, moraux, sentimentaux, dont les locuteurs sont du reste pleinement conscients, recherchant cette réprobation des gens en place dans la société, pour mieux s'en démarquer.

     

    Les dictionnaires ont créé une hiérarchie de qualificatifs pour les mots du peuple : familier, populaire, vulgaire, trivial, grossier, ordurier, dont il est bien difficile de fixer ou d'apprécier les limites, d'autant plus qu'un mot pourra être considéré comme "vulgaire" dans une région et "commun" dans une autre.

     

    Comportement

    La vulgarité n'appartient pas seulement au domaine du langage :

    elle peut être aussi dans la gestuelle ou le comportement général, comme dans les pratiques sociales et les modes de pensée.

      

    Elle n'implique plus alors la grossièreté (on peut imaginer des charretiers au coeur d'or et des monstres de vulgarité au langage châtié) et peut caractériser des milieux non plébéiens.

    Comportementalement, la vulgarité se distingue de la grossiereté en ceci que si l'une est fracassante mais curable, l'autre est insidieuse et profondément enracinée.

    A défaut d'être une catégorie ou un style à part entière, elle tient de la tournure d'esprit et engage la vision du monde. Aucune bribe de vulgarité n'est fortuite.

    Elle menace directement la dignité.

     

    Pathologie

    Certaines affections mentales, syndrome de Gilles de La Tourette par exemple, ou certaines formes de la dépression, sont souvent la cause de débordements d'injures et d'expressions vulgaires (coprolalie), involontairement proférées.

     

    L'alcoolique, souvent grand dépressif, projette son mal être, profère et projette des expressions vulgaires..... d'ordre insultes salaces, grossieretés d'ordrer sexuel...  ( frustré lui même dans son vécu )

     

    Psychiatrie

    LA DECOMPENSATION NEVROTIQUE

     

    Empruntée au modèle de fonctionnement organique, la notion de décompensation désigne la rupture d'un état d'équilibre précaire obtenu par un organe malade grâce à des systèmes d'adaptation (décompensation d'une insuffisance cardiaque).

    Dans le domaine psychique, la décompensation est une crise qui marque l'effondrement des mécanismes de défense névrotiques habituels d'un sujet confronté à une situation affective nouvelle et insupportable. La déficience psychique originelle du sujet se manifeste alors d'une façon aiguë. La fragilité du moi, les effets des carences affectives et, même, les tendances psychotiques se réactivent.

     

    Sur le plan clinique la décompensation peut prendre le visage d'une phobie, d'un épisode confusionnel, d'une bouffée délirante, ou bien d'une somatisation. Cette symptomatologie est la plupart du temps transitoire.

      

    Cependant une décompensation névrotique peut révéler une pathologie sous-jacente plus grave et représenter un mode d'entrée dans la psychose ou toute autre psychopathie chronique. Le rôle de l'entourage et l'importance d'une prise en charge thérapeutique sont primordiaux.

     

    La décompensation psycho-névrotique des personnes âgées est un cas particulier. Elle est fréquente et est favorisée par une transplantation en maison de retraite ou à l'hôpital, par la perte du conjoint, par une chute avec fracture qui entraîne une intervention chirurgicale.

      

    Elle marque la difficulté de la personne âgée à s'adapter à une situation de stress qui provoque la faillite des anciens mécanismes de défense. La sémiologie peut être assez sévère : états confuso-anxieux, désorientation dans le temps et l'espace, dénutrition, déshydratation, états de régression aiguë, accès mélancolique ou agitation de type hystérique.

     

    LA DÉCOMPENSATION PSYCHOTIQUE

    État pathologique dans lequel les troubles dus à une fonction lésée ne sont plus compensés par une adaptation des fonctions restées saines.

     

    Le patient psychotique ne peut plus compenser (pallier) par ses fonctions non atteintes (cognition) son délire et les effets de celui-ci. C’est donc une sorte de barrière qui s’ouvre à ce moment et qui laisse libre cours aux idées incohérentes du patient et à son délire.


    A l'origine de cette décompensation, un facteur déstabilisant essentiel, les décalages horaires, une autre élément perturbateur, la perte des repères culturels avec notamment la langue étrangère.


    « L'être humain est par essence en quête perpétuelle de moments intensives à vivre, explique le Dr Samuel Lepastier, psychiatre, notre psychisme n'apprécie guère la continuité de l'existence, c'est-à-dire le monotone, mais nous ne sommes pas tous égaux pour affronter les ruptures avec notre environnement... »

     

     

     

    Humour

    Certains humoristes se réclament expressément de la vulgarité, qu'ils considèrent comme un créneau à occuper, car dédaigné par la plupart de leurs pairs :

      

    En France, on peut ainsi mentionner par exemple Jean-Marie Bigard ou Élisabeth Buffet, qui sont le pur reflet de la société française actuelle, sans  parler des émissions dites -

    d'amusement public - là l'apothéose de l'anticulture actuelle télévisuelle.

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

     

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  • La Communication: Les enjeux de la communication.

     

    A. Les facteurs qui détériorent la communication.

     

    La communication est détériorée par différents facteurs que nous allons essayer de cerner ici.

     

    Reprenons l'exemple de Marc et Jean-Jacques envisagé précédemment.

     

    Nous pouvons y déceler deux facteurs de déterioration de la communication.

     

    1. La passionnalisation.

     

    Comme nous l'avons dans l'exemple de l'agraffeuse, les émotions de Jean-Jacques sont venues perturber et orienter son décodage.

     

    S'il avait pris conscience de ce qui se passait, il aurait pris de la distance par rapport à ses émotions et aurait été sans doute capable de réagir de manière adaptée.

     

    Il aurait répondu à Marc sans s'énerver et sans passion interne qu'il se méfiait s'il devait lui prêter son agraffeuse car cela fait déjà plusieurs fois que les objets qu'il lui a prêté ne sont pas revenus.

     

    Il aurait négocié.

     

    Ici, pris par le jeu des émotions, il s'est mis en tort et a gravement déteriorié sa relation avec Marc.

     

    Si nous y prêtons attention et si nous voulons bien regarder la réalité en face, nous sommes fréquemment et sans nous en rendre compte la victime ou le jouet de mécanismes de la passionnalisation.

     

    Nos dirigeants n'y échappent pas. Regardez l'actualité nationale et internationale, elle fourmille de phénomènes de passionnalisation (Grèves, guerre, attentats, provocations diverses, ....).

     

    La personne victime d'une passionnalisation n'est pas à juger, elle est victime de ses réflexes émotifs de son passé de primate.

     

    A nous d'être capable de prendre de la distance par rapport à ce qui se passe et à être capble de ne pas nous laisser emporter par nos prpres réflexes de passionnalisation.

     

    2. Les conditionnements et les vieux programmes mentaux.

     

    Nous avons des "programmes" que nous avons mis en place à un moment donné, qui étaient alors adaptés aux circonstances. Malheureusement, nous souffrons parfois de rigidité dans notre comportement lorsque les circonstances changent.

     

    Dans l'exemple précédent, nous avons vu que Marc avait provoqué la colère de Jean-Jacques en lui envoyant un signal d'apaisement mal décodé par Jean-Jacques et interprété comme les prémices d'une agression. Nous avons également vu que confronté à des manifestations de colère de Jean-Jacques, Marc ne va pas adapter son programme. Au lieu d'arrêter de sourire et de chercher une autre stratégie, il persite dans son comportement inadapté et l'accentue, avec les conséquences que nous connaissons.

     

    Lorsque Jean-Jacques s'énerve sur Marc sans avoir conscience de ce qui se passe, il est lui aussi victime de vieux programmes liés à son père et ses mésaventures conjugales.

     

    Ce que j'ai décrit dans cet exemple est très loin d'être des cas isolés, nous sommes très souvent victime de comportements inadaptés que nous persistons à utiliser.

     

    Dans ces programmes, j'ai envisagé le cas de programmes individuels mais il y a aussi des programmes collectifs tels que décrit en psychologie qu'elle soit individuelle ou sociale.

     

    Par exemple, on peut observer que la proximité des stimulis provoque dans notre esprit une association affective et même une relation de cause à effet.

     

    C'est en passant dans le couloir après une manifestation et en voyant les étudiants prendre note fébrilement de leur horaire que je me suis rappelé ce principe.

    L'affichage du nouvel horaire concordait en effet avec le retour de manifestation.
    C'est évidemment un concours de circonstance mais il s'est produit un mix entre les émotions générées par la manifestation et celle liées à la découverte de l'horaire.

    Le danger est également de nature mentale car un raisonnement de cause à effet peut se produire entre les deux événements surtout grâce au concours d'une certaine effervescence émotive (peur, colère, joie, joie de la manif contrebalancée par un horaire "pourri" ).
    cela pourrait donné inconsciemment, on s'est vengé de notre comportement (manif) en nous faisant un horaire pourri ou après avoir eu le courage de manifesté, j'étais en droit d'espérer un meilleur horaire.

     

    3. L'objectisation.

     

    Ce phénomène est une conséquence de la passionnalisation.

     

    Cette fois-ci nous sommes à l'opposé de la personne qui se laisse emporter par ses émotions.

     

    Je vais vous décrire deux exemples très différents d'objectisation. Ils sont tous les deux normaux.

     

    Nous en verrons ensuite d'autres beaucoup plus critiquables.

     

    Lorsque nous sommes entassés dans une rame de métro ou dans les transports en communs, nous adoptons un comportement qui va nous permettre de ne pas créer de conflits avec les personnes qui sont autour de nous.

     

    Nous allons nous faire le plus discret possible et éviter d'avoir des interactions visuelles et autres avec les interlocuteurs éventuels. Nous baissons le regard, évitons de regarder le voisin et à fortiori s'il est de sexe différent. Nous traitons notre entourage comme des objets, des potiches animées afin d'éviter les émotions.

     

    Si nous ne le faisons pas, il y a risque de conflits.

     

    Deuxième cas, où nous rencontrons l'objectisation, c'est dans les métiers médicaux et paramédicaux.

     

    Le personnel soignant, les chirugiens évitent de s'attacher aux personnes car s'ils ne le faisaient pas, ils seraient confrontés à des chocs, des épreuves dans l'émotif. Ils perdraient leur efficacité professionnelles puisqu'ils ne seraient plus en mesure de poser certains actes médicaux délicats.

     

    Malheureusement ce programme appliqué sans discernement débouche sur des effets pervers, c'est ce que le langage commun nomme la déshumanisation. On traite l'autre comme un objet, on lui enlève son droit à la parole. il devient un simple pion quand ce n'est pas une tête de bétail.

     

    C'est ce qui arrive quand un homme d'affaire raye d'un simple trait de plume des milliers d'emplois au bénéfice d'un plus grand profit pour lui-même.

     

    Les services sociaux peuvent connaître cette dérive surtout quand ils sont aux prises avec des difficultés budgétaires.

     

    Nous voyons bien que l'objectisation est l'un des résultats possible d'un "mix" entre une forme de défense contre la passionnalisation et un vieu programme de primate vivant dans un monde surpeuplé.

     

    4. La distance thérapeutique.

     

    Nous sommes dans la suite logique des problèmes de l'objectisation et de la passionnalisation.

     

    Trop proche d'un interlocuteur, nous passionnalisons, nos émotions risquent de prendre le dessus.

     

    Nous risquons d'être aveuglés par nos sentiments.

     

    Trop éloigné, c'est l'objectisation et la déshumanisation.

     

    Nous devons réussir à nous ajuster entre les limites de l'un et de l'autre et à trouver notre réglage personnel.

     

    5. Les parasites.

     

    Les parasites sont des bruits ou des variantes (froid, chaleur, objets dans le champ de vision, actions dans l'environnement, ...) qui perturbent l'échange de données entre deux interlocuteurs.

     

    Ces parasites déteriorent évidemment la communication et peuvent contribuer à la "passionnaliser" en augmentant la tension émotionnelle.

     

    Par exemple être toujours interrompu dans sa communication par des bruits violents énerve les interlocuteurs.

     

    Nous devrons nous en souvenir lors d'un entretien, en nous assurant de disposer des conditions de sécurité (local à part) et de confort (temps suffisant disponible, local convenable).

     

     

     

    B. L'autonomie.

     

    Le professionnel de la communication doit viser à rendre autonome les personnes dont il s'occupe.

     

    On peut servir de béquille à l'interlocuteur pendant un temps mais pas indéfiniement. L'idéal est de rendre l'interlocuteur autonome:

     

    • Autonome par rapport à ses émotions de manière à ne se laisser porter par elle qu'en connaissan,ce de cause.
    • Autonome par rapport à ses programmes mentaux de manière à pouvoir les remettre en question et à les réadapter selon les besoins personnels et les nécessités du milieu.
    • Autonome par rapport aux pressions et manipulations exercées par d'autres personnes qui utilisent entre autres les émotions et les vieux schémas mentaux.

     

    Cela, c'est l'enjeu principal, pour ne pas dire le seul et l'unique car tout le reste découle de lui.

     

     

     

    C. Comment procéder ?

     

    Pour rendre la personne autonome, le professionnel va devoir porter ses efforts pour prendre le contre-pied des facteurs qui déteriorent la communication mais aussi notre fonctionnement psychologique.

     

    Nous allons donc devoir aider l'interlocuteur à ...

     

    • ... dépassionnaliser.
    • ... reprogrammer, c'est-à-dire démonter les vieux programmes mentaux et les reconstruire.
    • ... désobjectiser ou ne pas être objectisé.

     

    Cela va devoir se faire via les canaux analogiques et numérique donc par le support d'échange d'informations verbales et non verbales.

     

    Expliquer cela, c'est quasiment toute la suite des notes sur la communication et la résolution des conflits.

     

    Si les finalités sont les mêmes pour la communication analogique et numérique, si la philosophie reste la même (éviter les problèmes de décodage et leur interprétation passionnelle, prendre de la distance), les moyens à mettre en oeuvre varient selon le canal étudié.

     

    Nous allons donc nous intéresser à l'un puis à l'autre.

     

    Mais au préalable, il faut tout d'abord s'intéresser à une phase importante et même déterminante.

     

    D. La mise en place de la relation.

     

    Former des personnes à désamorcer des bombes, c'est bien.

     

    Néanmoins, si je ne leur apprend pas à rechercher les bombes ni à les approcher, ils risquent de ne jamais commencer leur travail et de sauter sur la bombe avant même de l'avoir trouvée... .

     

    C'est le même problème en communication.

     

    J'ai beau vous apprendre à dépassionnaliser, démonter un raisonnement erroné, ... , si je ne vous apprend pas à établir la relation avec les personnes.

     

    Ce sont les premiers contacts, les premières rencontres avec les personnes qui vont être déterminantes.

     

    Avant de pouvoir dialoguer de choses "lourdes", la personne doit avoir confiance en l'interlocuteur. Cela passe obligatoirement par une phase où il faut faire connaissance, se poser en tant qu'intervenant éducatif ("professionnel").

     

    Cette phase va fatalement mettre en jeu des échanges de nature d'abord analogique avant d'être numérique.

     

    Pour faire connaissance, il faudra participer au quotidien de la personne soit en s'inscrivant dans des activités en place soit en les mettant en place.

     

    Mettre en place la relation nécessitera d'éviter l'agressivité.

     

    Cependant, cela ne signifie pas se laisser et laisser faire.

     

    Il faut parvenir à une forme de respect mutuel.

     

    Prendre garde à la distance thérapeutique.

     

     

     

    E. Donner la parole à la personne.

     

    Il faudra veiller à donner la parole à la personne, c'est-à-dire la laisser s'exprimer ou prendre le temps de l'observer pour détecter chez elle ce qui la motive.

     

    Quelques professionnels plus soucieux de leur confort personnel que de celui de la personne ignorent superbement cette nécessité quand ils ne la décrient pas, la taxant de démagogique, inefficace, source de désordre.

     

    Le problème frappe à tous les niveaux et à tous les âges. On cherche à fonctionner sans chercher à donner du sens à la démarche éducative.

     

    Pour vous aider à comprendre, voici un exemple qui peut se présenter de la classe maternelle au home pour personne âgées.

     

    Un visiteur vient dans l'institution et voit des ponpons alignés au fenêtres en rang d'oignon. Ces ponpons pourraient être d'autres bricolages de la même bouteille. Le mois de décembre voit souvent fleurir sur les appuis de fenêtre quelques ramasse-poussières standardisés et répétitifs prêt à défiler.

     

    Je ne critique pas le bricolage en soi, je critique la philosophie dans laquelle il est réalisé.

     

    Si je vous demande à chacun une idée de bricolage, il serait extrèmement surprenant que vous me sortiez la même idée.

     

    Pourquoi voulez-vous que nos résidents se conforment au même modèle ?

     

    Il est plutôt évident que l'idée est venue d'une personne et à été imposée à l'ensemble.

     

    Deuxième critique : En quoi réaliser des ponpons est-il porteur de sens pour un résident ?

     

    Cette activité les occupe certes mais donne-t-elle un sens, un plaisir, une acquisition à leur quotidien ?

     

    L'apprentissage a aussi parfois "bon dos" et les motifs oiseux foisonnent lorsqu'il faut occuper ces "jeunes" , l'oisiveté et le désoeuvrement étant le couple maudit, géniteur de tous les vices.

     

    Oui mais ...

     

    Une activité qui répond à une motivation intrinsèque des personnes n'est-elle pas plus porteuse ?

     

     

     

     

     

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    La Communication:

      

    Nos deux cerveaux et nos deux langages ?

    Quels sont les rapports entre l'analogique et le numérique et nos deux hémisphères cérébraux ?



    De nombreux travaux ont été effectués ces vingt dernières années sur la spécialisation des hémisphères cérébraux (H. Sperry, H. Gordon, M. Gazzaniga). Il en ressort que chaque hémisphère possède son propre mode de fonctionnement ainsi que ses domaines de compétence.

     



    L'hémisphère gauche est la plupart du temps, chez les droitiers, l'hémisphère dominant (les hémisphères cérébraux sont contre-latéralisés, c'est-à-dire que le gauche contrôle la partie droite du corps et inversement). Il a pour principale fonction de traduire les perceptions en représentations logiques, sémantiques et phonétiques. C'est l'hémisphère de la pensée linéaire, du langage, de l'écriture et de l'arithmétique et, de façon générale, de la communication digitale.

     


    Ses fonctions correspondent à peu près à ce que la psychanalyse nomme les processus secondaires.


    L'hémisphère droit est d'un fonctionnement bien différent. II est spécialisé dans la perception globale des situations. C'est lui qui est en oeuvre lorsque nous sommes capables de saisir immédiatement un modèle ou une totalité complexe, autrement dit c'est le siège de l'intuition. Cet hémisphère est aussi le principal lieu de l'expérience sensorielle et émotionnelle.

      

    Dans la communication, c'est le radar que nous utilisons pour cerner intuitivement nos interlocuteurs. Son fonctionnement est principalement inconscient.


    Il a parfois été qualifié de silencieux car sa capacité linguistique est archaïque et limitée. Bien que son langage ne soit pas celui de son « frère », dont il n'a pas la compétence grammaticale, syntaxique ni sémantique, il possède le sien propre, qui est éloigné de la logique de l'hémisphère gauche, et repose plutôt sur les associations de sons, les ambiguïtés et les jeux de mots, la confusion entre sens littéral et sens métaphorique, les raccourcis de type « coq à l'âne » et autres déductions illogiques.


    Les deux hémisphères sont bien moins différenciés dans l'enfance qu'à l'âge adulte, et les premiers modes de pensée auxquels accède l'enfant sont ceux du cerveau droit, le cerveau gauche ne devenant pleinement opérationnel que plus tard.

      

    Les fondations du modèle du monde d'une personne sont donc vraisemblablement rassemblées dans cet hémisphère : ses premières perceptions de ce qui l'entoure, ses conclusions sur sa valeur et ce qu'elle peut attendre de la vie, prises sur la base de modes de pensée irrationnels et d'une compréhension limitée du langage, sont le fait de cet hémisphère et y demeurent chez l'adulte. C'est aussi dans cet hémisphère que se trouvent les apprentissages qui, lorsqu'ils ont été suffisamment renforcés, deviennent automatiques et y sont stockés sous forme d'informa­tions de routine. Dans notre cadre de pensée, inconscient et cerveau droit sont pratiquement synonymes.


    Cognitivement, l'hémisphère droit est également mieux armé en ce qui concerne la perception de l'espace et le sens musical. C'est un spécialiste de la communication analogique. Les fonctions qui le caractérisent équivalent à ce que la psychanalyse appelle les processus primaires. Là, où l'hémisphère gauche saura distinguer un arbre après l'autre sans pour autant voir la forêt, l'hémisphère droit verra la forêt sans voir l'arbre.

    Dans un fonctionnement mental optimum, ces deux hémis­phères communiquent entre eux et fonctionnent en collabora­tion. Cette connexion est assurée anatomiquement par le corps calleux qui relie l'une et l'autre partie.

     



    En résumé:

     


    L'hémisphère droit est plutôt artiste. Perçoit globalement. Il est plutôt intuitif.
     

    L'hémisphère gauche est plutôt rationnel et analytique.

     


    L'un et l'autre doivent travailler en collaboration et s'échanger leurs informations. Si elles sont contradictoire, l'hémisphère gauche devra ou trancher ou lâcher prise et laisser faire l'hémisphère droit.
    A priori, rien ne permet de dire qu'un hémisphère a raison préférentiellement. Seule une comparaison des données recueillies par l'un et l'autre permet de s'y retrouver.

     

     

     

     

     

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    Pour inciter les Parisiens à jeter intelligemment, puis à trier leurs déchets, la communication joue un rôle important.

    Nous avons retrouvé, dans nos archives, un certain nombre de documents intéressants.

    Pour les découvrir, cliquez ICI.

    Pour retourner sur la page "Paris trie ses déchets".

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    Le Préfet Eugène Poubelle "inventeur" du tri sélectif !

     

    photo Eugène Poubelle

     

    Le préfet Poubelle.
    © Eco-Emballages

     

    photo début de la collecte des déchets ménagers

     

    Début de la collecte des ordures ménagères en 1884. Le tombereau, l'ancêtre du camion poubelle - Le tombereau, l'ancêtre du camion poubelle
    © Eco-Emballages

    Modèle de tombereau utilisé pour le ramassage des ordures ménagères des Parisiens, dès 1884.

     

    photo camion poubelle

     

    Motorisation de la collecte : 2 époques.
    Photos © Jean-François Ségard

     

    photo camion poubelle

     

    photo rue Eugène Poubelle

     

    C'est un tout petit bout de rue, dans le 16e qui honore le Préfet Poubelle... Ne mérite-t-il pas plus ?

    Nouveau
    Janvier 2010

    Venez jouer avec les mots
    de la bataille de la propreté !

    Extraits de "L'écologuide de Paris, 2002" publié chez Robert Jauze (4e trimestre 2001). Planète écho a rédigé le chapitre sur les déchets et a participé aux autres chapitres. Le texte de 2001 est régulièrement augmenté et complété.

    Pendant longtemps, les Parisiens ont jeté leurs déchets sur la voie publique ou dans les fossés. C'est grâce à ces déchets, qui se sont fossilisés, que l'on peut reconstituer les modes de consommation des Parisiens depuis deux mille ans. Merci les déchets, témoins du passé !

    Prenons quelques instants pour tourner les pages de l'histoire de Paris, la fameuse «Ville Lumière». Ce retour en arrière nous montre que la Capitale n'a pas toujours été aussi belle qu'on veut bien nous le faire croire.

    En voici quelques exemples :
    - En
    1184, Philippe Auguste souhaite lutter contre la marée montante des ordures dans Paris en commandant le pavage des rues de la cité. Quatre cents ans plus tard, seulement la moitié des rues est pavée.
    - En 1348, une ordonnance du prévôt de Paris prononce pour la première fois des amendes contre le défaut de nettoiement.
    - Louis XII décide, en 1506, que la royauté se chargera du ramassage des ordures et de leur évacuation. À la taxe prévue pour ce service s'ajoute celle destinée à financer l'éclairage axial des rues. La taxe prend le nom de «taxe des boues et des lanternes». L'hostilité générale enterra cette ordonnance pour longtemps.
    - En 1750, Rousseau quitte la Capitale en la saluant par un «Adieu, ville de boue !». Il est vrai que Paris était connu depuis longtemps sous ce vocable puisque Lutèce [viendrait] du latin
    lutum qui signifie boue.
    - Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, Louis Sébastien Mercier, véritable reporter parisien de l'époque, signe de belles formules dans son Tableau de Paris, exemples : «O, superbe ville ! Que d'horreurs dégoûtantes sont cachées dans tes murailles !» Ou encore, «En général le Parisien vit dans la crasse».
    - En 1799, une ordonnance de police impose aux propriétaires et locataires parisiens de balayer chaque jour devant leur logis.
    - En mars 1883 est créée une taxe spécifique «balayage». Au même moment, les découvertes de Pasteur se révèlent décisives dans l'histoire de l'hygiène. C'est aussi la période des grands travaux, entrepris par Haussmann, qui transforment le paysage urbain parisien.

    Le 24 novembre 1883, Eugène Poubelle, préfet de la Seine, signe le fameux arrêté qui oblige les propriétaires parisiens à fournir à chacun de leurs locataires un récipient muni d'un couvercle. Ainsi naissent les poubelles (voir plus bas l'histoire de l'arrêté Poubelle). Parallèlement commence le ramassage de la boîte à ordures qui prendra rapidement le nom de poubelle !

    Le préfet Poubelle avait tout prévu : dimension et contenance des boîtes. Il avait même imaginé la collecte sélective. Trois boîtes étaient obligatoires : une pour les matières putrescibles, une pour les papiers et les chiffons, et une dernière pour le verre, la faïence ou les coquilles d'huîtres ! Ce nouveau règlement ne fut que partiellement respecté. Concernant le tri, plus d'un siècle après, on le redécouvre...

    Il aura fallu attendre près d'un siècle entre l'invention de la poubelle et la mise en place d'une véritable collecte et de lieux de stockage des déchets. En 1975, la loi confie aux collectivités locales la responsabilité d'organiser la collecte des déchets ainsi que leur traitement ou leur stockage dans un lieu agréé.

    Devant le développement des décharges et les problèmes de pollution (des sols surtout), la loi est modifiée en juillet 1992 : les collectivités locales doivent s'organiser pour supprimer les dépôts sauvages et valoriser les déchets par le recyclage, le compostage ou l'incinération propre (ce qui reste à démontrer !).
    Au même moment, dans de nombreuses communes françaises, la société Eco-Emballages (agréée par les pouvoirs publics) lance un programme de récupération et de valorisation des déchets d'emballages ménagers. Les déchets deviennent source de matière première et d'énergie, ils sont valorisés. À Paris, il faudra attendre novembre 1997 pour qu'une expérience de collecte sélective en porte à porte soit proposée dans un secteur du 13ème arrondissement (la collecte du verre date de 1984, celle du papier-carton, la fameuse poubelle bleue, est lancée à titre expérimentale dans une petite partie du XVe arrondissement en 1989 puis étendue à tous les arrondissement en... 1993 !).
    La généralisation de la collecte sélective débute en juin 2000 dans 5 arrondissements. La nouvelle équipe municipale conduite par Bertrand Delanoë poursuit l'extension de la collecte sélective mais modifie considérablement le système (suppression de la poubelle bleue ; les papiers-cartons seront jetés dans le bac jaune avec les emballages). Depuis fin 2002, la collecte sélective est installée dans tous les arrondissements (
    consulter notre page sur la collecte sélective à Paris). Afin d'augmenter encore plus la quantité de déchets recyclés, et afin de permettre aux Parisiens de trier encore plus, une seconde collecte sélective est généralisée début 2006 (cette seconde collecte du bac jaune remplace une collecte du bac vert).

    Hier, les chiffonniers «faisaient» nos poubelles ; aujourd'hui, c'est une véritable industrie, créatrice d'emplois, qui s'en occupe.

    Bibliographie et sources:
    - Catherine de Silguy, Histoire des hommes et de leurs ordures (Le Cherche Midi, 1996). Une nouvelle édition est sortie en mars 2009 (ISBN : 978-2-7491-1215-2), toujours chez le même éditeur
    - Katia Weidenfeld, La police de la petite voirie à Paris à la fin du Moyen Age (L.G.D.J. Histoire du droit, 1996).
    - Mairie de Paris, Direction de la Propreté : dossiers de presse, et site internet www.paris.fr
     
     
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    Le Préfet Poubelle n'est pas que le "père" des poubelles ! Bientôt d'autres informations !...

    Eugène-René Poubelle, né à Caen le 15 avril 1831 et mort à Paris le 16 juillet 1907, était un juriste, administrateur et diplomate français. Il a donné son nom aux poubelles à travers les décisions qu'il prit, en tant que préfet de la Seine à partir de 1883, pour améliorer l'hygiène de la ville de Paris.

    Biographie[modifier | modifier le code]

    Issu d'une famille bourgeoise caennaise, il fait des études brillantes de droit et obtient un doctorat[1]. Il devient chargé de cours à l'université de Caen, puis de Grenoble et de Toulouse. Adolphe Thiers le nomme préfet de la Charente en avril 1871[1]. Il va alors poursuivre une carrière dans la préfectorale, enchaînant successivement les postes de préfet de l'Isère, de Corse, du Doubs, des Bouches-du-Rhône, puis enfin de la Seine, de 1883 à 1896.

    Le préfet de la Seine était très influent à une époque où la fonction de maire avait été mise entre parenthèses à Paris. Il était notamment chargé de l'administration courante. C'est ainsi qu'il fut amené à prendre les arrêtés du 24 novembre 1883 et du 7 mars 1884[2] qui obligeaient les propriétaires d'immeubles à mettre à disposition de leurs locataires des récipients communs, munis d'un couvercle et d'une capacité suffisante pour contenir les déchets ménagers. La dimension et même la contenance de ces récipients étaient strictement contrôlées : 40 à 120 litres. L'arrêté prévoit également le tri des déchets : trois boîtes sont obligatoires, une pour les matières putrescibles, une pour les papiers et les chiffons et une dernière pour le verre, la faïence et les coquilles d'huîtres. Cette prescription a amélioré de manière considérable l'hygiène des foyers de la capitale. En effet, le nombre d'habitants à Paris - avoisinant les deux millions - et la présence de nombreux immeubles collectifs rendaient indispensable l'organisation d'un ramassage régulier. Les Parisiens prirent l'habitude de désigner les réceptacles à ordures du nom du préfet Poubelle. Mais ce nouveau règlement ne fut que partiellement respecté, se heurtant à l'hostilité de la population. Les propriétaires voyaient l'ajout de nouvelles charges, les concierges, des tâches supplémentaires à accomplir et les chiffonniers, la menace de perdre leur gagne-pain. Les boîtes détériorées n'étaient pas remplacées, les anciennes pratiques perduraient par endroits. L'essentiel des décisions du préfet Poubelle a cependant été appliqué. Les hygiénistes ont fini par gagner leur combat. Les ordures furent domestiquées et enfermées et l'exemple de Paris se répandit dans les villes de province. Il faudra toutefois attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale pour que les poubelles deviennent d'un usage courant. L'enlèvement des ordures est dès lors organisé avec régularité par les municipalités.

    La définition de la « poubelle » fut insérée en 1890 dans le supplément du Grand dictionnaire universel du XIXe siècle.

    Eugène Poubelle fut également à l'origine de la mise en route du tout-à-l'égout, concept qui, suite à la dernière résurgence du choléra en 1892, gagna la faveur du public. Cela lui permit, en 1894, de faire passer un arrêté imposant aux propriétaires de raccorder leurs immeubles au réseau d'égout et de payer les frais d'exploitation afférents à la collecte de leurs eaux usées.

    En 1896, il fut nommé ambassadeur au Vatican et comte romain en 1898[3].

    Il fut conseiller général de l'Aude pour le canton de Saissac entre 1898 et 1904, président de la Société centrale d'agriculture de l'Aude et un ardent défenseur des vins du midi.

    Il repose au cimetière de Greze-Herminis près de Carcassonne. Son buste est visible dans la cour du musée des beaux-arts de cette ville[4].

     

    http://www.planete-echo.net/CollecteParis/EugenePoubelle.html

     

     

     

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    l’histoire des francs français

    Le franc est une ancienne monnaie française dont le premier franc a été frappé en 1360. Le premier franc était appelé "Franc à chev

    Franc à cheval

    al" de Jean II le Bon. La frappe des francs s’est arrêtée en 2000 pour les billets, et en 2001 pour les pièces.

    En 1360, le premier franc est frappé pour fêter la libération du roi de France Jean II le Bon, capturé en 1356 à Poitiers par le roi d’Angleterre Édouard III et libéré en 1359 . Ce franc est appelé "Franc à cheval". En fait, le franc à cheval est un écu, qui fait une livre tournois ou 20 sols.

      

    La monnaie officielle reste la Livre tournois.

      

    L’on a appelé cette monnaie "Franc" car elle veut dire "libre" et également car le terme utilisé à la frappe de la pièce était "Francorum Rex", voulant dire "Le Roi est Francs" ou "Le Roi est Libre".

     

     

    Jean II le Bon

    En 1385, Charles VI le Bien-Aîmé, roi de France depuis 1380 est représenté sur les pièces en francs. Ces francs sont appelés "Franc à pied" car Charles VI est représenté à pied.

    En 1575, le roi de France et de Pologne Henri III fait frapper le premier franc d’argent.

    En 1586, Henri III, émet une déclaration interdisant la frappe des francs car les francs sont souvent grattés pour récupérer de l’argent.

    En 1640, Louis XIII réforme le franc.

    En 1641, Louis XIII fait frapper le premier louis d’or.

    En 1796, l’assignat (monnaie qui précéda le franc), devient l’assignat en franc.

    En 1800, Napoléon Bonaparte créé la Banque de France.

     

     

     

     

    En 1803, Napoléon Bonaparte, fait, après la loi du 17 germinal de l’an XI,

    le franc germinal (pour rappeler la loi du 17 germinal de l’an XI) la seule monnaie française.

    En 1865, l’Union monétaire latine est créée. La Belgique, la Suisse et l’Italie vont avoir comme monnaie le franc germinal.

      

      

    En 1924, une spéculation contre le franc éclate.

    En 1926, Raymond Poincaré est élu président du conseil et stabilise le franc. Le franc germinal devient alors le franc Poincaré.

    Charles de Gaulle

    De 1930 à 1990, le franc change de série toutes les décennies.

    En 1940, l’État français commence à gouverner la France. Sur toute les pièces en franc frappées entre 1940 et 1944 on écrit derrière « État français ».

    En 1958, Charles de Gaulle est élu président du conseil. Il dévalue le franc. Désormais, on divise la monnaie par cent, donc, 100 anciens francs ne font plus qu’un nouveau franc, et 50 anciens francs ne font plus que 0,50 nouveaux francs. L’année suivante en 1959, Charles de Gaulle devient président de la République.

    En 1960, le nouveau franc rentre en vigueur. Le franc Poincarré devient le franc de Gaulle.

    En 1963, le nouveau franc prend le nom de franc.

    En 1999, l’€uro est instauré.

      

    L’on peut toujours payer avec le franc.

    En 2000, le dernier billet en franc est imprimé. Il s’agit du billet de 500 francs de la série 1990, à l’effigie de Pierre et Marie Curie.

     

     

    En 2001, la dernière pièce en franc est frappée.

    En 2002, le franc est remplacé par l’euro. L’on ne peut plus payer avec le franc.

    Après sa disparition

    En 2005, la Banque de France n’accepte plus les pièces en francs.

    En 2012, la Banque de France n’accepte plus les billets en francs.

     

    SOURCES

    http://histoiresensaga.wordpress.com/2012/08/23/histoire-des-francs-francais/

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Les francs Les Francs et l’Empire romain

    Les Francs apparaissent au début du Ier millénaire dans les sources latines. Le terme désigne probablement une ligue – ou confédération – de peuples germaniques installés sur la rive droite du Rhin inférieur, au-delà des frontières de l’Empire romain, et qui n’étaient pas assujettis à l’Empire ou à un autre peuple plus important.

    Le latin francus, franci tend à prouver qu’ils se nommaient ainsi, puisque frank signifie libre en langue germanique.

    (L’on peut aussi retrouver l’origine du mot Franc dans le mot Frekkr (signifiant hardi, vaillant) issu de la langue Germanique.)

    Ces peuples avaient pour point commun de rivaliser avec les Alamans (germ. Alle Männer, tous les hommes), sans doute à l’origine un autre regroupement d’ethnies établies plus au sud sur la rive droite du Rhin. La langue – ou les dialectes – originellement parlés par les Francs ainsi que leur faciès culturel sont rattachés au groupe ethno-linguistique indo-européen germain occidental, comme les Angles, les Frisons et les Saxons par opposition au groupe germain oriental auquel appartiennent notamment les Goths.

     

     

    Les ethnies de la ligue des Francs

    Les peuples qui constituaient la ligue des Francs comprenaient vraisemblablement : les Chamaves les Chattes ou Chattuariens les Ansivariens ou Ampsivariens les Bructères les Quades les Saliens, établis près de la rivière Sale et des bouches de l’Yssel les Chérusques les Angrivariens les Hattuaires les Tubantes les Tenctères les Usipètes les Sugambres ou Sicambres n’étaient pas considérés comme des Francs les Chauques, établis au nord-est des Frisons, plus souvent rattachés aux Saxons qu’aux Francs.

     

     

    Les Grandes Invasions

    Au IIIe siècle, les Francs participent à la grande invasion de 256-257, aux côtés d’autres peuples germaniques qui entrent dans l’Empire romain pour piller. Le IVe siècle est toutefois une période de répit et de reconquête pour Rome. Vers la fin de l’Empire, au Ve siècle, on retrouve les Francs comme auxiliaires de l’armée romaine, alors grandement barbarisée, et en lutte contre d’autres barbares plus menaçants, tels que les Huns.

     

     

    Les Mérovingiens

    Parmi les Francs qui sont entrés au service de l’Empire, sûrement de longue date, se trouvent les Saliens. Leur ancêtre légendaire, sans doute quasi-divin selon les rites germaniques, est pour eux la principale source de légitimité du pouvoir royal. Il se nomme Mérovée.

    Toutefois, au Ve siècle leur roi est aussi devenu un (obscur) proconsul des Gaules, c’est-à-dire un souverain germanique paré d’insignes romains, qui se fait appeler général.

     

    Les guerriers francs choisissent Clovis pour roi

     

     

    Les Francs sont alors solidement établis en Neustrie et leurs fonctions militaires leur confèrent un pouvoir important en ces temps troublés : le jeune Clovis (germ. Hlodowecus, qui donne par la suite les prénoms Ludovic ou Ludwig en Allemagne et Louis en France) devient leur roi à Tournai, probablement en 481.

    Mais il lui faut plus que le pouvoir d’essence divine que lui confère la mythologie tribale germanique, pour s’imposer face aux évêques, aux patrices ou à la population gallo-romaine en partie christianisée.

    Installé à Soissons, où il a vaincu un général romain nommé Syagrius, Clovis est sans doute d’abord sensible aux conseils de sa femme burgonde, Clothilde, convertie au catholicisme, et à ceux de l’évêque de Reims, Rémi.

     

    Peut-être au cours d’une bataille importante contre les Alamans, la bataille de Tolbiac, il promet de se convertir à la religion chrétienne catholique s’il est victorieux. Il tient parole et reçoit le baptême en 496 ou 498 à Reims, avec 3000 guerriers.

    Par la suite, il tente d’inculquer les principes chrétiens à son peuple qui demeure largement païen.

    Après une suite de victoires sur ses rivaux barbares, notamment sur les Burgondes, Clovis apparaît donc comme l’un des premiers rois germains d’Occident à avoir adopté la religion chrétienne dominante, celle de Rome, par opposition à l’arianisme des Wisigoths ou des Lombards et par opposition au paganisme des Alamans.

     

    Il parvient ainsi à gagner le soutien des élites gallo-romaines et à fonder une dynastie durable (laquelle prendra néanmoins le nom de son ascendant germanique) : les Mérovingiens.

    Établis en Neustrie, les Mérovingiens règnent sur la Gaule jusqu’au milieu du VIIIe siècle. Leurs souverains les plus connus sont : Dagobert Ier et la reine Brunehaut.

    Il faut noter qu’à cette époque, comme sous la dynastie suivante, il n’est pas question de France, mais bien d’un royaume des Francs :

    les rois germains, en effet, ne règnent pas sur un territoire, mais sur des sujets.

     

     

    SOURCES

    D.R.

     

     

     

     

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    ORIGINE DES NOMS DE FAMILLE

     
    Origine des noms de famille

    Il convient avant tout de définir la notion de nom.
    Les noms sont divisés en deux ensembles distincts.

     

    Les premiers à apparaître dans l'histoire de l'anthroponymie sont les noms individuels, répartis en trois sortes :

    • Les prénoms (ou noms de baptême) sont ceux que l'on a reçus à la naissance ; on peut en posséder un ou plusieurs.
    • Les surnoms (ou sobriquets) sont ceux que l'on peut recevoir au cours de sa vie.
    • Les pseudonymes sont ceux que l'on se donne soi-même, pour une raison ou pour une autre.

    Les noms individuels sont attachés aux personnes qui les portent. Ils disparaissent à leur mort sans être transmis à qui que ce soit.

    Apparus plus tardivement, les noms collectifs sont ceux qui nous intéressent ici ;

    il s'agit des noms de famille.

      

    A l'heure actuelle en France, ils sont généralement uniques et demeurent héréditaires.

    Afin d'avoir une idée précise du parcours du nom de famille, de ses origines à sa forme actuelle, plusieurs point sont à étudier. Dans un premier chapitre, l'histoire du concept d'identification d'une personne par un nom qui lui est attaché sera évoquée.

      

    Dans un deuxième temps, l'origine linguistique des noms fera l'objet d'une étude regroupant les origines des noms français, les origines spécifiques à certaines régions et les noms étrangers. Enfin, nous verrons les différents types de noms de famille : ceux formés à partir de prénoms, de surnoms, ceux exprimant la parenté et ceux d'origines incertaines, pour terminer en évoquant le cas des noms à particule.

     

     

    I - HISTOIRE DES NOMS DE FAMILLE

    Dans la plupart des civilisations antiques, un seul nom servait à désigner l'individu. Ce nom restait attaché à la personne de sa naissance à sa mort, sans être toutefois héréditaire.

    Seuls les Romains utilisaient un système de trois noms : le prénom, le gentilice (nom du groupe de familles) et le cognonem (surnom, devenu nom de famille). Cependant, les gens du peuple ne portaient en général que deux noms : le prénom et le cognonem.

    Avec l'expansion romaine, le système à trois noms s'est étendu sur tout l'Empire et notamment la Gaule.

    Les invasions barbares du Vème siècle détruisent l'Empire romain d'Occident et font disparaître le système à trois noms de la Gaule.

    En effet, les populations adoptent alors la coutume des vainqueurs, qui était la leur avant l'arrivée des Romains. Il ne portent désormais qu'un nom individuel, qui ne se transmet pas d'une génération à l'autre. Ce système va perdurer jusqu'au Xème siècle.

    C'est en effet au Xème siècle que le processus de création des noms de famille s'amorce. Face aux problèmes engendrés par un trop grand nombre d'homonymes, le nom individuel est peu à peu accompagné par un surnom. Avec l'usage, ce surnom tend à devenir héréditaire. Ce phénomène se rencontre d'abord parmi les famille nobles, puis s'élargit à l'ensemble de la population à partir du XIIème siècle.

    A partir du XVème siècle, un long processus de fixation des noms de famille s'amorce. Par ailleurs, le pouvoir politique s'intéresse à la question et réglemente progressivement l'existence des noms de famille.

    En 1474, Louis XI interdit de changer de nom sans une autorisation royale.

    En 1539, François Ier promulgue l'ordonnance de Villers-Cotterêt. Celle-ci rend obligatoire la tenue de registres d'état-civil. Cette tâche est confiée aux curés, le Clergé constituant la seule « administration » présente dans tout le royaume. En fait, la décision royale officialise et généralise une pratique déjà en usage depuis le siècle précédent, principalement dans les villes.

    Avec la Révolution française, la tenue de l'état-civil quitte le cadre de le paroisse. Elle passe désormais dans les attributions de l'État et se fait à la mairie de chaque commune.

    La loi du 6 fructidor de l'an II (23 août 1794) interdit de porter d'autre nom et prénoms que ceux inscrits à l'état-civil. Cependant, le Conseil d'État peut autoriser un changement de patronyme (ils sont actuellement environ 800 par an).

    En 1870, l'apparition du livret de famille fige définitivement l'orthographe de tous les patronymes.

     

     

    II – ORIGINES DES NOMS DE FAMILLE

     

    Les noms existants en France sont liés aux origines de la population française, formée par les colonisations, les invasions et l'immigration. Chacun a apporté avec lui sa propre langue et donc ses propres noms. En effet, l'onomastique est étroitement liée à la linguistique, la plupart des noms ayant une signification précise.

    Nous allons donc étudier les différentes origines des noms présents sur l'ensemble du territoire ; puis les origines spécifiques à certaines régions ayant eu une histoire ou un peuplement particulier ; enfin, nous terminerons en évoquant succinctement les origines des noms apparus avec l'immigration.

     

     
     
     
     
     
     
       
       


    Typologie des noms de famille

     

     
     
       

     

     

     http://www.geopatronyme.com/cdip/originenom/originedesnoms.htm

     

     

    ORIGINE DES NOMS DE FAMILLE

     

    Les surnoms. 

    Les surnoms constituent la catégorie de base des noms de famille. S'ils peuvent être facilement confondus avec les surnoms dits « physiques » ou « moraux », ou encore les « sobriquets », ils étaient motivés par un trait marquant de l'individu qui se trouvait ainsi nommé sans ambiguïté, dans le cercle restreint de son village et de ses proches.

     

    C'est ainsi, par exemple, que deux personnes ayant le même nom de baptême, se verront distinguées par l'attribution d'un adjectif qui, au fil des évolutions, deviendra son nom de famille. Par exemple, si deux personnes d'un même village portent le nom de Bernard, on attribuera à l'un des deux un nom faisant référence soit à une de ses qualités propres, soit à son lieu d'habitation. Le nom ainsi donné sera alors Petibernard ou Bernarmont.

    Les surnoms peuvent également désigner une expression employée fréquemment. Ainsi, un homme répétant souvent « par la grâce de Dieu » se verra appelé Pardieu.

    Nous allons poursuivre en évoquant ci-dessous différentes formes de surnoms utilisés pour caractériser leurs porteurs : les noms de lieux, les noms « d'état », les noms de métiers, les sobriquets, puis les surnoms moraux et physiques.

     

    Les noms de lieux :


    Au Moyen-Âge, pour différencier les personnes (nobles et roturiers) qui n'avaient qu'un nom de baptême, on les surnommait souvent du nom de leurs terres d'origines. C'est à cette époque que des noms comme Duhamel (« le hameau »), Dumas (« la ferme ») ou Castel (« le château ») virent le jour.

    A l'heure actuelle, les noms de lieux constituent une grande partie des noms de famille. Ils font référence à deux types de lieux:

     

    • Les lieux-dits :

    Ce sont des noms empruntés aux domaines dont la propriété passait d'une génération à une autre au rythme des héritages. Parmi les porteurs de ces noms, il en est beaucoup qui ne possèdent plus les domaines correspondants. Pourtant, il n'est pas rare de retrouver certains porteurs de noms de lieux non loin de l'endroit en question.

     

    • La provenance :

    Ces noms désignaient les lieux proches du domicile d'un individu (route, chemin, source, cours d'eau, marécage, toponymie alpine, monastère, chapelle, etc.), ou les régions d'origine de nouveaux habitants (hameau, village, ville, région, pays, etc.).

    Il pouvait s'agir, par exemple, d'une personne vivant près d'un pont (Dupont, Dupontet, Dupontel etc.), ou venant d'Auvergne (Lauvergne, Larverne, Larvergne etc.).

    Mais on désignait également l'individu par un terme rappelant la caractéristique de sa maison : Kergoat (« maison en bois »), Piarresteguy

    (« demeure de pierre »).

     

    Les noms dit « d'état » :


    Cette catégorie regroupe des noms issus des fonctions occupées par les personnes auxquelles ils ont été attribués.

    Ils apparaissent en France à partir du XIIème siècle, époque à laquelle la vie sociale prend une véritable place en France. C'est en effet la période où naît la petite bourgeoisie englobant les artisans, les petits commerçants, ainsi que toutes les professions issues de la fonction publique. Les avocats et les religieux, jusqu'alors au service de la noblesse, se mettent a côtoyer cette bourgeoisie génératrice de développement économique.

    Les porteurs de ces noms n'exerçaient pas forcement cette profession. En effet, le maître dont ils dépendaient transmettait a ses serviteurs son nom générique.

    La quasi totalité de ces noms révèlent une caractéristique liée a la vie sociale (Ex. : Avoyer « Avocat », Chevalier, Maréchal, Prévosts, Clerc, Abbey, Évêque).

    Il est a noter que ces noms se retrouvent sur l'ensemble du territoire français, avec dans certains cas des modifications orthographiques liées au changement de région, le sens ne changeant guère.

    De part leur spécificité ces noms sont les plus rares en France.

     

    Les noms de métiers :


    Entre le Vème et le Xème siècle, les habitants de la France ne portaient que leurs noms de baptême. A partir du XIIème siècle, pour différencier les homonymes devenus trop nombreux, certains noms de métiers furent adoptés pour désigner les individus.

    C'est plus tard, au hasard d'un acte de baptême, de mariage ou de sépulture que les noms de métiers sont devenus héréditaires, se transformant en nom de famille.

    Il est a noter, que ces noms relèvent plutôt d'une origine citadine. En effet, c'est dans les bourgs et dans les lieux de foires que l'on retrouve le plus souvent artisans et négociants. Voici quelques exemples de noms de métiers : Couturier, Fournier, Lefebure, Barbier, Wagner (charron), Schumacher (cordonnier), Mitterand (le mesureur).

     

    Les sobriquets :


    Il est assez difficile de bien repérer un nom répertorié comme « sobriquet ». Ces noms sont en effet des déformations humoristiques ou fantaisistes. Cependant, ils peuvent également exprimer une caractéristique morale ou physique, sans pour autant devoir être considérés comme des noms dits « à caractère physiques ou moraux ».

    Ils ne sont pas forcément péjoratifs, mais expriment plutôt une particularité chez un individu. Ce dernier, une fois dénommé par ses pairs, créait sa propre famille autour de ce nom.

    Ces noms sont apparus au Moyen-Âge et sont dans bien des cas des adjectifs. Par exemple : Bachelard (« jeune garçon a marier »), Gagnebin (« qui sait gagner de l'argent »), Lesot (« celui qui ramenait l'eau »), Couard (« désignait un homme peureux »), Romeu (rappel le pèlerinage d'un individu à Rome), Lesoldat, etc.

     

     

    Les surnoms « moraux » :


    Les noms dits « moraux » sont apparus en France aux alentours du XIIème siècle. Ils désignaient les personnes qui se distinguaient par leurs qualités ou leurs défauts : Vaillant, Hardy (« homme brave »), Doucet (« homme gentil », « doux »), Lesage (« homme savant »), Agassi (« celui qui jacasse »).

    Les animaux servaient aussi de référence pour qualifier les surnoms moraux : Renard (« le rusé »), Chevrier (« chèvre », désignait un homme leste, agile), Cocteau (« coq », désignait un homme vaniteux, orgueilleux, querelleur).

     

     

    Les surnoms « physiques » :


    Les noms a caractéristique « physiques », sont apparus en France, comme d'autres types de noms, aux alentours du XIIème siècle.

    Ces noms de famille étaient donnés aux personnes qui présentaient une particularité physique apparente permettant de les distinguer. Ces particularités étaient bien souvent en rapport avec la morphologie.

     


     

     

     

     

     

     

     

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    La légende du fantôme des Tuileries

     

     

    L’histoire du palais des Tuileries est liée à une légende, celle du petit homme rouge des Tuileries.

    Nous sommes en 1564, Catherine de Médicis, Reine de France, se lance dans un projet pharaonique: transformer les fabriques de tuiles du bord de la Seine en demeure royale.

    Après la construction de son palais, celle-ci vint y vivre ; mais aussitôt, elle prit ce séjour en horreur et le quitta pour toujours.

    Elle déclara qu’un fantôme, aux apparitions prophétiques, rodait dans le palais et qu’il lui avait prédit qu’elle mourrait près de Saint-Germain. le spectre diabolique des tuileries portait comme uniforme … un costume rouge couleur sang !

     

      

    Cette légende du fantôme des Tuileries vient en réalité de Jean dit l’Ecorcheur, un boucher désosseur, qui vécut au temps de Catherine de Médicis et qui travaillait dans l’abattoir à proximité du palais. Celui-ci aurait été égorgé par un certain Neuville, sur demande de Catherine de Médicis au motif qu’il connaissait plusieurs secrets de la couronne. Au moment de mourir, il aurait promis à Neuville qu’il reviendrait d’entre les morts. Il ne tarda pas à tenir sa promesse … alors que Neuville s’en retournait pour rendre compte de l’accomplissement de sa mission à la Reine, il sentit derrière lui comme une présence. Il se retourna et découvrit, avec horreur, Jean qui se tenait là, debout, baignant dans son sang.

    Le fantôme aurait prévenu l’astrologue de Catherine de Médicis du danger imminent qui la guettait : “La construction des Tuileries la mènera à sa perte, elle va mourir”. Le petit homme rouge hanta les nuits de la Reine jusqu’à sa mort, le 5 janvier 1589 à Blois.

     

     

    homme-rouge-tuileries

      

    A partir de cet instant et au fil des siècles, le fantôme des Tuileries devint la terreur du palais des Tuileries en annonçant toujours un drame à celui à qui il apparaissait.

    Ainsi, en juillet 1792, il apparaît à la Reine Marie-Antoinette, peu de temps avant la chute de la Monarchie. La légende dit que Marie-Antoinette aurait même demandé au Comte de Saint-Germain, magicien de l’époque, de la protéger du fantôme des Tuileries. Les formules magiques n’y feront rien, le fantôme l’accompagnera jusqu’à sa condamnation à mort en 1793.

     

    legende-petit-homme-rouge-tuileries

      

    Plus tard, en 1815, c’est à Napoléon Ier qu’il apparaît, quelques semaines avant la bataille de Waterloo. Enfin, il apparut en 1824 à Louis XVIII et à son frère le comte d’Artois, quelques jours avant la mort du premier. Les prophéties du petit homme rouge étaient implacables.

    Le dernier chapitre de cette légende se passe le 23 mai 1871… en plein insurrection des communards à Paris.

      

    Le Palais des Tuileries fut alors incendié pendant trois jours consécutifs. Le feu détruisit la totalité du bâtiment. La silhouette du petit homme rouge fut observée par plusieurs témoins avant de disparaître à jamais dans les flammes.

      

     

     

     

     Sources

    http://www.pariszigzag.fr/histoire-insolite-paris/fantome-des-tuileries

     

     

     

     

     

     

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    Histoire des aborigénes : La colonisation

    La colonisation de l'Australie est une des période sombre de l'Australie. A leur arrivée, les Anglais ayant déclaré juridiquement que cette terre n’appartenait à personne, La Terra Nullius, ils ont fait peu de cas de cette culture vieille de 50 000 ans, entre massacres, exactions, tentatives d'assimilation, ce peuple, ces peuples sont passés tout prêt de l'extinction, c'est cette histoire que Caroline Simon a retracé au travers de ces articles fruits de recherches et d'un travail de passionnée.

     

     

    Halte aux préjugés

    Pour tous les récalcitrants, tous ceux qui résisteraient encore et toujours à l'idée selon laquelle " chasseur-cueilleur " n'est pas synonyme de " sauvage ", une petite explications 'impose !

    Si de nombreux groupes humains sont passés à l'agriculture et à l'élevage (" nous ", par exemple…), d'autres, c'est à dire 0,001% de la population mondiale en 1972 sont bel et bien demeurés chasseurs-cueilleurs.

    Et, si ces quelques groupes furent capables de maintenir ce fragile équilibre, c'est parce qu'ils disposaient de mécanismes sociaux et " technico-commerciaux" complexes et solides. D'ailleurs, en prenant le problème dans l'autre sens, on peut résumer en disant que l'Homme a vécu de chasse et de cueillette 99% de son temps, depuis son arrivée en ce bas monde. Et puis (on en rajoute une louche) les peuples " primitifs " n'ont absolument rien à voir avec nos ancêtres, car non seulement ils connaissent nos sociétés (pas toujours sous leur meilleur jour, bizarrement…), mais ils entretiennent bien souvent des relations avec elles. Pour les irréductibles, nous ne pouvons plus rien… Pour les autres, suivez-nous dans l'univers magique des fameux aborigènes d'Australie !

    Avant les Européens

    D'autres peuples, bien avant l'arrivée des Européens, avaient établi des relations de bon voisinage avec les peuples aborigènes d'Australie.<br\> Les Macassars, heureux habitants de l'actuel Sulawesi (les Célèbes), rendaient par exemple une visite annuelle aux tribus du nord de l'Australie. Ils en profitaient pour s'approvisionner en trépang mieux connu sous le nom de… concombre de mer ! Ils ont laissé derrière eux des objets, quelques mots, des cérémonies, et… même des liens familiaux.

    D'ailleurs, dans les années 1800, lors de leur première tentative de colonisation de la côte nord, près de Darwin, nos petits Européens notèrent que les Aborigènes s'adressaient à eux dans un pidgin du Malais.<br\> En 1906, ces voyages ont pris fin, puisque le gouvernement les a, à l'époque, formellement interdits. Depuis quelques temps, bonne nouvelle, les contacts ont repris, entre les communautés Yolngu et la cité d'Ujung Pandang, entre autres, et c'est ainsi que se sont réunifiées des familles entières! En 1988, l'équipage d'un prau, (une sorte de canoë), a reconstitué les voyages du bon vieux temps, ramenant à leurs familles d'Arnhem Land, des parents macassars qu'ils avaient " perdus de vue "...

    1788 terre en vue !

    Bien avant les surfeurs, d'autres ont glissé sur les vagues " Aussies "… Aux XVI et XVIIèmes siècles, nos amis portugais, espagnols (Luis Vaez de Torres en 1606) et néerlandais (Henrik Brouwer en 1611, Dick Hartog en 1616, Frederik de Hartman en 1619) ont chercher à développer leur commerce avec l'Asie.

    Rien de très excitant… Purement mercantiles, les mecs ! ! Ce sont les vaisseaux de la " Verenigde Oost-Indische Compagnie "(VOG pour les intimes !), menés par Willem Janzs qui touchèrent les futures eaux territoriales australiennes en 1606 : " prem's " !

    En 1642, le navigateur néerlandais Abel Tasman partit en reconnaissance le long des côtes de celle qui devait porter son nom… J'ai nommé la... Tasmanie, bien sûr.

     

    William Dampier (lui, c'est un de nos voisins d'Outre-Manche) effectua un petit séjour sur la côte ouest entre 1688 et 1699, mais ce fut seulement vers 1770 que son compatriote, James Cook, à bord de l' " Endeavour ", non content de prolonger son voyage dans le Pacifique Sud (y'en a qui connaissent les bons coins…), repéra les côtes de la future Nouvelle-Hollande et de la revendiqua au nom de la Couronne Britannique.

     

    Après la Guerre d'Indépendance américaine, plus de prisons… La Grande-Bretagne a donc cherché à établir de nouvelles colonies pénitentiaires. Et qui s'est qui s'y est collé ? Je vous le donne dans le mille… Et ça, c'est en partie " la faute à "… Sir Joseph Banks (encore un sujet de Sa Majesté), le naturaliste, qui accompagnait Cook lors de ce voyage où il cartographia la côte est de l'Australie (1768-1771, voir ci-dessus pour ceux qui ne se souviennent déjà plus!), qui fit l'éloge de ce continent auprès des hommes politiques de l'époque.

    Et c'était parti ! La " First Fleet ", et ses 1 500 passagers, dont une bonne moitié de bon vieux convicts de derrière les fagots (en plus, avec plusieurs mois en mer dans les pattes, j'vous raconte pas la tête des koalas !), arrivèrent à Port Jackson - plus connu aujourd'hui sous le nom de Sydney Harbour - en 1788.

     

    Et donc, et donc… le 26 janvier, date du débarquement du Gouverneur Phillip, est dorénavant Fête Nationale : " Australia Day ".

    Go West

    Après des premières années de vaches maigres (un peu de mal à s'adapter et à ne pas calquer la vie du Vieux Continent…), la colonie commença à prospérer.<br\> Les colons se mirent en recherche d'espace, pour satisfaire leurs besoins: ils étaient alors 173 000 colons libres et 168 000 convicts (50/50, quoi…), en seulement dix ans de colonisation ! Des colonies furent établies en Tasmanie (Van Diemen's Land à l'époque, voir la chanson de U2), et en lisière de l'actuelle Brisbane.

    Les " explorateurs ", plus téméraires, se frayèrent une route à travers les Blue Mountains. Les " squatters ", (rien à voir avec leurs homonymes actuels, ou presque, c'étaient des colons spéculateurs) les ont imité, à ce détail près qu'eux étaient accompagnés de leur bétail (dans le genre " je voyage léger… En même temps, un déjeuner sur pattes, y'a pas, c'est pratique…).

     

    Et c'est enfin en 1814 que Matthew Flinders, le cartographe célèbre pour sa circumnavigation du continent, proposa de le baptiser "Australie". On y est ! Après, ça devient plus méthodique toutes ces explorations ! Et voilà Melbourne, Adélaïde, Perth qui pointent le bout du nez… Pareil pour Sydney, Hobart, et Brisbane.

    Pour ce qui est de la déportation des prisonniers vers la Nouvelle-Galles du Sud, elle s'est arrêtée en 1840, tandis qu'elle s'est poursuivie en Australie Occidentale jusqu'en 1868 ! Une nouvelle fournée d'immigrants débarque dans les années 1850, en proie à la fièvre de l'or, et voici Cooper Peddy et Kalgoorlie qui sortent de terre (quoique… Cooper Peddy est quand même une ville souterraine !).

    Les " diggers " ne sont pas plus tôt arrivés qu'ils se révoltent, dans le Victoria en 1854 contre des autorités quelque peu… autoritaires… La démocratie aussi avait traversé les océans, dans leurs baluchons ! En 1901, le premier jour du vingtième siècle, les six colonies indépendantes se fédérèrent en un " Commonwealth of Australia ".

    Le reste de l'histoire, on connaît mieux (voir " album de famille " ci-dessus !). Par contre il manque comme une pièce au puzzle, 'trouvez pas ? Même peut-être des milliers de pièces… Vous savez, les amis des Macassars, les joueurs de didjeridoo, les chasseurs de kangourous, les cueilleuses de baies…

     

    Texte: Caroline Simon

    Copyright photos : Wikipedia

     

     

    La colonisation de l'Australie est une des période sombre de l'Australie. A leur arrivée, les Anglais ayant déclaré juridiquement que cette terre n’appartenait à personne, La Terra Nullius, ils ont fait peu de cas de cette culture vieille de 50 000 ans, entre massacres, exactions, tentatives d'assimilation, ce peuple, ces peuples sont passés tout prêt de l'extinction, c'est cette histoire que Caroline Simon a retracé au travers de ces articles fruits de recherches et d'un travail de passionnée.

     

    Un Sombre constat

    Rubrique à éviter pour les personnes atteintes de troubles anxio-dépressifs divers… Car l'Australie est un pays merveilleux, sauf que… les Aborigènes ont quand même été victimes de nombreuses exactions… Ca n'est pas une spécialité " Aussie ", nous n'avons pas de leçon à donner en Europe, mais il faut quand même essayer d'y voir clair ! Avertissement (bis), ce qui suit est une suite de statistiques froides et difficilement supportables…

    En 1911, les Aborigènes n'étaient plus que 31 000 (on estime qu'ils étaient environ 400 000 en 1788)… Le recensement de 1996 montre une multiplication par dix : 352 970 personnes soit 1,97 % de la population, dont 68% en milieu urbain.

    En réalité, le chiffre est plus proche des 2,5% de la population totale. Pourtant, cette augmentation résulte plus d'un changement d'attitude de la part des Aborigènes, qui osent à nouveau avouer leur aboriginalité. Ils craignaient souvent l'usage qui pourrait être fait de ces chiffres et éprouvaient d'ailleurs une profonde aversion pour les systèmes imposés par les Blancs en général, et pour cause.

    Les Aborigènes figurent au bas de tous les tableaux statistiques. Leur espérance de vie est " réduite ", c'est le moins qu'on puisse dire (50-55 ans chez les hommes et 55 ans pour les femmes contre, pour le reste de la population des chiffres équivalents à ceux, très élevés, des Français et des Japonais, 75 et 80 environ).

    Leur taux de chômage est par contre élevé (22,7% contre une moyenne nationale de 8,1%, en 1996), très peu sont propriétaires, et ils perçoivent un revenu annuel moyen très bas (502$A par semaine pour un ménage moyen de 3,7 personnes chez les Aborigènes, contre 736$A pour un ménage d'environ 2,3 personnes en général) ;

    un taux d'arrestation et d'incarcération extrêmement hauts; le taux le plus élevé d'institutionnalisation, avec, pour chefs d'accusation dominants, des délits rares dans les années 1960 (homicide, viol, mauvais traitement d'enfants, vol, agression physique, trafic et consommation de drogue);

    et un taux de suicide chez les jeunes, qui n'est aujourd'hui plus considéré comme un acte criminel, mais dont le taux demeure parmi les plus élevés du globe… Rien de très folichon là-dedans. Pas exactement l'image traditionnelle…

    Bringing Them Home

    <br\> Une des racines de ces terribles statistiques, c'est le problème de la " Stolen Generation ". Si vous n'en avez jamais entendu parler, Bringing Them Home est le document à lire…

     

    C'est le gouvernement travailliste qui a décidé en mai 1995 de mener une enquête sur cette fameuse Génération Volée d'enfants aborigènes (Cathy Freeman, par exemple), en réaction à la pression des groupes aborigènes et des média.

    Certains aspects sont très controversés, mais il était important d'établir la vérité, et cela a entraîné et accompagné d'immenses progrès dans ce que les Australiens appellent " race relations ".

    Le rapport Bringing Them Home décrit les lois, les politiques et les pratiques passées qui ont débouché sur la séparation forcée des enfants aborigènes et du Détroit de Torres de leurs familles et les conséquences que ces séparations ont pu avoir.

    <br\>

     

    <br\>Du même coup, il propose parfois des changements, en vue entre autres choses, de faciliter la recherche des disparus.

    <br\>Autre objectif : une éventuelle compensation aux personnes et communautés touchées.

     

    La Commission a essayé de travailler en concertation avec les Australiens. La date de fin de l'enquête était fixée au mois de décembre 1996.

    Pas mal pour un seul rapport ! Sous le jargon administratif, de témoignage en témoignage (des centaines), de tableau statistique en tableau statistique, on découvre dans Bringing Them Home le calvaire subit par les peuples indigènes australiens, depuis deux siècles…

    Genocide or Genocide

    Depuis Bringing Them Home, on entend de plus en plus souvent parler de génocide, et il semblerait bien malheureusement que les exactions commises à l'encontre des Aborigènes relèvent bien de la définition de l'ONU.

     

    On va essayer d'y voir un peu plus clair, même si le tableau est assez sombre . Juste un truc : les virus n'ont pas aidé…

    Par contre, il paraîtrait qu'ils n'auraient pas été utilisés, pour une fois. C'est effectivement seulement en 1882 que le bactériologue allemand Robert Koch a postulé sa théorie.

    Et donc, avant ça, on compte trois vagues d'épidémies :<br\>

     

    <br\>- avril 1789, juste après l'arrivée des colons tous dégueulasses et plein de " bugs "<br\> - des indigènes qui dérobent des fioles de " variolous matter " apportées par les chirurgiens et les médecins dans leurs petites valises ? Infection accidentelle ?<br\> -

     

    <br\><br\><br\> 1829-1831 origines mystérieuses.<br\> - 1865-1869, visites de pêcheurs malais de trépang. Pas vraiment de préméditation dans ce domaine…

    Copyright photos : Wikipedia

    Texte: Caroline Simon

     

     

     

    Des politiques très controversées

    Par contre, la " Native " ou " Black Police ", constituée de corps entièrement aborigènes (ça s'appelle " diviser pour mieux régner "…), formée dans les différentes colonies dans les années 1830 à 1880, a semé la terreur. D'autre part, certains " settlers " (militaires, colons, chasseurs de baleines, etc.) se sont distingués par des comportements tristement sauvages…

    Exception notable au tableau : l'Australie Méridionale.<br\> Les premiers chasseurs de baleines et de phoques ont certes tué et kidnappé, mais, dès 1836, début de la colonisation permanente, les colons ont adopté une ligne de conduite indépendante sur tous les plans.

    Autre facteur: la politique de " Protection " ou " Welfare ". L'Enfer est pavé de bonnes intentions, et en l'occurrence celles de faire face à tous ces massacres.

    Tout commence dans les années 1840, avec la nomination de " Protecteurs " dans chaque colonie. Cette " Protection " revêtait deux formes: · la première, légale et insuffisante, visait à écarter les Blancs, et à mettre les Aborigènes sous tutelle. · l'autre, géographique, comptait sur l'isolement des lieux gérés par le gouvernement en collaboration avec la hiérarchie chrétienne.

    Malheureusement, tout ça s'est bien vite transformé en processus " christianizing " et de " civilizing ", en privé, loin des regards inquisiteurs.

    Ces Blancs étaient devenus tuteurs des enfants comme des parents: écoles, infirmeries, fermes, services publics, dortoirs, prisons, revenus, jardins, réseaux d'assainissement, mariages, lectures, loisirs, gestion des comptes en banque, ils n'en perdaient pas une miette… En fait, ils " protégeaient " les Aborigènes autant des " étrangers " que d'eux-mêmes.

    Vint alors le temps de la politique d' " Assimilation " (dès 1858 dans le Victoria et en Nouvelles-Galles du Sud).

     

    Cela consistait dans un premier temps à distinguer enfants " half-caste " et enfants " full-blood " (deux petits mots pas jolis-jolis, du genre pas politiquement corrects du tout, à éviter d'utiliser !), à enlever les enfants métis (donc, les fameux " half-castes ") à leurs parents, puis à les replacer chez des familles blanches, dans le but de " blanchir " des générations de petits Aborigènes. Entre 1883 et 1969, on estime qu'environ 5625 enfants furent ainsi volés en Nouvelle-Galles du Sud.

     

    Bringing Them Home résume ainsi la situation:

    " Nous pouvons conclure avec certitude qu'entre un enfant indigène sur trois et un enfant indigène sur dix a été enlevé à sa famille et à sa communauté entre 1910 et 1970. ". suite...

    Il ne s'agit pas ici de faire de l'humour mal placé, mais on va voir que même Spirou évoque le problème… à sa manière.

    La Terre : Titre indigène vs Terra Nullius

    Autre problème crucial : celui du territoire…

    Avant l'arrivée des Européens, les Aborigènes, nomades, pour la plupart se déplaçaient à travers l'Australie. Ils respectaient à peu près les territoires les uns des autres et observaient un certain nombre de protocoles et de règles en territoire étranger.<br\> Il existait donc un système de propriété en Australie avant l'arrivée des Européens. C'est seulement lorsque la colonisation a commencé à prendre de l'ampleur quer les conflits ont éclaté. Avant, les relations étaient (presque) au beau fixe…

    En 1770, le Capitaine James Cook avait pour instruction de conclure un traité avec les "natifs" avant de prendre la terre au nom de la Couronne.

    En 1788, l'autre capitaine, Arthur Phillip, avait les mêmes instructions: "de s'efforcer, par tous les moyens en son pouvoir, de chercher à établir des relations avec les indigènes et de se concilier leurs bons offices, en exigeant de toutes les personnes vivant sous sa tutelle de vivre en bonne intelligence avec eux. ".<br\> Pas mal! Pourtant, c'est resté lettre morte. L'Australie était considérée, malgré la présence très visible des Aborigènes, comme une "terra nullius", complètement inhabitée.

     

    Pour simplifier, et sans être simpliste, le système britannique de "freehold" (propriété foncière libre, à perpétuité) et de "lease" (bail) allait désormais réglementer la distribution des terres.

    Ca fonctionnait dans les grands centres de la colonisation, mais une fois les immenses territoires de l'intérieur de l'Australie ouverts, impossible de contrôler les insatiables squatters... D'où le système du " pastoral lease ", tout particulier à l'Australie.

    Ces colons ont obtenu le droit d'utiliser la terre pour l'agriculture et l'élevage, cependant, celle-ci demeurait propriété de la Couronne, et pouvait par conséquent servir à d'autres pour le bois, la pêche, et aux Aborigènes pour la chasse et les cérémonies traditionnelles.

    Ces droits ont souvent été bafoués, pas toujours, surtout jusqu'à la Loi sur la Discrimination Raciale de 1975, qui interdit aux gouvernements et parlements des états australiens (ils sont en charge de l'administration des terres) d'exercer quelque discrimination que ce soit à l'encontre de quiconque sous prétexte de sa couleur, de sa " race ".

    Copyright photos : State library of Queensland et National Archive of Australia

    Copyright texte : Caroline Simon

     

    sources

    http://www.australia-australie.com/articles/histoire-des-aborigenes-la-colonisation-33

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